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‎Autographes‎

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‎MARCEAU Félicien‎

‎Lettre autographe signée datée du 15 juillet 1953‎

‎- s.l. 15 juillet 1953, 21x27cm, une feuille + une enveloppe. - Lettre autographe daté et signée d'une page de Félicien Marceau adressée à Huguette Godin (18 lignes et à l'encre bleue) dans laquelle il la remercie pour la bienveillante critique de son dernier ouvrage paru récemment : "L'homme du roi" : "Les éditions Gallimard viennent de m'envoyer l'excellent article que vous avez bien voulu me consacrer. Excellent à tous les points de vue, pour moi et en soi, notamment, tout ce que vous dites de L'homme du roi m'a ravi." Félicien Marceau loue également la justesse de son analyse et espère croiser bientôt Huguette Godin. Enveloppe jointe sur laquelle Huguette Godin a ajouté ces précisions manuscrites : "Donné à C. Bénédick à titre d'autographe une seconde lettre très obligeante datée d'oct. 53." Pliures centrales inhérentes à la mise sous pli. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ELUARD Dominique‎

‎Carte postale autographe signée datée du 25 août1953 adressée au poète Charles Dobzynski‎

‎- s.l. 25 Août1953, 14,5x10,5cm, une feuille. - Carte postale autographe daté et signée de Dominique Eluard adressée à son ami le poète Charles Dobzynski : "J'ai votre livre ici. Ecrivez-moi en septembre, à St Tropez - D'Astier y sera. Puis-je lui parler des projets pour la rentrée ? Amitiés. Dominique Eluard." La carte postale représente une vue de Carrare. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Mais voulez-vous que je m'invite pour aujourd'hui en huit..."‎

‎- Paris 12 avril 1896, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Voici que je n'ai pas été à Londres, prévenu tard que le motif de mon déplacement n'avait pas lieu : j'ai remplacé cela par un tour à la campagne, dont je ne reviens pas à temps pour vous prévenir. Mais voulez-vous que je m'invite pour aujourd'hui en huit [...] ?" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer."‎

‎- Paris 31 mars 1895, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Handwritten signed letter addressed to Alidor Delzant: "Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer." "I wish you a less whimsical time, although it must make the sea charming" Paris 31 mars 1895, 11.4 x 8.8 cm, one recto-verso letter and an envelope Handwritten signed letter from Stéphane Mallarmé addressed to Alidor Delzant, written on two sides in black ink. Envelope attached. Alidor Delzant was a lawyer, collector and bibliophile. Friends with the Goncourts, he dedicated a book to them and was Edmond's secretary and testamentary beneficiary. "Je ne sais plus personne à Londres, envers qui je fus si infidèle ; mais pour Oxford, voici ma carte avec un mot à l'adresse de mon hôte et ami, M. York Powell. M. Louis Dyer, à qui vous porterez mes compliments les meilleurs, le connaît ; et, sans doute Cazalis, porteur, l'an dernier, d'un mot, de moi, à son adresse. Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer." "I no longer know anyone in London, to whom I was so unfaithful; but for Oxford, here is my card with a note for my host and friend, Mr York Powell. Mr Louis Dyer, to whom you will give my best wishes, knows him; and, undoubtedly Cazalis, last year's bearer of a note from me to his address. I wish you a less whimsical time, although it must make the sea charming." Mallarmé knew Oxford well, having delivered a lecture there the previous year under the auspices of Frederick York Powell, a history professor. Louis Dyer, friend of Delzant, is a former Oxford student and then a professor of Greek at Harvard. Through Delzat, he had offered hospitality to Mallarmé. [English description on demand] [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je ne sais plus personne à Londres, envers qui je fus si infidèle ; mais pour Oxford, voici ma carte avec un mot à l'adresse de mon hôte et ami, M. York Powell. M. Louis Dyer, à qui vous porterez mes compliments les meilleurs, le connaît ; et, sans doute Cazalis, porteur, l'an dernier, d'un mot, de moi, à son adresse. Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer." Mallarmé connaît bien Oxford puisqu'il y a donné l'année précédente une conférence sous les auspices de Frederick York Powell, professeur d'histoire. Louis Dyer, ami de Delzant, est un ancien d'Oxford et est alors professeur de grec à Havard. Par l'intermédiaire de Delzant, il avait proposé l'hospitalité à Mallarmé.‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Je suis bien chagrin, outre que souffrant..."‎

‎- Paris 30 janvier 1898, 11,4x8,8cm, une carte recto et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée au recto à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je suis bien chagrin, outre que souffrant ; voici que pris de malaise, je ne pourrai me rendre demain à votre amicale invitation que je ne perdais pas de vue. Je vous ferai signe quand je commencerai à sortir de nouveau le soir ; si vous voulez bien." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Tout ce qui vécut autour de Verlaine s'efface donc..."‎

‎- Paris 11 mars 1897, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Tout ce qui vécut autour de Verlaine s'efface donc, aidé, tant mieux ! de la piété charmante et tendre de Madame Delzant. La gloire du Poëte se fait toujours solitaire." Delzant avait annoncé à Mallarmé le décès d'Eugénie Krantz, dernière maîtresse de Verlaine. La femme de Delzant l'avait fréquentée dans ses visites aux malades de l'hôpital Bonsecours de Montrouge. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Merci, cher Delzant, de me donner, le premier des deux, si aimablement, de vos nouvelles..."‎

‎- Paris 26 novembre 1897, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Merci, cher Delzant, de me donner, le premier des deux, si aimablement, de vos nouvelles ; et, ingrat, je n'ai pu me désengager précisément lundi prochain : mais, ici je mets les pieds dans le plat que diriez [vous] du suivant 6 décembre où je serais des vôtres ?" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Gabrielle Delzant : "Que c'est gracieux de vous souvenir !"‎

‎- Paris 25 février 1898, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Gabrielle Delzant, épouse de son ami Alidor, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Que c'est gracieux de vous souvenir ! Je n'ai pas encore repris, au milieu de l'hôpital où je vis, femme, fille influenzées et moi pas quitte tout-à-fait d'un malaise, mes habitudes du soir..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte de visite autographe adressée à Alidor Delzant : "Ami, cher ami, à lundi et merci..."‎

‎- s.n., Paris 23 janvier 1897, 10,2x6,3cm, une carte de visite et son enveloppe. - Carte de visite autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Ami, cher ami, à lundi et merci ; je ne vous ai pas répondu tout de suite parce que je m'attendais à vous rencontrer ces temps-ci." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Cartes de visite de Stéphane Mallarmé (l'une présentant un mot de la main du poète) accompagnées d'une enveloppe autographe‎

‎- s.n., Paris 1895, 10,2x6,3cm, une carte de visite et son enveloppe. - Cartes de visite de Stéphane Mallarmé accompagnées d'une enveloppe autographe à l'adresse de M. et Mme Delzant. Sur l'une des deux cartes, Mallarmé a adjoint le mot "Mesdames" au dessus de son nom. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte de visite autographe adressée à Alidor Delzant : "Mon cher ami, veuillez présenter à Madame, en gardant pour vous, mes voeux simplement les meilleurs."‎

‎- s.n., Paris 30 décembre 1892, 10,4x6,3cm, une carte de visite et son enveloppe. - Carte de visite autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Mon cher ami, veuillez présenter à Madame, en gardant pour vous, mes voeux simplement les meilleurs." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "L'aimable invitation me trouve ici, attendant, aux vitres que la dernière feuille vole."‎

‎- Valvins 25 novembre 1896, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "L'aimable invitation me trouve ici, attendant, aux vitres que la dernière feuille vole. Vous me permettrez de m'en souvenir peu après ma rentrée à Paris." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Lettre autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Je suis désastreux."‎

‎- Paris 21 novembre 1892, 11,2x134cm, 2 pages sur un double feuillet et une enveloppe. - Lettre autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant ; deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je suis désastreux. Voici que lundi prochain, me rappelle-t-on à la maison, j'ai du envoyer, dans la soirée, un travail à Londres et qu'on a déjà remis au lundi suivant une invitation chez des amis, pour ce motif..." Le "travail" dont il est question dans cette lettre est l'article intitulé "Théodore de Banville" qui paraîtra dans le National Observer du 17 décembre 1892. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte de visite autographe adressée à Alidor Delzant : "Que je suis aux regrets, d'avoir manqué votre aimable visite..."‎

‎- s.n., Paris 16 mars 1893, 10,4x6,3cm, une carte de visite et son enveloppe. - Carte de visite autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Que je suis aux regrets, d'avoir manqué votre aimable visite ; à l'une de mes premières sorties après une indisposition ! et j'en veux au beau temps qui me tenta dehors." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Quatrain autographe signé adressé à Alidor Delzant‎

‎- Valvins 4 juillet 1893, 11,4x8,8cm, une carte recto et une enveloppe. - Quatrain autographe signé de Stéphane Mallarmé adressé à Alidor Delzant, rédigé à l'encre noire au verso d'une carte. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Vole, avec ce qui t'environne / A Paraÿs, Lot-et-Garonne / Notre coeur, qui n'es pas pris qu'aux / Séductions des abricots" Amusante strophe de remerciement pour l'envoi d'abricots. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Quatrain autographe signé adressé à Alidor Delzant‎

‎- Valvins 13 octobre 1890, 11,4x8,8cm, une carte recto et une enveloppe. - Quatrain autographe signé de Stéphane Mallarmé adressé à Alidor Delzant, rédigé à l'encre noire au verso d'une carte. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Vous n'avez pas su nos / Exclamations : Qu'est-ce ? / Avant tant de pruneaux / Savourés dans leur caisse" Amusante strophe de remerciement pour l'envoi de pruneaux. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "...je ferai part à Whistler de la jolie intention que vous eûtes..."‎

‎- Paris 7 février 1892, 11,4x8,8cm, une carte et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée au recto à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Quels regrets, je dîne précisément ce soir dans mon voisinage, tout pris que je sois encore par un rhume absurde ; mais je ferai part à Whistler de la jolie intention que vous eûtes..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Heureusement, vous êtes un de ceux avec qui l'on se sent, partout et même loin."‎

‎- Paris 5 mai 1891, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je prends part à votre deuil, voulez-vous en assurer Madame Delzant, dont seule la délivrance de votre malheureuse parente par elle entourée de soins, peut adoucir le chagrin. [...] Heureusement, vous êtes un de ceux avec qui l'on se sent, partout et même loin." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "J'attends à chaque minute un télégramme qui m'appelle à Londres..."‎

‎- Paris 2 avril 1896, 11,4x8,8cm, une carte et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée au recto à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Merci de songer à moi qui ne vous oublie. J'attends à chaque minute un télégramme qui m'appelle à Londres, où je passerai vraisemblablement toute la semaine de Pâques..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Gabrielle Delzant : "La délicate caisse était votre souhait d'accueil..."‎

‎- Paris 24 octobre 1894, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Gabrielle Delzant, épouse de son ami Alidor, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "La délicate caisse était votre souhait d'accueil, à notre rentrée avant-hier ; et moi qui me plaignais tant à ces dames qu'elles m'eussent privé des toutes dernières feuilles mortes, voici qu'à un point de vue poétique différent, ces pruneaux les remplacèrent aussitôt..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MALLARME Stéphane‎

‎Carte autographe signée adressée à Alidor Delzant : "Je le craignais, que vous n'eussiez pas rencontré M. York Powell, en le voyant, l'autre soir, apparaître rue de Rome."‎

‎- Paris 26 avril 1895, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je le craignais, que vous n'eussiez pas rencontré M. York Powell, en le voyant, l'autre soir, apparaître rue de Rome. Encore rapportez-vous du merveilleux Oxford un souvenir..." Mallarmé avait recommandé son ami Frederick York Powell, professeur d'histoire, à Delzant qui devait se rendre à Oxford en mars 1895. Il semble d'après cette lettre que les deux hommes ne s'étaient pas rencontrés précédemment. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ANONYME‎

‎Manuscrit autographe intitulé "Requeste singulière de Nosseigneurs les Ducs et Pairs et de Mesdames les Duchesses au Régent"‎

‎- 1716, 17x27cm, 6 pages reliées. - Manuscrit autographe intitulé Requeste singulière de Nosseigneurs les Ducs et Pairs et de Mesdames les Duchesses au Régent - L'an 1716. Six pages rédigées à l'encre noire, sans ratures ni corrections. Reliure XIXème en demi basane marbrée, dos lisse frotté orné de filets dorés et à froid, étiquette de titre en long, plats de papier à la colle frappées en leur centre d'armes non identifiées, gardes et contreplats de papier caillouté, ex-libris De Broglie-Dampmartin encollé au premier contreplat. Coiffes absentes. Cette requête burlesque a été retranscrite dans Les Ruelles du XVIIIème siècle de Labessade en 1879. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FUENTES Carlos‎

‎Chant des aveugles‎

‎- Gallimard, Paris 1968, 11,5x18,5cm, broché. - Edition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Agréable exemplaire malgré le dos légèrement bruni. Envoi autographe signé de Carlos Fuentes à un couple d'amis : "A Emir y Magdalena - ! pop ! hizo la champana, adentro habia mate y tequila. Carlos." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎VIAN Boris‎

‎"Le Cow-boy de Normandie" tapuscrit complet et signé de ce scénario de western parodique‎

‎- Paris 23 octobre 1953, 21x27cm, 14 pages tapuscrites sous chemise + 1 enveloppe. - Tapuscrit complet d'un projet de scénario de film intitulé «?Le Cow-boy de Normandie?». Quatorze pages tapuscrites sous une couverture de papier quadrillé sur laquelle est inscrite, de la main de Boris Vian?: «?Projet de scénario - Boris Vian 6 bis Cité Véron Paris 18e?». On joint l'enveloppe de la S.A.C.D. Ce scénario a été retranscrit dans le recueil Rue des ravissantes et réalisé sous la forme d'un court métrage par Clémence Madeleine-Perdrillat en 2015. Cette parodie de western narre l'histoire de Jim Lacy, un cowboy désabusé quittant son Nevada pour une terre plus authentique?: Fleurville en Normandie. Provenance : Fondation Vian. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎VIAN Boris‎

‎Article sur le cabaret - Manuscrit autographe en partie inédit : " "Et ce n'est pas un hasard si En attendant Godot, la pièce étonnante de Samuel Beckett, est une entrée de clowns qui dure deux heures, ne traite de rien en particulier, pose tous les problèmes, arrache le rire au moment où l'on devrait s'épouvanter"‎

‎- Paris s.d. (ca 1953), 21x27cm, 11 feuillets rédigés au recto. - Manuscrit en partie inédit d'un article sur le cabaret, neuf pages plus deux pages en addition rédigées à l'encre violette sur des feuillets de papier quadrillé perforés. Nombreuses ratures et corrections ainsi que plusieurs ajouts. Les feuillets sont numérotés en marge haute droite de 1 à 9 puis 12 et 13. Les neuf premiers feuillets de ce texte, qui ne fut jamais publié du vivant de Boris Vian, ont été retranscrits dans Les Vies posthumes de Boris Vian de Michel Fauré (1975). Le texte a été fautivement daté de 1948 par Fauré : la mention d'En attendant Godot de Samuel Beckett, dont la première eut lieu en 1953, rend cette datation impossible. Intéressant texte évoquant les cabarets et les "troglodytes", bel écho au célèbre Manuel de Saint-Germain-des-Prés (1951) : "Rendons à Saint-Germain-des-Prés ce qui lui revient de droit : outre un certain tonnage fourni aux journalistes en mal de copie, ce quartier tant décrié - par ceux qui justement ne l'ont connu que sous son aspect journalistique - est à l'origine de la transformation profonde du cabaret. Oui, il y avait bien une raison si les gens intelligents que sont Sartre, Prévert, Camus, Merleau-Ponty, etc., bref tous ceux qui en somme comptent aujourd'hui dans la littérature ou les arts suivaient avec autant d'attention le grand mouvement des caves, malgré la turbulence des troglodytes et l'incongruité des singes photographes, malgré l'activité brouillonne d'une génération de journalistes illettrés et malotrus, malgré la curiosité béate du badaud et l'aigre rancoeur des videurs de pots de chambre de la rue Dauphine." Après avoir brièvement évoqué le jazz, sujet sur lequel il est pourtant habituellement dithyrambique, Boris Vian consacre la plus grande partie de son texte au théâtre : "Le jazz, d'un côté se taillait à grands coups de trompette une place à l'ombre côté chambre des machines ; c'est là sa vraie ambiance : une cave enfumée, une arrière-boutique, un laboratoire obscur où se réunissent les fidèles. [...] Les musiciens se détendaient enfin. Mais de leur côté les comédiens ne restaient pas inactifs." Visionnaire, Vian sent "dans l'air une odeur de renouveau" comprenant l'importance que revêtira le théâtre de cabaret dans les années à venir. Deux feuillets (non transcrits dans l'ouvrage de Fauré) évoquent l'avant-garde théâtrale de ce début des années 1950 : "Et ce n'est pas un hasard si En attendant Godot, la pièce étonnante de Samuel Beckett, est une entrée de clowns qui dure deux heures, ne traite de rien en particulier, pose tous les problèmes, arrache le rire au moment où l'on devrait s'épouvanter [...] Et ce n'est pas un hasard si l'interprète principal de l'oeuvre de Beckett, ce pilier de tête du théâtre d'avant-garde, est un chevronné du cabaret." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Jean Schuster : "Enfin ! Considérant l'objet fermé, disons-nous qu'il n'y a plus qu'à attendre les événements..."‎

‎- Saint-Cirq-Lapopie 9 octobre 1956, 13,5x18cm, 1 page sur un double feuillet et une enveloppe. - Lettre autographe signée d'André Breton adressée à Jean Schuster ; une page rédigée à l'encre noire sur un double feuillet de papier blanc. Enveloppe jointe. La rédaction de cette lettre coïncide avec la date de parution du tout premier numéro de la revue Le Surréalisme même : "Enfin ! Considérant l'objet fermé, disons-nous qu'il n'y a plus qu'à attendre les événements..." Breton, alors dans sa maison de Saint-Cirq-Lapopie, prévoit de rentrer à Paris à cette occasion : "Il fallait cela - et le grand froid du matin - pour nous ramener à Paris : nous y serons vendredi et je passerai le soir au Musset." Jean Schuster (1929-1995) rejoint le groupe surréaliste en 1947. Proche de Benjamin Péret et André Breton, il deviendra l'exécuteur testamentaire de ce dernier. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Marcel Jean : "Je suis, de nouveau, en mauvais termes avec Max Ernst, Masson devenu gaulliste est parti hier pour Paris."‎

‎- New York 23 octobre 1945, 17,1x25,4 cm, 2 pages sur un feuillet et une enveloppe. - Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Marcel Jean, deux pages rédigées à l'encre bleue sur un feuillet. Enveloppe "air mail" jointe. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre est évoquée et très brièvement citée dans l'autobiographie de Marcel Jean, Au galop dans le vent. Importante et longue lettre envoyée depuis New York alors que Breton, en exil depuis 1943 car considéré comme "anarchiste dangereux" par le gouvernement pétainiste, a été contraint - à l'instar de nombreux intellectuels - de quitter la France pour pouvoir continuer à travailler. Il fait part à son ami de "l'accablement" dans lequel le met la ville et l'on sent encore son empressement à rejoindre sa patrie. Peintre, dessinateur et décorateur, Marcel Jean rejoignit le groupe surréaliste en 1933 et devint l'un des premiers chroniqueurs du mouvement. On sent toute son émotion à la réception de cette lettre dont il parle longuement dans son autobiographie : "Octobre 1945, j'écris à André Breton à New York. En réponse, deux pages serrées de fine calligraphie. Ma lettre, dont le ton a dû le séduire, lui a fait "vraiment plaisir". Il me retrouve "sain, sauf et nullement dénué de cette façon de voir lucide, souriante, très humaine" qu'il m'a toujours connue ("Je viens de penser, dit-il, à ta rude poignée de main..."). Je lui ai signalé l'étude sur Lautréamont dont je rapporte les éléments, il m'engage à en donner des extraits, à un numéro surréaliste en préparation de la revue Vrille, "cela sans préjudice de dessin de toi que Vrille devrait reproduire", et, pour la même revue, de soumettre "un certain nombre d'ouvrages récents à un commentaire analytique et critique approfondi". Suivent des conseils et des encouragements en vue d'un travail de critique littéraire qu'il souhaiterait me voir entreprendre. Puis quelques nouvelles de l'Amérique et de nos amis : Max Ernst, Tanguy, Péret, qui s'ennuie à Mexico, Matta, qui "peint de grands panneaux dans un nouveau genre (figuratif sadique) très remarqués.". Et la signature fougueuse. Les lettres de Breton, leur contraste entre le texte, à l'écriture extrêmement régulière, et le paraphe, bousculé, et dans les deux graphismes quelque chose de surveillé m'ont toujours donné l'impression qu'en m'écrivant il me faisait la faveur d'un autographe. Son message esquissait pour moi un programme de chroniqueur en vue de son retour à Paris au printemps, mais j'avais en tête autre chose que de commenter les commentaires des critiques dont il me signalait l'intérêt - Maurice Blanchot ou Léon-Pierre Quint. Mes projets concernaient l'étude de Lautréamont et puis - ou en même temps : peindre, et dessiner." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎REBATET Lucien‎

‎Lettre autographe signée adressée à un ami : "Vos articles sont bons. J'en ai un au marbre qui passera en principe dans 15 jours. Envoyez les suivants dès que possible, 15 rue Montmartre, Imprimerie, à M. Blin."‎

‎- Paris s.d. (ca 1941-1944), 13,6x21cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Lucien Rebatet adressée à un ami. Une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet vert. Pliures inhérentes à l'envoi. La datation de cette lettre, entre 1941 et 1944 est rendue possible grâce à la mention de l'imprimerie de la rue Montmartre, le journal collaborationniste Je suis partout auquel contribua Rebatet ayant repris les locaux de L'Humanité à cette adresse en août 1940 : "Vos articles sont bons. J'en ai un au marbre qui passera en principe dans 15 jours. Envoyez les suivants dès que possible, 15 rue Montmartre, Imprimerie, à M. Blin." Cette intéressant lettre évoque également François Varillon ("Varillon n'est plus à Paris") proche de Rebatet dont il fit la connaissance lors de ses études lyonnaises. Cet ami lui servira de modèle pour le personnage de Régis Lanthelme dans son roman Les Deux Etendards (1952). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MICHELET Jules‎

‎Lettre autographe signée adressée à Charles Labitte : "MM. Quinet et Lamartine, m'ont conseillé de ne pas pousser plus loin cette inconvenante dispute."‎

‎- Paris 8 février 1845, 13,4x20,7cm, une page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Jules Michelet adressée à Charles Labitte. Une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet double, quelques ratures. Adresse, tampons postaux et restes de cachet de cire au verso. Pliures inhérentes à l'envoi. Intéressant témoignage des dessous de la publication de la monumentale Histoire de France de Michelet. Dans cette lettre, l'historien rappelle au critique Charles Labitte, de la Revue des Deux Mondes, sa promesse d'écrire une élogieuse critique au sujet du tome XI de son Histoire de France consacré à Louis XI et Charles le Téméraire : "Je sais, mon cher monsieur, que vous m'avez défendu en certain lieu. Je vous en remercie. Un départ meilleur encore sera votre article sur Louis XI, qui arriverait fort à propos." Mais c'est sans doute son ouvrage qui vient de paraître et qui a déjà reçu beaucoup de critiques, Du prêtre, de la femme, de la famille, qu'évoque ici Michelet : "Un livre aussi positif et minitieusement exact, répond indirectement aux attaques ignorantes [...] contre le rêveur, le poëte mélcancolique, etc." L'historien liste dans cette lettre ses soutiens : "MM. Quinet et Lamartine, m'ont conseillé de ne pas pousser plus loin cette inconvenante dispute. L'Ecole Normale m'a témoigné expressément sa sympathie." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GUITRY Sacha‎

‎Manuscrit autographe signé complet d'une allocution radiophonique en vers‎

‎- Paris s.d. [1er janvier 1940], 27x21cm, 24 pages sur 24 feuillets. - Manuscrit autographe signé ("S") complet d'une allocution radiophonique en vers rédigée sur 24 feuillets de papier bleu au crayon rouge, à la plume et au crayon. Nombreuses ratures et corrections. Ce discours radiophonique, réalisé à la demande de Georges Mandel pour souhaiter la bonne année aux soldats, a été retranscrit dans Et puis voici des vers... et séparé en deux parties ("Premier Janvier" et "Vœux et cadeaux"). « Premier Janvier !... Oui, je sais bien. Oui, j'ai vu le calendrier. Alors, vraiment, vous voudriez - ? Eh ! Bien, pas moi - pardon ! - Moi je n'en ferai rien. [...] Se souhaiter la bonne année C'est limiter ses vœux quand l'Europe est en guerre. [...] Ce qui se joue en ce moment, c'est l'avenir ! Tout l'avenir ! Et puisqu'il s'agit d'en finir Avec le monstre déchaîné Ne me parlez pas d'une année ! »... [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎VIAN Boris‎

‎Faire-part de mariage de Boris Vian et Ursula Kübler [joint] enveloppe autographe‎

‎- Paris janvier 1954, 29,1x18,2cm, une carte pliée et une enveloppe. - Faire-part de mariage de Boris Vian et Ursula Kübler. Sur le volet gauche est contrecollée une photographie de Vian et son épouse dans leur célèbre Brasier Torpédo 1911. On joint l'enveloppe rédigée de la main de Boris Vian à l'encre violette. Calculs manuscrits à l'encre verte au verso. Passionné de mécanique et de conduite, Boris Vian posséda de nombreux modèles de voitures ; sa favorite fut incontestablement sa Brasier Torpédo 1911, ancien taxi de la Marne dont il fit l'acquisition au printemps 1950. Le mariage eut finalement lieu le 8 février 1954 à la mairie du 18e arrondissement de Paris. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BORGES Jorge Luis & BULLRICH Silvina CARDO Horacio‎

‎El compadrito‎

‎- Compana General Fabril editora, Buenos Aires 1968, 20x28,5cm, broché. - Seconde édition illustrée. Dos comportant quelques frottements. Ouvrage illustré de dessins d'Horacio Cardo. Rare envoi autographe erronément daté de 1949 et signé de Jorge Luis Borges à son égérie Ema Risso Platero?: «?à Emita, con afecto innumerable.?» Ema Risso Platero, diplomate uruguayenne, fut peintre, poète, écrivain (elle publia notamment Arquitecturas del insomnio avec un prologue de Borges) et fut l'amie de Michel Foucault. Dans son Emma, karma de Borges, l'écrivain uruguyen Fernando Loustaunau évoque cette relation Borges-Emita et leur dernière rencontre en 1979, à Paris, lorsque l'écrivain argentin y vint pour être décoré de la médaille d'or de l'Académie Française. C'est certainement à cette occasion que Jorge Luis Borges remit cet exemplaire dédicacé à son ancienne muse, envoi autographe qu'il data erronément de 1949 au lieu de 1979 (peut-être en souvenir de leur passé et passions mutuels). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Michel Fardoulis-Lagrange : "Dites-moi : IIIe Convoi ne nous a tout de même pas habitués à cette allure ! "‎

‎- Paris 16 février 1947, 20,8x27cm, une page sur un feuillet, enveloppe jointe. - Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Michel Fardoulis-Lagrange, rédigée à l'encre noire sur un feuillet à en-tête de l'Exposition internationale du surréalisme 1947. Enveloppe jointe. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Intéressante lettre évoquant la revue Troisième Convoi fondée par Jean Maquet et Michel Fardoulis-Lagrange, rédigée peu de temps avant la seconde exposition surréaliste à la galerie Maeght : "Dites-moi : IIIe Convoi ne nous a tout de même pas habitués à cette allure ! " La revue, dont le titre s'inspire des Vases communicants ( "Nous, voyageurs du second convoi."), connut cinq numéros entre 1945 et 1951. Nous n'avons pas trouvé trace d'une collaboration de Breton à cette revue, mais la lettre que nous proposons démontre qu'il a en peut-être été question : "Et vous savez que je reste en assez mauvaise condition, avec cette séquelle de sinusite. [...] Il me faudrait aussi être un peu plus éclairé peut-être sur l'axe de votre quatrième numéro (pour ne pas partir à côté ou faire malgré moi trop divergent). Ne pensez-vous pas ?" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ARRABAL Fernando‎

‎En entierro de la sardina‎

‎- Ediciones Destino, Barcelona 1984, 14,5x21,5cm, broché. - Nouvelle édition pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Agréable exemplaire en dépit du dos très légèrement éclairci. Envoi autographe daté et signé de Fernando Arrabal à Claude Couffon, important traducteur des littérateurs hispanophones de la seconde moitié du XXème siècle. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PEGUY Charles‎

‎Oeuvres complètes de Charles Péguy 1873-1914. Oeuvres en prose : Pierre avec ex-dono manuscrit de Charlotte Péguy, veuve de Charles‎

‎- Nrf, Paris 1934, 14,5x22,5cm, broché. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur. Claire décharge sans gravité de papier adhésif en pied du dos, une petite tache sur le premier plat, quelques rousseurs marginales. Précieux ex-dono manuscrit de Charlotte Péguy, veuve de Charles Péguy en tête de la page de faux-titre : "Madame Charles Péguy. 12 avenue du Parc de Sceaux. Sceaux." . [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎RAVACHOL François Claudius Koënigstein, dit‎

‎Testament politique autographe signé de Ravachol en grande partie inédit‎

‎- 1892, 20x29,5cm, 4 pages sur un double feuillet. - Exceptionnel manuscrit autographe complet signé du véritable testament de Ravachol - en grande partie inédit - inconnu sous cette forme, précédant sa réécriture par un tiers pour la publication dans la presse. Unique témoignage de la véritable pensée de l'icône de l'anarchie. Manuscrit de quatre pages in-4 lignées, entièrement rédigé à l'encre noire et doublement signé « Konigstein Ravachol » en pied de chaque feuillet. Corrections au crayon de papier dans le texte, peut-être de la main de son avocat. Quelques pliures transversales et très infimes déchirures marginales sans manque. Écrit en cellule durant le second procès de Montbrison qui mènera à sa condamnation à mort, ce texte, rédigé d'une écriture hâtive, sans ponctuation ni majuscules et à l'orthographe naïve, devait être prononcé par Ravachol lors de l'audience. « Ravachol avait une sacrée envie de coller son grain de sel dans la défense, non pour se défendre, mais pour s'expliquer. Y a pas eu mèche, nom de dieu ! à la quatrième parole, le chef du comptoir lui a coupé le sifflet. Sa déclaration n'est pas perdue, nom d'une pipe ! ». (Émile Pouget, in Père Peinard 3-10 juillet 1892). Le Rocambole de l'anarchisme ne sera en effet pas autorisé à déclamer son texte, mais il le remettra à son avocat Maître Lagasse et, dès le 23 juin, la déclaration interdite se retrouvera reproduite dans le journal Le Temps. Cette première parution dans un journal conservateur se veut fidèle au texte original jusqu'à reproduire l'orthographe fantaisiste de son auteur. Ce souci d'exactitude sera d'ailleurs dénoncé par Émile Pouget dans le Père Peinard du 3 juillet 1892, une semaine avant l'exécution de Ravachol : « Le Temps, le grand drap de lit opportunard l'a collée nature. En vrai jésuitard, il l'a même collée trop nature. Ravachol avait écrit le flanche pour lui ; il savait comment le lire, - mais y avait pas un mot d'orthographe, vu qu'il se connait à ça, autant qu'à ramer des choux. Le Temps a publié le flambeau sans rien changer, de sorte que c'est quasiment illisible [...]. C'est ce que les jean-foutre voulaient, nom de Dieu ! [...] Je colle ci-dessous, sans y changer un mot, m'étant contenté d'y mettre de l'orthographe. » Suit, dans ce même numéro du 3 juillet 1892, la reproduction exacte, mais sans les fautes, du discours initialement publié dans Le Temps. Cette double publication associée à la noble attitude de Ravachol devant la guillotine aura un impact considérable sur l'opinion publique. En effet, même les organes anarchistes avaient jusqu'à lors conservé une certaine distance avec ce criminel provocateur accusé d'utiliser la cause anarchiste à des fins crapuleuses. Mais après l'exécution, ce testament sera rapidement repris par de nombreux autres journaux et l'ultime cri de révolte de Ravachol deviendra bientôt un véritable hymne de l'anarchie pour les libertaires de toutes nations. Pourtant, la version reproduite par ces journaux, seule connue à ce jour mais dont la source manuscrite a disparu, diffère sensiblement du manuscrit en notre possession. En effet, le style a été légèrement amélioré, quelques tournures ont été arrangées, et surtout, de larges passages ont été supprimés, dont le paragraphe de conclusion qui a été entièrement remplacé. Notre manuscrit, comportant des ratures et des reprises semble ainsi être, à tout le moins, la version primitive de ce testament politique. Écrit d'une traite, d'une graphie compacte, sans ponctuation, ni paragraphe, ce manuscrit comporte deux longs passages révélant des préoccupations de santé publique totalement absentes de la version publiée. La première concerne un long passage, d'un tiers de feuillet, sur les « ingrédients dangereux » adjoints à la fabrication du pain : « n'ayant plus besoin d'argent pour vivre, plus de crainte que le boulanger introduise dans le pain des ingrédients dangereux pour la santé et dans l'intention de lui donner une belle apparence ou le ren‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Ensemble de 620 feuillets autographes composant le manuscrit inédit du recueil "Le dernier pli des neuf voiles", véritable testament poétique.‎

‎- s.d. (ca 1920), 620 ff. sous trois chemises de 25x33cm, en feuilles sous chemises. - Unpublished autograph manuscript of Le Dernier Pli des neuf voiles a true poetic testament [1892-1920] | 620 loose leaves under three custom slipcases A priceless poetic testament from Marcel Proust's mentor, hidden away and out of sight since the death of the author. The set of largely unpublished autograph poems by Robert de Montesquiou-Fezensac is brought together by the Count in a collection entitled Le Dernier Pli des neuf voiles, whose composition extends from his very first collection (Les Chauves-Souris, 1892) to his last trilogy (Offrandes, 1915). Set of 620 autograph leaves. 532 unpublished, first draught, handwritten on the recto and numbered in pencil, preserved in 3 chemises in half red contemporary morocco, red morocco labels with gilt author and title; the poems are then placed in the chemises with a handwritten title and a number for publication. According to a note from the author, "the differences in ink have no meaning, mere change of copy". Rare pages from the hand of his secretary Henri Pinard: p. 20 of "Huitième voile" and p. 29 of "Neuvième voile". 23 pages present the printed or typewritten texts of the poems and are enriched with Montesquiou's handwritten corrections. A set of printed proofs are found at the top of the first chemise, as well as a pencil tracing after Aubrey Beardsley drawn by the author and accompanied by his handwritten indications. Sublime ode to dandyism, to homosexuality and beauty, this worldly and poetic promenade by Montesquiou embarks the reader into the decadent, fin-de-siècle Paris described in In Search of Lost Time by his friend Marcel Proust. Imbued with his legendary enthusiasm for pictorial, decorative, theatrical and floral art, the collection also delivers hundreds of mournful verses after the disappearance of Montesquiou's lover Gabriel Yturri. Thanks to this collection of poems by Robert de Montesquiou-Fezensac, all of which had been lost since 1986, it is now possible to complete the rehabilitation of the aristocratic poet who has long embodied and shaped the Parisian spirit. In May 1920, Montesquiou left handwritten instructions for the posthumous publication of the collection, initially announced in two volumes, and never produced. On his death a year later, the poems were bequeathed to his secretary Henri Pinard, who in turn sold them on an unknown date. Auctioned on 24 November 1986, they were mentioned in the LoWire-Littérature colloquium in 1989. This considerable manuscript by Montesquiou forms a veritable "home of poetry" like his famous aesthetic apartments described by Huysmans. The series of Voiles contain dozens of unpublished poems written in parallel with his previous collections. The author himself indicated the kinship of each "voile" with a published set of poems, announcing here the total completion of his work by the addition of poems which still lay dormant in his papers. The three thick chemises contain rare and curious treasures, sometimes drawn on colored sheets, often pasted on larger sheets, rigorously ordered while awaiting their publication. The poems are written without crossings-out, they are fluid, with rounded and precious handwriting, and stand alongside other first-draught manuscripts: redactions and corrections also bear witness to the work in progress on the new poems; they were applied in the printed proofs of the work, present at the top of the manuscript's first chemise. Some poems are taken as they are from collections already published but are slightly modified, according to the explanations given by the author. Montesquiou also adds some handwritten notes detailing his intentions. The manuscript contains a poetic anthology of sacred art, of extremely rare flowers and of antique furniture adorning his famous Parisian apartments "around which so many legends were built" (Jacques Saint-Cère) which fuelled the personalities o‎

‎DELACROIX Eugène‎

‎Lettre autographe inédite à "Julie" (Louise de Pron) : "trompe-moi si tu veux, je te croirai, je veux tant te croire et j'en ai si besoin"‎

‎- s.d. (ca 1823), 12x18,2 cm et 10x15,5cm, Six pages sur deux feuillets rempliés. - Unpublished handwritten letter to "Julie" (Louise de Pron): "Fool me if you want, I'll believe you, I want to believe you so much and I need it" [ca 1823] | 12 x 18,2 cm and 10 x 15,5 cm | six pages on two double leaves Almost entirely unpublished handwritten letter from the painter Eugène Delacroix to the love of his youth, the mysterious "Julie", now identified as being Madame de Pron, by her maiden name Louise du Bois des Cours de La Maisonfort, wife of Louis-Jules Baron Rossignol de Pron and daughter of the Marquis de La Maisonfort, Minister of France in Tuscany, patron of Lamartine and friend of Chateaubriand. 90 lines, 6 pages on two folded leaves. A few deletions and two bibliographical annotations in pencil on the upper part of the first page ("no114"). This letter is one of the last to his lover in private ownership, all of Delacroix's correspondence to Madame de Pron being kept at the Getty Research Institute (Los Angeles). Only nine of the ninety lines of this unpublished letter were transcribed in the Burlington Magazine in September 2009, alongside the long article by Michèle Hanoosh, Bertrand and Lorraine Servois, whose research finally revealed the identity of the famous recipient. Sublime love letter from twenty-four-year-old Eugène Delacroix, addressed to his lover Madame de Pron, twelve years his senior, who unleashed the liveliest passion in him. This episode of the painter's youth, then considered the rising star of Romanticism, for a long time remained a mystery in the biography of Delacroix, who was careful to preserve the anonymity of his lover thanks to various pseudonyms: "Cara", "the Lady of the Italians", and even "Julie", as in this letter, in reference to the famous epistolary novel Julie ou la Nouvelle Héloïse by Rousseau. For obvious reasons, Delacroix did not sign his name on any of the letters in correspondence with the lady. A great figure of the legitimate aristocracy, the recipient of this feverish letter is Madame de Pron, daughter of the Marquis de La Maisonfort, Minister of France in Tuscany, patron of Lamartine, friend of Chateaubriand. Her beauty was immortalized in 1818 by Élisabeth Vigée-Lebrun, who painted her portrait in pastel, with an oriental hairstyle. Delacroix and Madame de Pron met in April 1822 when the portrait of the latter's son, Adrien, was commissioned, a pupil at the Lycée Impérial (now Lycée Louis-le-Grand). Delacroix had been commissioned for the portrait by his close friend Charles Soulier, Madame de Pron's lover, who despite himself, served as an intermediary for Delacroix. In the absence of Soulier, who had gone to Italy, the painter and the young women established an intense romantic relationship. The portrait commission became a pretext for their tender meetings in his studio on rue de Grès, while no trace of the child's painting has been found to this day. Their adventure lasted a little over a year, but it was one of the most intense passions of the artist's life. Our letter undoubtedly corresponds to the last throes of their relationship, in the month of November 1823. After one of their visits at the end of a hiatus of several months, Delacroix writes to her again under the influence of emotion: "I come home with a shaken heart, what a wonderful evening! [...] Sometimes I say to myself: why did I see her again? In the calm sanctuary where I lived, even in the middle of the invisible places that I had formed [...] I managed to silence my heart". Madame de Pron had indeed decided to bring an end to their intimate relationship (see her letter from 10 November 1823: "I want sweet friendship [...] I do not want to torment you", (Getty Research Institute). Losing all discernment and with blind devotion, Delacroix attempts to revive their affair: "Make me lie, prove to me that your soul is indeed that of the Julie that I once knew, since mine has regained its charming‎

‎DELACROIX Eugène‎

‎Lettre autographe à "Julie" (Louise de Pron) : "Je voudrais circuler avec ton sang dans les veines et aller dans ton cœur, y voir si je l'occupe tout entier."‎

‎- mercredi 5 novembre [1823], 19,7x29,9cm, une feuille rempliée. - Handwritten letter to "Julie" (Louise de Pron): "I would like to circulate with your blood in my veins and go into your heart, to see if I occupy it entirely" Wednesday 5 November [1823] | 19,7 x 29,9 cm | one double leaf Handwritten dated letter from the painter Eugène Delacroix to the love of his youth, the mysterious "Julie", now identified as being Madame de Pron, by her maiden name Louise du Bois des Cours de La Maisonfort, wife of Louis-Jules Baron Rossignol de Pron and daughter of the Marquis de La Maisonfort, Minister of France in Tuscany, patron of Lamartine and friend of Chateaubriand. 27 lines on a folded leaf. Two marginal tears on the fold of the leaf. Discreet tears to the upper part. Note in pencil from a previous bibliographer on the upper right (« No 11 »). This letter remains one of the last to his lover in private ownership, all of Delacroix's correspondence to Madame de Pron being kept at the J. Paul Getty Research Institute (Los Angeles). It was only transcribed in the Burlington Magazine in September 2009, alongside the long article by Michèle Hanoosh, Bertrand and Lorraine Servois, whose research finally revealed the identity of the famous recipient. "Love me like I love you, as love wants us to love." Writing in the heat of passion, the young Eugène gave free rein to his amorous form in this true epistolary work of art, where desires and memories, romanticism and prosaicness combine, and from which the great pictorial themes of the genius Delacroix emerge. In April 1822, when he presented his first large painting Dante et Virgile aux Enfers, at the Salon, Delacroix discovered Paradise thanks to his meeting with Madame de Pron, mistress of his close friend Charles Soulier who asked him to paint the portrait of her son, Adrien. No one knows if this portrait that has never been found was ever completed, but it served as a pretext for the secret meetings of the two lovers in the studio on rue de Grès. Louise's beauty had been immortalized a few years earlier by the delicate stroke of Élisabeth Vigée-Lebrun, who painted a portrait of her with an oriental hairstyle in a naturally elegant pose. Their adventure lasted a little over a year, but it was one of the most intense passions of the artist's life. He was not, however, the only lover of this astonishing woman, whose alcoholic and violent husband had just been interned at the Royal House of Charenton after being declared insane. Alone, Madame de Pron found comfort in the arms of a group of lovers, including Soulier, a friend of Delacroix, and General de Coëtlosquet, whom she would marry after her divorce was finalized in 1829. These scandalous affairs could, under no pretext, been made public; and Delacroix, in his letters and notebooks, therefore nicknamed his lover "Julie" (in reference to La Nouvelle Héloïse), "J." or "Cara". His discretion was such that even his biographers could not until recently discover the mysterious identity of Delacroix's most burning passion. The future painter of harems from Algiers was himself, therefore, one of Madame de Pron's men. Although he respects his rivals, one of whom is a close friend and the other a future sponsor for whom he will later paint his surprising Nature morte au homard, (Louvre Museum), Delacroix suffers from the polyandry of his mistress, while he himself abandoned Émilie Robert, his lover and model for Scènes du Massacre de Scio. Delacroix's letters bear the mark of "Julie"'s painful inconsistency, and of the precariousness of this mad love for an aristocrat of high lineage, married, mother, twelve years his senior and already promised to her noble and rich cousin. But that is of little importance because "Love [...] is a tyrant: it wants everything, and when it has everything, it wants the impossible." The beauty of the lovers' love letters shares the same perfection of the painter's works; Delacroix multiplies his sketch‎

‎SACHER-MASOCH Léopold de‎

‎Lettre manuscrite signée : "[J'ai] cessé depuis longtemps toute communication avec Mme Wanda de Sacher-Masoch"‎

‎- 1er juin 1893, 11,3x17,7cm, un feuillet. - Lettre manuscrite probablement inédite, rédigée par un secrétaire, datée du 1er juin 1893 et signée par Léopold de Sacher-Masoch à un destinataire inconnu, probablement un avocat. Mention manuscrite de la main de Sacher-Masoch en marge haute gauche de la lettre : «?Répondu le 1 mai 93?». Deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. L'écrivain se prépare à un éventuel procès intenté par sa première femme Wanda, l'inspiratrice de son célèbre roman La Vénus à la fourrure, qui tente de recouvrer ce qui lui est dû et se libérer du fantasme qu'elle avait incarné à travers les œuvres de son mari. Wanda, de son vrai nom Angelika Aürora Rümelin, avait signé avec lui le fameux contrat stipulant qu'elle devait se couvrir de fourrure, et le fouetter ainsi vêtue, véritable évangile de ce qui deviendra le masochisme. Malgré cette union sacrée et actée, dès la fin des années 1870, Leopold fut las de la vie avec elle, Wanda étant incapable de combler ses désirs?: «?Courtisane malgré elle?» et «?infirmière?» selon Jean-Paul Corsetti, elle fut, nous dit Gilles Deleuze «?sa compagne à la fois docile, exigeante et dépassée?». Accablé par les difficultés d'argent, il revendit les fameuses fourrures et les robes de sa femme, et leur divorce fut prononcé en 1886. Poursuivie par son alter-ego de Vénus à la fourrure qui avait fait d'elle une Dalila impérieuse et vénale, il semble que Wanda ait voulu poursuivre en justice son ancien mari?: «?Ayant cessé depuis longtemps toute communication avec Madame Wanda de Sacher-Masoch, il m'est impossible de m'entendre avec elle à l'amiable [...] En cas échéant, ce sera contre moi que Mme de Sacher-Masoch pourra tenter un procès?». Le procès est sans aucun doute lié à la sortie de Kassya, un opéra de Léo Delibes sur un livret de Sacher-Masoch adapté par Henri Meilhac et Philippe Gilles, créé à l'Opéra-Comique la même année. Il est possible que Wanda, traductrice des œuvres de Masoch pendant ses années de mariage, n'ait pas reçu ses droits de traduction qui lui étaient dus pour Kassya, tiré d'une nouvelle parue dans les Contes galiciens de son mari. Dans le même esprit que ses années de soumission absolue à Wanda, il tient à porter seul le fardeau des accusations de sa femme, moyennant une somme d'argent payée par les autres auteurs de l'opéra (Henri Meilhac et Philippe Gilles)?: «?Je déclarerai dans un acte notariel [sic] que, en touchant la somme dite, je me charge de toute responsabilité vis-à-vis de Mme de Sacher-Masoch?». étrange et pittoresque étape de l'histoire du fondateur du masochisme, encore inconnue de ses biographes. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRANCUSI Constantin‎

‎Deux lettres autographes signées adressées au Préfet du département de Dolj‎

‎- Craïova (Roumanie) 9 octobre 1900, 14,7x22cm et 27x19,5cm, deux feuillets rédigées au recto. - Two handwritten signed letters addressed to the Dolj County Prefect Craïova (Romania) 9 October 1900 | 14.7 x 22 cm & 27 x 19.5 cm | two leaves written on the recto Two handwritten letters signed by Constantin Brâncu?i addressed to the Dolj County Prefect and written in brown and black ink, one on a piece of lined paper (14.7 x 22cm) and the other on larger size white paper (27 x 19,5 cm). The first letter is written in ink on a leaf and bears the registration number "12981" followed by the acronym "pPG" and is signed with the artist's full name: "Constantin Brâncu". At the bottom left of the page there is a handwritten note by Brâncu?i: "I received the prescription", followed by his signature "C. Brâncu" and not "Brâncusi" or "Brâncusi", as he signed after his arrival in Paris. The second letter is written in ink on half a sheet of notebook paper and contains the same message, the same signature and a similar inventory number. A 10 bani (centimes) stamp is glued to the top left. The left side below the stamp is cut out, as Brâncu?i used to do: he removed the stamps or erased information that he did not want to keep. These two important letters document a significant chapter of the artist's biography concerning his studies financed in part by the Craiova Department.On 28 September 1898, Brâncu?i successfully completed his five-year schooling at the Craiova Trade School - the capital of his native region - and enrolled at the Bucharest School of Fine Arts. He obtained scholarships from the Madonna Dudu church in Craiova, which helped him to continue his studies. He was quickly noticed by his teachers in Bucharest who awarded him prizes for making busts, such as Laocoon and the antique sculpture Study based on Mars Borghese. In October 1900, Brâncu?i sent a request for a scholarship to the Prefect of the Dolj County (the capital of which is Craiova) who helped him to follow "his studies during the October term" and specified that this scholarship was granted to him by the County Council 1900-1901 budget. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Deux lettres autographes signées de Constantin Brâncu?i adressées au Préfet du département de Dolj et rédigées à l'encre brune et noire, l'une sur un morceau de papier ligné (14,7x22cm) et l'autre sur papier blanc d'un format supérieur (27x19,5cm). La première lettre est rédigée à l'encre sur un feuillet et porte le numéro d'enregistrement «?12981?» suivi du sigle «?pPG?» et signée du nom entier de l'artiste?: «?Constantin Brâncu?». En bas à gauche de la page se trouve une annotation manuscrite de Brâncu?i?: «?j'ai reçu l'ordonnance?», suivie de sa signature «?C. Brâncu?» et non pas «?Brâncusi?» ou «?Brâncu?i?», comme il signera après son arrivée à Paris. La seconde missive est écrite à l'encre sur une demi-feuille de carnet et contient le même message, la même signature et un numéro d'inventaire similaire. Un timbre de 10 bani (centimes) est collé en haut à gauche. Le côté gauche en dessous du timbre est découpé, ainsi que Brâncu?i procédait?: il retirait les timbres ou effaçait une information qu'il ne souhaitait pas conserver. Ces deux importantes lettres viennent documenter un chapitre important de la biographie de l'artiste concernant ses études financées en partie par le département de Craïova. Le 28 septembre 1898, Brâncu?i achève avec succès sa scolarité de cinq ans à l'École des métiers de Craïova - chef-lieu de sa région natale - et s'inscrit à l'Ecole des beaux-arts de Bucarest. Il obtient des bourses de l'église Madona Dudu de Craïova qui l'aident à continuer ses études. Il est vite remarqué par ses professeurs à Bucarest qui lui accordent des prix pour la réalisation de bustes, tels Laocoon et la sculpture à l'antique Étude d'après Mars Borghese. En octobre 1900, Brâncu?i adresse une demande de bourse au Préfet du département de Dolj (dont la capitale est Craïova) qui l'aide à sui‎

‎BRANCUSI Constantin‎

‎Déclaration autographe signée auprès de Mr. Costadi attaché à la légation roumaine à Paris‎

‎- Paris 17/30 janvier 1908, 21x35 cm, une page sur un feuillet. - Handwritten signed declaration to Mr Costadi, attached to the Romanian legation in Paris Paris 17/30 January 1908 | 21 x 35 cm | one page on a leaf Handwritten declaration dated and signed by Constantin Brâncu?i to Mr Costadi, attached to the Romanian legation in Paris, written in black ink on a leaf of white paper. Embossed stamp and a trace of a stamp. Some transverse folds. The declaration is signed with his full name that he will retain from then on: "C. Brâncu?i" and dated "17/30 January 1908" - the two dates reflect the coexistence of the Gregorian and the Julian calendar in Romanian principalities in the early 20th century. In this declaration written on 30 January 1908, Brâncu?i addresses the Romanian legation in Paris, represented by Mr Costadi. He hereby confirms receipt of the sum 1200 lei and specifies that he will no longer request assistance from the Maison des écoles (section of the future Ministry of Education and Culture) for the current year. This grant is the last he will be awarded by a Romanian establishment. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Déclaration autographe datée et signée de Constantin Brâncu?i à M. Costadi, attaché à la légation roumaine de Paris, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier blanc. Timbre à sec et trace d'un tampon. Quelques pliures transversales. La déclaration est signée avec son nom complet qu'il gardera désormais?: «?C. Brâncusi?» et datée «?17/30 janvier 1908?» - les deux dates témoignent de la coexistence des calendriers grégorien et julien dans les principautés roumaines du début du XXè siècle. Dans cette déclaration rédigée le 30 janvier 1908, Brâncu?i s'adresse à la légation roumaine de Paris représentée par M. Costadi. Il confirme par la présente la réception de la somme de mille deux cents lei et précise qu'il ne sollicitera plus d'aide de la Maison des Ecoles (section du futur ministère de l'Enseignement et de la culture) pour l'année en cours. Cette subvention est la dernière qui lui sera accordée par un établissement roumain.‎

‎BRANCUSI Constantin‎

‎Lettre autographe signée adressée au Ministère roumain des cultes‎

‎- Paris janvier 1914, 21x28,5 cm, une page sur un feuillet. - Handwritten signed letter addressed to the Romanian Ministry of Worship Paris January 1914 | 21 x 28.5 cm | one page on a leaf Very important handwritten letter signed by Constantin Brâncu?i addressed to the Romanian Ministry of Worship, written in black ink on a leaf of white paper. Embossed stamp and a trace of a stamp. Transverse folds from having been sent. In this letter dated January 1914 and addressed to the Ministry of Worship, the sculptor requests authorisation to bring some of his sculptures to Romania for the exhibition of the "Tinerimea Artistica" company (Artistic Youth). Brâncu?i was then in Paris, as evidenced by his address: « 54 rue du Montparnasse ». A list of works was visibly attached to the letter but, sadly, has disappeared. This letter testifies to the close links maintained between Brâncu?i and the Romanian artists of the "Tinerimea Artistica" who, since 1908, organized exhibitions bringing together paintings and sculptures. In March 1914 Brâncu?i presents six works, including La Prière (1907), Le Baiser (1907-08), Mademoiselle Pogany (1913), at the fourteenth exhibition of this important artistic company. He was already a renowned sculptor at that time: the presence of five of his works at the Armory Show in New York (17 February - 15 March 1913), where his sculpture Mademoiselle Pogany caused a scandal due it its modernity at the side of Marcel Duchamp's Nu descendant un escalier and allowed him to become one of the major artists of the second decade of the 20th century. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Très importante lettre autographe signée de Constantin Brâncu?i adressée au Ministère roumain des cultes, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier blanc. Timbre à sec et timbre postal à l'encre. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Dans cette lettre datée de janvier 1914 et adressée au ministre des Cultes, le sculpteur demande l'autorisation de faire entrer certaines de ses sculptures en Roumanie à l'occasion de l'exposition de la société «?Tinerimea Artistica?» (La Jeunesse artistique). Brâncu?i se trouve alors à Paris comme en témoigne son adresse?: «?54 rue du Montparnasse?». Une liste des œuvres étaient visiblement jointe à cette lettre mais elle a, hélas, disparu. Cette missive témoigne des liens étroits entretenus entre Brâncu?i et les artistes roumains de la «?Tinerimea Artistica?» qui organise depuis 1908 des expositions regroupant peintures et sculptures. En mars 1914 Brâncu?i présente six œuvres dont La Prière (1907), Le Baiser (1907-08), Mademoiselle Pogany (1913) à la quatorzième exposition de cette importante société artistique. Il est déjà à cette époque un sculpteur de renom?: la présence de cinq de ses œuvres à l'Armory Show à New York (17 février - 15 mars 1913), où sa sculpture Mademoiselle Pogany a provoqué un scandale par sa modernité au côté du Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp et lui a permis de devenir l'un des artistes majeurs de la deuxième décennie du XXè siècle.‎

‎POURRAT Henri‎

‎Dans l'Herbe des trois Vallées‎

‎- Albin Michel, Paris 1944, 12x19cm, broché. - Réédition. Ouvrage illustré de bois gravés de François Angeli. Deux infimes manques angulaires en pied des plats. Bel envoi autographe daté et signé d'Henri Pourrat à Louis Deux. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎AMADO Jorge‎

‎O menino grapiuna‎

‎- Editoria Record, Rio de Janeiro 1981, 13,5x20,5cm, broché. - Nouvelle édition ornée d'illustrations de Floriano Teixeira. Reliure de l'éditeur en demi skyvertex marron chocolat, plats de toile noisette. Agréable exemplaire complet de sa jaquette illustrée qui comporte de petites déchirures marginales. Envoi autographe signé de Jorge Amado, en portugais, à sa traductrice Alice (Raillard) et son époux le critique d'art Georges. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎AMADO Jorge‎

‎O pastores da noite‎

‎- Livraria Martins Editora, Sao Paulo 1981, 13,5x20,5cm, broché. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes illustrées de l'auteur. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Jorge Amado, en portugais, à sa traductrice (Alice) Raillard. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎REGISMANSET Charles‎

‎Contradictions. Maximes et anecdotes suivies de Guerre ou Paix et de Misère de l'homme. Exemplaire de Natalie Clifford-Barney‎

‎- G. Doin & Cie, Paris 1937, 12,5x23cm, broché. - Edition définitive. Petites rousseurs sans gravité en marges des plats. Agréable exemplaire complet de son prière d'insérer. Mention manuscrite de l'auteur ou de l'éditeur sur la page de faux-titre : exemplaire de Mrs N.C. Barney. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎NADAR Félix Tournachon dit‎

‎Histoires buissonnières‎

‎- Georges Decaux, Paris s.d. (1877), 11,5x18,5cm, relié. - Edition originale. Reliure de l'époque en demi chagrin vert bouteille, dos à cinq nerfs sertis de fleurons dorés, quelques petites traces de frottements sans gravité sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliure de l'époque. Quelques petites rousseurs sans gravité, une indication manuscrite de rangement de bibliothèque au crayon de papier sur une garde. Envoi autographe daté et signé de Nadar : "A M. Bertrand de main amie. Nadar. Nov 56". [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MODIANO Patrick‎

‎Les Boulevards de Ceinture‎

‎- Gallimard, Paris 1972, 14x20,5cm, broché. - Deuxième édition postérieure d'un peu plus d'un mois à l'édition originale et pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Dos très légèrement insolé comportant une petite tache en tête. Rare envoi autographe signé de Patrick Modiano à Anne Germain sur ce texte. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CLEMENCEAU Georges‎

‎Au pied du Sinaï‎

‎- Georges Crès & Cie, Paris 1920, 13x20cm, relié. - Nouvelle édition, un des 550 exemplaires numérotés sur vélin, seuls grands papiers. Couverture illustrée. Reliure en demi maroquin marron chocolat, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures conservées, tête dorée sur témoins, reliure signée P. Goy & C. Vilaine. Envoi autographe signé de Georges Clemenceau à son secrétaire Jean Martet en tête du premier plat de couverture. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

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