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QUEFFELEC Henri
Raisons d'aimer... La Mer
- Wesmael-Charlier, Paris 1966, 12,5x18cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'est pas fait mention de grands papiers. Couverture photographique, agréable exemplaire. Envoi autographe daté et signé d'Henri Queffelec à un couple d'amis prénommés Bernard et Jacqueline : "et en souvenir du bel Ouragan sur le Caine et de Maître à bord après Dieu"... [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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QUEFFELEC Henri
Combat contre l'Invisible
- Fayard, Paris 1966, 12,5x18cm, broché. - Edition originale sur papier courant. Agréable exemplaire. Envoi autographe daté et signé d'Henri Queffelec à un couple d'amis prénommés Bernard et Jacqueline. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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HUGO Victor & [BANVILLE Théodore de]
Lettre autographe signée inédite adressée à Théodore de Banville : "Je m'accoutume à être absent de la mémoire comme de la patrie. "
- Hauteville House [Guernesey] 14 mars [1866], 10,4x13cm, une page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée inédite de Victor Hugo adressée à Théodore de Banville, rédigée à l'encre noire sur la première page d'un double feuillet quadrillé, timbre à sec aux initiales de l'auteur. Petite bande de papier en marge basse de la pliure centrale du feuillet. Belle et poétique lettre, témoignage de l'admiration réciproque entre les deux poètes. Hugo félicite son ami pour sa contribution à l'« excellent livre de M. Charles Asselineau », Mélanges tirés d'une petite bibliothèque romantique. Banville et Baudelaire y ont en effet publié des vers à la gloire des Romantiques et plus particulièrement de leur chef de file Victor Hugo. Le parnassien compose à cet effet une épopée intitulée « L'aube romantique » dans laquelle il loue le talent de son ami poète : « Hugo, sombre, dédie / Sa morne tragédie / Aux grands coeurs désolés, / Aux exilés, / A la souffrance, au rêve. / Il embrasse, il relève / Et Marion, hélas ! / Et toi, Ruy Blas. / Et déjà, comme exemple, / David, qui le contemple, / Met sur son front guerrier / Le noir laurier. » Hugo, touché de cette intention, fait part de son émotion dans cette lettre : « Il n'y a que les poètes comme vous pour dire tant de choses avec un mot ! le noir laurier, que de profondeur dans cette épithète. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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HUGO Victor
Lettre autographe signée adressée à Zoé du Vidal de Montferrier
- s.l. 1er août [1840], 13,4x21,4cm, une page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Hugo adressée à Zoé du Vidal de Montferrier, épouse du Pierre-Alexandre Louis, médecin de la famille Hugo. Une page rédigée à l'encre noire sur un double feuillet de papier bleu clair portant le cachet à froid de la ville de Bath. Pliures transversales inhérentes à l'envoi, un infime manque angulaire et deux déchirures au niveau de la pliure du second feuillet, sans gravité. Nous n'avons pas trouvé trace de cette lettre annonçant la nomination de M. Bazin au poste de "professeur titulaire" dans la correspondance de Victor Hugo. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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FLAUBERT Gustave
Manuscrit intitulé "De l'état de l'église en Gaule au Ve et VIe siècle"
- s.l. s.d. (ca 1860), 19,6x31,7cm, deux pages sur un feuillet. - Manuscrit autographe de Gustave Flaubert intitulé "De l'état de l'église en Gaule au Ve et VIe siècle", rédigé à l'encre noire des deux côtés d'une feuillet. Pliure transversale. Abondant manuscrit de notes probablement rédigées en vue de la rédaction de La Légende de Saint Julien l'Hospitalier. Précieux manuscrit, témoignage de la méthode de travail de l'écrivain. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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SAND George
Lettre autographe signée adressée à René Biémont : "On n'est jamais plus heureux et inspiré que quand on croit n'avoir pas le temps de l'être."
- Nohant 14 mars 1863, 13,4x20,6cm, 3 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à René Biémont. Trois pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet comportant en tête de la première page le timbre à sec des initiales de Sand. Enveloppe jointe. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle missive de félicitations adressée à René Biémont après l'envoi de son ouvrage Le Petit Fils d'Obermann : "Votre petit livre est très original et vous y montrez des qualités de talent qui se développeront, si vous regardez en avant." En lectrice attentive et très sollicitée par ses jeunes pairs, Sand développe sa critique littéraire : "Obermann et son petit fils le moine appartiennent au passé. Ils sont vrais et le timide Jean est bien tracé. Il y a de la grandeur et de la vérité dans ce type exceptionnel. Mais Constant d'Heurs est trop passif des événements. Il devrait réagir contre cet impuissant et le guérir ou le plaindre davantage [...]" Sentencieusement, elle achève ainsi son courrier : "Ne vous plaignez pas du travail ingrat et acceptez-le comme une bonne chose, les trois quarts de la vie sacrifiés à un devoir quelconque font le dernier quart très fort et très vivant. Il est très bon d'être attachés à la poésie et contrarié dans la possession d'un beau rêve. Dès qu'on peut le savourer sans relâche, il s'efface ou se trouble. Je vous en parle par expérience. On n'est jamais plus heureux et inspiré que quand on croit n'avoir pas le temps de l'être." Très beau témoignage du rôle de premier plan que joua George Sand sur la scène littéraire du Second Empire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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SAND George
Lettre autographe signée adressée à Ernest Feydeau : "Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout."
- Nohant 16 août [18]59, 13,5x20,9cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à Ernest Feydeau. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle et longue lettre évoquant la littérature et l'amitié entre écrivains. D'abord courtier en bourse et spécialiste de l'Antiquité, Ernest Feydeau se lança sur le tard dans la fiction. Soucieux d'occuper un espace littéraire dans lequel il ne s'estimait pas justement apprécié, il fit jouer ses relations et entretint une relation épistolaire suivie avec d'illustres correspondants tels que Gustave Flaubert, Sainte-Beuve ou encore George Sand auxquels il adressa les ébauches de ses romans et dont il sollicita les avis. La présente lettre constitue une réponse de Sand qui vient d'achever la lecture de Daniel, deuxième roman de Feydeau. George Sand, alors à l'apogée de sa carrière littéraire, se décrit ainsi : « Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout. J'ai acquis le droit de n'être plus coquette, on m'a fait un assez grand reproche de ne l'avoir jamais été. Je vous dirai de moi tout ce que vous voudrez. » Comme à son habitude, très sollicitée par ses pairs, elle livre une critique très détaillée du texte que lui soumet son confrère : « Je ne suis pas contre les phrases qui détonnent, là où il faut qu'elles détonnent, mais je ne suis pas pour que l'harmonie soit sacrifiée au rythme. Je ne suis pas non plus pour le contraire. Comprenez-moi bien, je ne blâme que ce qui s'aperçoit trop, que ce qui révèle le procédé. Ne touchez pas aux passages dont vous me parlez, ils sont excellents. Et, en somme, je n'insisterai pas furieusement sur la question de forme dans le style, vu que si les qualités du vôtre devraient s'en aller avec ce qui me semble parfois un défaut, je serais au désespoir d'avoir signalé le défaut. » Elle-même très proche de Flaubert qu'elle surnommait son «?cul de plomb?», Sand semble ravie que les deux hommes se connaissent : « Je n'ai pas le temps. Mais j'aurai celui de vous recevoir quand vous serez libre, il faudra venir avec Flaubert qui a aussi en moi un lecteur enchanté et un ami littéraire de tout cur. Je ne le savais pas votre ami, et je suis contente qu'il le soit. » L'amitié va si loin que Sand bientôt réunit les deux écrivains, les mettant sur un total pied d'égalité : « Ce n'est pas un malheur pour vous, pas plus que pour Flaubert, d'appartenir à la race des voyants. » S'installe alors une forme de solidarité face à l'adversité de la critique : « Tout cela se sent mieux qu'on ne peut le dire, et c'est pour cela que la critique déraisonne les trois quarts du temps. » Car la critique a eu le malheur de taxer Feydeau, comme elle l'a fait avec Flaubert, de réaliste : « On s'est mêlé de baptiser votre manière et la sienne de réalisme. Je ne sais pas pourquoi ; à moins que le réalisme ne soit tout autre chose que ce que les premiers adeptes ont tenté de nous expliquer. Je soupçonne, en effet, qu'il y a une manière d'envisager la réalité des choses et des êtres, qui est un grand progrès, et vous en apportez la preuve triomphante. Mais le nom de réalisme ne convient pas, parce que l'art est une interprétation multiple, infinie. C'est l'artiste qui crée le réel en lui-même, son réel à lui, et pas celui d'un autre. Deux peintres font le portrait de la même personne. Tous deux font une uvre qui représente la personne, si ce sont deux maîtres. Et pourtant les deux peintures ne se ressemblent pas. Qu'est devenue la réalité ? » Cette longue diatribe - véritable manifeste - constitue un puissant témoignage de la répulsion de George Sand et Flaubert pour les théoriciens, obsédés par l'idée de classer la littérature selon un « système qui [...] aveugle ». [ENGLISH DESCRI
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SAND George & [FLAUBERT Gustave]
Lettre autographe signée adressée à Gustave Flaubert : "Je t'écris en courant ce matin ..."
- Nohant 6 mars 1876, 13,2x20,7cm, deux pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à Gustave Flaubert. Deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle lettre rédigée par George Sand quelques mois avant sa mort et adressée à son ami de toujours, Gustave Flaubert. L'écrivaine souhaite offrir à son ami une place pour qu'il assiste à la reprise de sa pièce Le Mariage de Victorine : "Je t'écris en courant ce matin parce que je viens de recevoir de Mr Perrin avis de la 1ère représentation de la reprise du Mariage de Victorine une pièce de moi au théâtre français. Je n'ai ni le temps d'y aller ni l'envie de partir comme cela au pied levé, mais j'aurais voulu y envoyer quelques amis et il ne m'offre pas une seule place. Je lui écris une lettre qu'il recevra demain et je le prie de t'envoyer au moins un orchestre." Les lettres issues de la correspondance entre George Sand et Gustave Flaubert sont fameuses et très recherchées. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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VALERY Paul
Fragments des Mémoires d'un Poème
- Grasset, Paris 1938, 12x19cm, broché. - Edition originale sur papier courant. Quelques petites piqûres en marges de certains feuillets et des plats. Envoi autographe signé de Paul Valéry à Paul Jamot : "... en souvenir de sa visite..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BAUDELAIRE Charles
Lettre autographe signée adressée à Narcisse Ancelle. "Je suis très attendu à Paris et à Honfleur"
- 30 mai 1865, 13,7x21,1cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Charles Baudelaire adressée à Narcisse Ancelle, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier bleu. Pliures inhérentes à l'envoi, trois infimes petits trous sans atteinte au texte. Cette lettre a été retranscrite dans les Oeuvres complètes volume 11 publiées en 1949 par L. Conard. Emouvante missive bruxelloise adressée au célèbre notaire familial devenu en 1844 le conseil judicaire de Charles chargé de gérer sa rente et ses dettes exponentielles. Une relation complexe s'établit entre le poète et son tuteur, mêlant nécessité et défiance, mais témoignant néanmoins d'un véritable respect mutuel entre les deux hommes. Cette correspondance, dépourvue de l'affectivité des lettres à sa mère ou des circonvolutions dans ses échanges avec les créanciers, constitue une des plus précieuses sources biographiques du poète. En effet, la dépendance financière de Baudelaire le contraint à une très grande transparence avec son tuteur et chacune de ses lettres à Ancelle résume admirablement ses pérégrinations. Ainsi, cette lettre évoque-t-elle le terrible enlisement du poète en Belgique et son retour sans cesse reporté à Paris: . Lorsqu'il écrit, Baudelaire est encore à Bruxelles à l'Hôtel du Grand Miroir, « 28 rue de la Montagne » (mais il ne faut pas écrire le nom de l'hôtel, sinon les lettres ne lui parviennent pas directement), où il se meurt d'ennui, de maladie et de rancur contre un pays dans lequel, innocemment, il croyait trouver la gloire. Cette annonce de départ imminent pour Paris, "Deux ou trois jours après votre réponse je partirai", fait écho à toutes les promesses similaires que le poète adresse depuis près d'un an à ces correspondants. Celle-ci sera avortée, comme toutes les autres car, comme il l'avoue à Ancelle un quelques mois plus tôt, Paris lui « fait une peur de chien ». Ce n'est qu'en août 1865 qu'il accomplira un ultime et court séjour en France avant son apoplexie fatale. Son retour, "Je suis très attendu à Paris et à Honfleur" était pourtant motivé par une raison impérieuse : négocier avec un éditeur, grâce à l'intervention de Manet, la publication de son recueil de réflexions sur ses contemporains qu'il a déjà intitulé « mon cur mis à nu » et dont le manuscrit est en partie chez sa mère à Honfleur. Nouvel échec, l'uvre ne paraîtra qu'en 1897, 30 ans après la mort de Baudelaire. Mais c'est sans doute la référence aux « deux grands tableaux [qu'il veut] expédier à Honfleur », qui donne tout son sel à cette lettre. Baudelaire évoque en effet sa volonté de rapatrier des peintures de sa collection déposés chez divers prêteurs ou restaurateurs, et dont il avait déjà envoyé une liste à Ancelle quelques mois plus tôt. Parmi ceux-ci, quels sont ceux qu'il voulait ramener à sa mère ? Le portrait de son père, le Boilly, le Manet, un Constantin Guys ? Il n'est fait aucune mention dans les autres lettres de ce transport artistique et du « reste » auquel seront joints les tableaux. Cette volonté d'"expédier à Honfleur" ses biens précieux, témoigne pourtant du désir du poète affaibli de s'installer définitivement dans la « maison-bijou » de sa mère à Honfleur, ilot de sérénité dans lequel Baudelaire rêve d'une paisible retraite où tout ne serait à nouveau « qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté ». Il y retournera en effet, paralysé et muet, mais pour une dernière année d'agonie après sa crise syphilitique. L'hôtel du Grand Miroir, quant à lui, restera sa dernière véritable demeure comme cela sera noté le mardi 3 avril 1866, sur le registre des entrants à la Clinique Saint-Jean : « Nom et prénoms : Baudelaire Charles. « Domicile : France et rue de la Montagne, 28. « Profession : homme de lettres. « Maladie : apoplexie. » Belle lettre à celui qui fut à la fois le persécuteur et le protecteur de Baudelaire. Il accompagna le poète jusqu'à sa mort, avant de devenir l'éxécuteur testamentaire de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BEAUVOIR Simone de
Lettre autographe signée adressée à Antoinette Boulesteix
- 2 Juillet 1980, 14,5x20,5cm, 1 page + 1 enveloppe. - Lettre autographe signée de Simone de Beauvoir de 9 lignes adressée à Antoinette Boulesteix, enveloppe jointe. Une pliure centrale inhérente à l'envoi et une trace d'enveloppe en pied de la lettre, l'enveloppe et la lettre ayant dû être collées ensemble puis séparées. "Chère mademoiselle, je suis très touchée de cette lettre mais je n'ai pas le temps de rencontrer votre mère. Je quitte Paris pour aller me reposer à la campagne. Dites lui mes regrets, et croyez à mes meilleurs sentiments. Simone de Beauvoir." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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GARCIA LORCA Federico BRAYER Yves
Romancero gitan
- Les bibliophiles du Palais, Paris 1975, 25,5x32,5cm, en feuilles sous chemise-étui. - Edition illustrée de 17 lithographies originales à pleine page d'Yves Brayer et imprimée à 200 exemplaires numérotés sur grand vélin d'Arches. Bel exemplaire complet de sa chemise et de son étui. Envoi autographe signé d'Yves Brayer à Bernard Gauche enrichi d'une aquarelle originale représentant deux toreros. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BRETON André
Lettre autographe signée inédite adressée à Jean Schuster évoquant la création de la célèbre "Boîte alerte"
- Saint-Cirq-Lapopie 17 août 1959, 21x27cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Jean Schuster, une page rédigée à l'encre bleue sur un feuillet à en-tête de l'Exposition internationale du Surréalisme (EROS) 1959-1960. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Jean Schuster (1929-1995), le destinataire de cette lettre, rejoignit le groupe surréaliste en 1947. Proche de Benjamin Péret et André Breton, il deviendra l'exécuteur testamentaire de ce dernier. Intéressante lettre rendant compte de la préparation de la huitième Exposition internationale du Surréalisme, placée sous le signe de l'érotisme, qui eut lieu durant l'hiver 1959-1960 à la Galerie Daniel Cordier. André Breton, alors en son fief de Saint-Cirq-Lapopie, se trouve en compagnie d'amis : "José Pierre et Nicole sont ici depuis hier. Il va aussi bien que possible mais reste astreint pour deux ou trois mois à de grandes précautions." Le critique José Pierre (1927-1999), spécialiste du mouvement surréaliste qu'il rejoignit en 1952, est en convalescence après une opération de la rétine. Malgré cette lourde intervention, c'est lui qui sera en charge d'une très grande partie de la logistique de l'Exposition à venir. Cette importante lettre évoque également la création de la Boîte alerte, uvre collective réalisée à l'initiative de l'artiste québécoise Mimi Parent et aujourd'hui conservée au Centre Pompidou : "Robert, qui est ici depuis une huitaine de jours ainsi que Toyen, m'a fait entendre de curieux enregistrements de Dufrène, dont l'un pourrait, je crois, être retenu pour un des disques de la boîte aux lettres. Il s'agit d'une lecture à grands effets de vois et d'intonations de l'"Histoire Naturelle" de Benjamin. Le système consiste (je ne sais si l'on vous en a parlé) à lire, par exemple, un fragment du Cinquième Chant de Maldoror comme on conterait le Petit Poucet à des enfants, un fragment du Sixième Chant à la façon d'un reportage sportif radiophonique." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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THARAUD Jérôme & Jean
La fête arabe
- Editions Lapina, Paris 1926, In-4 (21x28cm), 186pp., relié. - Edition illustrée en premier tirage de 32 illustrations en couleurs au pochoir par Sureda et gravés par Aubert (hors-texte, en-tête et belles lettrines) dont de nombreuses rehaussées à l'encre dorée ou argentée. Tirage limité à 400 exemplaires. Un des 300 sur Rives B. F. K. numéroté 321. Envoi sur la page de faux-titre des auteurs : "A Madame de Siguera-Feissly, la plus belle chose du monde est une rose dans un verre. Respectueux hommage. Jérôme et Jean Tharaud. Paris. Mars 1937". Reliure en plein maroquin vert doublée et mosaïquée de bleu, camel, signée en bas du contreplat Randeynes et fils. Etui recouvert de papier marbré bordé de chagrin brun. Dos lisse orné d'un fer central mosaïqué, d'une série de fers placés verticalement. Pièces de titre mosaïquées d'un listel d'encadrement. Plats décoré d'un riche décor à l'oriental mosaïqué de bleu, camel et brun, avec losange central et encadrements successifs ornés et mosaïqués. Sur les contreplats de maroquin, Fers répétés et mosaïqués alternant avec d'autres fers dorés. Tranches dorées. Gardes de soie ponceau. Dos insolé devenu camel, les listel bleus ont viré au vert. Couvertures illustrées et dos conservés. Grandes marges, superbe état du papier, à l'état neuf. Ex libris A. de Siqueira-Feissly, eau-forte de Junod représentant un fauteuil dans une bibliothèque. Spectaculaire reliure inspirée des arts de l'Islam, richement dorée et décorée, et parfaitement maîtrisée. La fête arabe est le récit d'un voyage en Algérie. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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SAND George
Lettre autographe signée adressée à Léon Curmer : "Je suis toujours enfermée pour écrire, ou sortir pour me promener."
- Paris jeudi 7 mai [1840], 13,6x20,9cm, une page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à l'éditeur Léon Curmer. Une page rédigée à l'encre noire sur un double feuillet. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète réunie par Georges Lubin. "Monsieur, J'ai parcouru votre recueil avec beaucoup d'intérêt, et j'accepte la collaboration que vous m'avez offerte, mais je ne pourrais m'occuper de vous satisfaire que dans six semaines ou deux mois. Si cette époque vous convient veuillez bien me le faire savoir ainsi que les conditions de la rédaction. " Le "recueil" dont il est ici question n'est autre que Les Français peints par eux-mêmes. Sand ne collaborera cependant pas à cette monumentale somme de types lui préférant, quelques années plus tard Le Diable à Paris publié sous la direction de son proche ami l'éditeur Hetzel. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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[MARAN René] DAVID Robert
Portrait photographique dédicacé de René Maran à son bureau
- s.l. (Paris) s.d. (ca 1940), 16,8x12,1cm, une photographie contrecollée dans une carte pochette à deux volets. - Photographic portrait of René Maran in his office s.l(Paris) s.d(ca 1940), 16.8 x 12.1 cm, one photograph pasted in a two-sided card wallet. Black and white photographic portrait of René Maran, contemporary silver print on gloss paper. Signature of the photographer Robert Davis (Paris) printed on the bottom right of the photograph. The photograph is fixed with two dots of glue in a two-sided card wallet and recovered in glassine protection paper. It is enriched with a signed handwritten presentation: "A M. Henri Devaux. Bien cordialement. René Maran." "To Mr Henri Devaux. Best regards. René Maran." Photographs of the very discreet Goncourt Prize are rare and sought after. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Portrait photographique en noir et blanc de René Maran, tirage argentique d'époque sur papier glacé. Signature imprimée du photographe Robert Davis (Paris) en bas à droite du cliché. La photographie est fixée à l'aide de deux points de colle dans une carte pochette à deux volets et recouverte d'un papier cristal de protection. Elle est enrichie d'un envoi autographe signé : "A M. Henri Devaux. Bien cordialement. René Maran." Les photographies du très discret prix Goncourt sont rares et recherchées.
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DORE Gustave
Lettre autographe signée adressée à Paul Dalloz
- 1874, 13,2x20,7cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Gustave Doré adressée à Paul Dalloz. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier blanc, enveloppe jointe. Belle lettre pleine de tourments, dans laquelle Gustave Doré redoute d'être à nouveau appuyé pour le grade d'officier à la Légion d'Honneur, lui qui fut fait chevalier en 1861 après la publication de L'Enfer de Dante et grâce à l'intervention de Paul Dalloz. Doré le remercie d'ailleurs de cette influence passée : "Je viens te remercier encore et du plus profond de mon cur de l'amitié toute dévouée que vous m'avez témoignée dans ces dernières circonstances ; et je t'assure que je te conserve pour ce fait des sentiments aussi reconnaissants que pour le service que tu m'as si spontanément et cordialement rendu il y douze ans." Il lui demande néanmoins de ne le proposer pour le grade d'officier : "Mais je viens réclamer de toi les mêmes amitiés te priant, te suppliant même de t'arrêter complétement et absolument ce qui je n'en doute pas te coûtera plus encore qu'autre chose. J'ai beaucoup pensé à tout ce que tu m'as dit hier et je trouve que je me suis trompé tout à fait en te laissant t'engager si obligeamment dans ces démarches." Gustave Doré sera cenpendant nommé officier de la Légion d'honneur le 15 janvier 1879...sur l'intervention de Paul Dalloz. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BOUDARD Alphonse
Cinoche
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1974, 14x20cm, reliure de l'éditeur. - Edition parue la même année que l'originale. Reliure de l'éditeur en pleine toile verte, dos lisse. Agréable exemplaire complet de son rhodoïd, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé d'Alphonse Boudard à Alain Kerloc'h : "... un peu de cinoche de derrière les caméras..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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ORMESSON Jean d'
Histoire du Juif errant
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1991, 14x20,5cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition. Reliure de l'éditeur en pleine toile bordeaux, dos lisse. Petites piqûres claires sur la tranche supérieure. Agréable exemplaire complet de son rhodoïd, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé de Jean d'Ormesson à Alain Kerloc'h. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BOUDARD Alphonse
L'Hôpital
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1972, 14x20cm, reliure de l'éditeur. - Edition parue la même année que l'originale. Reliure de l'éditeur en pleine toile grise, dos lisse. Agréable exemplaire complet de son rhodoïd, ex-libris encollé sur une garde, petites piqûres sans gravité en têtes en en pieds des plats. Envoi autographe signé d'Alphonse Boudard à Alain Kerloc'h : "... après l'heure des visites protocolaires..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BOUDARD Alphonse
Les Enfants de Choeur
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1982, 14x20cm, reliure de l'éditeur. - Edition parue la même année que l'originale. Reliure de l'éditeur en pleine toile rouge, dos lisse. Agréable exemplaire complet de son rhodoïd qui comporte de très légers manques angulaires, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé d'Alphonse Boudard à Alain Kerloc'h : "... ces enfants de choeur qui savent encore chanter la messe en latin..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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DUTOURD Jean
Le Séminaire de Bordeaux
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1987, 14x20cm, reliure de l'éditeur. - Edition de l'année de l'originale, un des exemplaires numérotés. Reliure de l'éditeur en pleine toile bordeaux, dos lisse, exemplaire complet de son rhodoïd, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé de Jean Dutourd à Alain Kerlorc'h. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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ORMESSON Jean d' & SUREAU François
Garçon de quoi écrire
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1990, 14x20,5cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition. Reliure de l'éditeur en pleine toile jaune moutarde, dos lisse. Petites piqûres claires sur la tranche supérieure. Agréable exemplaire complet de son rhodoïd, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé de Jean d'Ormesson à Alain Kerloc'h. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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PARMENTIER Antoine Augustin
Lettre autographe signée adressée au citoyen Chely, pharmacien
- Paris 3ème frimaire an 4ème de la République [24 novembre 1795], 17,2x22,7cm, une page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée d'Antoine Augustin Parmentier adressée au citoyen Chely, pharmacien chef de l'hôpital militaire de Calais. Pliures transversales inhérentes à l'envoi et petit manque de papier dû au décachetage de la missive. "Je suis fâché mon cher camarade, que le Cen [Citoyen] Lavoisier m'ait envoyé un pâté sans doute dans l'intention de m'intéresser en faveur de son fils ; mais je dois vous assurer que les présen[t]s me tiédissent plutôt encore sur le compte de ceux qui m'en font au reste j'enverrais au jeune homme des livres pour la valeur du pâté [...]" Amusante lettre évoquant un homonyme du grand physicien exécuté l'année précédente sans avoir laissé de descendance. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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CLEMENCEAU Georges
Lettre autographe signée adressée à un ami
- Mont-Dore-Les-Bains 29 août 1909, 13,6x21cm, 1 page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Georges Clémenceau adressée à un ami. Une page et quart rédigée à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête de l'International Palace de Mont-Dore-Les-Bains datée du 25 août 1909. Pliures inhérentes à l'envoi. Clemenceau, alors en cure thermale à Mont-Dore-les-Bains, écrit : "Quand votre aimable invitation m'est arrivée à Carlsbad j'avais un engagement déjà pris." Charmante missive très esthétique. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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ORMESSON Jean d'
Au Plaisir de Dieu
- Editions du club France loisirs, Paris 1979, 14,5x21cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition. Reliure de l'éditeur en pleine toile grise, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette qui comporte une discrète restauration intérieure à l'aide d'une pièce adhésive. Ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé à pleine page de Jean d'Ormesson à Alain Kerlorc'h et son épouse : "... ces morts - toujours vivants ! En double et cordial hommage..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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DEBRAY Régis
La Neige brûle
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1978, 14x20cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition. Reliure de l'éditeur en pleine toile grise, dos lisse, exemplaire complet de son rhodoïd qui comporte une déchirure en pied du premier plat. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Régis Debray à Alain Kerlorc'h : "... en signe d'amitié lointaine mais réelle..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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CLEMENCEAU Georges
Lettre autographe signée adressée à un ami
- Paris 1907, 10,4x16,5cm, 1 page et 1/2 sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Georges Clémenceau adressée à M. de l'Argentière, agent de change à Paris. Une page et 1/2 rédigées à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête de la Présidence du conseil, enveloppe timbrée jointe. Pliure centrale inhérente à l'envoi. Georges Clémenceau, alors Président du Conseil des ministres, s'excuse auprès de son ami : "Je vous remercie cordialement d'avoir bien voulu me confirmer votre aimable invitation à chasser aux manuscrits..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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GROS Antoine-Jean
Lettre autographe signée à Jean-Pierre Granger : "...quand il aura passé quelque temps à copier..."
- 1826, 18,5x24cm, une feuille rempliée. - Lettre autographe signée adressée au peintre Jean-Pierre Granger et datée du 24 avril 1826, une page rédigée à l'encre noire, adresse du correspondant au verso. 15 lignes d'une belle écriture penchée sur un feuillet remplié. Le célèbre peintre d'empire recommande à son confrère : "un petit jeune homme qui me parait bien intéressant et trop jeune pour entrer dans mon atelier. De Grand Diable, faites moi le plaisir de le bien voir dans le votre et quand il aura passé quelque temps à copier, si cela ne vous contrarie pas, je le reprendrai avec plaisir et en bonne route." Jean-Pierre Granger fut d'abord l'élève de Jean-Baptiste Regnault avant de rejoindre Antoine-Jean Gros dans celui de Jacques-Louis David. En 1800, il devint lauréat du premier prix de Rome de peinture d'histoire avec Antiochus renvoie son fils à Scipion (Paris, École nationale supérieure des beaux-arts) tandis que son condisciple Jean-Dominique Ingres recevait le second prix. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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BORGES Jorge Luis & BIOY CASARES Adolfo
Libro del cielo y del infierno
- Editorial Sur, Buenos Aires 1975, 10,5x17,5cm, broché. - Troisième édition pour le texte, la seconde chez le même éditeur. Agréable exemplaire. Signature manuscrite de Jorge Luis Borges sur la page de faux-titre. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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MORAND Paul
Ouvert la Nuit. - Fermé la Nuit
- A l'enseigne du cheval ailé, Genève 1946, 14,5x20,5cm, broché. - Edition collective, un des 250 exemplaires numérotés sur vergé impondérable réservés au service de presse. Envoi autographe signé de Paul Morand à son ami Jacques Roederer : "... en souvenir de nos (deux mots illisibles) lacustres." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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LEVY Bernard-Henry
Les derniers Jours de Charles Baudelaire
- Grasset & Fasquelle & Le club express, Paris 1988, 14,5x23cm, reliure de l'éditeur. - Edition parue la même année que l'originale et pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure de l'éditeur en pleine toile orange, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette dont le dos est légèrement insolé, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé de Bernard-Henri Lévy à Alain Kerlorc'h. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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HAHN Reynaldo & [ANDRE Dominique]
Billet autographe signé adressé à Dominique André : "Est-ce possible, chère Madame ! Vous m'invitez à goûter !"
- Paris 14 décembre 1925, 10,6x15,7cm, une page sur une carte lettre. - Billet autographe signé de Reynaldo Hahn adressé à Madame Serge André et rédigé sur une carte-lettre de papier blanc à l'encre bleue. Pliure centrale inhérente à l'envoi. Dominique André est une poétesse, romancière et dramaturge. Elle a notamment publié sous le pseudonyme de Claude Isambert. Reynaldo Hahn décline une invitation de son amie : "Est-ce possible, chère Madame ! Vous m'invitez à goûter ! Hélas, je ne pense pas aller nulle part dans la journée ! Un soir à l'Escargot d'Or on avait projeté de se voir : Lacretelle devait me faire signe - que sais-je ?" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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HAHN Reynaldo & [ANDRE Dominique]
Billet autographe signé adressé à Dominique André : "J'ai trop tardé, chère Madame, à vous remercier de votre livre et du plaisir qu'il m'a procuré. Plaisir amer et trouble - mais rare."
- Paris 6 avril 1931, 14,6x19,3cm, une page sur une carte lettre. - Billet autographe signé de Reynaldo Hahn adressé à Madame Serge André et rédigé sur une carte-lettre de papier blanc à l'encre bleue. Pliure centrale inhérente à l'envoi. Dominique André est une poétesse, romancière et dramaturge. Elle a notamment publié sous le pseudonyme de Claude Isambert. "J'ai trop tardé, chère Madame, à vous remercier de votre livre et du plaisir qu'il m'a procuré. Plaisir amer et trouble - mais rare. Ce qui est particulièrement remarquable en ces pages, c'est leur extrême distinction..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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HAHN Reynaldo & [ANDRE Dominique]
Billet autographe signé adressé à Dominique André : "Merci, chère amie, de m'avoir envoyé ce bouquet de fleurs épineuses et embaumées de tant d'arômes divers."
- Paris 25 novembre 1933, 11,4x14,5cm, une page sur une carte lettre. - Billet autographe signé de Reynaldo Hahn adressé à Madame Serge André et rédigé sur une carte-lettre de papier bleue à l'encre bleue. Pliure centrale inhérente à l'envoi. Dominique André est une poétesse, romancière et dramaturge. Elle a notamment publié sous le pseudonyme de Claude Isambert. Charmante missive de remerciements : "Merci, chère amie, de m'avoir envoyé ce bouquet de fleurs épineuses et embaumées de tant d'arômes divers." Le compositeur évoque également le recueil de poèmes Cassandre que son amie publia la même année aux éditions du Divan : "Cassandre, si elle avait votre clairvoyance n'aurait pas votre philosophie triste et douce - ni votre esprit ! J'ai passé une heure mélancolique et charmante à respirer les émanations de votre pensée." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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GOUDEAU Emile
Lettre autographe signée adressée à Francisque Sarcey
- s.l. s.d. (circa 1890), 11x17,5cm, une feuille. - Lettre autographe signée d'Emile Goudeau adressée à son cher maître (Francisque Sarcey, 16 lignes à l'encre noire) le remerciant pour sa dernière missive dont il prend connaissance avec un peu de retard et pour son soutien dans l'octroi d'un prix dont il vient d'être couronné : "l'envoi de la lettre écrite par un Labadens exaspéré. Ce camarade (?) m'a fait passer un bon quart d'heure. Enfin cet infortuné lauréat ne me pardonne peut-être pas, d'être, lui tombé dans les hypothèques." Pliure centrale inhérente à la mise sous pli. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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ZOLA Emile
Lettre autographe signée adressée à Gabriel Thyébaut, conseil juridique de Zola pour les Rougon-Macquart, à propos de Pot-Bouille
- Médan 3 juin 1881, 13,3x20,9cm, 2 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Gabriel Thyébaut, « le grand jurisconsulte et conseil juridique des Rougon-Macquart » ; deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de deuil à encadrement noir. Enveloppe manuscrite assortie jointe. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été retranscrite dans la correspondance d'Emile Zola établie par Barend Hendrik Bakker en 1978. Important témoignage du colossal travail de documentation et du rôle capital des informateurs d'Emile Zola dans la peinture de son immense fresque naturelle et sociale. La lettre que nous présentons ici a été rédigée après la fin de l'établissement du plan du roman Pot-Bouille dixième volume des Rougon-Macquart dont Zola démarra la rédaction le 16 juin 1881. Alors qu'il achève le plan de son récit, l'écrivain sollicite l'une de ses connaissances, Gabriel Thyébaut : « Le jeudi 3 mars [1881], les Zola reçoivent à dîner Céard, Huysmans, Alexis, et, pour la première fois, Gabriel Thyébaut, un Champenois, ami de Céard, juriste et fonctionnaire dans l'administration de Paris - le futur informateur juridique des Rougon-Macquart, que Zola mettra à contribution dès la préparation de Pot-Bouille. » (Henri Mitterrand, Zola, Tome II. L'Homme de Germinal. 1871-1893) On sait quel acharnement Zola mettait à collecter des informations, créant de gigantesques dossiers de « documents » voués à rendre ses romans les plus réalistes possibles. Cette collecte de renseignements a lieu en parallèle de la mise en place du plan et avant la phase de rédaction et Zola s'aide de plusieurs informateurs : « Il fait plus exclusivement appel à ses amis pour établir le profil professionnel de ses personnages masculins, et les conditions juridiques de leurs arrangement familiaux. [...] Le troisième informateur est Gabriel Thyébaut. Il a fait la connaissance de Zola précisément au moment où celui-ci préparait Pot-Bouille ; et il est désormais, selon les mots mêmes de Zola, "le grand jurisconsulte et conseil juridique des Rougon-Macquart". Il participe pour sa part à la création du personnage qui s'appelle encore Duverdy, et qui sera conseiller à la cour d'appel [...] » (ibid.) Notre lettre témoigne de cette aide capitale apportée à la création de l'important personnage d'Alphonse Duveyrier : « Je vous remercie mille fois des renseignements que vous voulez bien m'envoyer. Mais, puisque vous vous mettez si obligeamment à ma disposition, j'abuserai et je vous demanderai des détails plus précis. Mon conseiller est à la cour d'appel de Paris. (Je voudrais le mettre dans une affaire de cour d'assises, est-ce possible ?) Que gagne-t-il ? Quelles sont les heures où il est pris, et combien de fois par semaine ? Quels sont les travaux qu'il a à faire chez lui ? Comment est-il arrivé à son poste ? (il n'a que 42 ans et doit tout à la faveur.) Enfin quel peut être son, avenir, si je veux lui donner une situation supérieure ? » On connaît les réponses détaillées de Gabriel Thyébaut à ces questions très précises grâce à la numérisation par la BnF de tout le dossier de travail d'Emile Zola pour Pot-Bouille. Le juriste répond point par point aux sollicitations de son ami, dressant le portrait du conseiller à la cour d'appel, tel qu'il apparaîtra dans la version finale du roman. Mais Zola ne s'intéresse pas qu'à la véracité de ses personnages, il a également besoin que les intrigues soient plausibles et demande alors : « Autre question, sur un cas déterminé. Comment mon conseiller peut-il agir, quelle coquinerie légale peut-il commettre (légale ou tolérée ou même ignorée) - à la mort de son beau-père, dont on vend une maison - pour se faire adjuger cette maison à bas prix, de façon à frustrer les autres héritiers. » Cette question qu'il juge « un peu générale » donne lieu à un important développement de la part de Thyébaut : « Le notaire qui n'est pas un honnête homme et qui ne serait pas fâché de fai
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CELINE Louis-Ferdinand TARDI Jacques
Voyage au Bout de la Nuit
- Gallimard & Futuropolis, Paris 1988, 22x30cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition ornée d'illustrations de Jacques Tardi. Bel exemplaire. Envoi autographe signé de Jacques Tardi à une dame prénommée Pascale enrichi d'un dessin original au feutre noir représentant Bardamu chancelant et adossé à un mur de brique et sous la pluie. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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COROT Camille
Lettre autographe signée du peintre Camille Corot
- Coubron S.d, 10,5x13,5cm, une feuille. - Lettre autographe signée de Camille Corot adressée "à un cher ami". 9 lignes à l'encre noire sur papier vergé. Rare. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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GIONO Jean BRAYER Yves
Quand les Mystères sont très malins...
- Aux dépens d'un groupe de bibliophiles, Neuilly-sur-Seine 1973, 38x30,5cm, en feuilles sous double chemise et étui. - Edition strictement hors commerce illustrée de 64 eaux-fortes originales d'Yves Brayer et imprimée à 100 exemplaires, tous numérotés sur vélin d'Arches, le nôtre un des 20 comportant la suite sur Japon Torinoko, et parmi ceux-ci, un des quelques exemplaires enrichi de 5 matrices des cuivres barrées. Notre exemplaire est exceptionnellement agrémenté de deux aquarelles originales d'Yves Brayer qu'il a signées : l'une sur feuillet de 27x19,5cm encollé sur carton et présenté sous marquise, représentant une scène équestre; la seconde, un paysage camarguais, sur la page de faux titre et dédicacée au crayon par l'artiste à Bernard Gauche. L'exemplaire est également enrichi d'une carte de voeux pour l'année 1973, numérotée et signée dans la planche par Yves Brayer. Agréable exemplaire. L'ouvrage se présente en feuilles, sous double emboitage et chemises en pleine toile orange de format à l'italienne. Le premier emboitage comporte l'aquarelle originale encadrée sous marie-louise, la couverture illustrée et le texte illustré des 64 gravures in-texte. Signature manuscrite d'Yves Brayer au colophon. Sous la seconde emboitage notre exemplaire comporte : - Une suite sur japon Torinoko des 64 eaux-fortes sous couverture à rabat signée et numérotée à la main par Yves Brayer. La première et la dernière gravure sont également signées au crayon par l'artiste. - 5 matrices originales des cuivres barrés présentées sous accordéon dans une chemise. Unique ensemble, sans doute l'un des exemplaires les plus enrichis et personnalisés. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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LEVY Bernard-Henry
Le Diable en Tête
- Grasset & Fasquelle & Le club express, Paris 1988, 14,5x23cm, reliure de l'éditeur. - Edition parue la même année que l'originale et pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage marron, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette dont le dos est éclairci et qui comporte des déchiurres en tête du premier plat, ex-libris encollé sur une garde. Envoi autographe signé de Bernard-Henri Lévy à Alain Kerlorc'h. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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LOUYS Pierre
Lettre autographe signée : "Mallarmé m'a écrit des choses pompeuses sur Lêda."
- Paris [18]93, 13,5x14,5cm, quatre pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs] datée de Noël [18]93 adressée à Georges Louis. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet bleu aux initiales de l'écrivain et à en-tête du 49 rue Vineuse. Belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Pierre Louÿs envoie cette lettre à son frère alors que celui-ci vient de prendre ses fonctions de délégué de la France à la Commission internationale de la dette égyptienne et se trouve au Caire : « La lettre où tu me demandais d'acheter un cadeau de jour de l'an m'est arrivée trop tard (vingt quatre heures) pour que je puisse l'envoyer à temps. J'espère que tu auras pu trouver quelque chose là-bas. » Faute de cadeau, Pierre a pu transmettre à son frère un portrait de lui : « En même temps que ma dernière lettre j'ai mis à la poste pour toi une photo du photographe ordinaire de Jane Hading, et qui représente un Pierre posthume et sentimental, assez ressemblant tout de même. L'épreuve n'était pas très propre, mais c'était la seule que j'eusse encore reçue. » On ne connaît à l'heure actuelle que très peu de portraits photographiques de l'écrivain et il ne nous a pas été possible d'identifier le cliché dont il est ici question. L'année 1893 est marquée par plusieurs succès littéraires pour Pierre Louÿs qui n'avait jusqu'ici publié qu'Astarté à compte d'auteur en 1891 et avait aux côtés d'André Gide, son ami de l'Ecole Alsacienne, et Paul Valéry créé La Conque, « anthologie des plus jeunes poètes » dont le premier numéro vit le jour le 15 mars 1891. Coup sur coup, paraissent Chrysis ou la cérémonie matinale, la traduction des Poésies de Méléagre et enfin Lêda ou la louange des bienheureux ténèbres. Il est d'ailleurs question de ce dernier titre dans notre lettre : « Mallarmé m'a écrit des choses pompeuses sur Lêda ; mais de sa part cela ne signifie rien. » Pierre Louÿs fréquenta Mallarmé dès les années 1890 et rencontra à ses « mardi » de nombreuses personnalités, notamment
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LOUYS Pierre
Lettre autographe signée adressée à Georges Louis : "H.[eredia] refuse [...] la dédicace d'Aphr.[odite] parce qu'il a encore deux filles à marier."
- Paris 12 novembre 1895, 12,5x20cm, 4 page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Pierre Louÿs, signée de son initiale, adressée à Georges Louis. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet. Enveloppe jointe portant, au verso, le cachet de cire intact au chiffre de l'écrivain. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Importante lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Comme en atteste l'enveloppe jointe, Pierre Louÿs envoie cette lettre à son frère alors que celui-ci exerce la fonction de délégué de la France à la Commission internationale de la dette égyptienne et se trouve au Caire. En bon socialite, Pierre raconte à son frère ses nouvelles rencontres : « J'ai rencontré hier chez un ami un des fils de ton ministre [Marcellin Berthelot]. Je les connais d'ailleurs depuis longtemps tous les quatre, mais je les vois peu. L'un d'eux (André) est un ami d'Henri Mougeot avec lequel il a loué ainsi que deux ou trois autres jeunes gens une maison à Chevreuse et une maîtresse à Paris. [...] L'autre, Daniel est professeur à l'Ecole de Pharmacie. Chimiste remarquable dit-on. Philippe ne fait rien de spécial [...] Enfin René, le plus jeune, est le plus ancien ami de Blum et son grand rival d'autrefois au concours général. [...] C'est Philippe qui fit il y a cinq ou six ans avec Léon Daudet et Georges Hugo une trinité si célèbre. Il est également connu pour avoir fait un sonnet où se trouvaient six rimes en omphe, ce qui stupéfia Heredia. » Mais ces mondanités n'éloignent pas Pierre Louÿs de la littérature. En effet, son premier roman intitulé Aphrodite va bientôt paraître et il se demande à qui il pourrait le dédier. Il a d'abord pensé à José Maria de Heredia mais... « H. refuse [...] la dédicace d'Aphr. parce qu'il a encore deux filles à marier. J'avais mis moi-même mille réticences dans mon offre, et sa réponse, après tout n'est pas désobligeante. Je sais d'autre part qu'il répète devant des étrangers et indifférents tout ce qu'il m'a dit du livre et dans les mêmes termes
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LOUYS Pierre
Lettre autographe de jeunesse signée, l'une des dernières adressées à son père Pierre-Philippe Louis : "Sais-tu qu'avant quinze jours je serai auprès de toi ? [...] Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ?"
- Paris jeudi 4 avril [1889], 12,5x20cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs], adressée à son père, quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier blanc. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Cette lettre a été expédiée par le jeune Pierre Louÿs alors qu'il fait ses études au lycée Janson-de-Sailly (Paris - 16e). Il s'agit vraisemblablement de l'une des dernières lettres de Pierre Louÿs à son père, dix jours avant le décès de celui-ci : « Sais-tu qu'avant quinze jours je serai auprès de toi ? [...] Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ? » La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Pierre Louÿs n'a que neuf ans lorsque sa mère décède brusquement. Le père confie dès lors son éducation à son frère Georges, de vingt ans son aîné et Pierre le rejoint alors à Paris où il fréquente l'Ecole Alsacienne puis le lycée Janson-de-Sailly. Malgré le peu d'affection que lui montre celui-ci, le jeune homme écrit toutes les semaines à son « cher papa », résidant à Dizy-Magenta près d'Epernay. Le jeune homme s'enquiert de sa mauvaise santé : « Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ? Sans doute. Ton eczéma, nous le souhaitons, n'aura pas augmenté ; et les feuilles vertes qui commencent à poindre te donneront peut-être de l'espoir à toi-même, pour un mieux l'été prochain. » Le « mieux » ne viendra hélas pas, et Pierre Philippe Louis rendra son dernier soupir le 14 avril 1889. En attendant, Pierre Louÿs donne des nouvelles de la famille, plus précisément de Germaine, la fille de sa sur Lucie : « J'ai été aujourd'hui rue de la Santé prendre des nouvelles de Germaine. J'ai trouvé la petite opérée en très bon état, très gaie et bien portante. Elle était levée, et jouait par terre. [...] Enfin j'ai terminé ma journée en allant chez ma tante Marie et chez Elisabeth. Tout le monde va bien dans les deux maisons... » Comme à son habitude, toujours soucieux de décevoir son père, il lui transmet finalement ses résultats scolaires : « je retourne demain au lycée (Georges t'a-t-il dit que j'avais été second en Anglais ?) » [ENGLISH DESCRIPTION
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LOUYS Pierre
Lettre autographe signée adressée à Georges Louis : "Mon souhait, ce serait que nous choisissions deux petites maisons contigües près de Paris. "
- Tamaris 19 juin 1907, 13,5x20,5cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs], adressée à Georges Louis. Quatre pages rédigées à l'encre violette sur un double feuillet. Enveloppe jointe. Belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Ecrite depuis Tamaris où l'écrivain est en vacances et tente d'acheter Psyché, cette belle lettre constitue une véritable ode à littérature et à la bibliophilie. Louÿs « rempli[t] deux pages de lettre sur cette question » et écrit en effet : « Quand je pars j'enferme toujours tout pour que mes bonnes ne bouquinent pas en mon absence, ce qui serait désastreux. J'ai malheureusement des titres de livres qui pourraient quelquefois les tenter. [...] Que faire ? Te laisser les clefs ? je le ferais certainement si je partais pour six mois, mais pour une courte absence... [...] je ne les ai pas en double et [...] la clef de mon cabinet enferme mon bureau qui est l'âme de la maison. » Georges transmit très vite à son frère l'amour des livres et des textes et ce dernier rappelle ici cette communion spirituelle profonde : « Quand je regarde ma bibliothèque, j'ai constamment le regret que tu n'en profites pas davantage. Je voudrais toujours la réunir à la tienne, et que le jour où ta vie sera libre, tu n'aies qu'à sortir de ta chambre à coucher pour prendre chez moi ce que tu désires. » Bien qu'heureux de prendre quelques congés, son frère lui manque : « C'est là un peu ce qui m'empêche d'aimer Biarritz, c'est que j'y vois une menace de séparation si complète pour nous deux. [...] Je ne pourrais pas te suivre là-bas et je ne te verrais plus qu'un ou deux mois par an ; cela me fait peur. Mon souhait, ce serait que nous choisissions deux petites maisons contigües près de Paris. [...] Mais il n'est pas temps d'en parler. » Cette rêverie sentimentale d'un avenir à deux laisse vite place à un long passage concernant la politique internationale et le jeu des alliances européennes. Georges est alors Directeur des affaires politiques du Quai d'Orsay
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LOUYS Pierre
Lettre autographe signée adressée à Georges Louis : "Edison est en France..."
- Paris Lundi 11 septembre [1911], 13,5x18cm, 5 pages sur un double feuillet et un feuillet libre. - Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs], adressée à Georges Louis. Cinq pages rédigées à l'encre violette sur un double feuillet et un feuillet libre. Un article de presse encollé sur le recto du feuillet simple. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Pierre Louÿs commente dans cette lettre la visite de Thomas Edison à Paris : « Edison est en France. Vers la fin du mois dernier, un journaliste l'a interrogé. Je regrette de ne pas avoir conservé l'article. » L'écrivain se lance alors dans un véritable dialogue, d'après ses souvenirs dudit article, paraphrasant l'inventeur à la manière d'un témoin ayant lui-même assisté à l'interview : « A la simple question « Etes-vous content de votre voyage ? » Edison a répondu par des phrases aimables, et tout de suite, de lui-même il a amis la conversation sur les sujets : Monoplan. Guerre. Il a dit (je ne répète que de mémoire le sens de ce que j'ai lu :) Il a dit en substance : « Vous n'êtes pas encore assez emballés sur la valeur de votre nouvelle arme : elle est formidable. Vous prenez les aéroplanes pour des éclaireurs. Dites d'abord : des combattants. Des hauteurs où le monoplan évolue facilement aujourd'hui, il y a une puissance militaire effective, mais surtout une puissance morale incalculable. » Il s'expliquait ainsi : « Donnez des grenades à un aviateur qui les laissera tomber. Même si elles sont peu dangereuses, même si elles touchent rarement leur but, tout l'armée ennemie se débandera comme un troupeau de moutons sous le vol de l'aigle. Cinq, six grenades tombant du ciel provoqueront une terreur panique. Rien n'est effrayant pour une foule comme un péril qui vient d'en haut. » » Cette « remarquable interview » relatée par l'écrivain qui trouve que « la théorie est juste », souligne le caractère visionnaire d'Edison qui semble ici relater les faits de la Première guerre mondiale à venir. L'éru
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LOUYS Pierre
Lettre autographe signée adressée à Georges Louis
- Paris 15 mai 1916, 11x16cm, 6 pages sur un double feuillet et un feuillet simple. - Lettre autographe de Pierre Louÿs signée de son initiale, adressée à Georges Louis. Six pages rédigées à l'encre violette sur un double feuillet et un feuillet simple. Pliures centrales inhérentes à l'envoi. Très belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Véritable réflexion sur la littérature et le choix des mots, cette lettre a été rédigée alors que Pierre Louÿs travaille à un ouvrage qui paraîtra l'année suivante : Poëtique. « Louÿs décide [...] d'écrire une Poëtique qui sera comme le testament de son uvre en même temps qu'un message aux jeunes écrivains. Depuis toujours, il avait réfléchi sur l'art poétique et accumulé des dizaines de notes, tant sur les poètes que sur la poésie elle-même. » (Ibid.) Réfléchir à l'art poétique, c'est justement ce qu'il fait dans cette belle lettre : « A propos de la négation, je me suis demandé pourquoi le principe que j'ai essayé de poser (nuance, ruse ou erreur) n'était pas classique. Je crois que la réponse est : Chimène. - On prend texte du mot pour enseigner aux lycéens que la négation est une force de plus. - Ex. « Je ne te hais point » plus expressif que « Je t'aime ». Mais non. Rodrigue vient de dire : « Votre haine ». C'est Rodrigue qui imprime l'image. La réponse « Je ne te hais point » est le passage de l'ombre à la lumière : c'est dire la nuance. [...] C'est terriblement délicat d'écrire « ne pas ». » Alors dans une période de grand trouble et d'isolement, le poète est touché du soutien de Paul Valéry : « L'autre jour j'avais écrit à Valéry une longue lettre, à propos de ma « Poëtique ». - Il m'a répondu tout de suite, une lettre où il commençait par me remercier de tout ce qu'il avait senti d'affectueux pour lui dans le fait même que j'avais passé une partie de ma soirée avec lui sans qu'il fût là. Je lui réponds à mon tour - autant que je m'en souviens - « C'est si rare les amis qui soupçonnent l'affection sous quelque chose. Il n'y a guère que deux sortes
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LOUYS Pierre
Lettre autographe signée adressée à Georges Louis : "Oh ! En 1930 ce sera bien différent sans doute ; mais j'aurai 60 ans dans quinze ans ; et je m'inquiète d'abord de 1917 ; même de 1916."
- Paris Lundi 11 septembre [1916], 13x20,5cm, 3 pages sur 2 feuillets. - Lettre autographe de Pierre Louÿs signée de son initiale, adressée à Georges Louis. Deux pages rédigées à l'encre violette sur deux feuillets. Pliures centrales inhérentes à l'envoi. Belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes : « Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul ; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à « la question la plus poignante » qu'il puisse lui poser, question qu'il a « depuis dix ans sur les lèvres ». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase : « Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi. » Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole : Pour Georges, son fils aîné / Pierre. » (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Dans cette intéressante lettre, Louÿs évoque longuement la difficulté des écrivains à vivre de leur plume. Intitulant sa missive « Suite de notre conversation à propos de guerre et de littérature », il fait d'abord un constat très pessimiste : « Au XVIème siècle ? C'était encore bien pire ! Au XVIème, le littérateur indépendant n'existait pas du tout - pour écrire il fallait une charge, un bénéfice, - ou une terre et des revenus, rare fortune chez les écrivains. [...] C'est seulement au XIXème s. qu'on trouvera un très petit nombre d'écrivains consciencieux vivant de leur plume. Et encore...Veux-tu les compter ? Hugo y parvient presque seul. Lamartine y échoue et est obligé de mendier lamentablement à la fin de sa vie. Gautier, qui avait des dons magnifiques, ne subsiste qu'en écrivant dans les journaux [...] tu vois ce que je veux dire : Théâtre et Journal. » Il poursuit : « Cela va bien en temps de paix. - En 1890, l'Echo de Paris insérait des poèmes en prose en premier colonne. - En [date illisible car raturée] le Figaro avait un supplément littéraire. [...] Mais en temps de guerre, en ce siècle-ci, et dix, douze ou quinze ans après la guerre, nous n'irons plus au bois ; les lauriers sont coupés. Oh ! En 1930 ce sera bien différent sans doute ; mais j'aurai 60 ans dans quinze ans ; et je m'inquiète d'abord de 1917 ; même de 1916. » Cette lettre très pessimiste a été écrite à une période où Louÿs est au plus mal « L'homme qui écrivait ces pages était un homme seul, reclus, malade, drogué, entouré de créatures douteuses et n'ayant pour confident que ce frère adoré qui pourrait moins d'un an plus tard. » (Ibid.) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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LAURENT Jacques
Les Dimanches de Mademoiselle Beaumon
- Le cercle du nouveau livre, Paris 1982, 14x20cm, reliure de l'éditeur. - Edition de l'année de l'originale. Reliure de l'éditeur en pleine toile rose, dos lisse, gardes de papier mauve. Trois petites taches claires sur le second plat, sinon agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Jacques Laurent à Dominique Paulvé : "... à qui je souhaite d'heureuses vacances sur les bords de la Loire où elle rencontrera peut-être mademoiselle Beaumon..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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PUVIS DE CHAVANNES Pierre
Carte autographe signée
- Paris 23 avril 1883, 11,7x8,9cm, une carte autographe. - Carte autographe signée de Pierre Puvis de Chavannes adressée à une destinataire inconnue, rédigée à l'encre noire, chiffre et adresse du peintre en tête. Quelques salissures sans gravité et traces de colle au verso. Une perforation sur le chiffre. "Madame, j'accepte avec infiniment de reconnaissance et de plaisir votre si aimable invitation pour mercredi et vous prie d'agréer l'hommage de mes sentiments respectueux et dévoués." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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