5 392 résultats
1664réf. CZC-13844volume in4, pleine basane époque, 24x19cm, accros à la coiffe, coins usés, 2 parties en un vol. in-4, (8) ff., 424 pp. ; 360 pp, bel état intérieur, brulure en page de titre. Rare. A Paris, chez François Closier, MDCLXIV ( 1664)
1664réf. CZC-13844volume in4, pleine basane époque, 24x19cm, accros à la coiffe, coins usés, 2 parties en un vol. in-4, (8) ff., 424 pp. ; 360 pp, bel état intérieur, brulure en page de titre. Rare. A Paris, chez François Closier, MDCLXIV ( 1664)
1920réf. 246931920 1 Pastel signé, titré et annoté monté sur chassis, (1920), 58 x 45 cm.
1886réf. 117601886 reliure demi-maroquin grenat in-octavo carré à coins (binding half morocco with corners), dos 5 nerfs (spine with raised bands) - titre frappé or (gilt title), mors et coins décorés à froid (joints and corners with blind-stamping decoration), papier marbré aux plats (cover with marbled paper), m ors et coins à double filet (joints and corners with double gilt line), marque-page en tissu (bookmark in tissue), tête dorée (top edge gilt) - gouttière long papier rogné (fore-edge - great papier), dos et couverture conservés (spine and cover preserved), envoi autographe manuscrit de l'Auteur sur la page de titre à son frère Marc "A mon frère Marc pour crever de faim" (author's autograph on the title page), illustration : 1 portrait en frontispice (frontispiece portrait) gravé en rouge par P.-E. Vibert, remonté sur onglet par le relieur, vient de l'édition : Paris, Georges Crès et Cie, 1913 (Imprimerie G. Supot) : volume de la collection Les Maîtres du Livre. Le premier frontispice, dont il existe de rares épreuves, fut refusé par Bloy sous le prétexte que Vibert l'avait fait ressemblant à - citons Bloy - " Paul de Kock ravagé par la colique ", il s'agit ici du frontispice refusé...., annotations anciennes au crayon (olds annotations in pencil) en marge dévoilant le nom réel de l'artiste ou de l'écrivain cité dans la ligne : exemple : Valérien denizot = Aurélien scholl..., 430 pages, 1886 à Paris Nouvelle Librairie A. Soirat Editeur (Léon Bloy Imprimeur, 7, rue Jeanne, Paris),
1572réf. 000658Paris Gautier 1572
1756réf. 000021Paris, Moreau ou Versailles, Lefebvre. In-18 (124 x 65 mm), 96 pp., maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné, plats ornés d'une plaque or très décorative, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure d'époque). Les quatre Compagnies de Gardes du corps du roi (la Compagnie écossaise, créée par Charles VII, la première et la seconde Compagnies françaises, créées sous Louis XI, et la troisième Compagnie française, créee sous François Ier), ont respectivement pour capitaines en 1756 : le Maréchal Louis de Noailles, le Duc de Villeroy, Paul-François de Béthune duc de Charost et le Duc de Luxembourg. Un feuillet manuscrit ancien, en fin de volume, donne les dates de promotions de 22 gardes, entre 1729 et 1734. Bel exemplaire (malgré des défauts d'usage, charnière du premier plat fendue dans le haut sur 6 mm, coins usés, petite trace noire sur le second plat, dorure des tranches en partie effacée, une brunissure sur une tranche et en marge des pages 19 à 62, petit trou dans la marge supérieure p. 87, quelques rousseurs). // 18o (124 x 65 mm), 96 pp., red morocco, spine tooled in gilt raised on five bands, very decorative gilt tooling on covers, dentelle inside, gilt edges (contemporary binding). The four "Gardes du corps du Roi" life guards companies ("Compagnie écossaise", created by Charles VII, first and second "Compagnies françaises", created under Louis XI, and the third under François Ier), were in 1756 respectively directed by the following "Capitaines" : Maréchal Louis de Noailles, Duc de Villeroy, Paul-François de Béthune duc de Charost, and Duc de Luxembourg. An old handwritten leaf in the end gives the dates of promotions for 22 guards, between 1729 and 1734. Nice copy (despite defects of use, first hinge cracked on 6 mm on top, corners bumped, small dark stain on second cover, gilt of edges partly faded, a foxing on one edge from p. 19 to p. 62, small hole on top margin p. 87, some brownings). Cet état de 1756 manque à la Bibliothèque Nationale.
1850réf. 168901850 2 tomes en un volume, reliure plein maroquin chocolat in-folio ((binding signed full morocco in folio by GRUEL) (37,5 x 29,5 cm), reliure d'époque signée (GRUEL ), dos à nerfs (spine with raised band), décoration or (gilt decoration) à filets or (gilt lines) et à froid (blind-stamping decoration), entre-nerfs à fleuron "Alde" azuré argent (palladium) (between the raised bands floweret with blued blocking stamp) dans un encadrement de triple filets or+ un filet à froid, titre frappé or (gilt title), signature or du relieur en pied, plats décorés d'une médaille centrale en bronze doré montrant la tête du Christ de profil avec noté autour en arc de cercle : "Christus Imperat - Christus Vincit - Christus Regnat", entouré d'un feuillage argent au fer courbe et à fleuron "Alde" argent azuré disposés en lozange dans un premier encadrement de triple filets or encadrés de part et d'autre d'un filet à froid, avec à chaque angle un fleuron "Alde" azuré argent, le tout dans un triple encadrement de filets à froid + un filet d'encadrement or + un filet d'encadrement à froid pour finir, double filets or sur les coupes (gilt lines on the cuts), trés légères épidermures aux plats ( cover with light scratches) , contreplats orné de gardes de soie fleurie "vieux rose" dans un encadrement de dentelles dorées, toutes tranches lisses (all edges smooth) dorées (all edges gilt), pages montées sur onglet, EDITION SUR SOUSCRIPTION ....tirée à 402 exemplaires tous Nominatifs....ICI exemplaire N° 35 de Monsieur Alfred HARTMANN (célèbre collectionneur Parisien de la 2ème moitié du XIXème siècle).Reproduction d'un manuscrit ancien, avec 102 pages montées sur onglet, Merveilleusement enluminées en or et couleurs par Robert Engelmann pour le 1er Tome, puis un historique de l'ornementation des manuscrits et une explication des planches par H. Michelant [texte avec encadrements, rinceaux et figurines empruntés au "rosario de la virgine maria, Venice, 1556"] (122 pages) pour le second Tome, et en fin d'ouvrage, la liste des 402 souscripteurs, sans date (1850) Paris Gruel Engelmann Editeur,
réf. 14367Paris Albert Lévy, Editeur. Librairie Centrale des Beaux-Arts (sans date, vers 1920) 1920 in folio (37x27) 1 volume en faux-feuillets sous chemise à lacets de l'éditeur, dos de percaline violette, page de faux-titre et page de titre, 4 pages de texte, suivies de 50 planches en couleurs montées sur papier fort, avec légendes imprimées (50 mounted plates in color). Collationné complet (complete). Très bel exemplaire
1670réf. PHO-2476Paris, Gervais Clouzier, 1670. In-12 (16x9cm), frontispice- Titre- 72pp.-5ff.-286pp.-1f.-212pp., veau époque, dos à nerfs orné avec titre, tanches jaspées. Frottements, 1 coin abimé, coiffe sup. arasée, manque de papier en marge sur quelques feuillets dont atteinte à 1 lettre (page 3, dernière partie)
1724réf. 000253Paris Antoine Urbain Coustelier 1724
1899réf. 002740Paris, Edouard Pelletan, 1899
1930réf. 652441930 Chez l'Artiste, 1930, grand in 4° relié plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs orné d'un décor géométrique "oriental" mosaïqué en maroquin violet, plats encadrés d'un double-filet doré accompagné d'un encadrement mosaïqué de maroquin violet, et au centre un grand décor géométrique "oriental" mosaïqué en maroquin violet encadré d'un filet doré, tête dorée, filet gras doré et encadrement mosaïqué en maroquin violet sur les contre-plats, doubles gardes de soie bleue et de papier marbré, étui (Mireille MAGNIN Relieur), 235 pages ; des rousseurs, essentiellement marginales ; dos très légèrement et uniformément passé ; menus défauts à l'étui.
1890réf. bf5162Calmann Lévy Bibliothèque contemporaine, Sélection Abraxas-libris Relié 1890 "EDITION ORIGINALE--RARE RELIURE JAPONISANTE. AVEC DESSIN AQUARELLÉ. Paris, Calmann lévy, 1890. In-12 (12,5 x 19 cm), IV-358 pages, reliure bradel recouverte de deux papiers cuir japonisant aboutés au dos, édition originale du beau livre de Pierre Loti sur le Maroc, exemplaire du tirage courant (pas de grand papier) qui fut publié après ""Madame Chrysanthème"" et ""Japoneries d'automne"". Remarquable reliure japonisante de Paul Vié composée de deux papiers cuirs différents aboutés au dos de l'ouvrage et présentant chacun, autour d'un décor de motifs géométriques, deux paysages. Cette iconographie aux paysages est, à notre connaissance, d'une grande rareté. La majeure partie des papiers cuirs japonisants présente soit des éléments purement décoratifs, des objets, des animaux ou des motifs végétaux. L'adjonction d'une esthétique japonisante sur un ouvrage concernant le Maroc pourrait paraître incongrue, ce qu'elle n'est pas car il y a là notamment un rappel de l'attrait de Pierre Loti pour le Japon. Ce dernier séjourna cinq ans avant dans le pays du Soleil-Levant, où il épousa une jeune Japonaise. Deux romans en suivirent, ""Madame Chrysanthème"" et ""Japoneries d'automne"", tous deux publiés juste avant ""Au Maroc"". Par ailleurs, le présent exemplaire a sans doute appartenu à Madeleine Burty, la fille du critique d'art Philippe Burty, dont on sait le rôle joué pour la diffusion du japonisme. Madeleine Burty fut l'épouse du faïencier Charles de Haviland. L'exemplaire est enrichi d'un dessin aquarellé de la structure décorative d'une babouche marocaine avec une indication détaillée des couleurs. Nous n'avons pas été en mesure d'identifier l'auteur de ce dessin, mais il n'est pas impossible que ces indications aient servi pour un décor de faïence de la maison Haviland ; quelques piqûres sur les premiers feuillets et la tranche latérale, bel exemplaire. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
1646réf. 000266Paris 1646
1676réf. 000160Amstelodami (Amsterdam) Danielem Elzevirium 1676
1724réf. 000220Paris Imprimerie d'Antoine Urbain Coustelier 1724
1932réf. 5101Lyon, Imprimerie Vaucanson et chez le graveur Philippe Burnot, 1932 ; in-folio ; plein maroquin écorce de chêne (marron), dos lisse, titre en long composé de barettes chêne clair mosaïquées et lettres dorées, plats incrustés de quatre feuilles de placage acajou au centre, doublés de même sur une large bande entourant le papier de garde à la main, deux coins sont soulignés de trois filets dorés gras successifs, couverture et dos conservés, étui bordé (Germaine Cart) ; (80) pp. en tout dont 15 grands bois gravés en couleurs hors-texte et 5 bois in-texte.
1906réf. 72077Tapuscrit sur papier machine format A4 sous chemise cartonnée de remploi, liasse réunie sous attaches parisiennes, 49 ff. et un feuillet contrecollé contre la chemise. [ "Lettres Marocaines. Casablanca" - Tapuscrit corrigé par l'auteur en 1954 : ] [ Contient : ] Casablanca. 1909. L'accord franco-allemand – Impopularité de Mouley Hafid – Malaises dans les colonies européennes – Résistance du Maghsen aux réformes – Réduction des effectifs du corps de débarquement – Fin du prétendant Mouley Mohammed – Retour général à l'anarchie – Reprise des travaux du port de Casablanca – Considérations sur l'occupation du Maroc – L'opposition aux réformes consolide la position de Mouley Hafid – La poste francaise – Avance des espagnols dans le Riff – Lenteur des manipulations dans le port de Casablanca. 1910. Enquête du consul Kouri sur l'assassinat du docteur Mauchamp. 1912. Démarche internationale pour l'exécution des travaux du port de Casablanca – Mauvaise organisation des manutentions du port – Casablanca doit être le grand port du Maroc. 1913. Controverse au sujet d'un port à Fedalah – Lettre au général d'Amade 1940 Appel à la résistance.[ Nous proposons ci-dessous quelques extraits du tapuscrit : ] "Ressortissants français au Maroc. En janvier 1906. Tanger 600 – Casablanca 70 – Mogador 20. Larache 20 – Rabat 17 – Fez 17. Mazagan 10 – El Ksar el Kebir 8. Safi 5 – Tetouan 3 – Marrakech 2. Soit au total moins de 800 Français au Maroc en 1906" [ Autre chapitre : ] "Casablanca 9 Février 1909. (1). La nouvelle de l'accord franco-allemand laisse bien peu d'intérêt à ce qui se passe au Maroc. La situation dans le Sud où domine l'influence des grands Caïds est sans changement tandis que dans le reste du Maroc tout en n'appréciant guère la manière de Mouley Hafid on n'ose guère le manifester. Toutes les nouvelles de Fez s'accordent pour estimer que Mr. Regnault n'obtiendra rien de Mouley Hafid qui tout en ayant de bonnes paroles ne cédera rien, bien au contraire. Il est probable que l'accord Franco-Allemand rappellera Mouley Hafid à la réalité et qu'en ayant l'appui financier et militaire de la France il ne pourra éviter de se plier à sa volonté" (Une note tapée à l'encre rouge précise :"Accord Franco-Allemand du 9 Février 1909 par lequel le Gouvernement Allemand reconnaît les intérêts politiques particuliers de la France au Maroc et s'engage à ne pas les entraver") [ Autre chapitre : ] "Casablanca 7 Septembre 1909. Situation politique : La consolidation du pouvoir de Mouley Hafid que je signalais dans ma dernière lettre s'accentue de plus en plus alors que la situation des européens reste stationnaire. La proclamation de Mouley Hafid à Taza, si toutefois le fait est exact, est très intéressante car le sultan en établissant son autorité dans cette région pourra empêcher les espagnols d'y accéder. Ceux-ci font des préparatifs importants et un succès pourrait les griser. Je n'en persiste pas moins à croire que plus on ira moins on obtiendra de Mouley Hafid. Il faut tout de même espérer que l'opinion générale est dans l'erreur en estimant qu'il n'y a rien à faire avec lui. Il paraît, chose curieuse, que Mouley Hafid aurait un homme plus fort que lui en la personne du Rogui que les gens de Fez ne regardent pas sans crainte [... ] et menaçant dans la cage où il est enfermé. En Chaouia la situation est sans changement. Monsieur Gentil qui a fait un assez long séjour dans la région est parti pour Fez via Tanger après avoir effectué une audacieuse randonnée dans les Zaers, au Nord-Est de la Chaouia. Il a eu la surprise de découvrir une vaste région extrêmement riche dont les terres noires ont beaucoup d'analogie avec les plus belles de la Chaouia. Ces terres sont entièrement cultivées et les indigènes ne permettent à personne d'approcher car c'est la richesse de cette région siba. Port de Casablanca : les travaux avancent lentement et cet état de chose ne paraît pas devoir être amélioré avant plusieurs années pour le plus grand préjudice du commerce. Il y a ces jours-ci douze vapeurs en rade alors que la capacité totale d'embarquement par jour est à peine de 700 tonnes, y compris toutes les barcasses des Compagnies de Navigation dont on tolère l'usage malgré le monopole du Maghsen. Il y aurait cependant moyen de remédier à peu de frais à cette pénurie, mais le Maghsen qui encaisse actuellement des droits très importants ne veut engager aucune dépense en contre partie. Port de Safi : les travaux du warf avancent rapidement et les communications avec les bateaux en rade s'en trouvent déjà bien améliorées. Mazagan dispose d'un remorqueur, Safi va en avoir un, alors que Casablanca n'en a encore pas. Poste française : Cet excellent moyen de pénétration est bien négligé au Maroc. L'esprit qui règne dans les bureaux est celui que l'on trouverait dans un bureau de Paris. Le résultat est que les marocains vont de préférence et avec de bonnes raisons à la poste allemande. Il faudrait pour corriger ce fonctionnement défectueux : 1° - que l'Administration des Postes exige des employés aux guichets de savoir parler et écrire l'arabe de façon à pouvoir lire les adresses et délivrer des reçus écrits en arabe. 2° - Adopter pour tous les services des imprimés écrits en français et en arabe (en Égypte ils le sont en arabe, en français et en anglais). 3° - Se mettre dans l'idée qu'ici nous ne sommes pas en France mais au Maroc et qu'un employé des postes sachant l'arabe et répondant dans cette langue au guichet ne fait pas une complaisance mais remplit une obligation de sa fonction."[ Autre chapitre : ] "Casablanca 25 Juin 1910. Enquête de Mr Kouri, Consul de France à Mogador, sur l'assassinat du Docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907. Monsieur Kouri, Consul de France à Mogador, m'ayant informé qu'il se rendait à Marrakech chargé par le Gouvernement Français de procéder à l'enquête si longtemps ajournée sur l'assassinat du Docteur Mauchamp, je me suis mis en route le 23 mai pour aller le rejoindre. Le chemin direct par Mechra ben Abbou étant alors suffisamment sûr, j'ai adopté cet itinéraire que je n'avais encore jamais parcouru. J'avais comme escorte mon fidèle domestique Abdallah et deux cavaliers amis des Ouled Harriz, ce qui formait un groupe de quatre fusils suffisant pour tenir les maraudeurs à distance. De Casablanca à Mechra ben Abbou sur l'Oum Er Rebia, à moitié chemin de Marrakech nous étions en Chaouia occupée. Un pont de bateaux lancé par le génie en face du dernier poste nous a permis le passage facile de l'oued, puis jusqu'à Marrakech le voyage s'est poursuivi sans incidents à travers l'interminable et inculte région des Rehamnas dont les rares habitants sont groupés en douars formés de tentes brunes d'aspect très misérable. Les points d'eau de Ben Guerir et de Sidi bou Athman à l'entrée des Djebilets paraissent un peu moins déshérités. Dans la matinée du quatrième jour nous entrions à Marrakech après avoir parcouru environ 240 kilomètres. Grâce à l'aimable hospitalité de mon excellent ami l'Amin Cabadj je n'ai pas eu à me préoccuper de trouver un logement. Mr Kouri m'avait précédé de plusieurs jours à Marrakech et était installé à l'Arsa ben Idriss mis à sa disposition par le Maghsen, beau jardin situé à proximité de Bab el Robb avec au milieu un spacieux et élégant pavillon dont il avait affecté le premier étage à son logement et le rez de chaussée à son bureau. Mr Kouri que je rencontrais pour la première fois me réservait un accueil aimable et confiant. C'était un Syrien très avenant d'âge mûr, arabisant distingué et fin diplomate, toutes qualités rendant particulièrement heureux le choix fait par Mr Regnault qui l'avait connu de longue date en Tunisie. Mr Kouri était au reste bien décidé à mener sa délicate tâche à bonne fin malgré les difficultés qu'elle présentait, les compromissions qu'elle était appelée à révéler et ceci en l'absence de toute autorité ou force sur lesquelles il puisse s'appuyer. Mr Kouri malgré la fatigue d'un voyage à cheval de 150 km par une chaleur accablante avait déjà bien employé à de nombreux interrogatoires ses premières journées passées a Marrakech. Dès mon arrivée, Mr Kouri m'interrogea longuement sur tout ce que je savais de l'affaire Mauchamp puis me requis comme greffier pour l'assister dans son enquête; c'est ce que je fis, apres avoir prêté le serment d'usage, durant les quelques jours qu'il resta encore a Marrakech. Je fus fort surpris au cours de ces longues séances de la facilité avec laquelle les marocains convoqués par Mr Kouri étaient envoyés par le Pacha El hadj Abd El Salam et de la franchise et spontanéité avec lesquelles les indigènes aussi bien que les étrangers et tout particulièrement les Allemands renseignaient Mr Kouri. Sa mission terminée et avant de nous separer, Mr Kouri me pria de rapporter verbalement a notre Ministre à Tanger, Mr Regnault, que je devais voir peu apres à Tanger, et en attendant son rapport les conclusions de son enquête. Voici ces conclusions: "Le principal meurtrier du Dr Mauchamp, celui qui a excité la foule et lui a porté le premier coup de poignard est un nègre qui habitait dans l'impasse débouchant devant la maison du Docteur. Cet indigene était au service de Mouley Hafid pour le compte duquel il a agi. C'est ce même indigène qui servait de messager entre le Docteur et Mouley Hafid. Mouley Hafid, intelligent lettré, mais aussi buveur et débauché se plaisant dans la compagnie des filles soumises de la ville qu'il appelle au Dar Maghsen, était selon Mr Kouri un esprit si roué que seul le qualificatif de "satanique" pouvait lui convenir. Pendant la période de six mois qui a précédé la mort du Docteur, c'est Mouley Hafid qui a provoqué et entretenu l'agitation parmi les tribus du Haouz de Marrakech. Celui-ci avait recours aux moyens les plus vils pour se procurer de l'argent, faisant battre les tribus entre elles, se faisant acheter son appui aussitôt suivi d'une trahison, organisant même des attaques à main armée contre des caravanes avec des renseignements recueillis en ville par ses émissaires et se servant en particulier à ces fins du Cheik Laiadi des Rehamnas qui perdit deux doigts dans l'attaque de muletiers qui transportaient de l'argent de Marrakech à Safi. [... à la fin du chapitre, passage tapuscri à l'encre rouge : ] Monsieur Kouri dès son enquête terminée reprit le chemin de Mogador. Il partit de Marrakech très fatigué et son état empira tellement durant son voyage de retour par une chaleur torride qu'il mourut en arrivant à Mogador. Les notes prises par Mr Kouri en écriture arabe très abrégée ne purent être déchiffrées et ne purent supplanter le rapport sur sa mission qu'il n'avait pas encore redigé. Le Sultan Mouley El Hassan a épousé El Alia Bent Salah Ben Ghasi El Aroussia El Bejjajia ; leur fils Mouley El Hafid a été Sultan du Maroc de 1907 à son abdication le 12 Aout 1912. El Alia Bent Salah avait trois freres : Si Abdallah Ben Salah Ben Ghasi, Si Kacem, Si Hhasi qui étaient les oncles de Mouley Hafid. En 1906 le Caid de Settat était Caid El Hadj Maati Ben Kebir El Mazenzi El Aroussi qui à sa mort en 1910 a été remplacé par son fils le Caid Hadj Ali. Ils étaient de meme origine (Ouled Aroussi) que la mère de Mouley Hafid mais n'étaient pas parents. C'est cette origine commune de Mouley Hafid et du Caid El Hadj El Maati qui a fait croire à Mr le Consul Koury qu'ils étaient cousins quand il a établi leur complicité dans le massacre des ouvriers du port de Casablanca en 1907. Casablanca, 28 Aout 1954"[ Autre chapitre : ] « Association amicale des Français du Maroc avant août 1907. Casablanca, le 10 juin 1940. Monsieur le Général Noguès, Résident général de France au Maroc. Mon Général, À l'heure où se discutent les destinées de la France et de son Empire, je vous déclare au nom des Français qui, encore ici au nombre de 90, furent les premiers pionniers du Maroc, conscients de la puissance que représentent l'Afrique du Nord, des Colonies immenses, une Marine intacte et une associée aux ressources inépuisables, que nous sommes tous à vos côtés, avec la pensée unanime qu'une pareille force ne peut s'effacer et qu'elle doit être l'espoir et le meilleur élément de la Restauration de la Mère Patrie. Le Maroc ne peut faillir à cette noble tâche et il est prêt à l'aborder sous votre autorité et celle de son respecté Souverain Sa Majesté Moulay Mohamed. Nos enfants qui aujourd'hui disputent pied à pied le sol national à un ennemi implacable, sont aussi les enfants de l'Empire. Ils sont attachés comme nous au sol qui les a vus naître et ne peuvent concevoir un abandon qui leur paraîtrait le reniement des engagements les plus solennels. Avec l'assurance de ma très haute et très respectueuse considération, je vous prie de croire, Mon Général, à l'entier dévouement de tous les membres de l'Association que je représente. Le Président, signé : P. Bouvier » [ Suit à l'encre rouge : ] "Je n'ai pas reçu de réponse à cette lettre mais quelques jours après l'avoir envoyée il m'a été communiqué par un des destinataires une lettre adressée par le Général Noguès aux Directeurs des services de l'Armée. Le Général les informait qu'il lui était parvenu de nombreuses demandes de résistance à la capitulation du Gouvernement Pétain et qu'il avait demandé aux Anglais quelle aide ils pouvaient lui apporter. Ces derniers lui ayant répondu être pour le moment dans l'impossibilité de lui fournir une assistance quelconque, il se trouvait dans l'impossibilité de résister. Le Général terminait en enjoignant à ses Directeurs de communiquer la teneur de sa lettre à leurs chefs de corps puis de la détruire".
1733réf. 001899Londres Jacob Tonson 1733
réf. 51512Paris.Chalamel.1888.2 vols.in-folio en percaline verte,reliure éditeur, avec caractères noirs et dorés.Texte de 495 p.4 photogravures.101 dessins. de l'Auteur. Atlas de 20 cartes doubles ,1 carte d'assemblage au début, et in fine 1 carte rempliée en couleurs. Grande fraîcheur.Pratiquement sans défaut malgré coiffe supérieure du Texte,,légèrement déchirée.
réf. 003235Mornay, 1932
1830réf. PHO-17051830, à Paris, imprimerie royale, 3 volumes in-8°et 1 atlas ,1 portrait-frontispice ,5 planches et 1 carte et itinéraire dépliante (900x 650mm). 3 fnch-xii-475pp,426pp, 404pp..Très rare et complet- très bel exemplaire, relié plein buffle rouge, dos lisse avec auteur et titre, tomaison, atlas, titre au plat, couvertures conservées Dans l’Atlas : 5 planches et 1 grande carte repliée par Jomard
1787réf. 002012Paris Imprimerie de Didot l'Aîné 1787
réf. awd-1157Important tirage photographique en couleurs monté dans un encadrement carré en bois, ajouré en cercle au centre. Très rare épreuve, peut-être tirée pour un essai de couleurs lors de la commercialisation d’une affiche en 1969. Mentions Mati Klarwein, Grain of Sand, Robert Crandall Assoc., 1968 sur le côté avec échelles chromatiques, petits manques de pigmentation dans la partie basse (111,5/117,2 cm dans un cadre de 122/122 cm).