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1879ref. ARC-113980Paris, Charavay Frères, 1879 ; in-8. 4 feuillets non chiffrés, 52 pages et 1feuillet non chiffré. Reliure demi maroquin vert à coins, dos à nerfs, titres dorés [Dupré]. Ex- Libris manuscrit du préfet Daupeyroux.
1928ref. SPN-1036Toulouse : Cahiers Libres, 16 juillet 1928. Sous étui papier façon peau de serpent bordé de cuir jaune, demi-reliure à coins en maroquin camel, dos titré et doré, 73 pages, portrait de l'auteur par Ernest Hubert. Élégante reliure signée de l'Abbaye Notre Dame d'Igny (griffe dorée en bas du 3e plat). Édition originale. Un des 30 exemplaires numérotés sur Japon impérial (N°XVI). Ex-libris : Bibliothèque du Docteur Lucien Graux + Louis Camus. [BE, 3 petites taches foncées au dos]
1891ref. ARC-113948Paris, Quantin, 1891 In-8° maroquin vert, dos orné de caissons formés de filets dorés, plats décorés d'un encadrement de filets dorés, plats doublés de maroquin vert et prune décor floral et géométrique ( filets et fleurs), gardes doublées, tranches dorées sur témoins, dos légèrement insolé. (RAPARLIER)* couvertures conservées
ref. DEZ-5851Paris, Calmann-Lévy, sans date. In-12, demi chagrin à coins signé Flammarion-Vaillant, dos lisse mosaïqué, orné de fleurons et de filets dorés, ainsi que d'un livre et sa plume, titre doré, plats ornés de filets dorés, tranches supérieure dorée, faux-titre, titre, 318 pp. Quelques taches sur le cuir, papier jauni.
1924ref. 714à Paris, éditions Mornay, 1924.
1856ref. AMO-4458La Journée des Madrigaux, suivie de la Gazette de Tendre (avec la carte de Tendre) et du Carnaval des Prétieuses. Introductions et notes par Emile Colombey. Paris, chez Aug. Aubry, 1856 1 volume in-12 (18,5 x 11,5 cm) de (4)-104 pages + 1 carte dépliante. Reliure strictement de l'époque plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs, fleurettes dorées au dos, couronne de fleurs dorée au centre des plats, tranches dorées sur marbrure, large encadrement de filets et roulettes dorées à l'intérieur des plats (reliure signée TRAUTZ-BAUZONNET). Maroquin décoloré sur le pourtour des plats, ombres et traces de décoloration (recoloration) au maroquin, néanmoins bel exemplaire décoratif et finement relié, très bien conservé. Intérieur très frais imprimé sur papier rose. Petite déchirure à la carte, sans manque. Tirage à petit nombre sur beaux papiers (352 exemplaires). Celui-ci, un des 8 exemplaires sur papier de couleur (ex. sur papier rose). Ce petit volume rare fait partie de la collection publiée par le libraire Aguste Aubry sous le titre "Le Trésor des pièces rares ou inédites". Exemplaire nominatif resté en blanc. Exemplaire de la bibliothèque du bibliophile Léon Rattier (avec son ex libris). "La Journée Des Madrigaux est restée complètement enfouie dans la poussière des manuscrits de Valentin Conrart." (préface). La Journée des Madrigaux fut le 20 décembre 1653. L'ensemble du volume renferme tout l'univers des précieuses (ridicules) et du monde des salons qui gravitait autour d'elles. Rare tirage de luxe sur papier de couleur, parfaitement établi à l'époque par le maître-relieur Trautz-Bauzonnet.
1895ref. AMO-4459Paris, Alphonse Lemerre, 1895 1 volume in-18 (19 x 13 cm) de (2)-II-324-(3) pages. Reliure plein maroquin vert d'eau, dos à nerfs janséniste, auteur et titré doré au dos, fer spécial (bibliothèque Arthur Meyer) doré en queue au dessus du millésime doré également, tranches dorées sur brochure, non rogné, les deux plats de couverture jaune imprimée conservés, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats (reliure signée E. CARAYON). Excellent état si ce n'est un dos uniformément insolé viré au marron, quelques légères décolorations sur les plats. Intérieur parfait. Edition originale tirée sur papier vélin satiné teinté. Il n'est pas fait mention de grands papiers. Exemplaire de dédicace offert par l'auteur au bibliophile et magnat de la presse Arthur Meyer : "A Monsieur Arthur Meyer. Hommage cordial de l'auteur. Paul Hervieu." Exemplaire dans lequel Arthur Meyer, comme à son habitude, a fait relié en tête une belle et intéressante lettre autographe datée du 16 septembre 1908 à lui adressée et relative à la genèse du livre. Nous la reproduisons intégralement ci-dessous : "Cher monsieur, mes "doux loisirs de vacances" consistent en pourparlers continuels avec le Président de l'Association des Directeurs, et à présider, cette semaine, trois séances confraternelles pour règlement d'affaires. Je m'arrache à leur perspective pour répondre à la question que veut bien me faire votre bibliophilie ; et je vous exprime combien je suis flatté de la part qu'elle m'a fait l'honneur de m'accorder. La conception de l'Armature remonte à une quinzaine d'années. Nombre de détails la concernant sont maintenant dans les brouillards de l'éloignement. Je me souviens toutefois que j'avais été frappé de la magnanimité avec laquelle des épouses supportaient l'inconstance du mari, et de la rigueur jalouse qui s'emparait d'elles, aussitôt que celui-ci mettait la dot en péril. Cette observation, répétée, m'inspira le personnage de la baronne Saffre. L'équité me fit chercher si le sexe fort ne présentait pas de ces équivalents. Et j'eus l'égale tristesse de constater que, lui aussi, était intéressé. Je me mis à l'œuvre pour exposer l'idée que, dans la vie mondaine, l'argent exerce la même obsession que dans les affaires du commerce et de l'industrie, avec ceci de différent et de curieux qu'elle est inavouée. Ma pensée fit alors, au vil métal, l'application du célèbre adage "s'en souvenir toujours ; n'en parler jamais." Je vous prie d'agréer, cher monsieur, l'assurance de tous mes souvenirs et de mes meilleurs sentiments. Paul Hervieu. 16 septembre 1908." Dans l'Armature Paul Hervieu évoque avec force le règne de l’argent et la destinée d’un nabab. Il y peint surtout les milieux aristocratiques avec un regard très critique, qui n’exclut cependant pas une fascination croissante. Hervieu a été pendant longtemps l’ami le plus cher et le plus dévoué d'Octave Mirbeau, qui l’a introduit chez Goncourt et Mallarmé et l’a mis en relations avec Rodin et Monet. Octave Mirbeau donna un éloge appuyé à l'Armature dans les colonnes du Journal du 24 février 1895. Cependant leur amitié s'acheva dans l'incompréhension mutuelle. "[...] « — Savez-vous exactement ce que l’on définit par le mot d’armature ? On désigne ainsi un assemblage de pièces de métal destiné à soutenir ou à contenir les parties moins solides, ou lâches, d’un objet déterminé. Eh bien ! pour soutenir la famille, pour contenir la société, pour fournir à tout ce beau monde la rigoureuse tenue que vous lui voyez, il y a une armature en métal qui est faite de son argent. Là-dessus, on dispose la garniture, l’ouvrage d’art, la maçonnerie, c’est-à-dire les devoirs, les principes, les sentiments, qui ne sont point la partie résistante, mais celle qui s’use, se change à l’occasion et se rechange. L’armature est plus ou moins dissimulée ; ordinairement, tout à fait invisible ; mais c’est elle qui empêche la dislocation, quand surviennent les accrocs, les secousses, les tempêtes imprévues, quand l’étoffe des sentiments se déchire et que se fend la devanture des devoirs ou des grands principes. C’est seulement en ces circonstances-là, et pour quelques instants, que l’on peut, parfois, apercevoir dans le cœur de la société, au centre des familles ou entre deux parties d’un ménage, leur armature à nu, le lien d’argent. Mais vite, on recouvre ça de sentiments neufs ou de principes d’occasion. On remplace les préjugés détériorés et les devoirs crevés… Et l’armature a supporté le tremblement ! Elle est restée en permanence pour maintenir scrupuleusement la forme et l’apparence des foyers domestiques, et pour recevoir la réparation dont a besoin la façade mondaine… » [...] Parue, tout d’abord, dans la Revue des Deux-Mondes, l’Armature a été fort discutée. Il n’en pouvait être autrement, en raison de l’exceptionnelle audace du livre, et aussi, parce que la Revue des Deux-Mondes compte, dans sa clientèle, les plus grands « armaturés » de cette époque. Il faut avouer que leur émotion se comprend et qu’elle s’aggrave encore de ce qu’il ne s’attendaient guère à être si durement « constatés », en ce qu’ils considèrent, à tort sans doute, comme le dernier rempart de leurs privilèges sociaux, comme leur propre maison. Les uns ont éprouvé de la colère ; les autres, de la stupeur, bien entendu, dans la mesure où la correction mondaine permet l’expression de ces deux sentiments, en général trop expressifs. Tous ont pensé sincèrement que M. Paul Hervieu avait exagéré, et qu’il y avait, dans son cas, sinon de la haine, du moins du parti pris. Les gens du monde ont des façons vraiment particulières de comprendre et de juger les choses qui touchent à la littérature. Ils acceptent avec une facilité merveilleuse, et couvrent d’une indulgence souriante et complice tout ce que la vie, autour d’eux, dans leur propre milieu, peut leur offrir de situations irrégulières, de vices qualifiés, d’infamies avérées ou seulement soupçonnées. Si tout cela s’accompagne de la tenue mensongère et de la discrétion hypocrite qui, dans leur morale, tiennent lieu de conscience et remplacent l’honneur, ils s’y complaisent et, au besoin, ils s’en honorent. Mais quand ces situations, ces vices, ces infamies, se transposent de la vie à l’art, et quittent la réalité quotidienne pour s’incorporer, même atténuées, dans une œuvre de pure imagination, alors ils s’indignent vertueusement et protestent, au nom des grands principes, contre la possibilité que de telles mœurs soient vraies, ou même plausibles. [...] J’aime et j’admire profondément ce livre, parce que, outre son art merveilleux, il a une probité rare : celle de ne flatter aucun snobisme, de ne caresser aucune passion, de n’encourager aucune mode, et de ne pas faire passer, comme dans les livres de nos plus accrédités psychologues, un grand souffle chrétien sur les eaux de toilette qui viennent de laver le secret parfumé des adultères." (extrait de Les écrivains, deuxième série, par Octave Mirbeau, E. Flammarion, 1926). Provenance : de la bibliothèque Arthur Meyer avec son ex libris gravé au coq avec sa devise "Je chante clair" et avec son fer spécial doré en queue du dos (coq et la même devise dans une banderole). Arthur Meyer (1844-1924) fut le directeur du Gaulois, prestigieux quotidien conservateur et mondain, qui fut, en 1929, absorbé par Le Figaro, alors dirigé par François Coty. Personnage hors normes, incontournable, au carrefour de la vie mondaine, de la presse et de la politique sous la IIIe République, ce petit-fils de rabbin, fils d'un colporteur alsacien, devint royaliste, antidreyfusard et catholique. Cherchant à singulariser ses livres pour les différencier de ceux des autres bibliophiles, il commanda aux artistes de son temps des dessins et peintures à la dimension de ses ouvrages. Arthur Meyer est mort le 2 février 1924 à Paris et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Sa bibliothèque riche de très belles pièces fut vendue la même année. Savoir ce volume richement relié et en belle place dans la riche bibliothèque d'Arthur Meyer, l'un des hommes parmi les plus riches et les plus mondains de son époque, n'est pas sans piquant. Et quand on sait qu'Arthur Meyer se marie en 1906 (2 ans avant la lettre adressée à lui par Paul Hervieu) à Marguerite de Turenne d'Aynac (descendante du général Henri-Amédée-Mercure de Turenne et petite-fille du 8e duc de Fitz-James), de 37 ans sa cadette, ce qui fait scandale à cause de la grande différence d'âge entre les deux époux, on ne peut s'empêcher de se dire que Paul Hervieu (ne pouvant ignorer la situation matrimoniale de Meyer au moment où il lui écrit en septembre 1908) a fait preuve de beaucoup d'audace dans son propos. Ironie de l'histoire mondaine ... Meyer divorcera de sa très jeune épouse en février 1923 (Meyer meurt en 1924). Ils eurent ensemble deux filles. Marguerite de Turenne d'Aynac se remaria avec un industriel dès mars 1923, et divorça encore ensuite (sans descendance par ce nouveau mariage) ... A croire qu'Hervieu avec son Armature, avait vu assez juste quant aux mondanités ... Marguerite mourut en 1945 âgée de 64 ans, l'âme en paix (on l'espère). Très bel exemplaire truffé et relié pour le bibliophile Arthur Meyer.
1877ref. DEZ-5413Paris, sans nom, 1877. In-folio, plein veau gaufré signé Thierry successeur de Petit-Simier, dos à nerfs orné de filets estampés à froid, d'un aigle doré en pied et d'un motif doré en tête, titre doré, date dorée en pied, plats encadrés d'un triple filet à froid et ornés en leur centre des armes dorées de la famille La Trémoille, coupes et chasses ornées de roulettes dorées, tranche supérieure dorée, faux-titre, titre, 447 pp, 2 pp non chiffrées. Tirage limité numérotés à 200 exemplaires sur papier vergé, celui-ci portant le numéro 90. Ouvrage illustré d'un de frontispice, de 4 planches hors texte et 26 planches contenant 45 sceaux. Envoi de Louis de La Trémoille au marquis de Chateaurenard, daté de 1878, sur la page de faux-titre. Coins et coiffes légèrement frottés, petite traces blanches et griffures légères au plat inférieur, rousseurs éparses, très bel exemplaire néanmoins.
1889ref. 171073Paris; Léon Vanier, édition originale, tirage à 500 exemplaires (réf. Clouzot), 1 volume de format 19 x 13 cm, reliure plein maroquin signée P.-L. Martin, filets dorés, gardes moirées, chemise maroquin, toutes tranches dorées, non rogné, couverture et dos conservés, étui carton, 116 pages, bien complet du feuillet "Chasteté", très bel exemplaire.
1823ref. DEZ-5224Paris, Janet et Cotelle, 1823. In-8, plein veau époque signé Simier, dos à nerfs d'un fleuron, de filets, de roulettes dorés et de fleurons estampés à froid, titre doré, plats encadrés de roulettes estampées à froid, ornés en leur centre d'un médaillon estampés à froid, petits fleurons en écoinçons, toutes tranches dorées, chasses ornées de roulettes dorées, IX, 457 pp. Ouvrage illustré d'un frontispice sous serpente. Mors frottés et fendus en pied, coupes frottées, coins inférieurs légèrement émoussés, rousseurs.
1907ref. AMO-4370Se trouve chez Lucien Gougy, Libraire, Paris, s.d. (1907 ?) 1 volume in-8 (24,5 x 17 cm) de 173-(3) pages. Reliure de l'époque demi-maroquin à coins parme, tête dorée, non rogné, couverture conservée. Dos légèrement passé (éclairci / recoloré). Intérieur parfait. Minimes frottements à la reliure qui est restée très fraîche (reliure signée Charles Septier). Tirage à 525 exemplaires. Celui-ci, un des 25 exemplaires de tête sur papier du Japon (avant 500 exemplaires sur vélin vergé). Beau volume très joliment mis en page : texte encadré d'un filet rouge, titre en rouge et noir, nombreux ornements gravés (bandeaux, fleurons, culs-de-lampe). Ce volume contient les chapitres suivants : Le désir - Caresses - Illusions perdues - Génitalité - Chasteté - Thermométrie génitale - Virginité morale - La loi de l'âge - Coquetterie génitale - Une première génitale - Le baiser - Danse du ventre - Rut féminin - Féminité - Merci - Blasphème - Antipodes - Frottements et frôlements - Mère - Yeux cernés - Naissance mortelle - Vêtement féminin - Sensations sexuelles - Femelle et femme - Le rêve - Délire sexuel - Complexité féminine - De la mort - Ejaculations cérébrales. Curieux ouvrage à mi-chemin entre la science et le curiosa. Les mots de la science sont là pour éclairé les aspects de la sexualité féminine, jusque dans ses moindres recoins ... "La femme est grande avide de caresses ; elle les recherche, et ce doux contact flatteur la charme et lui procure les meilleurs moments de l'existence." (extrait). "L'homme demande à l'amour la satisfaction d'un besoin inné ; la caresse féminine lui plaît comme un vin savoureux, comme un plat appétissant. S'il ne satisfait pas ce besoin, le mâle devient inquiet, sombre, malade ; l'humanité lui paraît triste, la vie insignifiante. Le besoin satisfait, le voici gai, jeune, plein de force, confiant dans l'avenir. Il a obéi à la nature ; la nature le récompense en soufflant dans ses veines une bouffée de bien-être. L'homme aime encore l'amour, parce qu'il lui livre une femme en entier. La femme qui a appartenu à un homme ne peut plus se reprendre ; quoi qu'elle fasse après ce contact intime, elle n'est plus que la moitié d'elle-même, l'autre moitié est à l'être qui l'a possédée." (extrait) Le Docteur Auguste Lutaud (1847-1925) était médecin gynécologue. Partisan du divorce, il fait partie des virulents opposants aux travaux de Pasteur. Sur la question de la prostitution et des maisons de tolérance, il se range du côté des « abolitionnistes » (partisans de l'interdiction pure et simple) qui ne parviennent pas à l'emporter sur les « néo-règlementaristes » (surveillance et contrôle médical) emmenés par Alfred Fournier. On lui doit des ouvrages scientifiques sur le vaginisme (1874), l'ovariotomie (1879), l'art des accouchements (1883), la prostitution (1886), des leçons de gynécologie opératoire (1889), etc. On lui doit dans un genre beaucoup moins sérieux, outre ces Causeries de Lucine publiées sous le pseudonyme du Docteur Minime, Le Parnasse hippocratique (poésies fantaisistes sur la médecine), Paris, A. Maloine, 1896. Référence : Caillet, Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes, n°6832 (qui donne l'auteur) Bel exemplaire finement relié du tirage de tête sur Japon.
1900ref. AMO-4231Jean Lorrain [Antoinette Wallgren, dédicataire, relieure et amie de Jean Lorrain] MADAME BARINGHEL Paris, Fayard frères, s.d. (1900) 1 volume in-18 (18,5 x 12 cm) de 306 pages. Reliure plein chagrin noir de l'époque (reliure signée A. W. pour Antoinette Wallgren), premier plat orné en mosaïque et fers dorés, dos lisse orné de fers floraux dorés, second plat resté vierge. Plats de couverture du brochage d'origine conservés. Bon état général. A noter des traces de recoloration des plats et du dos en noir, des mors un peu friables mais solides, papier jauni/bruni (marges), papier fragile comme toujours pour cette édition. Sur le premier plat de la reliure, un grand papillon en mosaïque semble manquer (cuir manquant) mais ce n'est pas certain (le papillon était peut-être décoré en creux dans le cuir). Voir photos. Edition originale sur papier ordinaire (sans mention). Envoi autographe de l'auteur Jean Lorrain adressé à Madame Antoinette Wallgren : à Madame Walgren (sic) cette [MADAME BARINGHEL] dont elle reconnaîtra quelques masques très respectueusement Jean Lorrain" Antoinette Wallgren (1858-1911) était née Antoinette Råström, à Stockholm en Suède. Ses parents étaient graveurs de médailles. On sait peu de choses sur elle. Elle a d'abord étudié la gravure sur bois, puis est devenue sculptrice et décoratrice. Elle a sculpté des plaques de bronze et réalisé des bustes. Elle s'est ensuite tournée vers la décoration extérieure des livres en appliquant des techniques de mosaïque et de cuirs repoussés aux reliures. En 1882 elle avait épousé l'artiste sculpteur Carl Wilhelm ”Ville” Vallgren (1855-1940). Il se trouve qu'Antoinette a relié cet exemplaire selon ses goûts et ses techniques. Le volume a été relié plein chagrin. Le premier plat a été mosaïqué de masques mosaïqués en pendentifs, de fleurs dorées, de papillons mosaïqués. Elle a signé sa reliure en bas à droite d'un fer doré AV (monogramme). Elle a poussé or en bas du premier plat, à gauche, une tête de fou. Le dos, lisse, est orné d'un décor doré feuilles de fougères. On retrouve un feuillage doré en encadrement intérieur des plats.
ref. 12675Lettres d’amour à Aimée d’Alton (Madame Paul de MUSSET) suivies de poésies inédites 1837-1848 avec une introduction et des notes par Léon SECHE. Portrait d’Aimée d’Alton d’après le biscuit de BARRE et autographe. In 12 demi-cuir rouge à nerfs et à coins. Pièce de titre cuir vert, filet doré, double filet doré sur les plats ; Tranches rouges. Charnères intérieures toile rouge. Reliure signée de Boght M.Refsum ? (Norvège). Faux-titre, portrait en frontispice sous serpente, titre 279 pages, 1 page de table. Paris Mercure de France 1910.
ref. 61édition originale sur papier d'édition, 1904. bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle éditeur, reliure demi-maroquin, dos lisse orné, tête dorée, couvertures conservées, reliure demi-maroquin rouge cerise signée DAVRE à Limoges format 12,5 x 18,5 cm 290 pages Très bon état
1890ref. SPN-702Paris : H. Launette et Cie, 1890. 1 des 1000 exemplaires numérotés sur Vélin de cuve du Marais (N°210) et paraphé (par le relieur ?). Compositions de Raphaël Collin, gravées à l'eau-forte par Eugène-André Champollion. Réimpression faite d'après la traduction de Jacques Amyot revue, corrigée et complétée par Paul-Louis Courier, préface de Jules Claretie. Reliure signée par Emile Carayon (griffe en haut de garde supérieure), célèbre artisan parisien (1843-1875). [Bel ex-libris en premier contre-plat, rousseurs].
1980ref. 100142Paris, Denoel, 1980. In-8 relié maroquin brun, feuille de bois teinte en bleu incrustée dans les plats avec encadrement d’un double filet doré, tête dorée, couvertures et dos conservés. (F. Miquet).
1890ref. 100146Paris, Calmann-Lévy, 1890. In-12, 312 pp., relié demi-maroquin brun à coins, dos à nerfs orné des initiales A.S. couronnées dorées en pied, tête dorée, couvertures conservées, non-rogné. (reliure de E. Boutier). Trace de mouillure en pied de 3 feuillets.
1889ref. AMO-3953Paris, Librairie Mondaine, A. Boeswillwald, s.d. (1889) 1 volume grand in-8 (25,7 x 17,5 cm) de XXII-494 pages. Nombreux portraits gravés. Reliure strictement de l'époque plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut (reliure de l'époque signée L. GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vélin. Édition originale. Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vélin de cuve (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). On joint une carte autographe de l'auteur avec son nom en tant que membre de la Société des Gens de Lettres. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Son Histoire de la Société des Gens de Lettres est un ouvrage érudit, très complet et très estimé. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. "Depuis décembre 1837, jour où Louis Desnoyers, alors directeur du Siècle, fonda la Société des gens de lettres, cette institution a rendu assez de services aux écrivains individuellement et, par suite, à la littérature en général, pour que tout ce qui se rapporte à son histoire soit utile à connaître, lorsqu'on s'intéresse au mouvement intellectuel contemporain. François (de Neufchâteau) avait bien, dès 1802, essayé de centraliser et de solidariser les efforts et les intérêts de la République des lettres, comme on disait encore, en fondant une Société en faveur des savants et des hommes de lettres, ouverte au public tout entier. Mais cette Société, institution de protection bien plus, que de confraternité et d'appui mutuel, dura peu. De nouveau, comme le disait Balzac, "notre famille littéraire s'en allait éparse dans les mille sentiers de la publicité; on a voulu la grouper, la constituer fortement, sagement, dans des conditions d'unité imposante. On a entendu créer un centre où les forts tendissent la main aux faibles, où les ressources de l'association vinssent en aide aux misères de l'isolement." Et l'on y a réussi. Sans être aussi convaincu que l'éminent auteur de la préface, M. Jules Claretie, que tout ce qui s'est fait dans la Société a été bien fait, et que les passions peu avouables, disons le mot, les vilenies de la nature humaine ne s'y soient de temps en temps fait jour, je reconnais hautement et avec tous qu'à ces réserves près, auxquelles n'échappe aucune institution humaine, l'oeuvre de la Société des gens de lettres est bonne et qu'il n'y a point d'exagération à dire qu'elle mérite bien de la patrie. Il y a plusieurs années déjà qu'une commission spéciale avait été nommée, au sein même de la Société, pour faire l'histoire de sa formation, de ses développements et de ses travaux. Mais des causes diverses, dans lesquelles la mort a été le grand facteur, avaient empêché cette commission de remplir sa tâche. Seuls, MM. Élie Berthet et Charles Joliet avaient individuellement taillé quelques pierres, amené à pied d'oeuvre quelques matériaux pour l'édifice projeté. La Société a donc choisi un délégué spécial, M. Montagne, pour compulser ses archives et rédiger, du moins, sa chronique. « C'est moins une histoire sans doute que des mémoires familiers que nous donne aujourd'hui M. Montagne, dit fort justement M. Clarétie mais combien de faits intéressants, combien de noms illustres ne rencontre-t-on point dans ces pages, échos des séances de nos comités. Ce livre valait la peine d'être publié il ajoute un chapitre à l'histoire littéraire de ce temps. Chapitre documentaire, où les faits sont classés à leur date et sans phrases par un annaliste scrupuleux. Ce livre est, on peut le dire, la collection des bulletins de notre grande, armée littéraire. Avec un profond scrupule et une conscience rare, M. Montagne les a réunis depuis longtemps et les publie aujourd'hui. C'est le don d'avènement qu'il offre, pour le cinquantenaire, à la Société maintenant solide et respectée. Ajoutons que de nombreuses gravures, suffisamment exécutées et bien venues, donnent les portraits ressemblants des membres les plus célèbres de la Société." (Bernard-Henri Gausseron, in Le Livre, Bibliographie moderne, livraison n°101 du 10 mai 1888). Splendide exemplaire de l'auteur et relié pour lui de cet important ouvrage documentaire.
1882ref. AMO-3944Paris, E. Dentu, 1882 [Imprimerie de la Veuve Gourdet et fils, à Nevers]. 1 volume in-12 (18,5 x 12,5 cm) de (4)-320 pages. Reliure plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture jaune conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut avec pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque signée GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vergé de Hollande. Édition originale. Mention de deuxième édition sur la couverture uniquement (fausse mention). Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vergé de Hollande (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). Ni Édouard Montagne, ni son Roman d'un épicier n'auront laissé une grande trace dans la littérature française. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. Concernant cet ouvrage, Le roman d'un épicier, fut visiblement très mal reçu par la critique qui eut la chance s'apercevoir de sa parution. On lit pourtant dans La Liberté du 8 mai 1882 la critique suivante : Le Roman d'un Épicier, tel est le titre d'un volume que M. Edouard Montagne vient de publier chez Dentu. Dans cette amusante odyssée d'un marchand de denrées coloniales, l'humour, l'esprit, la verve abondent comme dans tous les ouvrages de l'heureux auteur du Manteau d'Arlequin, de La Bohême camelote, du Retour d'Ulysse, etc. Nous prédisons un grand succès au Roman d'un Épicier." Tout le monde ne fut visiblement pas de cet avis. On lit au même moment dans la Revue Bleue : "Le Roman d'un épicier par M. Édouard Montagne, a comme fiction les défauts de l'œuvre précédente, sans en avoir les qualités. Je voudrais bien invoquer des circonstances atténuantes, mais j'ai beau chercher, je n'en trouve pas.". Voici comment Edouard Montagne lui-même définit son roman dans un envoi autographe sur l'exemplaire offert à Paul Eudel : "En ce temps-la, j'étais gai, et j'écrivais beaucoup plus pour ma propre satisfaction que pour celle du public. De là le Roman d'un Épicier qui, dans le principe, devait être un livre de science professionnelle. On ne s'en douterait guère aujourd'hui. Il s'est produit pour lui le même phénomène que pour les autres d'aucuns l'ont trouvé fort amusant.et d'autres absolument idiot. Evidemment ce sont les premiers.qui possèdent la meilleure vue et le plus sain jugement." (Envois d'auteurs à Paul Eudel, p. 84) Ce volume, tout comme Le Manteau d'Arlequin du même auteur paru en 1866, est très peu représenté dans les fonds publics (on en trouve seulement un exemplaire à la Bnf, fonds Lovenjoul et un exemplaire à la BM de Troyes). Superbe exemplaire sur Hollande (exemplaire de l'auteur et relié pour lui) d'un ouvrage rare et méconnu.
1928ref. AMO-3868aris, Bernard Grasset, 1928 1 volume in-12 (18,5 x 12,5 cm) de 221-(3) pages. Reliure strictement de l'époque plein maroquin vert sombre doublé de maroquin chamois, dos à quatre nerfs saillants, doublure de maroquin poli sertie d'un filet doré, filets dorés sur les coupes (angles), gardes de moire beige, tête dorée, non rogné, couvertures (une couverture verte et une couverture blanche conservées, les deux plats et le dos, parfaites). Etui bordé de maroquin. Reliure signée Jean Duval (1894-1964). Le dos de la reliure et les bords de l'étui ont foncé. Quelques rousseurs, la plupart sur les tranches. Deux petites traces de choc sur l'étui (sans gravité). Superbe ensemble. Édition originale. Tirage de tête à 62 exemplaires sur Madagascar (n°4). Deuxième Cahier Vert de la troisième série. D'abord un roman, Siegfried et le Limousin (publié en 1922 chez le même éditeur), de Jean Giraudoux, ce dernier décida de l'adapter au théâtre en concentrant l'intrigue et fit ainsi son entrée triomphale dans le Gotha des jeunes auteurs au succès fulgurant. La première pièce de Giraudoux fut créée par Louis Jouvet, le 3 mai 1928. Inspirée très librement du roman Siegfried et le Limousin, elle raconte en quatre actes comment un allemand célèbre - qui a perdu la mémoire à la guerre - retrouve sa véritable identité de Français, sous la pression de son ennemi politique et grâce aux interventions subtiles de son ancienne maîtresse. Sur ce canevas, Giraudoux peignait de l’Allemagne un tableau contrasté, entre la séduction du romantisme et la menace d’un nationalisme revanchard. Incarnant un idéal pacifiste, cette pièce d’une écriture nouvelle connut un énorme succès et détermina le passage de Giraudoux à la scène et sa coopération viscérale avec Louis Jouvet. « J’avais appris que l’auteur de Siegfried et le Limousin songeait à son roman pour la scène. À vrai dire, lorsque je le rencontrai pour la première fois il avait déjà écrit une pièce qui aurait duré huit heures » (Louis Jouvet, L ’Ordre, 16 mai 1938). Giraudoux accepta de bon cœur de retravailler sa pièce, en tenant compte des remarques, des coupures, des propositions de son metteur en scène, et le 3 mai 1928, le rideau de la Comédie des Champs-Élysées se levait sur l’histoire du soldat Siegfried. Blessé au champ de bataille, frappé d’amnésie, il avait été soigné et rééduqué en Allemagne, pour devenir, dans ce pays, un personnage de premier plan. En réalité, Siegfried était un écrivain français que reconnut Geneviève, sa fiancée du Limousin. Mis devant le fait accomplir, il dût se rendre à l’évidence. Évènement théâtral de la saison 1927-1928, la première représentation de Siegfried réunit le Tout-Paris. Le souvenir de la Grande Guerre était encore présent dans les cœurs et le public se passionna. La critique fut souvent plus qu’élogieuse mais parfois indignée. Certains louèrent « l’humour attendri et le lyrisme familier » « le diagnostique précis » de l’auteur. Mais, tandis que le critique du Petit Journal se félicitait que « l’œuvre (soit) essentiellement pacifique », René Doumic de l’Académie Française s’insurgeait : « C’est le cœur serré, dans un profond sentiment de tristesse et d’humiliation, que j’ai assisté à la pièce de M .Giraudoux Siegfried, une pièce allemande par un auteur français, une pièce à l’honneur de l’Allemagne ». En dépit de ce méchant article, le spectacle connut une très jolie carrière. Il atteint la 300 ème représentation avant de partir en tournée à travers la France. Le Duo Giraudoux-Jouvet poursuivit son travail de mise en scène avec Amphitryon 38 (comédie en 3 actes), Judith, Intermezzo, etc. Les reliures signées Jean Duval sont réputées pour leur finesse d'exécution. Issu d'une grande famille de relieurs parisiens établis après la guerre de 1870. Jean Duval succéda à son père en 1921. Il exerça jusqu'à sa mort en 1964. Ancien élève de l'école Estienne, on lui doit la formation de nombreux relieurs, dont Pierre-Lucien Martin. Très bel exemplaire en maroquin doublé de Jean Duval.
ref. 201à Paris, éditions Garnier, sans date.
1867ref. DEZ-4425Paris, Hachette, 1867. In-12, demi chagrin époque signé Galette, dos oisse orné de filets dorés et à froid, titre doré, faux-titre, titre, 555 pp. Coiffes légèrement frottées, mors supérieur fendillé en tête, quelques rousseurs, nombreux passages encadrés au crayon.
1875ref. AMO-3722"Fit Fabricando Faber. [C'est en forgeant que l'on devient forgeron]. à Monsieur D. Jouaust souvenir amical d'un novice, et remerciements d'avoir su donner à ma fantaisie de réimprimer Benserade, un luxe typographique digne d'un meilleur poète. Octave Uzanne Paris 12 avril 1875" Frontispice composé et gravé par Adolphe Lalauze. Page de titre de l'édition. Poésies de Benserade publiées par Octave Uzanne. Paris, Librairie des Bibliophiles, 1875 [volume achevé d'imprimer le 20 mars 1875 par D. Jouaust imprimeur à Paris]. Tirage total à 517 exemplaires : 500 ex. sur papier de Hollande 15 ex. sur papier de Chine 2 ex. sur parchemin Le présent exemplaire, que le jeune Octave Uzanne (il n'a pas encore 24 ans) offre à son éditeur-imprimeur Damase Jouaust, est un des 15 exemplaires sur papier de Chine. Le frontispice de Lalauze est en un seul état (définitif sur Chine) et le portrait de Benserade est en 2 états (noir et sanguine). Le volume a été relié pleine percaline verte, pièce de titre en tête du dos sur cuir noir, fleuron doré au centre du dos, millésime doré en queue. La reliure est signée par le relieur PIERSON, spécialiste de ce genre de reliure cartonnage modeste et néanmoins solide et assez élégant. Sans doute la reliure a-t-elle été commandée par Octave Uzanne pour offrir l'exemplaire. Le volume porte contrecollé au verso du premier plat l'ex libris gravé de Damase Jouaust. Les Poésies Benserade sont le premier volume publié en librairie par le jeune Octave Uzanne. Un an auparavant, en 1874, Il n'est encore rien ou à peu près. En juillet 1874 il s'apprête à visiter la Suisse et le nord de l'Italie sac au dos. Comme nous l'avions relevé d'après une lettre autographe en notre possession, début novembre 1873 Octave Uzanne est sans emploi, sans savoir ce qu'il fera : "Toutes les démarches que j'ai faites jusqu'à ce jour, pour trouver un poste vacant de secrétaire, ont été infructueuses." Les Poésies de Benserade marque donc pour Octave Uzanne le véritable point de départ de sa carrière d'homme de lettres. D'autres volumes dits des Petits poètes du XVIIe siècle suivront chez le même éditeur. 1 volume 19,5 x 12 cm, reliure bradel pleine percaline verte de l'époque signée PIERSON. Très bon état. Quelques frottements à la reliure. Intérieur parfait, sans rousseurs (ce qui est rare pour un papier de Chine). RARE ET UNIQUE EXEMPLAIRE DE DÉDICACE, D'UN TOUT JEUNE AUTEUR A SON PREMIER ÉDITEUR-IMPRIMEUR.
1907ref. DEZ-4331Paris, Pelletan, 1907. In-4, demi chagrin maroquiné époque signé Thiébault, dos à nerfs orné de filets et de motifs dorés et à froid, titre doré, date dorée en pied, tranche supérieure dorée, 136 pp. Ouvrage illustré de 101 bois originaux dont 8 camaïeux par Paul Colin. Tirage limité numéroté à 1100 exemplaires, celui-ci étant un des 1000 sur pur chiffon du Marais portant le numéro 806. Couvertures et dos conservés. Spécimen monté sur onglet en fin de volume. Joint un portrait de l'auteur en feuille volante. Dos légèrement bruni, coupes et coins légèrement usés, papier un peu jauni.
1883ref. AMO-3699Paris, Calmann Lévy, 1883 1 volume petit in-8 (18,8 x 14 cm) de (4)-210-(1) pages. Cartonnage bradel de l'époque pleine percaline bleue, pièce de titre au dos, fleuron dos et millésime dorés au dos, relié sur brochure (non rogné), couvertures conservées. Reliure signée Pierson réalisée pour Octave Uzanne. Excellent état. A noter que la page de faux-titre où se trouve l'envoi autographe et la composition originale est uniformément brunie (décharge du feuillet précédent). Quelques rousseurs. Edition originale. Un des 200 exemplaires sur papier vergé du Marais (non numéroté). Exemplaire de dédicace offert par l'auteur à son ami : "Octave Uzanne, son dévoué confrère, Ludovic Halévy", enrichi d'une jolie composition originale sur le faux-titre (encre de Chine et aquarelle) et de deux autres petits dessins à l'encre en noir sur la page de titre et la première page de texte (voir photos). Exemplaire auquel il a été joint la Suite complète de 1 frontispice et de 8 vignettes dessinées par E. Mas, gravés par J. Massard, pour illustrer Madame, Monsieur et les Petites Cardinal de Ludovic Halévy, épreuves sur Chine (prix de l'époque : 15 francs) publiées par la librairie L. Conquet en 1883. Épreuves sur Chine volant intercalées dans le volume. La famille Cardinal (qui fait pour ainsi dire suite aux Petites Cardinal publié en 1880) est le symbole de la petite bourgeoisie parisienne pompeuse, pédante et méchante. En rupture avec la noirceur des romans naturalistes, ils dépeignaient un monde certes réaliste mais où tous les personnages sont bons et vertueux. Ce succès lui ouvrit les portes de l'Académie française, où il fut élu le 4 décembre 1884, au fauteuil 22, succédant à Joseph Othenin d'Haussonville. Sa réception officielle eut lieu le 4 février 1886. Il y soutint, en vain, les nombreuses candidatures de son ami Émile Zola et cessa quasiment d'écrire. Vers 1878, Ludovic Halévy, flanqué de sa cousine Geneviève Bizet, future Mme Straus et hôtesse d'un célèbre salon littéraire, recevait le Tout-Paris artistique et littéraire, lors des « jeudi de Ludovic » dans son appartement 22, rue de Douai où se côtoyaient Edgar Degas, Gustave Moreau, le romancier Paul Bourget, Édouard Dubufe, Édouard Manet, John Lemoinne, Georges Ohnet, Charles Gounod, Henri Meilhac, Charles Haas, le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, Guy de Maupassant, Alexandre Guiraud, Georges de Porto-Riche, Émile Straus, ou Robert de Montesquiou. Provenance : Exemplaire des bibliothèque Octave Uzanne (avec son ex libris gravé par A. Bouvenne - eau-forte tirée en bleu - catalogue de sa vente de mars 1894, n° 223) ; bibliothèque A. Girard (ex libris dessiné par Paul Avril et gravé par Gaujean). Émouvant exemplaire de la bibliothèque Octave Uzanne, très bien conservé.