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1737ref. AMO-4509London, Printed for the Author ; and sold by W. Innys and R. Manby, 1737 3 parties reliées en 2 volumes in-8 (23,6 x 15 cm) de (13)-XXXII-431-(1 bl.) et (10)-352 pages, suivi de "An Appendix in Answer to a Book, etc." en pagination séparée de 85-(27) pages. Reliure strictement de l'époque plein maroquin noir, dos à nerfs richement ornés aux petits fers dorés, large dentelle dorée en encadrement des plats, armoiries dorées au centre des plats, roulette dorée sur les coupes et en encadremen intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées. Légères marques aux reliures, sans gravité. Petits manques aux pièces de titre et sur un bord de coiffe (coiffe supérieure du premier volume), coins légèrement frottés ou usés, sans gravité, armoirires dorées sur le premier plat du premier volume légèrement frottées. Intérieur en bon état, imprimé sur beau papier fort à grandes marges (large paper).
1868ref. DEZ-7047Paris, Charpentier, 1868. In-12, plein chagrin époque, dos à nerfs orné de filets dorés, titre doré, plats encadrés d'un double filet doré, plat supérieur aux chiffres R.K dorés, avec couronne de marquis dorée, toutes tranches dorées, coupes filetées, chasses ornées de roulettes dorées. Faux-titre, titre, 309 pp, 1 p non chiffrée. Légers frottements sur le cuir, dos insolé, traces blanches sur les plats, une tache noire au plat inférieur, quelques rousseurs, nom d'un ancien propriétaire au stylo sur 1 page de garde.
1699ref. DEZ-6951Constantinople (Amsterdam), sans éditeur, sans date (1699). 2 parties en 1 volume in-12, en plein veau postérieur (deuxième moitié XVIIIème), au dos lisse orné de fleurons dorés et aux plats ornés d'armoiries dorées, avec couronne de comte, non identifiées. 2 ff, 205-(1) pp, 229-(1) pp. Illustré d'un frontispice, et de 10 planches en taille douce représentant les favorites. Craquelures aux dos, frottements au mors, restaurations aux mors, aux coiffes, aux coins et sur le plat inférieur, rousseurs.
1553ref. DEZ-6845Parisiis, Apud Carolam Guillard, Viduam Claudii Chevallonii et Gulielmum Desboys, sub sole aureo, in via divi Iacobi, 1553. IN-4 en pleine basane au dos à nerfs orné de fleurons dorés au centre et en écoinçons et aux plats décoré d'un double encadrement de filets dorés avec écoinçons pour le second et armorié du blason de la famille de Jouven au centre. Pagination sur deux colonnes : Exemplaire incomplet des 4 dernières pages. 24 ff non chiffrés dont titre gravé, sommaire, et table, 12 pp sur deux colonnes pour "Iustiniani vita", 1 f. non chiffré avec au verso un bois gravé. 880 pp. Frottements et épidermures sur la reliure. Manque de cuir au caisson de tête, mouillure étroite sur les bords des pages de 28 premiers feuillets et trou de vers sur les 28 premiers feuillets. Incomplet des 4 dernière pages.
1755ref. UDG-52, en latin et en françois, à l'usage de Rome et de Paris. Paris, Guillaume Desprez, 1755. In-8, édition imprimée sur ordre de Madame Marie-Adélaïde de France. Superbe reliure d'époque en plein maroquin rouge aux armes de Madame Adélaïde. Les plats ornés de la première plaque créée par Dubuisson (Rahir 184a.), figurant une riche dentelle d'encadrement rocaille de rinceaux fleuris, coquilles, entrelacs et ailes de chauve-souris, dos orné à 5 nerfs de fleurs de lys au centre d'entrelacs géométriques. Roulette sur les coupes et les chasses, doublures et gardes de papier gaufré-doré à motif de branches et fruits, notamment grenades, grappes et pommes de pin. Quatrième fille de Louis XV et de Marie Leszczynska, Adélaïde de France (1732-1800) s'était entourée d'une belle bibliothèque et d'objets d'art des plus luxueux. Considérée comme la fille préférée du roi, elle se passionne pour les arts libéraux mais également pour l'horlogerie et les mathématiques. Sa bibliothèque, comptant plus de 10000 volumes reliés avec soin, souvent par Fournier ou Vente, la place au premier rang des femmes bibliophiles de l'Histoire. "Intelligente, très instruite, cette princesse eut une influence utile sur un Roi trop faible. (...) Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France ne se distinguent que par la couleur du maroquin (...) : Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire en vert, et Madame Sophie en citron. Ces ouvrages étaient reliés par Fournier à Versailles, et par Vente. (...) Sa bibliothèque fut vendue aux enchères lors de la Révolution." OHR, pl. 2514, fer n°7 Pierre-Paul Dubuisson, premier représentant de la dynastie de relieurs Dubuisson, est un des plus importants relieurs de l'époque Louis XV. Nommé relieur du roi en 1758, il prend ainsi la succession d'Antoine-Michel Padeloup. Sa plus importante contribution à l'art de la reliure, hormis ses reliures aux armes peintes, est la création d'une vingtaine de plaques de reliure, destinées à être frappées sur les plats des volumes reliés, le centre demeurant souvent vide afin d'être frappé aux armes du destinataire. Superbe reliure en très bel état, hormis un léger accroc à la coiffe supérieure. (léger manque à l'angle de la coiffe supérieure, discrètes restaurations, légères rousseurs, brunissement important aux derniers feuillets avec fragilisation du papier, déchirures et manques aux gardes et doublures inférieures)
1706ref. ARC-113907A Lyon chez Anisson et Posuel, 1706 In-8 relié, 4 feuillets non chiffrés et 191 pages ; médaillon gravé sur la page de titre ; deux bandeaux gravés et 2 cartes gravées hors texte dépliantes. Reliure en plein maroquin rouge aux armes de Philippe V d’Espagne. Brunissure en marge du deuxième plat (voir photo).
1877ref. DEZ-5413Paris, sans nom, 1877. In-folio, plein veau gaufré signé Thierry successeur de Petit-Simier, dos à nerfs orné de filets estampés à froid, d'un aigle doré en pied et d'un motif doré en tête, titre doré, date dorée en pied, plats encadrés d'un triple filet à froid et ornés en leur centre des armes dorées de la famille La Trémoille, coupes et chasses ornées de roulettes dorées, tranche supérieure dorée, faux-titre, titre, 447 pp, 2 pp non chiffrées. Tirage limité numérotés à 200 exemplaires sur papier vergé, celui-ci portant le numéro 90. Ouvrage illustré d'un de frontispice, de 4 planches hors texte et 26 planches contenant 45 sceaux. Envoi de Louis de La Trémoille au marquis de Chateaurenard, daté de 1878, sur la page de faux-titre. Coins et coiffes légèrement frottés, petite traces blanches et griffures légères au plat inférieur, rousseurs éparses, très bel exemplaire néanmoins.
1728ref. DZN-1727Beneventi 1728, in-4, (6) 344 pages. Maroquin rouge époque, tranches dorées, exemplaire aux armes de Benoit XIII frappées à l'or sur les plats et encadrées d'une riche frise dorée. Plat supérieur en train de se détacher,mors fendus, dos et coins usés, manque une moitié des gardes couleurs, des rousseurs. (700 gr)-(LXXXv).
1911ref. 100145Paris, Librairie Perrin, 1911. In-12, 268 pp., relié demi-chagrin, dos lisse orné, initiales A.S. couronnées dorées en pied du dos, tête dorée, couvertures conservées.
1890ref. 100146Paris, Calmann-Lévy, 1890. In-12, 312 pp., relié demi-maroquin brun à coins, dos à nerfs orné des initiales A.S. couronnées dorées en pied, tête dorée, couvertures conservées, non-rogné. (reliure de E. Boutier). Trace de mouillure en pied de 3 feuillets.
1775ref. AMO-3759A Genève, chez les libraires associés, 1775 3 volume in-4 (26 x 20 cm) de (4)-IV-III-VIII-719, (4)-VIII-662 et (4)-VIII-658 pages. Portrait de l'auteur en frontispice du premier volume (dessiné par Cochin et gravé par L. Le Grand). Au tome I : 1 gravure hors-texte (livre I) + 1 grande carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre IV). Au tome II : 1 gravure hors-texte (livre VII) + 2 cartes repliées + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre X). Au tome III : 1 gravure hors-texte (livre XIV) + 1 carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre XV) + 1 gravure hors-texte (livre XVIII). Soit 1 portrait, 7 gravures hors-texte (avant la lettre), 3 bandeaux et 4 cartes. Collationné complet. Reliure de l'époque plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers, pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin olive. Reliures très décoratives et solides. Usures de surface sur les plats du premier et deuxième volume (épidermures stoppées), petits manques de cuir et petite galerie sans gravité, petites piqûres de vers en queue du dos du premier volume. Malgré ces quelques défauts l'ensemble reste très décoratif et parfaitement solide. Intérieur très frais. A noter une mouillure en marge intérieure des trois premiers feuillets du premier volume et les derniers feuillets du même volume avec mouillure marginale saine (à quelques feuillets seulement). Exemplaire relié à l'époque aux armes (en queue) d'un membre de la famille de Damas (?) ou d'Aubusson (?). Première édition au format in-quarto. Cette édition est bien complète en 3 volumes in-quarto (il n'y a pas d'atlas pour cette édition). Elle reprend le corpus de l'édition en 7 volumes in-8, avec les passages supprimés réintégrés ici au bas des pages sous forme de variantes. La première édition de ce magistral ouvrage a paru pour la première fois en 1770. "Véritable encyclopédie de l’anticolonialisme au XVIIIe siècle" ce texte entre dans la catégorie des "Voyages philosophiques" et représente un prétexte à des réflexions sur la "loi naturelle" et dénonce tout à la fois despotisme, cléricalisme, esclavage et colonialisme. L'ouvrage est toujours décrit par les commentateurs comme une « machine de guerre » contre le pouvoir en place. Pour la rédaction de cette encyclopédie Raynal eut recours à la collaboration de nombreux informateurs et collaborateurs écrivains tels que le Baron d'Holbach ou Diderot, à qui on attribue une part importante des textes. Interdite en 1772, l’Histoire des deux Indes sera à nouveau publiée par l’abbé Raynal dans une nouvelle édition en 1774 qui est immédiatement mise à l’Index par le clergé. C’est en 1780 qu’il publie sa troisième édition de l'Histoire des deux Indes, encore plus virulente que les deux précédentes et qu’il avoue implicitement comme étant de lui en y faisant graver son portrait en frontispice. Condamné par le Parlement de Paris, l’ouvrage est brûlé par le bourreau en place publique, ce qui lui assure un succès considérable. L’Histoire des deux Indes a également été l’occasion de la Lettre apologétique de l’abbé Raynal à Monsieur Grimm (1781) de Diderot (qui aurait écrit au moins un tiers de l'ouvrage, selon Grimm). Dans cette lettre Diderot écrit : « Raynal est un historien comme il n'y en a point encore eu, et tant mieux pour lui, et tant pis pour l'histoire. Si l'histoire avait, dès les premiers temps, saisi et traîné par les cheveux les tyrans civils et les tyrans religieux, je ne crois pas qu'il en fussent devenus meilleurs; mais ils en auraient été plus détestés, et leurs malheureux sujets en seraient peut-être devenus moins patients... Le livre que j'aime et que les rois et leurs courtisans détestent, c'est le livre qui fait naître des Brutus... » Dans notre exemplaire une note manuscrite de l'époque révolutionnaire indique : "Le Parlement de Paris proscrivit, le 25 mai 1781, l'Histoire philosophique de l'abbé Raynal, et ordonna que cet ouvrage fût brûlé. Il décréta même l'auteur de prise de corps. L'abbé Raynal se vit donc forcé de s'enfuir précipitamment de France. Le 15 août 1790, l'Assemblée nationale, sur la rédaction proposée par les députés Voidel et Maloüet, annula, comme contraire aux droits naturels et imprescriptibles de l'homme, le décret lancé par le Parlement de Paris contre l'abbé Raynal et son Histoire philosophique (v. Oeuvres d'André Chénier, 2e vol., p. 119)." (note manuscrite ancienne sur le faux-titre du premier volume). "It became a key text of the American Revolution, and Raynal became a correspondent of Franklin, Jefferson, and Adams." "Un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En Français dans le texte) "Celui qui abdique lâchement sa liberté, se voue au remords et à la plus grande misère qu’un être pensant et sensible puisse éprouver. S’il n’y a, sous le ciel, aucune puissance qui puisse changer mon organisation et m’abrutir, il n’y en a aucune qui puisse disposer de ma liberté. [...] L'esclavage est l'état d'un homme qui, par la force ou des conventions, a perdu la propriété de sa personne, et dont un maître peut disposer comme de la chose. [...] La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés: la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple. [...] L'homme est aux prises avec la nature; sans cesse il la modifie, et sans cesse il est modifié. [...]." (extraits). Provenance : A. Leclerc, 1885 (étiquette). Armes dorées en queue des dos (mariage - non identifiées - non reconnu par O.H.R. qui les cite pourtant sous la planche n°888, figure n°3). Armoiries peut-être d'une ancienne famille de Bourgogne ? (provenance bourguignonne pour les volumes concernés). Par ailleurs O.H.R. les mentionne sur une Histoire de Bourgogne), peut-être les armes d'une branche de la famille de Damas (à la croix ancrée) ou d'Aubusson. Les présents volumes de Raynal ont été acquis également en Bourgogne ce qui laisserait supposer l'hypothèse "de Damas" plus pertinente. Références : A. Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 40 ; En français dans le texte, 166 ; Bel exemplaire relié aux armes à l'époque de cet ouvrage très important du Siècle des Lumières, dans son format le plus majestueux.
1889ref. DEZ-3838Paris, Firmin-Didot, 1889. In-folio, demi chagrin époque, dos à nerfs, titre doré, tranche supérieure dorée, plats ornés des armes dorées d'Aymar d'Alby de Chateaurenard de Montallier, faux-titre, titre, VII, 386 pp, 1 p non chiffrée. Edition originale, tirage limité numéroté à 250 exemplaires, celui-ci étant un des 100 sur vergé teinté portant le numéro 14 avant 150 sur vergé blanc. Ouvrage illustré de 21 planches hors texte et truffé d'une lettre autographe de l'auteur adressée au comte d'Aymar d'Alby, datée du 16 décembre 1889. Couvertures conservées. Intérieur frais. Légers frottements sur les coiffes, les nerfs et les mors.
1753ref. DEZ-3685Paris, Chaubert, 1753. In-16, plein veau époque, dos lisse orné de filets et de fleurons dorés, titre doré, III, 5 pp non chiffrées, 371 pp. Livres aux armes de Jean-Thierry Fagnier de Vienne (1698-1769), conseiller clerc à la Grand Chambre du Parlement de Paris, abbé commendataire de Bonne Fontaine (Diocèse de Reims). Dos craquelé, certains cahiers déréglés, dorures des armes un peu effacées.
1718ref. DZN-1003A Rotterdam pour Gaspar Fritsch 1718, 2 volumes in-12. Page de titre (il manque la partie centrale de la page de titre (découpée pour la vignette ou pour une annotation?)-2 feuillets d'Avis au lecteur. 342 pages + page de titre, la pagination reprends à la page 345 jusqu'à la fin page 750. Basane brune époque, dos ornés, armes dorées au centre des plats, probablement de a famille de Beringhen, tranches couleur. Un petit manque de papier au centre des pages 331 à 342 gêne la lecture.
1785ref. (LCPCALM-0001)(L' exemplaire de Louise-Marie-Thérèse d'Artois, fille de la Duchesse de Berry dans sa reliure en maroquin rouge du temps à ses armes) "ALMANACH ROYAL, ANNEE M.DCC.LXXXV...". 1785, Paris, D'Houry. 1 vol. in-8° (204x130 mm) (dimensions pages 198x120 mm) 684 pp. Reliure de l'époque en maroquin vieux rouge ornée d'une magnifique plaque de Dubuisson. Armoiries en losange au centre des plats. Dos à cinq nerfs avec fleurs de lys et titre dorés. Coupes ornées et tranches dorées. Gardes de tabis bleu. Rares et infimes rousseurs. Très bel exemplaire. Spectaculaire reliure ornée d'une plaque de Dubuisson: elle est décrite sous le n° 184k du Catalogue Rahir (Livres dans de riches reliures, Paris, 1910) et sous le n° 10 du Classement de Christian Galantaris. Provenance: Exemplaire aux armes dorées de la Princesse Louise-Marie-Thérèse d'Artois (1819-1864), fille du Duc et de la Duchesse de Berry. Ex libris armorié Bibliothèque du Château de Rosamel. (LCPCALM-0001) (4.500,00 €) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
1763ref. (LCPCMED-0002)(Les "Vapeurs" dans un très rare exemplaire armorié de la bibliothèque de Louis-Charles de Bourbon, Comte d'Eu, Grand Maître de l'Artillerie de France et Colonel Général des Cent-Suisses. Ensuite passé au Duc de Penthièvre, beau-père de la Princesse de Lamballe grande malade de "Vapeurs") POMME Pierre (Arles, 1735 - Montpellier, 1812) "TRAITE DES AFFECTIONS VAPOREUSES DES DEUX SEXES; OU L'ON A TACHE DE JOINDRE A UNE THEORIE SOLIDE UNE PRATIQUE SURE, FONDEE SUR DES OBSERVATIONS". 1763, Lyon, B. Duplain. 1 volume in-8° (168x112 mm) (dimensions pages 164x105 mm) XIX, (1) pp. (faux-titre, titre, préface et table), (2) ff. (privilège), 447 pp., (1) p. (errata). (a8, e4, A-Z8, Aa-Ee8) Reliure armoriée de l'époque en basane racinée. Dos lisse avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin rouge. Armoiries dorées eu queue du dos. Traces de filet doré sur les coupes. Tranches rouges. Gardes de papier décoré. Edition Originale, première sous ce titre, rare. Texte scientifique rarissime en reliure armoriée du temps. Manque de cuir à un mors de la coiffe supérieure, ancienne restauration de cuir sur le premier plat et traces d'usage à la reliure, mais bon exemplaire en très bon état intérieur. Reçu docteur en médecine à l'Université de Montpellier (1747), Pomme exerça et fit sa réputation d'abord à Arles (1751) et ensuite à Paris (1766) ; les grandes Dames de la Cour se rendaient chez lui et il devint Médecin Consultant du Roi Louis XVI. Il s'occupa des "vapeurs" deux ans après Joseph Paulin (1708-1748) et estima que les maladies nerveuses ou "vaporeuses" n'étaient pas seulement des femmes (il fut le premier à indiquer l'indépendance de lésions de l'utérus) et que son origine était due à la déshydratation et au durcissement des nerfs ("le racornissement général des nerfs"). "Les Médecins avouent que de toutes les maladies qui affligent l'humanité, il n'y en a point dont la cause soit moins connue, & le procédé curatif moins assuré, que celle qu'on appelle affection vaporeuse, ou simplement vapeurs". Il conseillait donc des bains prolongés (10 à 12 heures) et des bouillons de poulet et de veau ("Ce seront toujours là les armes avec lesquelles nous dompterons ce monstre protéiforme sous la figure duquel on a voulu dépendre cette espèce de maladie que nous connaissons sous le nom de vapeurs"). Attaqué par des confrères, défendu par Voltaire qui l'indique comme "prototype de la médecine scientifique qui remplace les anciens exorcismes", grâce à ses observations et à sa médecine douce il eut un grand succès et ce traité eut de nombreuses éditions et traductions. Pomme est considéré comme un précurseur de la psychiatrie. Provenance: Exemplaire aux armes dorsales dorées de Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), Comte d'Eu, Duc d'Aumale et de Gisons, Comte de Dreux, Prince d'Anet et Baron de Sceaux. Fils du Duc du Maine, bâtard légitimé de Louis XIV, à la mort de son frère aîné il lui succède comme souverain de Dombes, Colonel Général des Cent-Suisses et Gouverneur du Languedoc. Demeure célibataire et sans enfants, à sa mort sa fortune passe à son cousin le Duc de Penthièvre. Un des personnages du plut haut rang à la Cour qui souffrait de "vapeurs" était sans doute la Princesse de Lamballe, amie fidèle et surintendante de la Maison de la Reine Marie-Antoinette. Souffrant de "vapeurs" dès sa plus tendre enfance, voilà comme elle même décrivait son état de santé au docteur Saiffert, le médecin qui appliqua ensuite sur elle, avec succès, les méthodes douces de Pomme: "Ces douleurs diminuèrent avec l'apparition des règles; elles ne se firent sentir depuis, plus ou moins fortes, que vers le commencement de mes <époques>; on m'assurait que le mariage m'en délivrerait entièrement, on se trompait et on me trompait: elles ont été, depuis, plus violentes et prolongées... Au commencement de 1782, mes maux de tête s'accompagnèrent tout à coup de faiblesses et de convulsions; les médecins de Paris et les médecins ordinaires de la Cour furent consultés successivement, mais tous les remèdes qu'ils me prescrivirent, loin d'améliorer mon état, n'ont réussi qu'à l'aggraver, et à me mettre dans le triste état que vous voyez. Je tombe, Monsieur, tous les deux jours, après une heure, dans une attaque d'un mal qui m'est inconnu, et je reviens à moi peu à peu, mais actuellement au bout de neuf heures seulement, et je reste comme brisée". Cet exemplaire aura peut-être été consulté par ou pour la Princesse de Lamballe qui, avec les débuts de l'orage révolutionnaire, retomba malade dans ses crises nerveuses et qui, pendant les émeutes parisiennes de 1789, s'était installée "à Eu, chez son beau-père, le Duc de Penthièvre, à fin d'y refaire sa santé, attendu que la Normandie est plus calme que Paris, et qu'il est nécessaire de changer d'air pour reprendre des forces...". (Cabanès, "La Princesse de Lamballe Intime, d'après les Confidences de son Médecin", s.d. (1922), Paris, Albin Michel, pp. 129 et 168) (LCPCMED-0002) (1.500,00 €)
1772ref. (LCPCMED-0001)(Deux rarissimes ouvrages sur l'électrothérapie au XVIIIe siècle, en édition originale, dans une superbe reliure en maroquin armorié du temps) SANS (abbé). "GUERISON DE LA PARALYSIE, PAR L'ELECRICITE, OU CETTE EXPERIENCE PHYSIQUE EMPLOYEE AVEC SUCCES DANS LE TRAITEMENT DE CETTE MALADIE REGARDEE JUSQUES A PRESENT COMME INCURABLE". 1772, Paris, Cailleau. (relié avec:) "GUERISON DE LA PARALYSIE, PAR L'ELECTRICITE; OUVRAGE... DANS LEQUEL ON EXPOSE LA METHODE QU'IL FAUT SUIVRE POUR GUERIR LA PARALYSIE PAR L'ELECTRICITE...". 1778, Paris, Cailleau. 2 ouvrages en 1 volume in-8° (166x101 mm) (dimensions pages 159x94 mm) I: (1) frontispice gravé, (8) ff. (faux-titre, dédicace, préface et table), 150 pp., 2 figures sur 1 planche dépliante. (a8, A-F12, G2) II: (1) frontispice gravé, (1) faux-titre, (1) titre, XXVII pp. (lettre), (1) p. (table), 234 pp., (1) f. (approbation), 4 planches dépliantes. (a12, b2, A-I12, K10) Reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge. Encadrement avec triple filet doré sur les plats, petites fleurs aux angles et armoiries au centre. Dos lisse divisé en compartiments avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin olive. Filet doré sur les coupes et roulette intérieure dorée. Tranches dorées. Gardes de papier bleuté. Editions Originales, rares. Très rare le second ouvrage. Infime usure à un coin. Un petit trou de ver au pied du dos. Très petit manque de cuir à la charnière du premier plat. Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin armorié du temps. Provenance: Exemplaire aux armes dorées de Mgr. Joseph-Dominique de Cheylus (Avignon, 1717 - Jersey, 1797), évêque de Bayeux et premier Aumônier de la Comtesse d'Artois. L'abbé de Cheylus, fut évêque de Cahors (1766) et de Bayeux (1777) avec, pour celle-ci, une rente annuelle de 90.000 livres. Premier Aumônier de la Comtesse d'Artois, en 1790 il devient maire de Bayeux; mais il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il émigre à Jersey. Sa riche bibliothèque fut séquestrée et confisquée au profit de la Nation et M. Simien Despréaux, en 1793, fut chargé d'en rédiger l'inventaire (seul l' "Inventaire des livres trouvés dans la bibliothèque de l'émigré Cheylus, Théâtre et Poésies et Romans" subsiste, avec 145 ouvrages en 495 volumes). "L'importance de la bibliothèque de l'évêque est considérable et son inventaire mériterait d'en être dressé. Lorsque ces livres seront réclamés en mai 1803 par ses héritiers, les commissaires feront valoir que les 4082 volumes étiquetés Aa (c'est à dire provenant de la bibliothèque de Mgr. de Cheylus) par M. Simien Despréaux dans le dépôt A constituent une collection d'ouvrages précieux de toutes les parties de l'histoire, de la littérature et des sciences". ("Des chanoines et des livres. Actes du colloque sur la bibliothèque du Chapitre de la cathédrale de Bayeux Basse-Normandie Drac", 2014) (LCPCMED-0001) (4.500,00 €)
1672ref. (LCPCREL-0001)("Ceux que Dieu appelle à combattre les nouveautez des heretiques, & à foutenir l'ancienne doctrine de l'Eglise, ne doivent pas fe borner à la refutation d'une erreur & à l'établiffement d'une verité particuliere. Leur principale vue doit entre toujours de faire servir l'une & l'autre au falut de ceux qui fe trouvent malheureusement engagez dans l'heresie & dans le fchisme en les portant à rentrer dans l'Eglise, hors de laquelle ils ne peuvent non plus se fauver, selon les Saints Peres, que ceux qui eftaient hors de l'arche fe garantir du déluge") ARNAULD Antoine). (Paris, 1612 - Bruxelles, 1694) "LE RENVERSEMENT DE LA MORALE DE JESUS-CHRIST PAR LES ERREURS DES CALVINISTES, TOUCHANT LA JUSTIFICATION". 1672, Paris, G. Desprez. 1 vol. fort in-4° (262x200 mm) (dimensions pages 250x182 mm) (16) ff. (titre, approbation et table des chapitres), 1015 pp. (mal ch. 1013), (1) p. (privilège). Reliure armoriée strictement de l'époque en veau brun granité. Dos à cinq nerfs avec décorations dorées dans les compartiments et titre en lettres dorées. Coupes ornées et tranches dorées. Edition Originale, rarissime, sans nom de l'auteur, d'un des ouvrages les plus importants d'Arnauld et du jansénisme de Port-Royal. Infime usure aux deux coins supérieurs et au mors du premier plat; rousseurs aux 5 derniers feuillets, mais superbe exemplaire en reliure armoriée de l'époque. Reçu docteur en théologie à la Sorbonne en 1641 et converti aux austères doctrines du jansénisme, Arnauld, après avoir critiqué la morale des jésuites, tourna l'impétuosité de son génie polémique contre les protestants. Il publia plusieurs ouvrages, destinés à "Contribuer à la conversion des Prétendus-Reformez", qui eurent un grand retentissement: "La Perpétuité de la foy..." (en collaboration avec Nicole: 1669, 1672, 1679); "Le Renversement de la morale de J.C. par les calvinistes..." (1672); "L'impiété de la morale des calvinistes" (1675). Bientôt entrainé de nouveau par son ardeur, il reprit sa guerre contre les jésuites, fut calomnié auprès du Roi, et jugea prudent de se retirer en Belgique, en 1679. "Son humeur impétueuse ne pouvait souffrir le repos; un jour que Nicole, d'un caractère plus accommodant, lui représentait qu'il était temps de se reposer: <Vous reposer!> - Répondit l'impétueux Arnauld - <Eh! N'aurez-vous pas pour cela l'éternité entière?>". Provenance: Superbe exemplaire aux armes dorées de Pierre Delpech de Cailly (Toulouse, ? - Paris, 1737), Président la Cour des Aides. Sa riche bibliothèque, objet d'un important catalogue, fut dispersée en plusieurs ventes, à partir de 1738. (O.H.R., pl. 391) (LCPCREL-0001) (1.800,00 Euros) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
1714ref. (LCPCLIT-0004)HOMERE (HOUDART DE LA MOTTE Antoine). "L'ILIADE. POEME. AVEC UN DISCOURS SUR HOMERE PAR MONSIEUR DE LA MOTTE...". 1714, Paris, G. Dupuis. 1 volume in-12° (171x115 mm) (dimensions pages 165x105 mm) (1) f., CLXXX pp. (épitre et discours), 207 (1) pp., 15 (ode), (1) pp., (2) ff. (approbation et privilège), (2) ff. (catalogue de l'éditeur). (1) frontispice et 12 vignettes sur cuivre h.t., en premier tirage, par Roettiers (8), Nattier (2), Dieu (1), Delamonce (2), 1 vignette non signée, gravées par Edelinck et Chauffonier. Reliure armoriée de l'époque en veau havane. Dos à cinq nerfs avec décorations en or et pièce de titre en maroquin rouge. Armoiries en queue. Coupes ornées. Tranches rouges pointillées. Gardes de papier décoré. Edition originale de la traduction, du Discours sur Homère et de l'ode La critique de Houdart de La Motte (1672-1731). Le Discours sur Homère fut très controversé et attira les foudres de la grande philologue Madame Dacier. Devenue une des pièces clé de la querelle des Anciens et des Modernes, l'auteur devint de fait le chef de file des Modernes. Manque la coiffe supérieure, petite fente sur un cm sur la partie supérieure d'une charnière et petites usures à deux coins. Quelques légères rousseurs, mais bel et rare exemplaire en reliure armoriée du temps. Provenance: Exemplaire aux armes dorsales dorées de l'abbé de Machécaud. Une note manuscrite au crayon indique: "Armes... de Machault d'Arnouville... (?) - Voir Guignard, p. 333-334, t. II". Les armoiries sont similaires, mais on refuse cette attribution. Ex libris G.H. à la première page de garde. (Cohen, 596) (LCPCLIT-0004) (500,00 €) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la Licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
1736ref. (LCPCHIS-0003)(L'exemplaire du Chancelier H.F. d'Aguessau (1688-1751), à ses armoiries) BIET René (abbé). "DISSERTATION SUR LA VERITABLE EPOQUE DE L'ETABLISSEMENT FIXE DES FRANCS DANS LES GAULES..." 1736, Paris, J.B. Delespine. 1 volume in-12° (168x103 mm) (dimensions pages 163x93 mm) 407, (1) pp. Reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge. Encadrement de triple filet doré sur les plats. Dos à cinq nerfs avec fleurons, coquilles, décorations et titre dorés. Coupes ornées et roulette intérieure dorée. Tranches dorées. Gardes de papier blanc. Reliure impéccable. Edition Originale, très rare. Rares et infimes rousseurs, mais superbe exemplaire parfaitement conservé. Cet ouvrage historique traite de l'installation des Francs en Gaule, de l'histoire de Childéric et de la détermination du lieu de la bataille de Soissons, gagnée par Clovis. L'auteur, l'abbé René Biet, chanoine régulier de la Congrégation de France et abbé de Saint-Léger de Soissons, a remporté, grâce à cet ouvrage, le Prix de l'Académie Française de Soissons, en 1736. La dissertation de l'abbé Biet est suivie de celle, sur le même sujet, rédigée par Le Beuf, chanoine d'Auxerre. Provenance: Exemplaire aux armes dorées du Chancelier H.F. d'Aguessau (Limoges, 1668 - Paris, 1751). Henri-François d'Aguessau fut l'un des grands acteurs de la vie politique et judiciaire du règne de Louis XV. Il fut d'abord avocat au Châtelet (1690), puis au Parlement de Paris (1691). En 1700 il devint procureur général, toujours au Parlement de Paris. En 1717, nommé Chancelier et Garde des Sceaux par le Régent, il fut chargé de la législation et de la direction de la magistrature. Il fut obligé de démissionner à cause de son opposition au système de Law, mais fut rappelé en 1727. Entre 1731 et 1747, il introduisit d'importantes améliorations dans la codification du droit et des procédures judiciaires. Il démissionna en 1750 pour prendre sa retraite. D'Aguessau "aimait les livres et avait rassemblé une bibliothèque importante et bien choisie" (O.H.R.). Il constitua une très importante bibliothèque d'études composée de nombreux ouvrages rares et singuliers dans tous les domaines de la connaissance. Il avait enrichi sa bibliothèque de celles de nombreux savants et lettrés de son temps. Un ex libris au recto du premier plat. (Quérard, I, p. 328; O.H.R., pl. 594 fers n° 2 et n° 9; Guignard, II, p. 172) (LCPCHIS-0003) (6.000,00 €) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
1718ref. (LCPCHIS-0007)("Je vois l'Italie, ma chère Patrie, menacée de guerres par les Chrétiens, qui devroient au contraire la défendre contre les attaques trop fréquentes des Infidèlles...") TOSINI Pierre (abbé). "LA LABERTE DE L'ITALIE DEMONTREE A SES PRINCES, ET A SES PEUPLES. TRADUITE DE L'ITALIEN...". 1718, Amsterdam, Steenhouwer & Uytwerf. 1 volume in-12° (164x104 mm) (dimensions pages 158x95 mm) 12 pp. (titre et épître), 525 pp., (1) p. (errata). Reliure armoriée de l'époque en basane havane. Armoiries au centre des plats. Dos à quatre nerfs estampé à froid, avec titre gravé. Première édition de la traduction française, à la date de l'édition originale italienne chez les mêmes éditeurs. Petit manque à une charnière et petite éraflure au second plat. Rousseurs sur les seules pages de garde, mais bel exemplaire. Provenance: Exemplaire aux armes frappées à froid de la famille Du Mas de Montbail (Anjou). Ex libris manuscrit à l'intérieur de la première couverture "M. Du Mas de Montbail". (Guigard, p. 193) (LCPCHIS-0007) (600,00 €) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
ref. DZN-712Paris chez Douniol et Toulouse chez Delboy 1862, et Paris F. Watterlier sd.(1882), 244 + 168 pages. Maroquin rouge aux armes du Marquis de Villeneuve-Arifat (De gueules, à l'épée d'argent garnie d'or,posée en bande, la pointe en bas; surmontées d'une couronne de marquis) au centre des plats, deux triples filets dorés encadrant les plats, fleurs de lys dorées en échansson. Dos à nerfs, fleurons dorés aux fleurs de lys.Tranches dorées, roulettes dorées encadrants les contreplats. Papier jaûni avec quelques rousseurs claires, petits frottements sur les coupes et coins; quelques discrètes traces brunes sur les plats.
1699ref. AMO-2428Paris, chez Florentin et Pierre Delaulne, 1699 1 volume petit in-8 (16 x 9,5 cm), de (1)-378-(4) pages. Vignette à mi-page portrait de Louis XIV gravé par Crespy. Reliure du début du XVIIIe siècle aux armes du Comte d'Hoym (1694-1736). Plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, tranches rouges, gardes peigne. Exemplaire en bon état malgré des mors fendus ou fragiles avec manque et réparations de fortune plus récente. Coins usés. Intérieur complet et assez propre. Quelques salissures sans gravité. Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de Charles-Henry comte d'Hoym (1694-1736), ambassadeur de Saxe-Pologne en France et célèbre bibliophile. ÉDITION ORIGINALE. Qui se souvient aujourd'hui, après plus de trois siècle, que l'auteur malheureux de l'Histoire amoureuse des Gaules, Bussy-Rabutin, celui-là même qui paya cette belle plaisanterie qui distrayait alors toute la cour sur le dos des amours de Louis XIV, écrivit pour le loisir de ses enfants une Histoire en abrégé de Louis le Grand ? Personne, ou presque. Bussy-Rabutin meurt le 9 avril 1693. L'Histoire de Louis XIV qu'il livre ici de manière posthume (publiée par ses enfants) s'arrête donc à l'année 1692. Il restait au Roi Soleil 23 années de règne. La lecture de cet Abrégé n'est pas indigeste, bien au contraire, on y trouve une intéressante chronologie des jeunes années du Roi et des années de guerre. Bussy-Rabutin semble tout à fait impartial avec celui qui le condamna à rester loin de la cour dans son château de Bourgogne pendant plus de 17 ans. Bussy-Rabutin était un militaire, rempli d'orgueil et d'un amour irraisonné pour les honneurs. Ceci l'emporta sur le ressentiment et l'envie de vengeance qu'il aurait aisément pu déployer dans ces pages posthumes. Le texte imprimé diffère sensiblement du manuscrit d’où cette Histoire a été tirée. Le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque nationale de France (n.a.f. 4208) sous le titre de Discours du comte de Bussy a sa famille sur le bon usage des prosperités. "Dernière étape d’un parcours littéraire hors du commun, le Discours du comte de Bussy à sa famille sur le bon usage des prospérités date de 1692. Il témoigne avec éclat de la maîtrise d’un art d’écrire assidûment cultivé durant les années d’exil. Sa richesse a pourtant longtemps été masquée par l’Histoire en abrégé de Louis le Grand, publiée en 1699 et dont il a fourni la matière – Bussy avait écarté l’idée même de publication, préférant réserver la lecture de son manuscrit à quelques lecteurs habilement choisis, dont le roi. Soigneusement calligraphié, le manuscrit autographe compte 136 pages et se divise en quatre parties fort inégales : trois Vies en abrégé (le cardinal Mazarin, la chancelier Le Tellier, le duc de Beauvillier) et une Histoire en abrégé de Louis le Grand quatorziesme du nom qui développe sa chronologie des folios 17 à 136. En dépit de ce déséquilibre, le texte doit être lu en son entier tant sa composition est soigneusement méditée. Premièrement, le choix des biographies semble concentrer les prospérités sur le règne de Louis XIV, autour de la figure duquel toute l’œuvre est organisée, comme si ses sujets n’avaient d’histoire que la sienne. Deuxièmement, cette construction suggère un parallèle avec Les Illustres malheureux, où Bussy occupe la place d’honneur. Au fond, il s’agit ici de l’auteur et de sa relation avec le roi. La singularité du Discours tient à la construction d’une œuvre littéraire pour conforter un statut qui n’est pas celui d’auteur, ainsi que l’indique le choix de la forme du discours : Bussy n’écrit pas en historien et encore moins en historiographe. Il a bel et bien pris acte du refus par le souverain de ses offres de service, d’où cette appropriation du genre de l’exemplum. En revanche, il ne désespère pas sinon de regagner sa faveur, du moins d’obtenir de nouvelles grâces. L’adresse initiale à ses enfants, destinataires officiels d’un manuscrit conçu pour le roi, suggère que l’adoucissement de ses malheurs pourrait bien préluder à leur prospérité. À l’intelligence de la composition correspond une écriture soigneusement polie et reprise jusque sur le manuscrit destiné à circuler. Bussy travaille plus d’une année à son ouvrage. Chaque mot y est choisi, chaque nuance est voulue. Avec ses phrases courtes et coupées, le style est non pas noble, mais fier malgré l’admiration vouée au souverain, ainsi que le montrent a contrario les nombreuses corrections apportées pour l’édition partielle de 1699. Pour pleinement goûter un tel texte, il convient d’accepter la place que l’auteur a réservée à son lecteur. Or Bussy feint d’écrire à ses enfants pour mieux toucher le roi et se représente dans cette posture. Le choix d’une diffusion par le manuscrit renforce l’effet recherché par la composition. Il découle de cette mise en scène que l’éloge, sincère par nécessité, se mesure à l’aune d’une convention : nulle flagornerie, donc, dans un exercice qui crée une distance inattendue par rapport à l’objet de la flatterie. Les leçons tirées des trois Vies en abrégé proposent d’ailleurs quelques règles précieuses pour les courtisans : Le Tellier est vanté pour avoir su rester pendant l’exil de Mazarin lui rester fidèle sans se brouiller avec ses adversaires, de sorte qu’ami de tout le monde, il avait l’assurance de rester ministre… L’auteur met dans cette ultime œuvre toutes les qualités qui ont durablement assuré le succès des précédentes. Plus encore que dans l’Histoire amoureuse des Gaules, on y goûtera l’habileté de la composition et l’on n’y trouvera pas moins d’esprit que dans la correspondance car le maître épistolier, qui avait transformé son discours de réception à l’Académie en épître, développe désormais son Discours avec virtuosité. Surtout, alors que le mémorialiste semblait s’interroger sur les causes d’une disgrâce à la dureté incompréhensible, il revisite ici l’histoire avec optimisme. Car, et ce n’est pas le moindre paradoxe de Bussy, cet homme qui a encouru la prison et l’exil pour ses écrits et qui n’avait cessé d’écrire avec l’espoir de retrouver la place qu’il ambitionnait à la cour comme à la guerre, choisit d’afficher son renoncement pour mieux remplir ses vues, d’où un incipit dans la grande tradition des Mémoires nobiliaires : l’œuvre du « dévot papelard » commence par détourner une convention littéraire. Voilà décidément un Discours à redécouvrir !" (Christophe Blanquie) Références : OHR, 672 (planche des armoiries du comte d'Hoym). BON EXEMPLAIRE AUX ARMES DU COMTE D'HOYM DE L'HISTOIRE EN ABRÉGÉ DE LOUIS XIV.
ref. 10273Joannis Baptistae Sansolii. Victorini operum omnium. Editio tertia in qua reliqua opera. Tomus secondus. In 12 plein cuir fauve raciné à nerfs, pièce de titre et tomaison cuir rouge, fers, roulette, filets dorés. Titre, 350 pages, 2 pages approbation. Parisiis apud spiritum BILLIOT 1729. Reliure aux armes.
1862ref. DZN-282Paris chez Douniol et Toulouse chez Delboy 1862, petit in-8,244 pages. Paris F. Wattelier sd(1882), 168 pages. Maroquin rouge petites armes dorées au centre des plats encadrements de deux séries de triples filets dorés avec des fleurs de lys en écoinçons; tranches dorées et chasses ornées de roulettes dorées . Papier légèrement jauni avec quelques pâles rousseurs; un frottement sur la coupe inférieure et supérieure du second plat.