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1895ref. AMO-4459Paris, Alphonse Lemerre, 1895 1 volume in-18 (19 x 13 cm) de (2)-II-324-(3) pages. Reliure plein maroquin vert d'eau, dos à nerfs janséniste, auteur et titré doré au dos, fer spécial (bibliothèque Arthur Meyer) doré en queue au dessus du millésime doré également, tranches dorées sur brochure, non rogné, les deux plats de couverture jaune imprimée conservés, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats (reliure signée E. CARAYON). Excellent état si ce n'est un dos uniformément insolé viré au marron, quelques légères décolorations sur les plats. Intérieur parfait. Edition originale tirée sur papier vélin satiné teinté. Il n'est pas fait mention de grands papiers. Exemplaire de dédicace offert par l'auteur au bibliophile et magnat de la presse Arthur Meyer : "A Monsieur Arthur Meyer. Hommage cordial de l'auteur. Paul Hervieu." Exemplaire dans lequel Arthur Meyer, comme à son habitude, a fait relié en tête une belle et intéressante lettre autographe datée du 16 septembre 1908 à lui adressée et relative à la genèse du livre. Nous la reproduisons intégralement ci-dessous : "Cher monsieur, mes "doux loisirs de vacances" consistent en pourparlers continuels avec le Président de l'Association des Directeurs, et à présider, cette semaine, trois séances confraternelles pour règlement d'affaires. Je m'arrache à leur perspective pour répondre à la question que veut bien me faire votre bibliophilie ; et je vous exprime combien je suis flatté de la part qu'elle m'a fait l'honneur de m'accorder. La conception de l'Armature remonte à une quinzaine d'années. Nombre de détails la concernant sont maintenant dans les brouillards de l'éloignement. Je me souviens toutefois que j'avais été frappé de la magnanimité avec laquelle des épouses supportaient l'inconstance du mari, et de la rigueur jalouse qui s'emparait d'elles, aussitôt que celui-ci mettait la dot en péril. Cette observation, répétée, m'inspira le personnage de la baronne Saffre. L'équité me fit chercher si le sexe fort ne présentait pas de ces équivalents. Et j'eus l'égale tristesse de constater que, lui aussi, était intéressé. Je me mis à l'œuvre pour exposer l'idée que, dans la vie mondaine, l'argent exerce la même obsession que dans les affaires du commerce et de l'industrie, avec ceci de différent et de curieux qu'elle est inavouée. Ma pensée fit alors, au vil métal, l'application du célèbre adage "s'en souvenir toujours ; n'en parler jamais." Je vous prie d'agréer, cher monsieur, l'assurance de tous mes souvenirs et de mes meilleurs sentiments. Paul Hervieu. 16 septembre 1908." Dans l'Armature Paul Hervieu évoque avec force le règne de l’argent et la destinée d’un nabab. Il y peint surtout les milieux aristocratiques avec un regard très critique, qui n’exclut cependant pas une fascination croissante. Hervieu a été pendant longtemps l’ami le plus cher et le plus dévoué d'Octave Mirbeau, qui l’a introduit chez Goncourt et Mallarmé et l’a mis en relations avec Rodin et Monet. Octave Mirbeau donna un éloge appuyé à l'Armature dans les colonnes du Journal du 24 février 1895. Cependant leur amitié s'acheva dans l'incompréhension mutuelle. "[...] « — Savez-vous exactement ce que l’on définit par le mot d’armature ? On désigne ainsi un assemblage de pièces de métal destiné à soutenir ou à contenir les parties moins solides, ou lâches, d’un objet déterminé. Eh bien ! pour soutenir la famille, pour contenir la société, pour fournir à tout ce beau monde la rigoureuse tenue que vous lui voyez, il y a une armature en métal qui est faite de son argent. Là-dessus, on dispose la garniture, l’ouvrage d’art, la maçonnerie, c’est-à-dire les devoirs, les principes, les sentiments, qui ne sont point la partie résistante, mais celle qui s’use, se change à l’occasion et se rechange. L’armature est plus ou moins dissimulée ; ordinairement, tout à fait invisible ; mais c’est elle qui empêche la dislocation, quand surviennent les accrocs, les secousses, les tempêtes imprévues, quand l’étoffe des sentiments se déchire et que se fend la devanture des devoirs ou des grands principes. C’est seulement en ces circonstances-là, et pour quelques instants, que l’on peut, parfois, apercevoir dans le cœur de la société, au centre des familles ou entre deux parties d’un ménage, leur armature à nu, le lien d’argent. Mais vite, on recouvre ça de sentiments neufs ou de principes d’occasion. On remplace les préjugés détériorés et les devoirs crevés… Et l’armature a supporté le tremblement ! Elle est restée en permanence pour maintenir scrupuleusement la forme et l’apparence des foyers domestiques, et pour recevoir la réparation dont a besoin la façade mondaine… » [...] Parue, tout d’abord, dans la Revue des Deux-Mondes, l’Armature a été fort discutée. Il n’en pouvait être autrement, en raison de l’exceptionnelle audace du livre, et aussi, parce que la Revue des Deux-Mondes compte, dans sa clientèle, les plus grands « armaturés » de cette époque. Il faut avouer que leur émotion se comprend et qu’elle s’aggrave encore de ce qu’il ne s’attendaient guère à être si durement « constatés », en ce qu’ils considèrent, à tort sans doute, comme le dernier rempart de leurs privilèges sociaux, comme leur propre maison. Les uns ont éprouvé de la colère ; les autres, de la stupeur, bien entendu, dans la mesure où la correction mondaine permet l’expression de ces deux sentiments, en général trop expressifs. Tous ont pensé sincèrement que M. Paul Hervieu avait exagéré, et qu’il y avait, dans son cas, sinon de la haine, du moins du parti pris. Les gens du monde ont des façons vraiment particulières de comprendre et de juger les choses qui touchent à la littérature. Ils acceptent avec une facilité merveilleuse, et couvrent d’une indulgence souriante et complice tout ce que la vie, autour d’eux, dans leur propre milieu, peut leur offrir de situations irrégulières, de vices qualifiés, d’infamies avérées ou seulement soupçonnées. Si tout cela s’accompagne de la tenue mensongère et de la discrétion hypocrite qui, dans leur morale, tiennent lieu de conscience et remplacent l’honneur, ils s’y complaisent et, au besoin, ils s’en honorent. Mais quand ces situations, ces vices, ces infamies, se transposent de la vie à l’art, et quittent la réalité quotidienne pour s’incorporer, même atténuées, dans une œuvre de pure imagination, alors ils s’indignent vertueusement et protestent, au nom des grands principes, contre la possibilité que de telles mœurs soient vraies, ou même plausibles. [...] J’aime et j’admire profondément ce livre, parce que, outre son art merveilleux, il a une probité rare : celle de ne flatter aucun snobisme, de ne caresser aucune passion, de n’encourager aucune mode, et de ne pas faire passer, comme dans les livres de nos plus accrédités psychologues, un grand souffle chrétien sur les eaux de toilette qui viennent de laver le secret parfumé des adultères." (extrait de Les écrivains, deuxième série, par Octave Mirbeau, E. Flammarion, 1926). Provenance : de la bibliothèque Arthur Meyer avec son ex libris gravé au coq avec sa devise "Je chante clair" et avec son fer spécial doré en queue du dos (coq et la même devise dans une banderole). Arthur Meyer (1844-1924) fut le directeur du Gaulois, prestigieux quotidien conservateur et mondain, qui fut, en 1929, absorbé par Le Figaro, alors dirigé par François Coty. Personnage hors normes, incontournable, au carrefour de la vie mondaine, de la presse et de la politique sous la IIIe République, ce petit-fils de rabbin, fils d'un colporteur alsacien, devint royaliste, antidreyfusard et catholique. Cherchant à singulariser ses livres pour les différencier de ceux des autres bibliophiles, il commanda aux artistes de son temps des dessins et peintures à la dimension de ses ouvrages. Arthur Meyer est mort le 2 février 1924 à Paris et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Sa bibliothèque riche de très belles pièces fut vendue la même année. Savoir ce volume richement relié et en belle place dans la riche bibliothèque d'Arthur Meyer, l'un des hommes parmi les plus riches et les plus mondains de son époque, n'est pas sans piquant. Et quand on sait qu'Arthur Meyer se marie en 1906 (2 ans avant la lettre adressée à lui par Paul Hervieu) à Marguerite de Turenne d'Aynac (descendante du général Henri-Amédée-Mercure de Turenne et petite-fille du 8e duc de Fitz-James), de 37 ans sa cadette, ce qui fait scandale à cause de la grande différence d'âge entre les deux époux, on ne peut s'empêcher de se dire que Paul Hervieu (ne pouvant ignorer la situation matrimoniale de Meyer au moment où il lui écrit en septembre 1908) a fait preuve de beaucoup d'audace dans son propos. Ironie de l'histoire mondaine ... Meyer divorcera de sa très jeune épouse en février 1923 (Meyer meurt en 1924). Ils eurent ensemble deux filles. Marguerite de Turenne d'Aynac se remaria avec un industriel dès mars 1923, et divorça encore ensuite (sans descendance par ce nouveau mariage) ... A croire qu'Hervieu avec son Armature, avait vu assez juste quant aux mondanités ... Marguerite mourut en 1945 âgée de 64 ans, l'âme en paix (on l'espère). Très bel exemplaire truffé et relié pour le bibliophile Arthur Meyer.
1927ref. 118380blaizot 1927 in-4 plein maroquin signé bernasconi goix Paris, Auguste Blaizot, 1927, 1 volume in-4 de 220x270 mm, 176 pages, (2)ff. (table des illustrations, justification du tirage gravée). Un des 300 exemplaires numérotés sur Velin de Rives, complet des illustrations à leau-forte par Bernard Naudin (en-têtes, culs-de-lampe, filigranes, planches). Belle reliure signée Bernasconi et Goix, plein maroquin bleu nuit, dos à cinq nerfs portant titres dorés et caissons richement ornés, deux filets dorés et beaux écoinçons inscrits dans un double encadrement sur les plats, toutes tranches dorées et double filet doré sur les coupes, bel encadrement des contreplats, gardes marbrées, couvertures conservées. Quelques frottements sur les coins et les coiffes, discrètes marques sur le plat inférieur et les mors, sinon intérieur frais, bon état, très bel exemplaire.
ref. 23406Paris, Alphonse Lemerre, 1869. In-12, 109 pp. 5 pl., reliure de Jean de Gonet, plats de Revorim moulé, dos long de basane beige, lanières rouges, couverture conservée (quelques minuscules rousseurs, pâles décharges).
1916ref. 3149DBGenève., Kundig Editeur., 1916. Folio (33 x 41 cm). Illustrierter Umschlag mit rostbrauner Lithographie, signiert und Angaben im Impressum (ebenfalls signiert). 11 Lithographien im Stein mit Initialen. Illustrierte Orig.-Mappe. + Wichtig: Für unsere Kunden in der EU erfolgt der Versand alle 14 Tage verzollt ab Deutschland / Postbank-Konto in Deutschland vorhanden +, A|B
1890ref. AMO-854Paris, Publié pour les Sociétaires de l'Académie des Beaux Livres (Bibliophiles contemporains), 1890 (achevé d'imprimer le 20 décembre 1890). 1 volume grand in-8 (26,5 x 18 cm), 170-(2) pages. Toutes les pages sont décorées d'encadrements en camaïeu par Eugène Courboin, eaux-fortes dans le texte gravées par Manesse d'après les dessins d'Eugène Courboin. Reliure de l'époque demi-maroquin havane avec coins, signée LEMARDELEY. Dos lisse orné de filets d'encadrement d'une très grande pièce de titre de maroquin vert, millésime en queue du dos sur pièce de maroquin de même couleur verte. Filets dorés sur les plats. Exemplaire relié sur brochure, non rogné. Couverture imprimée or sur papier lie de vin conservée (manque en marge sans atteinte à l'illustration). Quelques frottements à la reliure, sans gravité (coins, coupes). Quelques rousseurs claires. TIRAGE A 160 EXEMPLAIRES PLUS QUELQUES EXEMPLAIRES. CELUI-CI PORTE LE N°66 ET A ÉTÉ IMPRIMÉ POUR M. Abel Giraudeau. Provenance : ex libris Paul Denis. Il s'agit du deuxième ouvrage publié par les soins d'Octave Uzanne pour les membres de la jeune société des Bibliophiles contemporains, née à peine un an auparavant (novembre 1889). Les encadrements par Eugène Courboin sont d'une inventivité et d'une imagination qui annoncent le Symbolisme et l'Art nouveau. Les eaux-fortes insérées dans les pages (différentes tailles) apportent un aspect esthétique supplémentaire à l'ensemble. Ce livre peu connu des bibliophiles, d'un tirage rare, mérite cependant toute leur considération
1906ref. AMO-2410Librairie de la Collection des Dix, A. Romagnol, Paris, 1906 1 volume grand in-8 (28 x 18 cm), 23-(1) pages. 10 eaux-fortes dont 1 bandeau au début et 1 cul-de-lampe à la fin du volume, chacune en 3 état dont l'eau-forte pure, l'épreuve terminée avec remarque, l'épreuve terminée. Couverture imprimée avec le portrait des frères Rosny en vignette gravé sur bois d'après Louis Malteste (1 tirage à part sur Japon et 1 tirage à part sur papier pelure). Reliure de l'époque plein maroquin janséniste vieux rouge, dos à nerfs, auteur, titre et millésime dorés, tête doré, encadrement intérieur de maroquin souligné de filets dorés avec feuille stylisée dans les angles, doublures et gardes de papier marbré, étui bordé (reliure signée René Kieffer - signature dorée au bas du premier contreplat et étiquette imprimée). Exemplaire très frais. Frottements au papier de l'étui. TIRAGE A 350 EXEMPLAIRES. CELUI-CI, 1 DES 20 EXEMPLAIRES IN-8° JÉSUS SUR JAPON AVEC 3 ÉTATS DES EAUX-FORTES. EXEMPLAIRE IMPRIMÉ POUR MONSIEUR MONTANDON. En plus de la tragédie de Racine et de la « comédie héroïque » de Corneille, Bérénice est aussi le personnage central du roman Bérénice de Judée de J.-H. Rosny aîné : « On sait que Bérénice servait aux plaisirs de Titus. Cette princesse exerçait un profond empire sur le jeune Auguste, et l’on s’attendait à ce qu’il en fit son épouse. Elle possédait le secret des voluptés orientales, un corps construit à miracle pour les attitudes et les danses, des yeux longs et souples, qui pouvaient peindre tous les sentiments, et cette bouche admirable qui avait asservi César à Cléopâtre. » Publié aux éditions Borel en 1898, sous le pseudonyme Jacques Soldanelle, il fut réédité en 1906, chez A. Romagnol éditeur, à 350 exemplaires numérotés. Bien que signé J.-H. Rosny (nom de plume partagé avec J.-H. Rosny jeune), ce roman est attribué à J.-H. Rosny aîné par la convention littéraire de 1935 signée par les deux frères. (source : Wikipédia). Dans l'histoire, Bérénice, aussi connue comme Julia Berenice, née vers 28, est une fille du roi Agrippa Ier. Elle descend des dynasties Hérodienne et Hasmonéenne de Judée. Elle est mariée très jeune à Marcus Alexander, neveu du philosophe Philon d'Alexandrie et frère de Tibère Alexandre, qui sera procurateur de Judée de 46 à 48. Après cette première union contractée à un jeune âge, Bérénice séjourne quelque temps à Alexandrie jusqu'à la mort de son époux Marcus. Elle est remariée encore jeune fille à son oncle Hérode, le roi de Chalcis (l'Iturée au sud-est de la Syrie romaine), dont elle a deux fils. Elle est à nouveau veuve vers 48 et se marie une troisième fois avec Marcus Antonius Polemo II, roi client de Cilicie (sud de la Cappadoce), qu'elle quitte pour revenir à Jérusalem auprès d'Agrippa II, son frère. À ses côtés, elle remplit les fonctions de reine, un statut qui lui est reconnu, alors qu'Agrippa II est marié. Elle devient la maîtresse de Titus, le fils de l'empereur Vespasien, pendant qu'il commande certaines légions qui tentent d'éradiquer toute résistance en Galilée (67-68). Leur liaison se poursuit pendant que Titus écrase la révolte juive de 66 - 70. Titus rentre à Rome pour assister à son triomphe (fin 70 -début 71) et Bérénice le rejoint vers 75. Il promet de l'épouser, mais devant le scandale, lorsqu'il devient empereur il renonce et la renvoie chez son frère en Galilée (79). SUPERBE EXEMPLAIRE FINEMENT RELIE PAR RENÉ KIEFFER.
1883ref. AMO-3699Paris, Calmann Lévy, 1883 1 volume petit in-8 (18,8 x 14 cm) de (4)-210-(1) pages. Cartonnage bradel de l'époque pleine percaline bleue, pièce de titre au dos, fleuron dos et millésime dorés au dos, relié sur brochure (non rogné), couvertures conservées. Reliure signée Pierson réalisée pour Octave Uzanne. Excellent état. A noter que la page de faux-titre où se trouve l'envoi autographe et la composition originale est uniformément brunie (décharge du feuillet précédent). Quelques rousseurs. Edition originale. Un des 200 exemplaires sur papier vergé du Marais (non numéroté). Exemplaire de dédicace offert par l'auteur à son ami : "Octave Uzanne, son dévoué confrère, Ludovic Halévy", enrichi d'une jolie composition originale sur le faux-titre (encre de Chine et aquarelle) et de deux autres petits dessins à l'encre en noir sur la page de titre et la première page de texte (voir photos). Exemplaire auquel il a été joint la Suite complète de 1 frontispice et de 8 vignettes dessinées par E. Mas, gravés par J. Massard, pour illustrer Madame, Monsieur et les Petites Cardinal de Ludovic Halévy, épreuves sur Chine (prix de l'époque : 15 francs) publiées par la librairie L. Conquet en 1883. Épreuves sur Chine volant intercalées dans le volume. La famille Cardinal (qui fait pour ainsi dire suite aux Petites Cardinal publié en 1880) est le symbole de la petite bourgeoisie parisienne pompeuse, pédante et méchante. En rupture avec la noirceur des romans naturalistes, ils dépeignaient un monde certes réaliste mais où tous les personnages sont bons et vertueux. Ce succès lui ouvrit les portes de l'Académie française, où il fut élu le 4 décembre 1884, au fauteuil 22, succédant à Joseph Othenin d'Haussonville. Sa réception officielle eut lieu le 4 février 1886. Il y soutint, en vain, les nombreuses candidatures de son ami Émile Zola et cessa quasiment d'écrire. Vers 1878, Ludovic Halévy, flanqué de sa cousine Geneviève Bizet, future Mme Straus et hôtesse d'un célèbre salon littéraire, recevait le Tout-Paris artistique et littéraire, lors des « jeudi de Ludovic » dans son appartement 22, rue de Douai où se côtoyaient Edgar Degas, Gustave Moreau, le romancier Paul Bourget, Édouard Dubufe, Édouard Manet, John Lemoinne, Georges Ohnet, Charles Gounod, Henri Meilhac, Charles Haas, le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, Guy de Maupassant, Alexandre Guiraud, Georges de Porto-Riche, Émile Straus, ou Robert de Montesquiou. Provenance : Exemplaire des bibliothèque Octave Uzanne (avec son ex libris gravé par A. Bouvenne - eau-forte tirée en bleu - catalogue de sa vente de mars 1894, n° 223) ; bibliothèque A. Girard (ex libris dessiné par Paul Avril et gravé par Gaujean). Émouvant exemplaire de la bibliothèque Octave Uzanne, très bien conservé.
1884ref. 6cb10in12 , magnifique reliure signée FLAMMARION VAILLANT plein maroquin bordeaux orné d'une plaque de cuir estampé/repoussé avec du mastic coloré représentant une scène de corrida. Tête dorées, gardes jaspées. Plats conservés.
1860ref. 20678Paris, Hachette, 1860 ; in-8, demi-maroquin à coins brun, dos à nerfs, titre et date dorés, non rogné, couvertures vertes et dos conservés (Louis Guétant) , VI, 554, [2] pp. et 341 dessins de Gustave Doré ; la page 554 est chiffrée par erreur 354.
ref. 29302Paris, L'Elan, 1947. In-8°, 556p. Reliure demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs orné de caissons dorés, tête dorée, couverture conservée.
ref. 222243Cologne, 1668 in-12, 89 pp., maroquin cerise à long grain, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, encadrement de triple filet doré sur les plats, simple filet doré sur les coupes, encadrement de guirlandes, filets et pointillé dorés sur les contreplats (Thibaron-Joly).
ref. 222246Cologne, Pierre Marteau, 1689 2 vol. in-12, [6] ff. n. ch. (titre, dédicace au marquis de Warnes, préface), 402 pp. ; 407 pp., f. 235-36 du vol. II relié à l'envers, maroquin cerise, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, tranches dorées sur marbrure, large encadrement de guirlandes, filets et pointillé dorés sur les contreplats (Belz-Niédrée).
ref. 212008Lyon, Mougin-Rusand, 1888 in-4, XXXI-340 pp., maroquin cerise, dos à nerfs cloisonné et fleuronné à l'imitation, encadrement de triple filet doré sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches dorées sur marbrure, large encadrement de guirlande, dent-de-rat et filets dorés sur les contreplats (Petit).
ref. 220634Aix, Charles David, 1668 petit in-4, 7 pp., maroquin cerise, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, double encadrement de triple et double filet dorés avec pointillés et fleurons d'angle, tranches dorées, encadrement de triple filet doré sur les contreplats (R. Aussourd).
1858ref. 21673Londres, W. Jeffs, John Smith et Co, printers, 1858 ; grand in-8 (272 mm), bradel large demi-chagrin vert foncé, auteur, titre et fleur de lys dorés dans un double encadrement de filet doré, non rogné (Marcel Albinhac) ; [4], 100 pp.
1825ref. 17472Paris, Vernarel et Tenon (imp. de Lebel), 1825 ; 2 tomes in-8, demi veau blond glacé, dos à quatre nerfs plats encadrant les pièces rouges de titre et de tomaison, dos décoré de roulettes dorées et fleurons à froid, tranches marbrées (Beranger) ; XVI, 433, (2) pp. ; XXVII, 363 pp.
ref. 22112Parsi, Émile-Paul frères, 1918. In-8, 301 pp., maroquin janséniste bleu d'Ed. Klein, doublure de maroquin rouge avec encadrement de maroquin bleu et filet doré, dos à nerfs, garde de soie moirée rouge, tranches dorées, couverture conservée, étui bordé (dos insolé, minuscules épidermures et rousseurs en début de volume).
ref. 111020Paris, Gallimard, nrf, 1937, 1 volume in-12 de 190x120 mm environ, 327 pages, reliure signée Kauffmann-Horclois, demi maroquin à coins bleu nuit avec couverture et dos d'origine conservés, dos à nerfs portant titres dorés, garde marbrée, tête dorée. Exemplaire S.L. N° 40, un des 200 exemplaires réservés aux Sélections Lardanchet et numérotés de 31 à 230. Edition originale en très bon état.
ref. 22707Paris, L. Conquet G. Charpentier, 1883. 2 vol. in-8, XVI-374 pp. 9 pl. + 373 pp. 15 pl., demi-maroquin à coins bordeaux de V. Champs, filets dorés sur les plats, dos à nerfs mosaïqué de pièces vertes et orné de filets et fleurons dorés, tête dorée, couverture conservée (pâles décharges, quelques taches et rousseurs éparses).
ref. 245169Caen, A. Hardel, 1852, in-8, [2] ff. n. ch., 70 pp., maroquin havane, dos lisse cloisonné en long et orné de petits fleurons en ligne, triple encadrement de double filet doré, avec guirlande insérée et fleurons d'angle sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches dorées, encadrement de double filet doré sur les contreplats, couverture conservée (Ch. Meunier). Rousseurs.
1932ref. DEZ-7686Paris, L'édition d'art H. Piazza, 1932. In-4, plein chagrin signé Poullain & Renard, dos à nerfs orné de filets dorés, titre doré, plats encadrés d'un filet doré, tranche supérieure dorée, coupes filetées, chasses ornées d'un quadruple filet doré. 207 pp, 1 p non chiffrée. Tirage limité numéroté à 2200 exemplaires, celui-ci étant un des 185 sur Hollande Pannekoek avec une suite en noir, portant le numéro 132. Ouvrage illustré de 41 compositions en couleurs par Mario Laboccetta, dont 1 sur la couverture, 1 vignette de titre, 7 en-tête, 10 hors texte, 15 in-texte et 7 culs-de-lampe (seuls les en-tête et les hors texte ont une suite en noir). Couvertures et dos conservés. Dos assombri, quelques rares rousseurs.
ref. 226337Paris, Perrin, 1905 fort vol. in-8, [2] ff.n.ch., 602 pp., avec un portrait-frontispice, maroquin vert, dos à nerfs orné d'une aigle impériale dorée, plat supérieur orné d'une plaque mosaïquée à motifs napoléoniens (sur fond cerise, une couronne mi-partie de chêne et de laurier, sommée d'un chapeau et accompagné de deux fusils et deux sabres en sautoir), tranches dorées, encadrement de double filet doré sur les contreplats, gardes de tissu mordoré, puis de papier marbré, couverture et dos conservés, le tout dans emboîtage cartonné (Ch. Meunier. - 1906). Dos uniformément insolé.
1929ref. UDG-11Paris, Ernest Flammarion, 1929. In-8, édition originale du premier ouvrage de l'auteur publié chez Flammarion. Tirage limité à 1200 exemplaires numérotés, celui-ci n°16, un des 25 sur papier Japon. Exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur. Reliure plein box blanc ornée d'une mosaïque de quadrilatères de box et maroquin gris, bleus, violets et roses, contreplats de box bleu-gris, gardes de box mauve, tranche de tête dorée, couvertures et dos conservés, sous chemise et emboîtage. Superbe reliure signée de Maud Spira, relieuse suisse ayant participé à de nombreux salons et concours internationaux.
ref. 237113Bruxelles, Henri Kistemaeckers, 1876 in-8, 516-XXX-[2] pp., demi-veau blond, dos à nerfs, filets dorés (Giraudon). Qqs épid. Rousseurs.
1890ref. 601Paris e Lisboa, Guillard, Aillaud & Cia., Editores, 1890. Magnífica edição ilustrada de luxo da epopeia nacional portuguesa, imprimida sob papel Japão. Com composições artísticas de Alfred Bramtot e Paulin Bord, em imponente encadernação artística de couro vermelho, ricamente ornamentada a ouro. Grande volume de 26 × 33 cm, com aproximadamente 5,8 cm de espessura. Colação: (6 folhas em branco) (4) 318 pp. (2) XLIII pp. (2) (4 folhas em branco). Publicada em 1890, esta edição monumental apresenta Os Lusíadas, obra-prima de Luís de Camões, em uma das expressões mais elaboradas da tradição editorial ilustrada do final do século XIX. Com 20 heliogravuras em páginas separadas e 10 vinhetas de remate de Alfred Bramtot, artista premiado em Roma e nas Exposições de Paris, além de 55 desenhos de esquadria e de remate de Paulin Bord, especialmente concebidos para acompanhar os cantos do poema. As ilustrações combinam cenas históricas, marítimas e mitológicas com elaboradas composições ornamentais. As margens e os enquadramentos decorativos, impressos em diferentes tonalidades, incorporam caravelas, armas, paisagens, elementos arquitetônicos, figuras alegóricas e referências à história portuguesa, estabelecendo um diálogo visual contínuo com o texto camoniano. As gravuras fora do texto encontram-se protegidas por folhas de papel de seda. Ao final do volume figura a seção « Esplicação dos desenhos d'esquadria », destinada a esclarecer o significado dos motivos ornamentais que acompanham o poema. Publicado originalmente em 1572, Os Lusíadas celebra a viagem de Vasco da Gama à Índia e os grandes acontecimentos da história de Portugal, combinando a tradição épica clássica com a experiência das navegações portuguesas. Nesta edição de 1890, o poema recebe uma interpretação visual característica do historicismo e da cultura artística oitocentista. Encadernação artística assinada por Federico D'Almeida, de grande aparato: pleno couro vermelho de grão fino, de aparência próxima ao marroquim, com os planos decorados por uma composição dourada de cordas entrelaçadas, nós ornamentais e cruzes da Ordem de Cristo. Ao centro do plano anterior, uma embarcação portuguesa com figura histórica e estandarte, também gravada a ouro. Lombada com nervos salientes, título e autor dourados, compartimentos decorados com ornamentos de cordame e cruzes. Cortes superiores dourados. Contracapas com amplas cercaduras ornamentais douradas sobre couro vermelho, combinadas com papel de guarda de textura acetinada. Conjunto particularmente expressivo da tradição das encadernações de luxo, cujo programa decorativo retoma os temas náuticos e históricos da obra. Estado de conservação: exemplar com sinais de idade e manuseio. Encadernação apresentando desgastes nas extremidades, atritos nas articulações e pequenas intervenções antigas. Presença de massa vermelha de reparação nos cantos internos das contracapas. Pequenos vestígios de reparações com material adesivo nas primeiras folhas. Interior com manchas (foxing) de intensidade variável: algumas páginas apresentam numerosas manchas de oxidação, enquanto outras se encontram bastante limpas e bem conservadas. Ilustrações fora do texto com proteção em papel de seda.