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‎[TALLEMANT (Paul).‎

‎Manuscrit XVIIIe]. Le Voyage de l'Ile d'Amour ou la Clef des coeurs.‎

‎S.l.n.d., , 1713 vers . Manuscrit in-12 carré (128 x 177 mm) de (51) ff., veau brun granité, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).‎

‎Belle copie à l'encre rouge et noire établie sur l'édition 1713 de la première oeuvre de l'abbé Paul Tallemant, Le Voyage de l'Isle d'Amour, ou la clé des coeurs.Il est bien juste Licidias que je vous fasse savoir de mes nouvelles (incipit). Publié une première fois en 1663, ce roman allégorique en prose et en vers où sont dépeints les méfaits d'une passion aveugle, connut un beau succès dans les dernières décennies du XVIIe siècle - qui lui ouvrit les portes du salon de Mme de la Sablière et lui attira la sympathie de Colbert - et durant tout le XVIIIe siècle. Claude Gros de Boze, en 1717, le qualifie d’« allégorie ingénieuse, où sous la forme d’un voyage ordinaire, on descrit tout le chemin que fait faire une passion aveugle, les piéges qu’elle tend sur la route, le peu de sureté qu’on trouve dans ses gîtes, & les différents écueils qui se presentent au bout de la carriére ». En 1664, Tallemant publia une suite sous le titre Le Second voyage de l’Isle d’Amour qui n'est pas reprise dans notre manuscrit. Entré en 1666 à l'Académie Française, l'abbé Tallemant (1642-1712), cousin de Tallemant des Réaux, fit surtout paraître dans la suite, des hanrangues, des panégyriques de Lous XIV de même que quelques éloges funèbres. Il fut le principal rédacteur des Remarques et décisions de l'Académie Française (1698) signées de ses seules initiales. Titre dans un encadrement orné à l'encre rouge. Ex-libris manuscrit « Le Guillier 1725 » (titre) ; note manuscrite latine signée sur la première garde, mention manuscrite ancienne « troisième rayon n°5 » sur le premier contreplat. Charmant manuscrit du XVIIIe siècle, conservé dans sa première reliure.Brunet, V, 649 ; Lever, 422 ; Gay-Lemonnyer III, 1375 ; Bibliographie clérico-galante, 164.‎

Bookseller reference : 43452

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‎COMBE (Charles-François), MISTRAL (Frédéric).‎

‎Magali.‎

‎Dieulefit (Drôme), , 1860. Grand in-8 manuscrit de 8 ff. illustrés de dessins originaux signés à pleine page à l’encre de chine, demi-maroquin fauve à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin noir (reliure de l’époque).‎

‎Exemplaire unique du livret de la chanson Magali du plus célèbre écrivain en langue provençale Frédéric Mistral, remarquablement illustré de dessins originaux à l'encre de Chine signés par le peintre drômois Charles Combe dédicacé à son mécène le bibliophile Antonin Duval : « à M. A. Duval. Hommage d’affectueux souvenirs. Ch. Combe 7bre 1860 » (titre). Texte provençal avec la traduction française en regard. Frédéric Mistral écrivit les paroles de Magali vers 1855 dans son village de Maillane, inspirées par la chanson Margarido ma mio que le poète avait entendue chanter en 1859 par Jean Roussière, l'un des laboureurs de son père, au Mas du Juge, à Maillane. Cette aubade généralement chantée en duo, fut publiée dans « Mireïo » en 1859.Nous n’avons retrouvé que très peu de renseignements sur l'enfance de Charles-François Combe (Dieulefit 1828-1877) dessinateur, illustrateur, peintre aquafortiste, décorateur et modeleur dont Paul Duval, soyeux lyonnais et mécène bibliophile de Charles Combe, nous dit qu’ «il manifeste tout jeune un penchant naturel au goût inné pour le dessin (...) ». Après sa scolarité primaire, il est « envoyé au collège à Lyon», puis au lycée de Tournon, qui jouit d’une belle réputation à l’époque. Pendant toute cette période, il entretient des relations, car il parle le provençal avec J. Roumanille et les félibres de cette région. On le renvoie à Paris de 1851 à 1855 afin qu’il y suive des études de droit. Il en profite pour fréquenter les musées, les ateliers d’art, et nouer des liens avec le monde des artistes. C’est ensuite le retour à Dieulefit, sa ville natale dans la Drôme: là, il va mener une intense et très intéressante activité de dessinateur et d’aquafortiste. Doté d’un esprit plutôt irrévérencieux, il a vite fait de caricaturer la vie politique, les élections, etc. D’ailleurs, ses dessins distillent un humour grinçant, et il ne manque aucune occasion de tourner les personnes et les événements en dérision. Cela ne l’a pas empêché de faire partie de la société des aquafortistes en compagnie de Jongkind, Corot ou Manet, etc. Mais terriblement seul, isolé, il peste contre son immobilisme et n’arrive pas à profiter de la concurrence artistique dont il sent qu’elle lui manque cruellement pour avancer. Ceci ne l’empêche pourtant pas de se livrer à toutes sortes d’essais plus ou moins réussis.Ex- libris gravé au chiffre d’Antonin Duval, industriel lyonnais et mécène qui tenta de lancer la carrière de Charles Combe. L’encre, un peu acide, a fini par fragiliser le papier qui présente des fentes sans perte ; elles ont été consolidées au verso des feuillets mais restent fragiles. Delizy et Morin, Charles Combe 1828-1877 (Grenoble, 1981) ; Brun-Durand (Justin), Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme (Grenoble, 1900-1901).‎

Bookseller reference : 43464

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‎[Illuminisme. Manuscrit]. SEBAS tien choisi de Dieu pour donner à son peuple la nouvelle alliance pour la durée de tous les tems dans la succession de tous les âges. Aux Israélites dispersés parmi les nations et, à tous ceux qui se joindront avec eux, Salut, honneur et gloire.‎

‎Sans lieu ni date, , 1806 vers . Petit in-4 (17 x 22 cm) de (4)-474-XXIV pp., 22 lignes à la page, 7 gravures repliées, demi-basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre noire (reliure fin XIXe).‎

‎Manuscrit unique d'un illuminé qui, pour pour illustrer son propos messianique, a gravé 7 curieuses planches ésotériques, probablement tirées à un seul exemplaire. Ce manuscrit est décrit par Dorbon dans la Bibliotheca Esoterica (n°4496).« Réjouissez-vous Enfants d'Israël, voici votre Libérateur : » Sébastien aurait été choisi par Dieu pour incarner le Messie attendu du peuple Juif et entend démontrer en quatre parties l'évidence de la Nouvelle Alliance dont (1) les preuves de son Élection accompagnées de sa propre lecture de l'Écriture Sainte à la faveur des bouleversements récents ; (2) le Gouvernement civil des Nations dont le corps social devra être « divisé en trois classes : la première formera l'Assemblée des Lumières ; la seconde, l'Assemblée de la Prospérité ; quant à la troisième, elle comprendra un Conseil d'Exécution, un Comité de Décision et un Conseil de Cassation. A la tête du gouvernement se trouvera le Père du peuple aussi appelé Docteur des docteurs dont le pouvoir sera héréditaire par voie de transmission à ses descendants mâles. Trois décorations récompenseront les mérites des membres de chacune des trois classes : celle de La lanterne de l'oiseau de Prospérité, celle de l'Éclipse. » (3) le Gouvernement spirituel : instructions pour la construction du Temple de la Nouvelle Alliance et sa liturgie : sacrements, prières, calendrier réformé, fêtes, sépultures, éducation de la jeunesse et l'établissement d'une société de bienfaisance. Enfin, dans une dernière partie Sébastien, s'appuyant sur l'Écriture Sainte, s'efforce de démontrer aux peuples l'erreur dans laquelle ils sont tombés. La remarquable illustration comprend :1. Réunion en amphithéâtre des initiés prévenus de l'arrivée du Messie dont Adam et Ève, les Patriarches, les quatre Évangélistes et une assemblée de savants réunis autour de la figure de Sébastien dont le portrait manque.2. Portrait de Sébastien agriculteur arrachant les mauvaises herbes, appuyé sur un chevalet à ressorts de son invention.3. Sébastien en ballon dans un aérostat électrique sur lequel est inscrit «Sébastien la Lumière».4. Sébastien, assis au bord de l'eau et tenant un soufflet, éclaire une lanterne sous-marine permettant à un plongeur de voir sous l'eau. 5. Oiseau de Prospérité héraldique qui pond à l'aide de la chaleur d'une lampe allumée. 6. Un puissant souffle sorti d'une sphère découvre le Nouveau Temple.7. Le Maître Autel du Nouveau Temple et ses vestales.Dorbon, Bibliotheca Esoterica n°4496, avec son étiquette gravée en fin d'exemplaire.‎

Bookseller reference : 43469

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‎Treüillot de Proncour (Simon).‎

‎[Picardie. Manuscrit]. Lettres sur l'Akousmate ou bruits aëriens d'Ansacq. Par M. Treüillot de Proncour, curé d'Ansacq.‎

‎, , 1732. In-12 de (1)-215 pp., veau marbré, pièce de titre en maroquin rouge, dos lisse orné à la grotesque, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit unique sur le phénomène d’« akousmate » dans le Beauvaisis (1730-1732).Ce manuscrit, provenant de la bibliothèque de Hyacinthe Théodore Baron, constitue une compilation des pièces imprimées séparément dans le Mercure de France entre septembre 1730 et mars 1732. Il relate et analyse un phénomène singulier survenu dans le village d’Ansacq, près de Clermont-en-Beauvaisis, dans la nuit du 27 au 28 janvier 1730. Désigné par le terme d’« akousmate », forgé par le curé Treüillot de Proncour (ou Ptoncour), ce phénomène auditif collectif a été décrit comme « un grand bruit semblable à celui de plusieurs voix humaines et de différents instruments ».Une enquête minutieuse.Les témoignages des habitants d’Ansacq, qui firent état d’une expérience sonore collective inhabituelle, furent consignés dans un procès-verbal rédigé par le curé Treüillot. Les dépositions s’accordaient sur les faits, et la réapparition du phénomène lors de la nuit du 9 au 10 mai 1730 incita Treüillot à élargir son enquête. Ce dernier rédigea une description topographique du village afin de permettre une analyse approfondie par des savants.Une analyse contemporaine et ses correspondances.Ce manuscrit est commenté par Joseph Techener en 1862, qui note : « Les témoins de cette espèce de prodige n'ayant point varié dans leurs dépositions, cette relation fut communiquée à des personnes éclairées, lesquelles tentèrent d’en fournir une explication et rédigèrent à ce sujet plusieurs lettres, désormais réunies dans ce volume ».Le recueil inclut notamment les pièces suivantes :Relation d’un bruit extraordinaire comme des voix humaines entendu dans l’air par plusieurs particuliers de la paroisse d’Ansacq, dédiée à Madame la Princesse de Conti, Marie-Anne de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV et de Louise de La Vallière.Une série de lettres, dont :Lettre à M. de la Roque (4 février 1731)Deuxième lettre à M. de la Roque (15 février 1731)Troisième lettre (25 mars 1731), qui réfute les deux premières.Quatrième et cinquième lettres de M. Lalouat de Soulaines (15 et 25 juin 1731)Sixième lettre de M. Capperon (20 juin 1731), suivie des Réflexions de M. Lalouat et de la réponse de M. Capperon.Un témoignage historique et scientifique.Ce manuscrit constitue une source précieuse pour l’étude des perceptions collectives, des phénomènes inexpliqués et des pratiques d’enquête au XVIIIe siècle. En croisant récits populaires, investigations locales et analyses savantes, il illustre également l’interaction entre croyances et raison dans la société des Lumières.Provenance : Hyacinthe Théodore Baron, doyen de la faculté de médecine de l'Hôtel-Dieu de Paris de 1750 à 1753, premier médecin des armées du roi en Allemagne et en Italie, nommé en 1752 membre de l'Académie des sciences, grand bibliophile (1707-1787).Bel exemplaire sans rature, conservé très frais dans sa première reliure, d'une écriture fine et lisible.Catalogue de la bibliothèque de feu M. Baron (1788), n°900 : Techener, Description raisonnée d'une collection choisie d'anciens manuscrits, de documents historiques et de chartes (1862), n°191.‎

Bookseller reference : 43507

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‎[Expédition de Rome]. Carnet manuscrit d'un soldat de l'expédition romaine en 1849, originaire de Vizille (Isère).‎

‎Sans lieu, , 1849-1853. Manuscrit in-12 (160 x 105 mm) de 79 pp., cartonnage papier marbré de l'époque.‎

‎Carnet de campagne d'un voltigeur du 20e régiment d'infanterie de ligne : témoignage inédit sur l'expédition romaine de 1849 et les campagnes militaires ultérieures.Le carnet de Thomas Rey, voltigeur du 20e régiment d'infanterie de ligne, offre un témoignage précieux sur l'expédition romaine de 1849, dont il fut un acteur direct. Ce manuscrit débute par une mention autographe destinée à garantir sa restitution : « Ce petit mémoire appartient à Rey Thomas, voltigeur au 20e de ligne, 1er bataillon. Les personnes qui le trouveront sont priées de le remettre audit ».Le récit se divise en deux parties principales, correspondant aux engagements majeurs auxquels Rey participa :Combat du 30 avril 1849 – Une description du premier affrontement entre les forces françaises et les défenseurs romains.Assaut du 3 juin 1849 – Une narration détaillée de la seconde attaque, suivie du siège de Rome et de sa prise par les troupes françaises le 3 juillet 1849.En complément de ces récits, Rey a transcrit plusieurs textes officiels liés à l'expédition : ordres du jour du général Oudinot et de son successeur, le général Rostoland, proclamations adressées aux Romains, et félicitations du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte aux soldats du corps expéditionnaire. Parmi ces documents figure également une lettre de félicitations adressée par Louis-Napoléon à Oudinot le 13 juillet 1849, témoignant de la reconnaissance officielle envers les troupes françaises. Le carnet contient enfin une liste détaillant la composition du corps expéditionnaire.À la fin du manuscrit, Thomas Rey dresse une liste des lieux qu'il a traversés depuis son départ pour l'armée le 26 avril 1848. Bien que les toponymes soient souvent mal orthographiés, il est possible de suivre son parcours. Originaire de Vizille (Isère), Rey servit d'abord dans des garnisons du sud de la France avant de rejoindre l'Italie. Par la suite, il fut déployé en Algérie, où il arriva le 4 janvier 1850.En Algérie, Rey séjourna notamment à Constantine, prit part à une expédition en Kabylie et conduisit des prisonniers à Lambessa, ces derniers étant vraisemblablement des victimes du coup d’État de 1851. En avril 1852, après un nouveau passage à Constantine, il repartit en Kabylie le 18 mai 1853 avant de rentrer à Sétif le 17 juillet de la même année.Le récit des événements de 1849 et les souvenirs de ce voltigeur furent publiés par François Dutacq dans le Bulletin de la Société d’histoire de la Révolution de 1848 (tome XI, n°64, septembre-octobre 1915, pp. 289-298). Ce carnet, témoin d’une époque troublée, constitue une source pour mieux comprendre l'expérience des soldats français lors de l’expédition romaine et des campagnes militaires en Algérie sous le Second Empire.‎

Bookseller reference : 43623

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‎[Voyages imaginaires. Manuscrit]. Quand les Lotus refleuriront… Un récit du Père Tropique. Avec le concours des deux amis globe-trotters : le Tropicou ou père Tropique, conteur toulonnais et Altazon, l'artésien son ami dit le Sanglier.‎

‎, , vers 1935. Cahier manuscrit de (3)-258 pp. nombreux becquets, demi-toile verte et couverture bleue anonymes.‎

‎« L'appel des lotus, l'appel d'une âme : jusqu'aux antipodes et devant l'Éternel, un long cri d'intense, d'immortel amour ! ». Curieux roman d'aventures ésotériques qui mêle au récit de voyage vers l'Asie avec escale au Maroc, les mystères d'un conte indien narrés par « le Tropicou » parti de Toulon en compagnie de son ami « Altazon, dit le Sanglier ». Table : Prologue. La lettre, l'appel des lointains, Métempsycose : où l'Asie envoûtée envoûte ; Récit du Père Tropicou : A. Exposé des faits : Grand Océan hémisphère Sud. Une épave ; un SOS et un manuscrit. Déductions. Recherches officielles : l'énigme… B. Au fil des dieux et des hasards :I. Au Maroc : Rencontre dans l'Inconnu de deux hommes en chagrins d'amour (cachés) - le Veilleur des nuits - l'Astronome du destin - l'Homme du destin : la voie, les voix - Départ du jeune Mario Cavalaire pour les Indes.II. Aux Indes : le Secret des Naufragés 2. le Monastère-forteresse, inviolable et inviolé. Le cloître. Prison de charme des Yeux 3. le Plan du Frère Schû, à la garde de Bouddhâ où Mario entre en lice - Rugoyama 4. Un ennemi puissant redoutable et redouté : Araoun Al Rash, roi de l'illusion de l'hypnose, de la suggestion à distance, 1er magicien de l'Inde, seigneur de la Vallée des Tigres, ami du bon Maharadjah apeuré… 5. Première escarmouche réelle : combat au fond d'un gouffre 6. Une découverte sensationnelle de Mario : Vison, puissance, enchantement des Mille et une nuits 7. Disgrâce d'Araoun criminel. L'Emmuré. Les vautours; Évasion d'Araoun le mauvais. Désespoir du premier Grand Vizir 8. La lutte reprend implacable : délivrance et union de charme des yeux à Mario le grand amour - un ordre formel du bon Maharadjah et de la Maharanée aux jeunes époux au plus loi et de suite : fuir !!! III. Sous le signe de l'hypnose à distance : en Polynésie, un mal étrange envahit Charme les Yeux, pourtant si aimante, seul Kasyape en connaît la cause. Une lettre tragique, Retour précipité. Le Prince est sauvé etc.IV. La Preuve du crime parfait : Caramba !!! Les deux clowns, le Justicier, Haines et amours… Épilogue. Quand les lotus refleuriront.L'étonnante illustration, probablement de l'auteur, comprend 17 dessins et collages en noir ou coloriés, dans et hors texte : personnages liés à l'intrigue, paysages traversés etc. Un seul dessin (« L'Emmuré, la Tour du silence ») est signé Prouvée (?). Le manuscrit d'une grande lisibilité est augmenté de nombreux becquets. Les pièces liminaires contiennent épigraphes, distribution des personnages qui enseignent le lecteur sur la marche à suivre et un questionnaire d'appréciation clôture le récit.Remarquable manuscrit inédit et anonyme d'un roman d'aventures exotiques caractéristique de l’imaginaire oriental des années 1930, entre les Voyages extraordinaires de Jules Verne et le Lotus bleu de Hergé.‎

Bookseller reference : 43630

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‎AUDOLI (Yves).‎

‎[Algérie. Manuscrit]. Le problème de l’irrigation dans la vallée de l’Oued Chelif.‎

‎Sans lieu, , (1949). In-4 agrafé manuscrit de (10) ff. titre en couleurs, couverture illustrée.‎

‎Projet manuscrit du professeur de mathématiques toulousain Yves Audoli en vue d'un voyage d'étude en Algérie sous les auspices de la Fondation Zellidja, créée en 1947 pour encourager les jeunes à entreprendre des voyages d’études à travers le monde : présentation, objet, voyage détaillé Toulouse - Mostaganem, études technique, économique et humaine, agriculture, débouchés, finances.Le projet accepté, Audoli réalisa deux voyages en 1949 et livra un « rapport de voyage Zellidja » sous le titre l'Hydraulique en Algérie conservé à la BnF. Il fut déclaré « lauréat Zellidja » en 1951. L’Association des lauréats Zellidja avait été créée en 1949 pour regrouper les jeunes ayant été déclarés lauréats à l’issue de leurs deux voyages. La Fondation fut reconnue d’utilité publique le 27 septembre 1963, dissoute en 1974, tandis que l'Association perdure.Titre en couleurs, 2 têtes de chapitres illustrées à l’aquarelle, 1 carte en couleurs à pleine page, couverture titrée en noir et illustrée à l’aquarelle en couleurs.Émouvant document concernant la Fondation Zellidja, acteur clé dans la diffusion de la culture scientifique et des voyages d’études pendant les années d’après-guerre.‎

Bookseller reference : 43634

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‎[Assemblée des Notables].‎

‎, , 1787. Manuscrit in-4 de (6)-266 ff., titre et table, veau marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).‎

‎Très beau recueil manuscrit constitué à l'époque complété par l'ajout de pièces imprimées, qui consigne les procès-verbaux de plusieurs séances avec les principaux discours et mémoires présentés à l'assemblée des notables tenue à Versailles en 1787. Détail (les pièces imprimées sont signalées) :Titre, table, Noms des Présidents et membres de chaque Bureau. Manuscrit in-4 de (3)-7 ff.Discours du Roi (Louis XVI) à l'Assemblée de notables tenue à Versailles le 22 février 1787. Versailles, P.-D. Pierres, 1787. 3 pp. (imprimé).CALONNE (Charles-Alexandre de). Discours prononcé, de l'ordre du roi et en sa présence, par M. de Calonne, contrôleur général des finances, dans l'Assemblée des notables tenue à Versailles, le 22 février 1787. Versailles, P.-D. Pierres, 1787. 34 pp. (imprimé).Mémoire sur l'établissement des assemblées provinciales. S.l.n.d. Titre de départ. 38 pp. (imprimé) ; Observations du Bureau présidé par Monsieur sur les différens mémoires qui lui ont été communiqués par ordre du Roi. 12 ff. foliotés 49-60.CALONNE (Charles-Alexandre de). Début du discours prononcé par M. le contrôleur général dans l'Assemblée des notables, le lundi 12 mars 1787. Versailles, P.-D. Pierre, (s. d.). 4 pp. (imprimé).[DUPONT DE NEMOURS (Pierre-Samuel) principal rédacteur . Collection des Mémoires présentés à l'Assemblée des Notables (Goldsmiths'-Kress, n°13442 ; INED, 913) :] Seconde division. Versailles, P.-D. Pierres, 1787. 84 pp. (imprimé). Contient : État général des avantages que procurent à chaque province le plan d'uniformité dans la perception des droits de traites & la suppression de divers droits imposés sur l'industrie & la fabrication nationale. 8 pp. (imprimé), Récapitulation des avantages de chaque district ou province dans l'exécution des droits de réforme sur les droits de traite et sur l'impôt du sel (tableau replié imprimé), Gabelle. État… (tableau replié imprimé) ; [Procès-verbal de l'Assemblée de notables tenue à Versailles en l'année 1787]. De la 13e à la 22e séance (jeudi 15 mars au vendredi 30 mars 1787). 14 ff. foliotés 111-124 ; Mémoire sur les domaines du Domaines du Roi. 11 ff. foliotés 125-135 ; Mémoire sur les forêts domaniales. 4 ff. foliotés 137-140 ; de la 23e à la 28e séance (samedi 31 mars au mardi 24 avril 1787). 14 ff. foliotés 141-152 ; Discours du Roi (Louis XVI) prononcé à l'Assemblée de notables du lundi 23 avril 1787. Versailles, P.-D. Pierres, 1787. 4 pp. (imprimé) ; [Procès-verbal de l'assemblée de notables tenue à Versailles en l'année 1787. 5e séance] Lundi 23 avril 1787 : Discours du Roi, Discours de Monseigneur le Garde des Sceaux, Mémoire sur le droit des timbres, Tarif des droits qui seront perçus sur les objets ci-après assujettis au timbre. 12 ff. foliotés 155-166 ; [Procès-verbal de l'assemblée de notables tenue à Versailles en l'année 1787]. De la 29e à la 46e séance (mercredi 25 avril au samedi 19 mai). 79 ff. foliotés 167-246. Contient : Réflexions sur l'impôt du Timbre relativement à la province d'Alsace, Dépenses année 1786, Revenus ordinaires, État des charges dont sont grevés les articles suivants des revenus ordinaires, Dépenses ordinaires et annuelles, Dépenses à faire par le Trésor Royal pendant l'année 1787, Tableau de la dépense ordinaire de l'État, Mémoire sur les remboursemens à époques fixes, Vue générale sur l'impôt territorial, Tarif des droits que Sa Majesté ordonne être perçus en exécution de la déclaration de ce Jour sur les objets ci-après assujettis au timbre pour lesquels les papiers et parchemin seront fournis par les parties lorsqu'elles en demanderont hors des qualités et dimensions actuellement en usage, Tableau des remboursements à époque fixe par de nouveaux emprunts successifs remboursés chacun en 15 années par la caisse d'amortissement (replié). Discours prononcés à l'assemblée de notables. Du vendredi 25 mai 1787. Versailles, P.-D. Pierres, 1787. 36 pp. (imprimé).Bel exemplaire provenant du château de Saint-Eusoge, propriété de la famille d'Harcourt (ex-libris héraldique XIXe). Discrètes restaurations.‎

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‎[Forez. Montbrison. Chambéon. Manuscrit]. Registre concernant le Büillon. Acquisition du Büillon et de la Bruslée. 10 juin 1716.‎

‎Chambéon, , 1716-1733. Manuscrit in-folio (260 x 390 mm) de 239 pp. reliure portefeuille en vélin dur de l'époque, traces de lacet (reliure de l'époque).‎

‎Livre de compte manuscrit du domaine du Bullion, fief de la paroisse de Chambéon dans le Forez. 10 juin 1716. J'ay acheté le Büillon et le domaine de la grange Bruslée de Mr. et Md.e de Cherüe qui demeurent dans le Röannais par contract le 10 juin 1716. Passé par devant Challaye notaire de cette ville avec toutes les appartenances et dépendances de ces biens et quelques pensions en vin et en argent à Marcoux. Le tout au prix de 17.000 livres. [En marge] Mad. de Cherüe au morte au mois d'avril 1733.Table : acquisition « du Büillon et de la Brusleë », paiement, réparations, meubles achetés, arbres plantés, jardin, garenne, glacière, bestiaux achetés, profit des brebis, moutons et cochons, volaille, oeufs, beurre fromage, char de foin, pain des moissonneurs, « ma dixme sur le Büillon », bois taillis, semailles, récoltes, semailles, récoltes, ventes de grains, l'étang Janin, l'étang du Colombier, l'étang du Robertet, l'étang du grand Razinet, l'étang du petit Razinet, la peschoire du Buillon, arches à poisson etc.L'ancien fief du Bullion possédé par les familles Prévost, Robertet, Papon et Du Guet est situé sur la commune de Chambéon, sur la rive gauche de la Loire dans le Forez. Cette seigneurie et ce domaine furent acquis le 24 novembre 1548, par Jean Papon (Crozet 1507- Marcoux 1590) lieutenant général du bailliage du Forez et du Roannais, juge ordinaire du Forez, conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes de Catherine de Médicis. D'abord lieutenant et conseiller du roi à Roanne, puis juge royal de Montbrison en 1529, lieutenant général du bailliage du Forez et du Roannais en 1543, juge ordinaire du Forez par provisions du 18 mai 1547, conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes de Catherine de Médicis, anobli par le roi Henri III en septembre 1578. il fut seigneur de Bullion (à Chambéon), terre acquise le 24 novembre 1548 pour 3600 livres, sieur de Goutelas (à Marcoux) terre acquise le 4 septembre 1549 pour 5000 livres, en même temps que possesseur d'un jardin au faubourg de la Croix de Montbrison, et d'une maison à Crozet. (Alain Monestier - généalogie Papon de Goutelas). Cette terre fut ensuite donnée en héritage à Melchior Papon son troisième fils, marié en 1587 avec Jeanne du Verney. Le même Melchior Papon reçut par le testament de son père fait en sa maison de Goutelas, le 20 avril 1582, une maison située dans le chapitre de Montbrison. François Papon rendit hommage au roi pour le fief des Bullion en 1674. » (Stéphane Prajalas-Trémoulhéac, Saint-Georges-en-Couzan Notes et documents, Village de Forez).Dufour, J.-E., Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire, 1946, col. 118.‎

Bookseller reference : 43668

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‎Laffitte (Jacques).‎

‎[Manuscrit]. Livre des Changes commencé le 1er septembre 1785 & fini le 21 Décembre suivant Jacq.s M. Laffitte.‎

‎, , 1785. Manuscrit petit in-4 [175 x 225 mm] de 140-(149) pp. nombreux tableaux repliés, basane marbrée, dos lisse, pièce de titre, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Exceptionnelle archive autographe du jeune Jacques Laffitte, futur gouverneur de la Banque de France, ministre des finances et président du Conseil de Louis-Philippe, alors commis à Bayonne chez le négociant Formalaguès, où il apprit les changes et la tenue des livres quand se révélèrent ses qualités exceptionnelles. Banquier et homme d'État né le 24 octobre 1767 à Bayonne et mort le 26 mai 1844 à Paris, « Jacques Laffitte est un autodidacte de la finance. Rejeton d’un charpentier, il devient commis de commerce et travaille avec ardeur à maîtriser à fond les mécanismes des opérations de banque. A 20 ans, il monte à Paris où il est engagé par la maison Perrégaux. Le patron prend vite sous son aile ce débutant surdoué, qui devient son homme de confiance et son fondé de pouvoir dans le Paris révolutionnaire. L’habileté du jeune Laffitte permet à l’établissement et son propriétaire de déjouer les périls de la Terreur, puis de jouer les premiers rôles dans la transition directoriale et la remise à plat consulaire. Après la mort de son mentor en 1808, il accède aux premiers rôles de la place de Paris : associé-gérant de la société en commandite « Perrégaux, Laffitte & Cie », régent de la Banque de France, président de la Chambre de commerce de la capitale, le Basque est désormais au cœur de la vie économique et financière française. Il est un des pionniers des techniques de la banque de dépôt dès le Premier Empire. Il se détache pourtant peu à peu du régime napoléonien, spéculant avec prudence et rechignant à engager ses fonds dans le soutien des finances publiques. Député libéral, il participa à la révolution de Juillet en 1830 et devint président du Conseil de Louis-Philippe Ier. Fils du peuple d’origine provinciale, il est l’auteur d’une ascension sociale exceptionnelle, même à l’aune des bouleversements révolutionnaires, qui le conduit au sommet du pouvoir politique et financier. Banquier éminent, homme politique, homme d’État, modernisateur entreprenant et optimiste, ce libéral pragmatique est au coeur de l’action et des idéaux de son époque. Inspirateur de nouvelles formes de crédit qui ont formaté les circuits d’épargne jusqu’à nos jours, il est à ce titre l’un des promoteurs de la banque moderne » (Guillaume Lévêque).Son « Livre de Changes » manuscrit - tableaux des monnaies et changes d'Allemagne, Angleterre, Danemark, Espagne, Flandres, France, Hollande, Italie, Pologne, Portugal, Prusse, Russie, Suisse, Turquie - établi sur celui de Joseph-René Ruelle publié en 1774 sous le titre Opérations des changes des principales places de l'Europe avec la réduction réciproque des monnaies d'une place à l'autre, calculée sur le cours des changes établi entr'elles, est un remarquable témoignage de sa maîtrise précoce des monnaies et des changes internationaux (il a 18 ans en 1785 quand il le rédige). Dans ses mémoires, il revient sur cette période de formation : « À l'âge de quatorze ans, je débutais dans le commerce. Ma bonne étoile me fit entrer chez M. Formalaguès, excellent homme, qui heureusement pour moi, avait le même besoin d'enseigner que j'avais, moi, la passion d'apprendre. Je citerai un seul trait qui fera connaître son caractère comme le mien. J'étais fort jeune et fort pauvre, par conséquent, par conséquent très fier ; lui avait les défauts de ses qualités ; il se donnait beaucoup de peines pour enseigner, mais trop vif, il se donnait le plaisir de battre ses commis et je ne voulais pas être battu. Parmi ces commis, il y en avait un, mon égal en savoir, mais au-dessous pour l'intelligence, qui était sur le point de me dépasser. Ses parents, plus riches que les miens, venaient de lui donner des maîtres pour apprendre les changes et la tenue des livres. Quelle humiliation pour moi d'en savoir moins que lui ! J'en serais mort de chagrin, et la vanité triompha de l'amour propre. Je fus trouver secrètement mon patron et je lui dis : « Monsieur si vous voulez m'apprendre les changes, je consens à me laisser battre. » Il cita ce trait comme sublime. Il me donna par écrit les principes de la règle conjointe, très clairement rédigés par lui, me dit de les apprendre par coeur, et quand je les saurai de venir lui parler, qu'il m'apprendrait tous les changes. »Tulard, 808 pour les Mémoires de Laffitte (1767-1844), publiés par Paul Duchon, Paris, Firmin-Didot, 1932 ; Virginie Monnier, Jacques Laffitte, Roi des banquiers et banquier des rois (Peter Lang, 2013).‎

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‎[Lyon. Chapelle de la Visitation Sainte-Marie de Bellecour. Manuscrit]. Retraite Publique donnée dans ce 1er monastère de la Visitation Sainte-Marie de Bellecour. Par le R.P. de Chargey D.L.C.D.J commencée le 29 aoust et finie le 6ème septembre à Lion.‎

‎Lyon, , 1754. Manuscrit in-8 (14 x 19 cm) de (1)-XVIII-619 pp. 54 pp., maroquin noir, dos à nerfs, pièce de titre manuscrite (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit daté 1754 consacré à la retraite pour les religieuses de la Visitation Sainte-Marie de Bellecour à Lyon, établi selon l'avertissement d'après la parole du Révérend Père de Chargey : octave de méditations, conférences et lectures qui abordent plusieurs aspects de la vie religieuse comme les amitiés et les aversions naturelles, le voeu de chasteté, les péchés des religieux, la pensée de la mort, la médisance, les tentations secrètes, la vie domestique de Jésus Christ avec les apôtres etc. Suivi, avec une pagination séparée de : Récapitulation de la retraite donnée à l'Abbaye Royales des Dames de Saint Pierre de cette ville au mois de septembre 1754 par les Révérends Pères de Chargey et de Vaubonne qui contient Pratique de piété pour se préparer à la fête de Saint François de Sales, les trois jours qui la précèdent et pour l'octave qui la suit.L’ordre de la Visitation Sainte-Marie est présent à Lyon à partir de 1615. Le premier monastère est ouvert à Bellecour : la Visitation Sainte-Marie de Bellecour. En 1613, les travaux du premier monastère de l’ordre débutent à Annecy et se termineront en 1614. Face au succès rencontré, l’ordre décide très vite de fonder d’autres couvents. Lyon est choisi pour la création d’un deuxième établissement en 1615. Ce sera le premier en France. Mais pour obtenir les autorisations, François de Sales va se confronter au cardinal archevêque de Lyon Denis-Simon de Marquemont qui refusera de transiger sur ce qui constituait jusqu’alors les fondements mêmes de l’ordre : une clôture stricte devra être respectée par les sœurs et ce afin de se conformer aux règles en vigueur imposées par Rome aux congrégations de religieuses. A partir de cette date, cette règle s’appliquera à tous les nouveaux monastères de l’ordre qui s’ouvriront et se traduira physiquement dans les plans des monastères qui seront conçus de façon à respecter la réclusion des soeurs. (Patrimoine Lyon)Provenance manuscrite (titre) : « Ce livre du Monastère de la Visitation de Ste Marie de Montélimar ».Un seul manuscrit attribué au Père de Chargey est recensé au Catalogue collectif de France et conservé à la Bibliothèque de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon (cote Ms PA 86) : « Retraite spirituelle, donnée dans le premier monastère de la Visitation Sainte-Marie de Bellecour, à Lion, en 1754, par le R. P. de Chargey, de la C. de J. » (279 pages).Copieux manuscrit rédigé à l'encre brune, parfaitement lisible, conservé dans sa première reliure en maroquin noir janséniste.‎

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‎Le doyen mondial des anciens combattants de la Grande Guerre‎

‎[Lettres d'un Poilu. Correspondance de Raymond Abescat].‎

‎, , 1909-1931. 831 lettres et cartes militaires manuscrites.‎

‎Correspondance de guerre de Raymond Abescat, l'un des derniers vétérans français de la Première Guerre mondiale mort à 109 ans doyen des Français le 25 août 2001, également doyen mondial des anciens combattants de la Grande Guerre.« Dans quelques jours, il devait souffler en famille ses 110 bougies. Demain à 10 h 30, à l'église Sainte-Mathilde à Puteaux, c'est avec sans doute une grande émotion que ses proches rendront un dernier hommage à Raymond Abescat, le doyen mondial des poilus. Le « grand-père », âgé de 109 ans, s'est en effet éteint vendredi vers 14 heures à l'hôpital Le Stelle à Rueil-Malmaison. « Il était arrivé à bout, raconte Pierre Dasse, son meilleur ami et président de la Fraternelle des anciens combattants de Puteaux. Depuis des mois, il ne mangeait plus, ne buvait presque plus. Raymond était trop fatigué pour continuer son chemin parmi nous. Avec sa disparition, c'est une grande page d'histoire qui se tourne. » Né à Auteuil (Paris XVIe) le 10 septembre 1891, Raymond Abescat était non seulement le doyen des quelques milliers de poilus survivants en France mais également le doyen mondial des vétérans de la Première Guerre mondiale. « C'était un gars incroyable, ajoute Pierre Dasse. Un frère et même un grand-père pour moi avec toutes ses anecdotes qu'il a pu me confier. Rendez-vous compte, il a connu trois siècles et la Grande Guerre. » Histoire d'un parcours hors du commun : Raymond Abescat a passé sept ans sous l'uniforme du 113e régiment d'infanterie de Blois d'octobre 1912 à mai 1919, jour de sa démobilisation. Il avait également participé le 24 octobre 1916 à la reprise du fort de Douaumont (Meuse) avec son régiment. Avant d'être grièvement blessé trois semaines plus tard, le 16 novembre près de Verdun. « Il était infatigable, précise Pierre Dasse. A son retour à la vie civile, il était entré, sur concours, à la Caisse des dépôts et consignations avant de prendre sa retraite en 1957. Il aurait pu s'arrêter et profiter paisiblement de sa retraite. Au lieu de cela, il a voulu être le secrétaire de mon association des anciens combattants de Puteaux. » Demain, à l'église Sainte-Mathilde, famille, amis et représentants du secrétaire d'Etat à la Défense, du préfet des Hauts-de-Seine, du maire de Puteaux viendront rendre un dernier hommage au Poilu, titulaire de la médaille militaire et chevalier de la Légion d'honneur depuis 1986. » (Emmanuel Potiron, Le Parisien, 28 août 2001).Sa correspondance adressée principalement à ses parents parisiens dont il est également le destinataire, couvre les années 1912 à 1919, depuis le service militaire en octobre 1912, où Raymond Abescat est incorporé au 113e régiment d'infanterie de Blois. Lorsque la guerre éclate, en août 1914, son régiment est envoyé à la frontière belge pour repousser l'avancée allemande. « Romorantin, le 1er Août 1914, Je vous écris ces quelques lignes très vite car nous disposons juste de 2h 1/2 avant d'être consignés définitivement. Vous devez sans doute le savoir au moment où vous aurez ma lettre, l'ordre de mobilisation générale est lancé. Il est arrivé ici ce soir à 4h 1/2. Toute la journée nous l'attendions, ce matin un télégramme disait de tout préparer en attendant l'ordre de mobilisation aussi l'exercice comme je vous le disais dans ma dernière lettre est un exercice pour de bon. » Il survit au massacre de sa compagnie à Signeulx où il n'est que légèrement blessé. Il est ensuite envoyé en Argonne (sa correspondance part surtout de Lavoye dans la Meuse). En avril 1916, il assiste aux combats du bois de la Caillette. Le 24 octobre, il participe à la reprise du fort de Douaumont « [24.10.16] Chers Parents, les nouvelles sont excellentes ici et les Boches prennent une bonne pilule. Dès hier, l'attaque n'était pas commencée que les prisonniers rappliquaient en quantité. Tous sont très jeunes et un grand nombre ont les pieds gelés (…) ». Moins d'un mois plus tard, le 16 novembre 1916, il reçoit des éclats d'obus dans la jambe et le pied. Grièvement blessé, il doit être transporté dans un poste de secours. Il est opéré à Verdun puis transféré à l’hôpital militaire de Dijon ou il échappe de peu à l'amputation. « [23.11.16. Hôpital Carnot de Dijon]. Il n'y a pas de changement depuis ma dernière lettre. Mon pied suppure toujours mais moins. Chaque matin je suis pansé (…) R. Abescat Cap. 113e Hôpital 71 Lycée Carnot Salle 11 Dijon. » ; « [24.05.17] Mon cher Raymond, … C'est avec plaisir que j'ai appris ton complet rétablissement et je souhaite pour toi que tu ne retournes pas là-haut, d'ici quelques temps. Si tu dois rejoindre ton dépôt à Blois il est probable que tu seras envoyé à Romorantin. ». De 1917 à 1919, convalescent, Raymond Abescat reste mobilisé et son courrier est adressé à l'« hôpital 48 de La Chapelle St Mesmin Dépôt de Physiothérapie (Loiret) », à l'hôpital auxiliaire de Narbonne, à Blois et Romorantin, Saint-Mesmes puis à Chartres avec le grade de Brigadier du 67e régiment d'artillerie.Copieuse et exceptionnelle correspondance du doyen des Poilus, témoignant des réalités de la Grande Guerre.‎

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‎[Nantes. Marie-Julie Jahenny. Manuscrit]. J.M.J. Voyage à Blain. Diocèse de Nantes.‎

‎, Onze décembre, 1874. Manuscrit in-8 de 140 pp., demi-basane rouge, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).‎

‎Un des premiers recueils consacré à la mystique et stigmatisée catholique Marie-Julie Jahenny appelée la Sainte de Blain, contemporain de ses premières visions, établi par le Frère Désiré et Mr Hamon autorisés en 1874 par l'évêque de Nantes « à se rendre à la Fraudaie voir Marie-Julie ».« Tout comme le "Secret" de La Salette, le cas de la "stigmatisée bretonne" Marie-Julie Jahenny (La Fraudaie, Blain 1850-1941) compte sans doute parmi les plus complexes de l'histoire du mysticisme chrétien de la période moderne. Habitante de la Fraudais près de Blain, la jeune Marie-Julie voit la Vierge, l’archange saint Michel et des saints à partir de 1873. Elle aurait connu 3000 extases et reçu des messages de Jésus - transcrits par des tiers, la voyante ne sachant pas écrire, portant les stigmates pendant 68 ans. Marie-Julie Jahenny devient célèbre dès les premières années des manifestations scientifiquement inexpliquées à Blain (dont l'inédit, comme plus tard chez Marthe Robin, Alexandrina da Costa ou Berthe Petit, ou la capacité de la voyante de révéler l'origine de reliques et d'autres objets sacrés sans qu'on lui précise leur provenance).Dans les années 1870 elle bénéficie d'un double appui, étant soutenue du côté spirituel par l'évêque de Nantes Mgr Félix Fournier (1803-1877) et du côté scientifique par le Dr Antoine Imbert-Gourbeyre, professeur à l'École de Médecine de Clermont-Ferrand entre 1852 et 1888. Avant de rencontrer Marie-Julie, Imbert-Gourbeyre s'intéresse déjà à possibilité de mobiliser le phénomène de la stigmatisation au profit de l'apologétique catholique contre les efforts de Jean-Martin Charcot à La Salpêtrière de réduire toute expérience religieuse à l'hystérie et la névrose obsessionnelle. Les deux volumes de son ouvrage Stigmatisation (1873) connaissent un grand succès auprès du public, mais en même temps des réserves de la part du Vatican en raison de son intérêt pour la stigmatisée italienne Palma Matarelli, subséquemment condamnée par le Pape Pie IX en 1875. Imbert-Gourbeyre visite Marie-Julie Jahenny à maintes reprises et conclut qu'il n'y a "pas de fraude à la Fraudais". En 1894 le médecin montferrandais inclut de nombreux détails concernant les phénomènes mystiques à Blain dans une nouvelle édition de ses travaux sous le titre La Stigmatisation, l'extase divine et les miracles de Lourdes: Réponse aux libres-penseurs. » (Prophéties pour notre Temps).Contient : lettre (copie) de Monseigneur Félix, évêque de Nantes, récit de l’extase auquel l’auteur et M. Hamon ont assisté, stigmates de Marie-Julie, récit de son enfance, extrait du journal Le Pèlerin à son propos, lettre (copie) de l’Abbé Durassier de l’évêché de Nantes, lettre imprimée de M. Hamon au Journal des Villes et Campagnes relatant la visite, chant et prière avec musique notée de Marie-Julie, litanies en l’honneur de Sainte Germaine Cousin, (gravures), notice sur Louise Lateau de Bois-d’Haine et extrait de la revue L’Univers du 21 février 1875, 8 lettres (copies) de l’Abbé David, vicaire de Blain et directeur de Marie-Julie Joint (photographie) : Maison de Marie-Julie Jahenny avec la mention manuscrite au dos: « Carte postale bénite chez Marie-Julie (sur ses genoux) par Notre-Seigneur et la très Sainte Vierge pendant l’extase du jeudi 18 mai 1935 ». Dos passé, plat insolé.‎

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‎[Recueil de contredanses. Manuscrit].‎

‎S.l.n.d., , (1765 ca). Manuscrit in-12 oblong (134 x 190 mm) de (1)-73-(3) ff. de musique notée à l'encre brune avec la description des figures en regard, table, veau fauve, dos orné à nerfs, trace de pièce de titre, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches jaspées (reliure de l'époque).‎

‎Rare recueil manuscrit de contredanses réunies vers 1765 à l'apogée de la contredanse française.« Depuis longtemps déjà la contredanse (ancienne danse villageoise d'origine anglaise où les couples évoluent librement sur un rythme gai et entraînant ndlr) constitue le divertissement par excellence, mais, loin de s'émousser, le goût qu'on a pour elle ne fait que croître. Dans les années qui précèdent la Révolution, le menuet tombe en défaveur, mais non la contredanse qui devient l'élément essentiel du bal. [...] C'est elle, à peu près uniquement, que multiplie et diffuse la surabondante production écrite de la seconde moitié du siècle. On l'aime pour la juste mesure de son groupement limité à huit membres, et pour l'égalité sans façon qu'elle établit entre eux » (Jean-Michel Guilcher, p. 86).Lorsque paraît en 1762 le Répertoire des bals ou Théorie-pratique des contredanses du Sieur de La Cuisse, la contredanse française est relativement bien définie : danse de pas et de figures décrite dans la préface du Répertoire, la pratique des contredanses connaît une croissance exponentielle à partir des années 1760, ce que révèle l’entreprise éditoriale qui l’accompagne : une production remarquable de partitions vendues à l’unité, sur un même modèle, rassemblant une page de titre, une page de description verbale de la danse, une page de diagrammes ou « plans » de la danse dessinant sur le papier le chemin des figures et les positions des danseuses et danseurs, et une page consacrée à la musique. Comme le remarque Jean-Michel Guilcher, il a longtemps été difficile de cerner leur quantité exacte, de reconstituer des séries, des ensembles, malgré la présence de numéros de volumes et de feuilles pour une grande partie de ces partitions, et de rares catalogues. Les partitions se trouvent ainsi en recueils éditoriaux, recueils factices et feuilles libres.Les 73 contredanses de ce recueil se composent d'un titre, de la musique notée et pour 53 d'entre elles de la description verbalisée des figures en regard de la musique notée ; citons Les Plaisirs de l'Arquebuse, La Brandebourg, La Lucille, Les petites étrennes, L'Amoureux de quinze ans, La puce, La Guerin, Esther, La Rugieri contredanse allemande, La Viarmoise, Les fêtes de Tempé contredanse allemande, La Bienfaisante contredanse française, Le Palais d'amour contredanse française, La Vandeüil contredanse allemande, L'ambigu comique contredanse allemande, La Champagne, La Saint Étienne, La nouvelle française, L'Amérïquaine, L'Insurgente, L'Anglaise américaine, La Destaing (ces trois dernières sans musique notée) etc.Ex-libris manuscrit à l'encre du temps « Ce livre appartient à François Reboul (…) Montpellier » (étiquette F. Reboul sur le premier contreplat). Petite galerie de ver sans atteinte au texte, pâles mouillures sur les plats de la reliure. INHA, Répertoire des contredanses (1762-1788) ; Jean-Michel Guilcher, L'Apogée de la contredanse française in La Contredanse, un tournant dans l'histoire française de la danse, 2003, pp. 85-139.‎

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‎[Manuscrit musical]. Recüeil d'Airs à boire à une et deux voix.‎

‎, , [1710 ca]. In-12 oblong de (4) ff. (armes peintes, titre et tables), 100 pp., maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré sur les plats, fers dorés en écoinçon, gardes de papier d'Augsbourg, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit avec musique notée de 30 chansons à boire établi selon le répertoire présenté dont A boire à boire, récit de basse ; Chers Enfants de Bacchus ; Corrigeons nous amy Grégoire ; Ah que je suis malheureux, Duo de Basses ; Amour cruel amour ; J'avois promis à ma Catin, Dessus et Basse ; Quand je bois j'entonne ; Ma servante Isabeau, etc. Table alphabétique en tête de volume.Provenance : armes peintes de Christophe Pajot (1650-1730), ou Louis-Léon Pajot, comte d'Ons-en-Bray (1678-1754), directeur de la ferme générale des postes et relais de France, mort au château de Bercy.Rare témoignage « en musique » du répertoire bachique.Olivier, Hermal & Roton, planches 148, 149.‎

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‎[Manuscrit en latin]. Philosophia. De Ethica seu morali.‎

‎, , 1723. Manuscrit in-12 de 207 pp., frontispice, table, basane brune, dos à nerfs orné à froid, trace de pièce de titre (reliure de l'époque).‎

‎Précieux cours manuscrit de philosophie morale qui porte sur l'Éthique d'Aristote, entièrement rédigé en latin en 1723 par Joannes Baptista Jacobus de Manneville sur le modèle scolastique du Père jésuite Jacques Chanevelle Ethica seu philosophia moralis, juxta principia Aristotelis (1666).« Pendant toute la durée du XVIIe siècle, les collèges des Jésuites seront un des bastions de la philosophie aristotélicienne. Les cours donnés par le P. François Gandillon au collège de la Flèche, conservés en manuscrit à la Bibliothèque municipale de Tours, ont particuliè rement retenu l’attention, parce qu’on a cru un moment que c’était les cours suivis par Descartes (…) les cours du P. Gandillon n’en donnent pas moins une idée de l’enseignement que reçut peu auparavant Descartes: ils ne s’écartent guère d’Aristote et de saint Thomas. De l’enseignement de l’éthique par les Jésui tes, il nous reste un monument remarquable : Ethica seu Philosophia moralis juxta principia Aristotelis du Père Jacques Channevelle (1620-1699, jésuite et professeur de philosophie) partisan sans réticences de l’Aristote chrétien, parue à Paris en 1666, deux volumes comptant ensemble 1382 pages pour la seule ethica universalis » (Aristote, L'Éthique à Nicomaque, introduction, traduction et commentaire par René-Antoine Gauthier et Jean-Yves Jolif 1970, tome I, pp. 214-215).Le manuscrit, d'une écriture fine et dense, sans rature, est orné d'un frontispice gravé par F. Choveau « La Morale » avec le nom manuscrit de l'auteur à l'encre du temps : Joannes Baptista Jacobus de Manneville. Titre de départ : Pars secunda Philosophia. De Ethica seu Morali.‎

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‎Déclaration du Roy, concernant les billets, promesses, quittances sous signature privées. Donnée à Compiègne le 30 juillet 1730. Registrée en parlement le premier septembre 1730.‎

‎, , 1730. Manuscrit in-4 de 3 pp.‎

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‎[Guerre de 1870. Manuscrit]. Souvenirs de la Campagne de 1870 du 23 juillet au 14 septembre.‎

‎, , 1873. Cahier petit in-4 manuscrit (20,5 x 17 cm) de (1)-144-(1) pp., titre manuscrit en long « Campagne 1870-1871 (Mémoires) ».‎

‎Remarquable récit embarqué d'un commandant du génie dans la Guerre franco-prussienne, parti de Montpellier le 23 juillet 1870, prisonnier à Berlin le 14 septembre suivant.Samedi 23 juillet - La 6ème compagnie de sapeurs du 2ème Régiment du Génie, que je commandais forte de 4 officiers, 89 sapeurs à pied, 8 sapeurs conducteurs avec 2 voitures de section et 12 chevaux, devait partir à 11 heures du matin par le chemin de fer pour se rendre de Montpellier à Phalsbourg. Ce journal inédit recomposé en 1873 en forme de mémoires montre les opérations, les marches des sapeurs chargés d'ouvrir les voies d'accès pour les fantassins, détruire les pièges, fabriquer et poser des pièges, des obstacles à la marche des fantassins ennemis. «Les outils portatifs sont loin d'être commodes. Il faut trop de temps pour les sortir de l'étui, les emmancher etc. Dès la première rampe, je fis charger des outils ordinaires sur les chevaux de bât, et le travail marcha bien plus rapidement. » (p. 65). Après les premiers combats dans les environs de Sarreguemines, la 6e compagnie doit rallier le camp de Châlons le 20 août où la seconde partie de l’armée française commandée par le maréchal de Mac-Mahon, devait se rassembler pour tenter de renforcer l’armée de Bazaine. Passé par Rethel, la compagnie se trouve le 27 août à Buzancy où les deux armées ont un violent engagement de cavalerie. Le corps français du général de Failly avait envoyé une reconnaissance vers Buzancy pour y faire quelques prisonniers et obtenir des nouvelles. Le 30 août, l'armée campe à Beaumont. « Au moment où la Compagnie forme ses rangs, les obus commencent à pleuvoir sur le village et il n'y avait pas 1/4 d'heure que le général Goze me disait de faire faire la soupe. Déjà cette surprise nous coûtait cher. Les 11e et 46e avaient perdu un nombre considérable d'officiers et de soldats dans les tentes même qu'il sont obligés d'abandonner ainsi que les sacs. Les balles, les obus sont tombés à l'improviste, par milliers sur le camp (…) Les généraux de Failly et Goze ont encouru ce jour-là une terrible responsabilité et à mon avis ils doivent rendre un compte sévère de leur conduite dans la journée du 30 août 1870 ! ». La bataille de Beaumont également appelé surprise de Beaumont ou encore bataille de Beaumont-Mouzon se déroula le 30 août à Beaumont-en-Argonne, dans les Ardennes françaises. Elle opposa le 5e corps d'armée de l'armée de Châlons du général de Failly, à l'armée de la Meuse du Prince royal de saxe. Les Français, surpris dans leur campement, sont repoussés jusqu'à Mouzon. Le corps d'armée de Failly est écrasé et découvre l'armée de Châlons de Mac-Mahon, en marche sur Sedan. « Je continue à grimper la côte avec mes trois hommes, nous nous arrêtons à hauteur de deux batteries qui venaient d'ouvrir leur feu, dans un champ où des zouaves faisaient tranquillement cuire leur soupe, en disant qu'ils en avaient bien vu d'autres ! Je regard alors un peu ce qui se passe. De l'autre côté de la Meuse, à 2 kilomètres environ de Mouson, je vois une longue ligne de batteries faisant feu sur le village ; j'estime à 100 le nombre des pièces prussiennes qui tiraient en ce moment et 12 de nos pièces seulement leur répondaient (…) quelqu'un dit que l'ordre est de se diriger sur Sedan (…) En sortant de dîner je trouve le colonel de Brevans qui me donne le commandement de 256 hommes de la réserve (31 août) ». Sedan, Jeudi 1er septembre. « Je m'aperçois que c'est une véritable déroute qui commence. Les obus nous arrivent de trois côtés à la fois. Deux sapeurs sont blessés un à la tête l'autre à la main, bientôt les balles se mêlent à la mitraille ; pendant que je cause avec le fourrier Houber appuyé sur son fusil une balle vient s'incruster dans la crosse de son arme (…) 2 septembre Nous sommes prisonniers (lecture des articles la capitulation) On vient nous dire qu'il faut aller rejoindre notre division au camp d'Yges » Le 3 septembre, environ 80 000 hommes sont conduits sur la presqu'île d'Iges et parqués pratiquement sans abris et sans vivres. Les prisonniers partent pour l'Allemagne destination Berlin, en passant par Nancy où ils sont acclamés. L'explicit est emprunté à Casimir Delavigne (Messéniennes, I. La Bataille de Waterloo) : SOIS MAUDIT Ô NAPOLÉON.Annexes : Composition de la 6e compagnie à la date du 23 juillet 1870 ; État des absents à l'appel du 2 septembre et du 5 septembre ; Le détachement de la 13e versé à la 6e par ordre du Colonel Charton le 31 août 1870 ; Solde approximative minimum de la Compagnie du 21 juillet au 3 septembre 1870 ; Recettes Dépenses.Manuscrit d'une belle écriture très lisible, sans rature.Témoignage exceptionnel de la débâcle de l'été 1870 et son cortège de défaites de Châlons à Sedan et la capitulation de Napoléon III.‎

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‎CONDORCET (Sophie de Grouchy, marquise de).‎

‎Correspondance adressée à Jean Antoine Debry.‎

‎, , 1798-1811. Ensemble 4 lettres autographes signées.‎

‎Correspondance autographe de Sophie de Condorcet adressée à Jean Antoine Debry, dont une première lettre non datée évoquant la situation de son frère Emmanuel de Grouchy, qui commandait la division du Piémont en 1798 et les trois autres écrites en 1811 (une seule est datée) adressée au préfet Debry pour un dénommé Emeric.- 3 pp. in-12 avec adresse « Au Citoyen J. de Bry représentant du peuple » sur un double feuillet, cachet. « Je suis bien touchée de votre souvenir mon cher concitoyen, il me parvient dans ma solitude 5 jours après la date de votre lettre. J'ai bien du regret de n'être pas à Paris et de ne pouvoir partager votre bonheur (…) pourquoi ne m'avez-vous pas nommé celui à qui vous confiez la destinée de votre intéressante fille (…) Vous devez bien penser quelle peine j'ai ressenties en voyant mon frère placé à côté de Sherer, je charge Marbot sur quels faits Briot se fonde : ma belle-soeur a une malle de pièces sur la situation de mon frère en Piémont (…) G.C. Meulan Seine et Oise ce 16. (1798) ». Frère de Sophie de Grouchy qui avait épousé en 1786 le marquis de Condorcet (1743-1794), Emmanuel de Grouchy, marquis de Grouchy, (1766-1847) général de la Révolution et de l’Empire, maréchal d’Empire, avait commandé la division du Piémont, le 11 décembre 1798.- 4 pp. in-8 « Au souvenir des derniers jours de M. de Condorcet à Auteuil, se trouve tellement joint le vôtre Monsieur, que c'est avec une entière confiance que je vous demande un service. Il a quelque rapport aussi à sa mémoire, puisqu'il s'agit d'un ami de Mde Vernet. C'est un homme de 42 ans d'un caractère sûr et doux et dont voici l a triste destinée M. Emeric (…) Grouchy Ve Condorcet Paris Grande rue verte n°30 St Honoré »- 2 pp. in-8 avec adresse « À Monsieur le Baron de Bry préfet à Besançon pour lui seul » sur un double feuillet, trace de cachet. « Je suis bien touchée de votre réponse, Monsieur, quoique mon coeur et mon estime l'attendissent. J'écris à M. Emeric à Lyon poste restante et perds pas une minute à vous rendre grâce, et prier de suivre votre bonne idée pour une place à l'Académie universitaire à laquelle je présume que quelques appointements sont attachés. J'attendrai son succès ou non probablement avant de parler à M. Quinette que j'ai cependant bien besoin de voir pour une malheureuse aveugle, cousine germaine de Buffon par son mari qui sollicite dans sa détresse (…) son entrée aux Quinze Vingt (…) G. Ve Condorcet, ce mercredy 8. »- 2 pp. in-8 avec adresse « À Monsieur le Baron de Bry préfet à Besançon pour lui seul » sur un double feuillet, trace de cachet. « Veuillez bien Monsieur en continuation de votre bienveillance, me faire le plaisir de me mander, si d'après vos recommandations à Monsieur le Recteur et d'après ce qu'il aura bien voulu écrire en sa faveur, Mr Emeric a quelque espoir d'être placé et surtout si cet espoir est pour Lyon ou pour Paris (…) Grouchy Ve Condorcet ce 21 8bre 1811 Grande rue Verte n°3 ».Épouse du marquis de Condorcet (1743-1794) et soeur du maréchal Emmanuel de Grouchy (1766-1847) général de la Révolution et de l’Empire, Sophie de Grouchy (1764-1822) tenait un salon fréquenté par les philosophes et encyclopédistes. Veuve en 1794, elle connut un temps la misère, mais rouvrit son salon dès 1795. Elle s'occupa de faire publier les œuvres de son mari, se rapprocha des idéologues en opposition au régime impérial, puis cessa de jouer un rôle public sous la Restauration. Voisin et ami fidèle de Condorcet à Auteuil, Jean Antoine de Bry (1760-1834) conventionnel, plénipotentiaire au congrès de Rastatt (seul survivant de l'attentat contre les ambassadeurs français), fut nommé préfet du Doubs par Napoléon.‎

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‎Laye (Dominique).‎

‎[Fou littéraire gascon. Manuscrit]. Biographie de Dominique Laye et ses pensées, augmenté d’un grand Nombre de proverbes. Inchotus, 25 October MVDDDLVIII.‎

‎, , 1858. Manuscrit in-8 de 29-(4)-915 pp., basane noire, dos lisse orné et titré (reliure de l’époque).‎

‎Manuscrit foisonnant d'un fou littéraire qui consigne ses visions mystiques et sociales dans un copieux recueil intitulé Les Oeuvres de la Raison dirigées par la Voix de Tonnerre écrites en caractères d'airain et gravées sur le Bronze avec le burin d'acier - dont le format sera inaltérable. Certains pourront s'instruire après moi : ceux qui tiendront plaisir à repasser ou méditer mes écrits qui sont en moi un vrai don naturel.Quelques titres de chapitres empruntés à l'abondante table des matières : Origine du monde, la Vraie religion ce qu'elle est et ce qu'elle exige, les Pauvres sont nos amis, une série des métiers et leurs qualités, Sermon sur les riches ou ceux qui ont envie de l'être, Le Grand Rêveur interprétant les songes, Catéchisme proverbial et des cas de conscience de la dernière expression, l'Avarice, les entretiens du Pécheur, Dernier document aux ouvriers etc.Précédé d'une courte autobiographie dans laquelle on apprend que Dominique Laye est né en 1827 à Boussan (Haute-Garonne) dans une une famille pauvre dont le père était chiffonnier. Trois ouvrages publiés sous son nom ont paru en 1886, imprimés à Toulouse : Le Prophète de la Haute-Garonne, Histoire complète des grèves de Decazeville sous la date lugubre du 26 Février 1886, Histoire de l’homme, son origine, ses moeurs, ses lois.Manuscrit d’une fine écriture très lisible resté inédit, orné d'un frontispice représentant l'oeil de la Providence placé dans un triangle avec la légende Scripturas ad Dominice-Layae et conversionis vitam et morum pro amor ad deum et pro alicuius ad daemon. Mon esprit voit beaucoup ! Mors du plat inférieur fendu en pied, traces de frottement, large mouillure aux feuillets liminaires.‎

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‎« Le dernier acte du drame épouvantable de Sedan »‎

‎[SEDAN. Abbé Jean Lanusse. Manuscrit enluminé]. Trouées de Balan et Cazal le 1er septembre 1870.‎

‎, , (Vers 1870-1880). Grand in-folio manuscrit (54 x 41 cm) de 52, 50 ff. enluminés sur peau de vélin à l'encre et aqurelle rouge, vert, bleu et or, chagrin rouge, dos orné à nerfs, décor sur le plat supérieur d'écoinçons et d'une grande plaque circulaire ajourés en laiton avec incrustations de cabochons de pierres, sur le second plat quatre plaques d'angles circulaires ajourés en laiton avec incrustations de cabochons de pierres, dentelle intérieure, gardes de papier dominoté (reliure de l'époque).‎

‎Exceptionnel manuscrit enluminé sur peau de vélin à la manière des livres d'heures dont chaque feuillet rehaussé d'or est orné en belle page de lettrines, décors ou peintures renouvelés, en guise de tombeau des soldats morts aux portes de Sedan le 1er septembre 1870, à Balan et Cazal (aujourd'hui lieu-dit de la commune de Floing) après « la charge du désespoir ».Il a été réalisé par l’abbé Jean Eugène Lanusse (1818-1905), aumônier militaire ordonné prêtre en 1844, qui à ce titre participa à de nombreuses batailles des guerres du Second Empire, à la campagne d’Italie comme à l’intervention française au Mexique. L'abbé Lanusse était présent lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et assista aux batailles de Reichshoffen (ou Froeschwiller) et de Floing, près de Sedan. De ces batailles, qui se soldent pour la France par la chute de l’Empire et la perte de l’Alsace-Lorraine, l’abbé Lanusse tira cet ouvrage manuscrit et enluminé : La Trouée de Balan est un de ces faits qui a provoqué des appréciations bien différentes. Je n'en relaterai aucune. Libre à chacun de juger cette entreprise à laquelle cependant on ne pourra refuser une hardiesse hors ligne surtout après l'expérience qu'on avait faite toute la journée des forces allemandes. Mais si je réclame la liberté pour les autres, je la réclame aussi pour moi, ne serait-ce que pour dire mon admiration pour tous ces braves entraînés par la vague espérance d'un succès, entraînés surtout par cette pensée : coûte que coûte revoir la patrie… fuir à tout prix le chemin de l'exil. Depuis les premières heures du jour, ils étaient fatigués de voir la France courber la tête dans la poussière sous le poids du fer et des forces de la Prusse. Ils voulaient enfin voir son front si noble se relever et regarder l'avenir. Essayons, se sont-ils écriés dans les transports du plus sublime héroïsme. Ils sont partis… Lisez ce qui est advenu. (incipit)« Balan, comme Bazeilles, connut le 1er septembre 1870 des combats meurtriers franco-allemands, particulièrement dans le parc du château, où la résistance acharnée des Français fit de nombreuses victimes prussiennes. Le 1er septembre 1870, l’armée française positionnée au nord et à l’est de Sedan, est encerclée par l’armée ennemie. Depuis le début de la matinée, les troupes françaises sont bombardées par l’artillerie allemande forte d’environ cinq cents canons et installée sur les hauteurs qui entourent la ville de Sedan. De nombreux soldats français sont tués ou blessés par des obus ou des éclats d’obus sans avoir même pu combattre. L’artillerie française, dont les canons ont une portée beaucoup plus courte que ceux de l’ennemi, ne peut répondre à ces bombardements intenses. Les quelques batteries françaises qui essaient de s’organiser pour soutenir l’infanterie sont rapidement détruites par les obus ennemis. Malgré des combats d’infanterie importants au calvaire d’Illy et des charges de la cavalerie sur le plateau de Floing, l’armée française ne peut, ni empêcher son encerclement, ni effectuer une brèche dans l’épais rideau des troupes d’infanterie allemandes. L’armée française fait en effet face à une armée deux fois plus nombreuse comprenant plus de deux cent mille hommes. Face à ce déluge d’acier, face au feu intense des tirs de l’infanterie ennemie, l’armée française recule sur tous les fronts et effectue un mouvement de retraite vers la ville de Sedan. Vers quinze heures, Napoléon III fait dresser un drapeau blanc sur la citadelle de Sedan mais celui-ci est vite abattu. Une heure plus tard, le général de Wimpffen, commandant en chef de l’armée française, tente d’effectuer une dernière percée en direction de Balan, dans l’espoir de pouvoir effectuer une retraite vers Carignan. Une fois encore, après de violents combats, les troupes françaises sont obligées de se retirer. Les derniers soldats français quittent Balan vers dix-sept heures vingt. » (Archives départementales des Ardennes).La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg conserve du même abbé Lanusse le manuscrit enluminé dans le même goût Reichshoffen ; les Charges de Floing (référence MS.7.149) : « Tombeau offert aux combattants (…) le lecteur est également saisi par l’ornementation du texte : les pages sont enluminées en couleurs, les lettrines sont dorées. Les motifs de fleurs et de plantes, d’oiseaux, d’anges, etc., fournissent une forme de contrepoint à un récit souvent sanglant. Refusant tout réalisme, l’auteur affirme son parti-pris : « Pour moi je tiens à cacher sous des voiles de fleurs, sous les ornements et les richesses que nous offre la paix, les conséquences, les ruines de nos tristes colères ». Doté d’une reliure à grandes ornementations métalliques dorées, ce manuscrit imposant a été acquis par la Bibliothèque nationale et universitaire en 2019. Caractéristique du kitsch religieux de la seconde moitié du 19e siècle, il est aussi un témoin du sentiment patriotique exalté par la défaite de 1870. » (A. Leroy, Abbé Jean Lanusse, Reichshoffen ; les Charges de Floing, s.l., vers 1870-1880)Provenance : Pierre Robert de Beauchamp (1861-1946) avec son ex-libris armorié qui porte la devise « Ce que Dieu veut » accompagné d'une photo de Monseigneur Lanusse de l'École de Saint Cyr. On joint la citation à l'ordre de l'armée datée 29 juin 1918 de son fils le capitaine Jean Robert de Beauchamp (1891-?). Importantes mouillures sur l'ensemble de la deuxième partie (Cazal), reliure usagée (mors supérieur partiellement fendu, mouillure sur le deuxième plat, épidermures, coins frottés).‎

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‎FOUJITA (Léonard Tsuguharu).‎

‎Lettre autographe signée, datée du 2 mai 1956, adressée à son ami Shizuka Murayama.‎

‎, , 1956. 2 pages in-4, enveloppe timbrée jointe.‎

‎Longue lettre adressée à Shizuka Murayama, peintre franco-japonais de Y -ga, né au Japon à Itako dans la préfecture d'Ibaraki le 26 octobre 1918 et mort à Paris le 22 octobre 2013. Dans la seconde moitié des années 1950, iMurayam s'installa en France et devint citoyen français en 1981.Foujita mêle nouvelles personnelles, réflexions artistiques et détails très concrets de sa vie parisienne. Il commence par évoquer le contraste saisonnier entre le Japon et Paris : alors que « c’est maintenant la saison où les chenilles, les papillons et les papillons de nuit prolifèrent au Japon », à Paris « les longues pluies et les insectes ont disparu ». Il s’inquiète ensuite de la santé de ses correspondants et s’intéresse à la vie artistique au Japon, notamment à l’exposition Shun-yo-kai.Foujita se montre particulièrement fier d’une toile récente, réalisée en quelques jours sans quitter son domicile, entre le 11 et le 16 du mois. Il décrit cette oeuvre comme un mélange du « marché aux puces » et du « marché de ferraille », avec « beaucoup d’antiquités (…) de l’époque de Napoléon III ». Il confie que cette peinture est devenue « ma préférée », juste après le Portrait de Rostand, et rapporte avec satisfaction l’enthousiasme qu’elle suscite : un Américain se serait écrié « extraordinaire », et d’autres visiteurs auraient été « stupéfaits ».L’artiste revient ensuite sur ses conditions de travail, améliorées depuis sa maladie de novembre : sa femme s’occupe de tout afin qu’il puisse se consacrer entièrement au dessin. Il souligne son soutien discret : « je peux travailler calmement, et ma femme m’encourage dans l’ombre ». Cette stabilité lui permet de sortir davantage, notamment au cinéma, où il se montre attentif aux oeuvres de jeunes artistes étrangers.Le Portrait de Jean Rostand occupe une place centrale dans la lettre. Foujita note qu’il est « très populaire » et avoue sa surprise face à l’ampleur de ce succès : « je suis même étonné qu’une seule oeuvre ait pu m’amener autant de succès ». Malgré cela, il affirme sa volonté de peindre désormais librement et sur de grands formats, car il souhaite créer « des choses qui me survivront ».Il évoque ensuite la reconnaissance croissante de son travail : expositions à venir, invitations mondaines, et admiration de ses pairs, au point que les éloges le mettent « embarrassé ». Il mentionne également la préparation d’un catalogue et un projet de contrat à New York, proposé par un galériste américain.Malgré ces succès, Foujita reste exigeant et inquiet face à la création. Il insiste sur la difficulté de produire une oeuvre véritablement aboutie : « ce n’est pas simple de créer une oeuvre dont on peut dire qu’elle est bonne une fois qu’elle est terminée ». Il se pousse à ne pas se relâcher : « je n’ai pas de temps à perdre ».La lettre se termine sur des considérations plus quotidiennes et affectueuses : une description poétique de Paris au soleil couchant, puis une longue demande de produits alimentaires japonais, adressée avec politesse et gratitude, témoignant de l’importance des liens d’amitié et de solidarité dans sa vie d’exilé :« J'ai beaucoup de produits secs, donc pas besoin de m'envoyer du shouyu (sauce soja), des produits Aji no moto. Il me reste aussi pas mal de thé, de non (algues séchées), de shiitake (champignons) et de kanpyou (radis séchés) donc je n'en ai pas besoin. Deux sacs de sarashi-an (anko) Deux sacs de shiratama-ko (farine de riz) S'il y en a, zuiki-imo (pommes de terre taro) (séchées) Du ama-nattou (nattou sucré) 5 paquets de soumen (nouilles) Du kurogoma (sésame noir) ».‎

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‎[MAINTENON (Madame de).‎

‎Maison royale de Saint-Louis. Manuscrit]. Extrait des Avis que Me de M[aintenon] a donnés par écrit aux R[eligieu]ses de St Loüis où sont expliquées leurs principales obligations et quelles ont été les intentions du Roy, et les siennes dans l'Etablissement de leur Maison.‎

‎S.l.n.d. (Versailles, , 1700). In-12 manuscrit (9 x 14 cm) de (5)-228 pp., maroquin noir janséniste, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, gardes de papier dominoté, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Précieux manuscrit relatif à la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr fondée en 1686 par Françoise d'Aubigné marquise de Maintenon (1635-1719) pour l'éducation des jeunes filles nobles et sans fortune.Parmi les nombreux textes essentiels que « l'épouse secrète » de Louis XIV a développés de son vivant consacrés à la maison d’éducation de Saint-Cyr dont ses célèbres Petits livres secrets, des lettres et des documents témoignant de son investissement comme l'Instruction générale du 30 octobre 1688, le Recueil des instructions que Mme de Maintenon a données aux demoiselles de Saint-Cyr, figurent les Entretiens de Madame de Maintenon aux religieuses de Saint-Louis à Saint-Cyr, portant sur l'éducation des jeunes filles, rassemblés et retranscrits de manière anonyme. Ce recueil qui appartient à cette série, développe plusieurs aspects de la règle sur les affaires temporelles, la noblesse des demoiselles, l'esprit de l'Institut, contre les austérités, sur les récréations, la nourriture, la catholicité, l'obéissance, l'assujettissement aux règles, les confesseurs, la pauvreté, la régularité, les amitiés particulières, les promenades hors de la maison, les livres, contre les changements, sur l'infirmerie, la réception des sujets du dehors etc. suivis d'un extrait d'une lettre de Feu Monseigneur l'évêque de Chartres à une Supérieure au sujet des petites conversations que Mde de Maintenon avait composées pour l'instruction et l'amusement des Demoiselles de St Cyr.Manuscrit rare d'une parfaite lisibilité (quelques biffures) conservé dans sa reliure de l'époque en maroquin janséniste. Note manuscrite sur la garde supérieure : « Voir sur ce manuscrit Esprit de l'Institut des filles de Saint Louis par Mme de Maintenon, Paris 1808 ». Traces de frottements (coiffes et coins).Absent de la collection de manuscrits de Madame de Maintenon conservés à la bibliothèque municipale de Versailles (Catalogue en ligne de la bibliothèque numérique patrimoniale de Versailles).‎

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‎[LOUIS XV]. Le Vrai Bonheur.‎

‎, , 1759-1777. Manuscrit in-12 (149 x 95 mm) de (1) f. (titre) et 50 ff. datés 1759-1808 dans un encadrement noir et rouge, maroquin bleu nuit, dos lisse orné à petits fers, LE VRAI BONHEUR inscrit en capitales dorées sur les deux plats, triple filet doré d'encadrement, frise intérieure, gardes de tabis rose, tranches dorées (Derome).‎

‎Exceptionnel carnet manuscrit tenu par le financier Étienne-Michel Bouret, où sont notées les visites du roi Louis XV et de la famille royale à son pavillon de chasse de Croix-Fontaine, en forêt de Rougeau, accompagné de son portrait dessiné à la sanguine (9 x 14 cm).Provenance : Guilbert de Pixerécourt (ex-libris ; vente, Paris, 1839, n°226) : « Manuscrit composé de 50 feuillets et d'un portrait de Bouret, dessiné au crayon rouge. Ce célèbre financier inscrivait le jour où il avait le bonheur de recevoir Louis XV ou les princes et princesses, à son pavillon du Roi, situé dans la forêt de Rougeaux (sic) : un joli plan de cette forêt (qui paraît être de l'habile géographe Denis) décore le frontispice de ce volume curieux. Ce registre du vrai bonheur peint au naturel la vanité du financier Bouret : on doit regretter qu'un pareil trait de caractère ait été oublié par les auteurs de mémoires contemporains. Cependant les Mémoires secrets de Bachaumont renferment une foule de détails piquants sur Bouret, sur ses maîtresses, dites ses berceuses, et notamment sur la manière toute galante dont il recevait le roi, la famille royale et la cour » (Paul Lacroix).Trésorier général de la Maison du Roi Louis XV en 1738, fermier général de 1744 à 1777, Étienne-Michel Bouret (1710-1777) appelé « Le Grand Bouret », immortalisé par Diderot dans Le Neveu de Rameau, était un ami de Voltaire et de Marmontel, ayant la faveurs des ministres et l’amitié des favorites.« Sa grande folie fut la construction du château de Croix-Fontaine dont il avait acheté le fief et la seigneurie, en 1742, d'un autre financier, Paris de la Montagne, frère de Paris Du Verney. Située près des forêts de Sénart et de Rougeau qui formaient ensemble, à la fin du XVIIe siècle, un magnifique massif de 1467 arpents se déroulant à l'horizon, la terre de Croix-Fontaine devint, au prix de dépenses insensées, une résidence princière. Indépendamment du château, Bouret y éleva un pavillon pour recevoir le roi quand la chasse le conduisait de ce côté. A sa propre filleule, Madame de Genlis, qui parle comme tout le monde de son faste et de ses extravagances, raconte que le roi s'y reposait et y trouvait toujours, outre une magnifique collation, toutes les voluptés du luxe, tous les raffinements de la galanterie, la plus ingénieuse et la plus délicate.Un autre contemporain, Marmontel, sincèrement attaché à Bouret, dit, de son côté, que cette terre lui avait coûté quatre millions, et qu'il s'y ruinait à traiter le roi et la cour.Deux manuscrits, intitulés Le Vrai bonheur, furent destinés à enregistrer les visites que faisaient, au pavillon de Croix-Fontaine, Louis XV, les maîtresses et les princesses. On sait enfin que le 31 avril 1759 fut le jour où Louis XV fit sa première visite au Pavillon du Roi. Les voeux de Bouret étaient comblés ; la foudre pouvait le frapper, la fortune le dépouiller de ses biens ; il avait connu le vrai bonheur » (Pierre Clément, Alfred Lemoine, M. de Silhouette, Bouret, les derniers fermiers généraux, études sur les financiers du XVIIIe siècle, Didier, 1872, pp. 166-168).Chaque feuillet encadré de deux filets rouge et noir, est numéroté à l'encre rouge et postdaté à l'encre bleue (1759 à 1808) ; 19 feuillets sur 50 sont libellés à l'encre brune (cinq sont en partie effacés). Contient :Titre orné d'un plan manuscrit colorié dans une encadrement rocaille (6 x 4,6 cm) ; au verso, note bibliographique postérieure non signée possiblement rédigée par Pixerécourt (?) « Mr. Bouret inscrivait sur ce petit volume le jour où Louis XV en allant à Fontainebleau venait à son Pavillon de la forât de Rougeaux. C'est un petit monument de la bonté du maître et de la reconnaissance du serviteur. Il offre encore un témoignage de l'amitié dont les Princes sont quelquefois susceptibles, dans les visites dont les Princes du sang ont encore honoré la vieillesse de Bouret après la mort de Louis XV. Il offre encore au philosophe quelques observations sur l'amour que nous avons pour la vie ; dans la note de Bouret à l'année 1779 où il s'écrie avec transport j'ai bien 80 ans révolu. Et surtout à celle de l'année 1799 où il jouit en imagination de l'avenir. Si je vis, dit-il, jusqu'au 7 8bre 1799 j'aurai 100 ans. Il aura presque joui du plaisir de les avoir en écrivant ces deux lignes ! ».Feuillet 1. le 31 aoust 1759. Le Roy (Le 30 avril 1759 Louis XV, accompagné de Madame de Pompadour, arrive de Fontainebleau en barque à Seine-Port. Il est accueilli par Bouret) ; 2. le 1er septembre 1760. Le Roy ; 3. le 12 septembre 1761. Le Roy ; 4. le 28 aoust 1762. Le Roy - Le 14 7bre. le 24 7bre. Monseigneur le Dauphin ; 5. le 15 7bre 1763 Mesdames - le 28 7bre 1763 Le Roy ; 6. le 7 7bre 1764 Madame la Dauphine Mesdames ; 7. le 29 8bre 1765 (…) Lamballe ; 8. le 29 8bre 1766 Le Roy ; 9. le 11 7bre 1767 Mesdames - le seize 7bre Mesdames ; 10. 28 7bre 1768 Le Roy (…) ; 11. (…) 7bre 1769 Le Roy ; 12. octobre 1770 Le Roy ; 13. 2 octobre 1771 Le Roy ; 14. le 1er 8bre 1772 le Roy, M. le Dauphin, M. le Comte de Provence ; 15. le 30 7bre 1773 le Roy, M. le Dauphin, M. le Comte de Provence ; 16-17. (1774-1775) sans inscription (mort de Louis XV le 10 mai 1774) ; 18. le 11 juillet 1776 Monsieur et Madame ; 19. (…) Estienne Michel Bouret est décédé il estoit venu chez moy le 9 - (écriture de Bouret) 1777 mardy 7 8bre … né le 7 8bre 1699 J'ay aujourd'huy 78 ans complet (ruiné Bouret se suicida le 10 avril 1777). ; 20. 1778 aucune inscription ; 21. 1779. (Bouret, postdaté) Aujourd'huy 7 8bre J'ay bien quatre vingt ans révolus ; 22-40. (1780-1798) aucun inscription ; 41. 1799. Si je vis jusques au 7 8bre 1799 jauray 100 ans estant né la 7 8bre 1699. 42-50. 1800-1808, aucune inscription.Précieuse archive royale conservée dans sa reliure en maroquin signée Derome provenant de la bibliothèque de René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), célèbre bibliophile et dramaturge qui fut notamment le directeur de l'Opéra-comique de 1824 à 1827.‎

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‎[Monogrammes].‎

‎S.l.n.d., , (vers 1890). Album in-8 oblong (18 x 27 cm) composé d'1 titre peint enluminé et 38 planches décorées de monogrammes et vignettes détourées, chagrin brun, dos muet à nerfs, filets à froid d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Collection d'un amateur dont les initiales G. D. tracées en guise de lettrines ouvrent l'album, réunissant environ 770 monogrammes, initiales, armoiries et vignettes détourés, contrecollés et disposés sur 38 planches enluminées à la plume, au lavis etc. Les monogrammes d'une grande variété, armoriés ou surmontés d'une couronne, sont frappés en relief, en noir ou en couleurs, certains dorés. Chaque planche présente un décor colorié différent en forme d'étoile, de jeu de l'oie, de leporello, un éventail, une couronne, un pont, une oriflamme, ou représente une crypte, une salle de gymnastique ou un portrait ; 3 planches en fin de volume (clown, soleils et buste de Napoléon) n'ont pu être achevées.Certains monogrammes sont identifiés en regard de leur planche où l'on retrouve plusieurs grands noms de l'aristocratie XIXe dont le marquis de Motezemolo, Lord Maitland, la duchesse de Ferdinanda, le prince Ruffo Scilla lieutenant de Vaisseau, la duchesse de Castellane, Mme Lambrecht, la duchesse de Clermont-Tonnerre, le vicomte de Lastic de St Jols, la princesse Mercy d'Argentan, Mister Day, Marianne Cambray d'Igny, Raymond d'Ivernois, la baronne de Caziolis, le comte Clary, Bigot de la Robillardière, Pourtalès de Bussières, Talleyrand Périgord, Lord Maitland, Charles Levi, la duchesse de Bisaccia, Berthe Bochet, Mme Dolfus, la comtesse Waleska, Mme Thiers, la baronne de Rothschild, le comte de Choiseul, la comtesse Ratisbonne, la duchesse de Tarente Mcdonald, Rosellini, le prince Mustapha, la princesse Ypsilanti, Mme Delacroix, la comtesse de Jaucourt, le baron de Pibrac, Massena duc de Rivoli etc. Légers frottements, tache claire au plat supérieur, titre dérelié.‎

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‎[Normandie. Manuscrit]. Petit office de la Ste Croix ou de Jésus souffrant par le T.V.P. Ignace de Gisors Prédicateur Capucin décédé au Couvent des RR.PP. Capucins de la Ville d'EU le dernier dimanche du mois de septembre en l'année 1657.‎

‎Sans lieu , , 1657. Manuscrit in-16 (10,3 x 13,5 cm) de (16) feuillets, vélin souple griffonné à l'encre du temps (reliure de l'époque).‎

‎Livre de prières manuscrit portatif établi par le prédicateur Ignace de Gisors décédé en 1657 au couvent des capucins de la ville d'Eu (Seine-Maritime). Ex-libris manuscrits anciens sur la première garde « Ce livre appartient à son maître (…) Jean Michel de (…) 1754 » et en lettres minuscules au verso du dernier feuillet.Ex-libris « E. M. Pelay Rothomag » du célèbre bibliophile rouennais Edouard-Mélite Pelay (1842-1921).‎

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‎[Rouen. Manuscrit]. Antiphonie pour les Vespres des dimanches et Festes. Double • Semidouble • et • Simple depuis le troisième dimanche d'après la Pentecoste jusqu'à l'Avent. À l'usage du diocèse de Rouen.‎

‎Rouen, , 1734. Manuscrit in-12 (9,5 x 15 cm) à l’encre rouge et noire de (2) ff. 159 pp. 3 pp.bl. XXXX-(3) pp., musique notée, 6 portées de 4 lignes rouges à la page, ex-libris, titre et titres de départ au pochoir, bandeaux, veau brun, dos orné à nerfs, pièces de titre « Dimanche » et de tomaison de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Antiphonaire portatif sur papier fort, entièrement noté en noir sur portées tracées à l’encre rouge établi au XVIIIe siècle pour le diocèse de Rouen. Contient : Le Commun du Temps ; Le Propre du Temps ; Le Propre des Saints ; Pour la Feste de l'Exaltation de la Sainte Croix ; Vénération des Reliques et Octaves de tous les Saints ; Commun d'un martyr, d'un Pontife, d'un docteur, d'un prêtre ou lévite, d'un abbé ou moine, d'un laïque, d'une vierge, d'une femme ou veuve ; Antienne de Saint Maclou que l'on dit les dimanches.L'illustration comprend deux grandes croix au Sacré Coeur, fleurie (page 110) et losangée en frontispice avec un portrait de Saint André apôtre gravé par Duflos d'après Le Brun au verso du titre.Les titre et titres de départ sont écrits au pochoir ainsi que le grand ex-libris qui ouvre le recueil : « Ce livre appartient à André Lacaille, demeurant rüe de l'Aumône Paroisse Ste Croix St Oüen à Rouen 1734 ». Beau manuscrit rouennais soigneusement calligraphié, conservé en reliure d'époque discrètement restaurée.‎

Bookseller reference : 44583

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‎HIEST (Frédéric).‎

‎Manuscrit]. Campagne d'Italie, le 22 avril 1859. 74e régiment d'Infanterie.‎

‎S.l.n.d., , (1861 circa). In-4 broché de (56) ff. sous chemise et étui cartonnés, pièce de titre de maroquin vert (reliure moderne).‎

‎Souvenirs manuscrits en partie inédits de Frédéric Hiest plus connu sous le nom de « Tambour de Solférino » depuis qu'il était monté le premier en battant la charge à l'assaut de la tour dont la prise décida du sort de la célèbre bataille qui eut lieu le 24 juin 1859.Il en fait témoignage dans une lettre qui clôt le première partie du manuscrit (ff. 1-33) « adressée à Sa Majesté l'Empereur par Hieste Jules Tambour au 74ème de Ligne le 4 avril 1861 à Paris (…) Me présentant aussitôt au Tambour Major, je m'offris volontairement et arrivé dans la ligne des tirailleurs je commençais la charge que je n'ai cessé de battre qu'après avoir conduit mes camarades au pied de la tour où je suis tombé exténué de fatigue au cri de Vive l'Empereur au milieu des félicitations des officiers de mon régiment sous les yeux du Colonel d'État d'Auvergne attaché à la division (de) Mr le Général Forey qui nous commande. Monsieur le Colonel lui-même m'a répondu ces paroles « Très bien Tamb[our] gardez votre sang froid, on ne vous oubliera pas. »L'armée française, commandée par Napoléon III, vint à l'aide des Piémontais en 1859 pour affronter l’Empire d’Autriche. Elle remporta les victoires de Magenta et de Solférino (4 et 24 juin 1859), libérant ainsi la Lombardie. La relation de Hiest décrit l’arrivée du régiment de Paris au camp de Toulon, le départ pour Gênes et l’accueil enthousiaste des Italiens suivis du récit des batailles auxquelles participa le tambour : Montebello, Campo Santo, et un long récit de la bataille de Magenta. La seconde partie du manuscrit ( ff. 34-55) consigne les « ordres du jour et proclamations durant la campagne ».Le manuscrit, d'une lecture facile et sans rature, est attribué au verso du dernier feuillet dans une curieuse écriture phonétique : « Souvenir de Frédéric Hiest le tenbourquila fais prendre le drapeau le 24 juin 1859 a Solferinot 17 passage de Grenelle 17 Paris (sic) ».Albert Dauzat, dans son volume L'Italie nouvelle (1910) cite le journal de campagne d'un « vétéran de Solférino, Frédéric Hiest dont j'ai publié quelques fragments dans La Liberté (24 avril 1909) », extraits publiés la même année dans un numéro du Gaulois (18 juin 1909, consultable sur Gallica). Quelques feuillets sont partiellement détachés de la couture ; marges effrangées, légère atteinte au texte par endroits.‎

Bookseller reference : 44586

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‎MOLLOY (Charles).‎

‎[De Jure maritimo et navali. Manuscrit]. Traduction d'un livre anglois intitulé de Jure maritimo et navali fait par Charles Molloy à Londres en 1682.‎

‎S.l.n.d., , (1687 circa). In-4 manuscrit (19 x 25 cm) de (3)-456 ff. à dix-sept lignes par page (environ), quelques passages à l'encre du temps ajoutés en marges ou interlignés, maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné du fer au lion d'argent répété quatre fois, double encadrement doré à la Du Seuil sur les plats avec fleurons dorés dans les angles, armes dorées au centre coupes et bordures intérieures décorées, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque).‎

‎Beau manuscrit de la traduction française restée inédite du De Jure maritimo et navali de Charles Molloy (1676) relié aux armes de son commanditaire François d'Usson, marquis de Bonrepaus, intendant général des armées navales et de la marine nommé par Colbert en 1683 : « Cette traduction a été faite par ordre de Monsieur de Bonrepaux pendant le séjour qu'il a fait à Londres en 1687 en qualité d'envoyé ex[traordinaire]. »François d'Usson de Bonac, marquis de Bonrepaus (1654-1719) officier de plume et diplomate, entra sous la protection de Colbert, à la Compagnie du Levant comme actionnaire puis dans la marine en janvier 1671 dans le corps des galères avec le grade de sous-lieutenant. Il demeura en service à Marseille jusqu'en 1675. Il acheta en 1676 une charge de commissaire général de la marine et se trouva associé au projet d'établissement des classes de la marine. Son nom reste attaché à cette réforme, et pour le récompenser Colbert créa pour lui la commission d'intendant général des armées navales et de la marine, ayant l'inspection générale des classes (10 juin 1683). Il fut l'un des rédacteurs de la grande ordonnance du 15 avril 1689. Nommé ambassadeur au Danemark (1692-1697) puis en Hollande (1697-1699), c'est à sa demande qu'il rentra en France. Important traité anglais de droit maritime et de commerce rédigé par le jurisconsulte et avocat irlandais Charles Molloy (1640-1690), le De jure maritimo et navali (or A treatise of affairs maritime and of commerce) publié à Londres en 1676 « connut un grand succès malgré son caractère novateur : son contenu n'était guère supérieur à celui du Consuetudo vel Lex Mercatoria de Gérard Malynes, et un auteur ultérieur estimait que la couverture du droit des lettres de change était inférieure à celle du traité de Jean Marius. Son importance résidait dans son orientation vers le point de vue des marchands. Rééditions connues : London 1682, 1688, 1701, 1707, 1722, 1754 et 1769. Soit 8 rééditions en près de 90 ans. L’ouvrage a été traduit en espagnol dès le XVIIIème siècle : Derecho maritimo y naval, o Tratado de los negocias maritimos y del comercio / obra escrita en ingles por el Señor Carlos Moloy Madrid, Imprenta real, 1793. [Mattéi, Jean-Mathieu. « Bibliographie ». Histoire du droit de la guerre (1700-1819), Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2006]. Provenance : François d'Usson de Bonac, marquis de Bonrepaus ; Louis-Philippe Ier, roi des Français (cachet ex-libris « Bibliothèque du Roi - Neuilly »).Olivier-Hermal-de Roton, planche 1795 ; Catalogue de livres provenant des bibliothèques du feu roi Louis-Philippe du Palais-Royal et de Neuilly 1852, n°166). Quelques petits frottements et épidermures à la reliure.‎

Bookseller reference : 44588

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‎[Normandie. Abbaye du Bec-Hellouin. Manuscrit sur vélin]. Évangéliaire,de l'ordre de Saint Benoît.‎

‎S.l.n.d. (Le Bec-Hellouin, , 1700 circa). Manuscrit in-4 sur peau de vélin (220 x 290 mm) de (34) ff. enluminés, maroquin bleu à long grain, dos lisse orné, plats ornés d'un encadrement de style rocaille et de filets dorés, super libris doré sur le plat supérieur (reliure romantique du XIXe siècle).‎

‎Évangéliaire latin enluminé de l'ordre de Saint Benoît établi vers 1700 pour l'abbaye bénédictine normande du Bec-Hellouin, finement calligraphié à l'encre rouge et brune sur peau de vélin, orné de cinq miniatures à pleine page et onze miniatures à demi ou quart de page (dont trois en camaïeu et une grisaille), de culs-de-lampes, de bordures à chaque page et dix-sept initiales à l'encre et aquarelle rouge, vert, bleu et or. L'une des miniatures (f. 32) représente la vue de l'abbaye avec les armes du monastère au verso ; armes de Gilbert, baron du Bec-Crespin, qui fonda l'abbaye avec Hellouin, en 1034 (f. 40). Provenance : Armans-Alexis Monteil « Evangéliaire de l'ordre de Saint Benoît. Manuscrit du XVIIe siècle app.t à Mr. Monteil » (Catalogue des livres et manuscrits de feu M. A.-A. Monteil, 1850, n° 2). Amans-Alexis Monteil, historien, paléographe et collectionneur de manuscrits français (Rodez 1769 - Cély 1850) milita pour la sauvegarde du patrimoine écrit de la France. Il vendit une partie de sa collection à Sir Thomas Philipps en 1835. Selon Monteil, qui a rédigé la préface et établi le manuscrit, celui-ci a été restauré et relié par son élève Roques. Alphonse Fulgence Dupont de Saint-Ouen (1820-1892) ave ex-libris armorié répété, dessinateur et aquafortiste amateur, nommé administrateur des Académies de la Ville de Valenciennes en 1849.Précieux manuscrit enluminé sur peau de vélin provenant de l’Abbaye du Bec-Hellouin en Normandie.‎

Bookseller reference : 44590

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‎ADRY (Jean-Félicissime).‎

‎[Manuscrit]. Récréations mathématiques et physiques, contenant plusieurs problèmes des Sciences exactes, et plusieurs secrets des arts.Alphabets de toutes les Langues, anciennes et modernes, mortes et vivantes ; suivis de quelques alphabets supposés.‎

‎Paris, , 1797. 2 parties en un vol. in-12 manuscrit, [Récréations] (2)-45 pp., [Alphabets] (57) pp., [Suite des Récréations] pp. 46-54, [Alphabet] (1) p. [Addition abrégée] (5) ff. dont 1 replié, veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre manuscrite à l'encre noire, triple filet doré d'encadrement sur les plats, fleurons dans les angles, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit autographe daté 1797 établi dans sa retraite par le fécond bibliographe Jean-Félicissime Adry, dernier bibliothécaire de la Bibliothèque de l’Oratoire de Paris au moment de sa dispersion en 1792.Il comprend des Récréations mathématiques suivies de la copie intégrale et manuscrite des cent-un alphabets anciens et modernes (hébreux, syriaques, arabes, coptes, arméniens, éthiopiens, romains ou grecs) gravés dans le second tome de l'ouvrage de Pierre-Simon Fournier Manuel typographique utile aux gens de lettres (1764-1766), augmentés de sept types « supposés » par le Père Adry : 102. Caractères célestes 103. De l'Ange Raphaël 104. Ancien Hébreu 105. Ancien Phénicien 106. Inscription de la colonne de Délos 107. Inscription Sigéenne 108. Inscription sur les trépieds de Thèbes selon Scaliger ; Clefs chinoises. À la fin : Addition abrégée ayant une série de nombres considérable… (5 feuillets d'une écriture postérieure, fin XIXe).Auteur de contributions remarquées au Magasin encyclopédique - ainsi sa « Notice sur la famille des imprimeurs des Elzévirs », résumé d'une recherche restée inédite -, Jean-Félicissime Adry (1749-1818) établit de nouvelles éditions de Pline, Quintilien, des Aventures de Télémaque de Fénelon, La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette, les Fables de La Fontaine dont il dressa un vocabulaire. Il a également rédigé quelques biographies et un Dictionnaire des jeux de l'enfance et de la jeunesse chez tous les peuples (1807). Enfin, son Catalogue des ouvrages que l'on doit lire pour étudier la religion et éclairer les difficultés de la Bible et de la théologie a été repris dans le fameux Dictionnaire de bibliographie et de bibliologie (supplément) de Pierre-Gustave Brunet (1866). Note manuscrite au verso du premier feuillet blanc : « N° 40 des m(anu)s(crits)s. de la bibliothèque de J.F. Adry vendue le 9 juin 1818 ». Traces de feuillets interfoliés (pour la prise de note). Ex-libris manuscrit Victor Bertrand.Manuscrit complet d'une écriture très lisible, conservé dans sa reliure de l'époque.‎

Bookseller reference : 44600

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‎DE FELICE (Fortunato Bartolomeo).‎

‎[Encyclopédie d'Yverdon]. Prospectus de l'Encyclopédie.‎

‎S.l.n.d. (Yverdon, , 1768). Manuscrit de 4 pages in-4.‎

‎Manuscrit autographe de premier jet du prospectus de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert de la version suisse dite « d’Yverdon » rédigé par son éditeur Fortunato Bartolomeo De Felice (1723-1789) dont l'ambition n’était pas de proposer une simple copie de l'originale (1751-1772) mais une véritable refonte de celle-ci s’inscrivant dans une vision protestante du monde et du savoir.Ces considérations nous ont fait naître la pensée d'entreprendre une nouvelle édition de ce grand ouvrage, perfectionné par toutes les corrections, additions et améliorations, que de plus heureuses circonstances nous permettraient de lui donner ; à peine en eûmes-nous fait part à quelques savants, que de tous côtés nous fûmes encouragés à réaliser notre idée, par les secours nombreux qui nous furent offerts, par la protection et les facilités que l'on nous promit.« L’Encyclopédie d’Yverdon, publiée entre 1770 et 1780 en 58 volumes in-quarto, s’appuie sur les règles solides définies par Diderot pour construire «un système encyclopédique des connaissances», mais elle le fait avec la volonté de lui donner une ampleur européenne, d’en revoir les fondements théoriques et d’élargir considérablement le champ des savoirs. C’est autour d’une équipe européenne emmenée par Fortunato Bartolomeo De Felice, savant d’origine italienne installé à Yverdon, que s’élabore l’Encyclopédie. C’est parce qu’il est pénétré des règles méthodologiques édictées par Diderot que De Felice peut proposer une version largement renouvelée du «système encyclopédique des connaissances». Avec lui, le classement des connaissances prend une forme plus détaillée dans sa hiérarchisation tandis que l’apport des collaborateurs protestants va permettre de rétablir le lien entre les connaissances purement scientifiques et la dimension spirituelle du monde, donnant au système une ampleur, une possibilité de comprendre toute chose, qu’il avait perdues chez Diderot. Aidé par son réseau européen de collaborateurs, De Felice, le maître d'œuvre de cette somme, utilise un large ensemble de sources nouvelles qui corrigent, complètent, renouvellent ou remplacent le contenu de l’Encyclopédie parisienne. Ce dynamisme scientifique a une influence sur le nombre d’articles de l’Encyclopédie d’Yverdon, plus important que celui de l’Encyclopédie de Paris. La nomenclature encyclopédique s’en trouve largement augmentée. » (Claude Blum pour l'édition moderne). Il s’agit de la dernière impression suisse après les éditions de Genève (1777) et Lausanne (1778). Les 42 volumes de texte ont été tirés entre 2500 et 3000 exemplaires entre 1770 et 1775, suivis des suppléments correctifs entre 1775 et 1776, et enfin des 10 volumes de planches entre 1775 et 1780. Le manuscrit, sans date ni signature, présente peu de corrections ; les points de suspension signalent des développements consacrés aux collaborateurs et aux dogmes qui apparaîtront dans la version définitive imprimée dans le Journal Hélvétique (Neuchatel, avril 1769, pages 438-452). La conclusion du manuscrit consacrée aux modalités diffère légèrement de l'imprimé : On paye d'avance, en outre on paiera les frais du port et brochure de (?) l'ouvrage n'étant délivré à Yverdon qu'en feuille. On espère que tout l'ouvrage sera fini d'imprimer dans 6 ans ou environ. On souscrit dans toutes les villes de province chez les plus fameux libraires. J.-D. Candaux, Félice, Fortuné-Barthélemy de, in Dictionnaire historique de la Suisse.Brunet, II, 701 (Encyclopédie).‎

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‎[Bourgogne. Manuscrit]. La Vie d'Olivier Cromwel par Gregoire Leti. Tome Premier. [Tome second.] A Basoches ce dix neuf mars [vingt quatre may] 1749.‎

‎Bazoches, , 1749. 2 vol. in-4 manuscrits de 21-432 pp., 504 pp. basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et brun, double filet à froid d'encadrement sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Très belle pièce d'art populaire, calligraphiée, enluminée et rubriquée par un bourguignon de Bazoches au XVIIIe siècle. Copie enluminée conforme à la première édition française établie par Jean Le Pelletier (1694) de La Vie d'Olivier Cromwel par l'historien protestant italien Gregorio Leti (1630-1701), entièrement calligraphiée à l'encre rouge et brune par la même personne à Bazoches en Bourgogne l'année 1749.Le manuscrit est illustré de deux portraits de Cromwell en buste et en pied, deux titres ornés, seize en-têtes et quinze lettrines, le tout enluminé à l'aquarelle jaune, rouge, verte et noire. Les titres de départ, initiales et manchettes sont en rouge. Pièces liminaires : dédicace à Madame Yolande Beatrix grande princesse de Toscane, avertissement du traducteur, épître de l’auteur au lecteur. Provenance : ex-libris manuscrit « Fauvelet 1771 » ; « Chaulay de Bonnaire 1837 », avec ex-libris manuscrit répété et timbre humide en page de garde. Bel exemplaire. Quelques petites mouillures angulaires.‎

Bookseller reference : 44618

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‎[Chansonnier manuscrit sur peau de vélin].‎

‎, , (1700 circa). Manuscrit in-16 sur peau de vélin (65 x 109 mm) de (20) ff. dont dix blancs dans un encadrement ornemental peint sur peau de vélin, maroquin brun, dos orné à nerfs, double filet et large dentelle dorés d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, gardes et doublures de papier dominoté doré d'un décor floral, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Chansonnier enluminé sur peau de vélin dont chaque page est ornée d'un décor floral peint en encadrement, orné de deux peintures à pleine page d’une qualité remarquable, la première en frontispice : J'adore qui me brusle (ou la prière au Soleil) et la seconde à l'explicit : Jusqu'à mourir pour ce que j'aime (la mort du cygne).Resté inachevé, le recueil contient six chansons - les deux premières pages sont effacées, la troisième partiellement : (3e couplet) Cet aveu fait par la franchise ; Pour la fête d'Élise ; N'en demandez pas davantage ; à Soeur Élise en lui donnant un voile ; Ronde de table (deux premiers vers effacés, ainsi qu'une partie du 4e couplet) ; (Air Ce boudoir est mon Parnasse) Zéphir fixant une rose.Charmant manuscrit XVIIIe conservé dans sa première reliure en maroquin décoré.‎

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‎[ALGÉRIE. Tiaret. Photographies]. Le Cercle de Tiaret par le Capitaine Delahaut.‎

‎Biskra, , 1908-1909. Album in-4 manuscrit de (385) pp., 119 photographies sur papier albuminé (environ 110 x 80 mm) montées dans le texte, demi-chagrin prune à coins, dos lisse muet orné de filets dorés, titre et auteur en lettres dorées sur le plat supérieur, étiquette « Imprimerie Barthes Frères, Fabrique de registres » (reliure de l'époque).‎

‎Description inédite de la ville de Tiaret dans le sud oranais à l'époque coloniale, de 1843 à 1902, illustrée de 119 précieuses photographies. « Pendant plus de soixante ans, le Cercle de Tiaret a été administré par l'autorité militaire. Au moment où il vient d'être rattaché au territoire civil, nous avons cru devoir écrire ces quelques pages qui rappellent son glorieux passé. Biskra le 1er janvier 1909 » (préface du capitaine Delahaut).Le 24 mai 1841, Tiaret est prise et détruite par le corps expéditionnaire organisé par le gouverneur général Bugeaud et le général de Lamoricière, après avoir vaincu l'émir Abdelkader. « C'est de 1843, treizième année du règne de Louis Philippe que date la fondation du poste et par suite de la ville de Tiaret, chef-lieu du cercle du même nom. » Le cercle était la plus petite unité de l'administration dans les colonies africaines de la France, composé de plusieurs cantons, qui eux-mêmes se composaient de plusieurs villages. Le commandant de cercle était sous l'autorité du commandant de zone, qui lui-même relevait du gouvernement de la colonie.Sommaire : I. Historique des faits, 1843-1902 (159 pp.) II. Limites (7 pp.) III. Origines et historique des populations, Confédérations des Harrar, des Sahari, Tribu des Guenadza (28 pp.) IV. Familles influentes (24 pp.) V. Topographie (41 pp.) VI. Agriculture, commerce et industrie (18 pp.) VII. Confréries religieuses (17 pp.) VIII. Ruines et monuments romains (23 pp.). Appendices : Étymologie et identité de Tiaret ; Prise de la smala d'Abd-el-Kader (P. Bastard, Le Général Mellinet en Afrique) ; « Autre version de la Prise de la smala d'Abd-el-Kader » (48 pages)Exemplaire unique de ce manuscrit enluminé orné d'un titre décoré en noir et de nombreux dessins et illustrations au lavis (préface, sommaire, têtes de chapitre, lettrines, en-têtes, culs-de-lampe), 2 cartes dessinées à pleine page, 13 cartes dessinées dans le texte, 2 cartes gravées contrecollées à pleine page.En outre, 119 photographies sur papier albuminé, montées dans le texte, illustrent chacune des parties, des vues de la « ville nouvelle » et de ses environs, la population (portraits de groupe et individuels) etc.Précieuse archive coloniale enrichie d'une remarquable iconographie.Le lieutenant Delahaut est cité dans l'Annuaire de l'Armée Française pour 1900 (p. 888, III. Division d'Oran, Cercle de Tiaret). Traces de frottement à la reliure.‎

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‎[Franche-Comté. Manuscrit].‎

‎Besançon, , 1756-1764. In-folio manuscrit de 862 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin fauve (reliure de l'époque).‎

‎Recueil manuscrit de dissertations et mémoires présentés ou lus à l’Académie de Besançon réunis sous l'intitulé « Topographie du Comté de Bourgogne » (pièce de titre au dos de la reliure).En 1752 des lettres patentes royales créèrent l’Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Besançon. Les quarante premiers académiciens furent nommés par le roi, les quarante-sept suivants furent élus par leurs confrères jusqu’en 1789. Parmi ses membres figuraient le bénédictin Dom Berthod (1733-1788) et le conseiller Nicolas-François-Eugène Droz (1735-1805) secrétaire perpétuel dès 1771 qui laissa notamment un Recueil des édits et ordonnances enregistrés au Parlement et des principaux arrêts de cette cour, 6 volumes in folio publiés de 1771 à 1778. Droz intervint 40 fois à l’académie en 26 ans, en des domaines très variés, mais touchant de préférence l’histoire. Contient : Quelles ont été les différentes positions de la ville de Besançon depuis Jules César par Dom Berthod (1764, 120 pp.) ; Quel a été le gouvernement politique de Besançon sous les empereurs d’Allemagne par Egenod (1761, pp. 121-185) ; Quelles sont les raisons particulières de la devise et des armoiries de Besançon (dessins de sceaux et armoiries, pp. 189-198) ; Anciens droits qu’avaient les Comtes de Bourgogne sur la ville de Besançon, par d’Agay (1756, pp. 201-299) ; Quelles ont été les principales villes de la Franche-Comté dès le XIe siècle par Dom Berthod. (1759, pp. 301-419) ; Recherches et observations sur les 14 principales villes de Franche-Comté, sur la plupart des bourgs et villages et sur leurs noms et les rapports qu’ils ont entre eux par Chevalier (pp. 423-862). Exemplaire enrichi d’un manuscrit in-folio de 8 ff intitulé : Préface historique pour être mis à la tête du recueil des ouvrages de l’Académie de Besançon. Provenance : François Nicolas Eugène Droz des Villars (ex-libris « Manuscrits Droz n°3 ») historien franc-comtois, né à Pontarlier en 1735, mort à Saint-Claude en 1805. Avocat et conseiller au Parlement de Besançon, secrétaire de l’Académie de cette ville, il fut et reste un historien franc-comtois renommé. Le site de la Bibliothèque nationale de France propose une liste de ses ouvrages imprimés, également consultables à la Bibliothèque municipale de Besançon. Une partie des manuscrits de son cabinet forme la Collection Droz de ce fonds. Leurs notices descriptives sont à lire dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, t. XXXIII, II/2, Paris, 1904, p. 713-743. Il n’est à peu près aucun thème de l’histoire comtoise médiévale et moderne auquel Droz, inlassable copiste et son équipe de scribes (chartriers des Chalon, du Parlement, de l’archevêché, de nombreuses abbayes) n’aient porté quelque attention avant les dilapidations révolutionnaires. Ce recueil est décrit sous le n°04 dans le Catalogue de manuscrits et de livres sur la Franche Comté, provenant des bibliothèques du conseiller Fr Nic. Eug. Droz des Villars (1735-1805) et du chanoine Suchet (1819-1904), Dijon, Rebourseau, 1924 (vente « château de Vregille » à Dijon en 1924). Ex-libris gravé « JGE - Que m'importe ».Gresset, Maurice. « Les académiciens de Besançon : 1752-1789 ». Les élites régionales, (xviie-xxe siècle), édité par Christine Lebeau et al., Presses universitaires de Strasbourg, 2002.‎

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‎[Guerre de 1870. Manuscrit]. Souvenirs d'un Prisonnier de Metz pendant la fatale guerre de 1870-1871 suivis du Journal d'un Artilleur pendant la même campagne.‎

‎S.l.n.d., , (1871). Cahier in-4 manuscrit de 17 pp., titre manuscrit sur la couverture.‎

‎Court récit anonyme vraisemblablement inédit qui suit la colonne des prisonniers français partie de Metz après la capitulation, pour Wesel en Allemagne, à pied et en chemin de fer. « Nous sommes à la fin octobre, des bruits de capitulation circulent depuis plusieurs jours. Il y a plus d'une semaine que nous n'avons pas goûté de pain et bientôt nous n'aurons plus de chevaux ; malgré cela notre coeur de Français se soulève à la pensée de livrer Metz à cette horde de barbares et de nous constituer prisonniers. Mais il n'est déjà plus temps : pour pouvoir plus facilement rendre la ville, notre général en chef Bazaine et ses complices ont inventé une fable odieuse : « L'armée de la Loire qui s'était formée, est complètement détruite. La France entière est démoralisée, toute résistance est désormais impossible. Du reste les soldats doivent être renvoyés chez eux, car on va traiter de la paix. » Cette fable répétée par nos braves officiers engagea nos soldats déjà vaincus par la famine à rendre les armes sans murmure. Bazaine signe la honte le 27 octobre, il devait livrer le 29 à midi une armée de 12000 hommes à une poignée. Qu'il soit à jamais maudit lui et ses lâches généraux ! (…) C'en est fait, nous étions prisonniers de guerre. » Itinéraire en France : Les Étangs, Boulay et Tromborn : « Là, quoique le village soit voisin de la frontière on nous fit un accueil des plus amical. Les paysans venaient eux-mêmes dans le camp pour nous apporter du pain, du fromage des pommes et tout ce qu'ils avaient enfin. »Suivi de l'ébauche d'un journal de guerre du 21 juillet au départ de Privas au 4 septembre 1870. Plusieurs corrections ; manuscrit d'une écriture parfaitement lisible.‎

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‎COLLODION (Victor).‎

‎[Manuscrit]. Un Photographe somnambule ! Folie militaire en un acte.‎

‎Paris, , 1863. Manuscrit broché petit in-4 carré (22,5 x 23 cm) de 46 pp., becquets, corrections et biffures. Premier et dernier feuillets salis, pâle mouillure, rousseurs.‎

‎Pièce manuscrite inédite signée « Victor Collodion 12 Quai St Paul, Paris » datée 30 avril 1863 et présentée au Théâtre des Jeunes Artistes de la Tour d'Auvergne avec le cachet et l'autorisation manuscrite du directeur Achille Ricourt : « Accepté ladite pièce ayant pour titre "Le Photographe somnambule" pour être jouée au Théâtre des Jeunes Artistes, Paris le 24 mai 1863. Ricourt » ; un second visa de censure tamponné sur feuille libre demandant des modifications et acceptant la représentation, précise qu'il « suffit de l'inscrire sur le programme ».Formé à l’origine à la photographie – d’où son pseudonyme et le sujet de la pièce –, le caricaturiste Victor Malfait dit Collodion (Lille 18..-1873) qui croquait des portraits « à la minute » dans les cafés, « avant même d’avoir vingt ans, fréquentait déjà un cercle de jeunes bohèmes parisiens gravitant autour du Théâtre de l’École Lyrique, l’un des rares théâtres d’élèves, ces « théâtres d’apprentissage » privés disponibles à la location, « où de jeunes amateurs s’exercent au métier d’acteur ». Le compositeur Félix Savard a dressé le portrait de cette institution théâtrale et de ses figures de proue, soulignant leur goût pour des productions tapageuses, « aussi hilarantes et burlesques que possible ». Savard mentionne brièvement Collodion parmi les habitués du modeste Café Prud’hom, un établissement proche de l’École Lyrique souvent bondé de dramaturges bavards et d’aspirants « acteurs de province » cherchant à se faire un nom à Paris : « À toutes les tables, en un mot, on parle théâtre, et dans un coin, le caricaturiste Victor Collodion croque ses voisins ». Collodion n'était pas un simple spectateur : il mena également une carrière théâtrale comme chanteur, parolier, dramaturge comique et metteur en scène. À Paris, en 1863, il contribua à l'organisation de La Mi-Carême, festival annuel du milieu du Carême, et à Mâcon, en 1865, il publia une anthologie de chansons comiques. » (Jarman Baird).Le Théâtre des Jeunes-Artistes, aussi connu sous le nom d’École lyrique, fut une scène parisienne installée rue de la Tour d’Auvergne (9 arrondissement) qui adopta le nom de la rue, devenant familièrement le « théâtre de la Tour d’Auvergne ». Construit en 1843 et pouvant accueillir environ 300 spectateurs, il avait une vocation singulière : offrir aux jeunes chanteurs et comédiens un espace de formation et de représentation, à mi-chemin entre école et théâtre. Achille Ricourt en prit la direction en 1857 : il l'agrandit, construisit des loges pour les artistes, engagea des ouvreuses et se livra lui-même à l'enseignement dramatique : le mardi avait lieu les représentations de l'École lyrique devenue en 1860 le Théâtre des Jeunes Artistes, où il faisait jouer ses élèves. Pensé comme un tremplin vers les grandes scènes lyriques parisiennes, il permettait aux artistes en devenir de se confronter au public dans des œuvres du répertoire et des créations légères. Malgré son ambition et son originalité, le Théâtre des Jeunes-Artistes ne survécut pas durablement aux difficultés financières et aux contraintes administratives qui pesaient sur les théâtres secondaires. Sa disparition en 1880 n’effaça toutefois pas son apport : il demeure un témoin précieux de l’effervescence lyrique et de la volonté, déjà vive au XIX siècle, de structurer la formation professionnelle des artistes de scène à Paris.Aderer, Le Théâtre à côté, Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1894, pp. 18-39 ; Baird Jarman, Quick as a Flash: Victor Collodion and the Development of the Lightning Artist, Nineteenth-Century Art Worldwide 19, no. 2 (Autumn 2020).‎

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‎[MIRABAUD (Jean-Baptiste de).‎

‎Manuscrit clandestin]. Opinion des anciens sur le Monde.Des Révolutions auxquelles les Anciens ont crû la Terre sujette.‎

‎, , 1726 ca. Manuscrit in-8 carré (190 x 135 mm) de (133) ff., veau fauve, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Belle copie de ce manuscrit clandestin à l'origine du Système de la nature du baron d'Holbach (1770).« Un manuscrit de la même période se distingue pourtant dans cet ensemble pour jouer un rôle majeur dans le dispositif auctorial du Système de la nature. Il s’agit du traité intitulé Opinion des Anciens sur le monde, traditionnellement attribué à l’Académicien Jean-Baptiste Mirabaud, sous le nom duquel, on le sait, sera publié le Système de la nature. Ce point est bien connu des spécialistes, mais je me permets de le rappeler rapidement ici : l'Avis de l'éditeur qui précède le Système explique en effet comment Mirabaud avait, au moment où il avait quitté l’Oratoire, composé de nombreux traités très audacieux, parmi lesquels l’Opinion des anciens sur le Monde, qu’il avait lui-même détruits en raison de leur dangerosité, mais que « l'infidélité de ses amis » avait permis de conserver malgré lui. Mirabaud aurait par la suite, et sur le tard, composé le Système de la nature, « ouvrage auquel il ne cessa jusqu'à sa mort [en 1760] de donner tous ses soins, et que parmi ses amis les plus intimes il appelait son Testament ». Nous savons également que Naigeon reconnaîtra plus tard que Mirabaud n'était pas l'auteur du Système de la nature, mais qu'il avait laissé un manuscrit intitulé Des lois du monde physique et du monde moral qui développe les mêmes principes (peut-être une autre version des Opinons, puisque aucun manuscrit clandestin ne porte ce titre). Pourtant, l’attribution des Opinions des Anciens sur le monde à l’académicien Mirabaud n’a jamais été confirmée, et relève d’une forme de tradition dont participe également l’oeuvre de d’Holbach. Le manuscrit a probablement été composé au début des années 1720. Boulainvilliers, mort en 1722, possédait une copie des Opinions des Anciens sur la nature de l’âme, qui fait suite aux Opinions des Anciens sur le monde. Nous savons, grâce à une lettre adressée par Benoît Le Maillet à Fontenelle, que le texte circulait dans les milieux érudits en 1726, ainsi qu’un autre manuscrit du corpus clandestin, les Opinons des Anciens sur la nature de l’âme, que Maillet attribue « à la même main », mais sans mentionner de nom particulier. Le manuscrit fera l’objet d’une première publication, sans nom d’auteur, en 1740, dans les Dissertations mêlés sur divers sujets importants et curieux de Jean-François Bernard, puis, d’une deuxième, en 1751, sous le titre Le Monde, son origine et son antiquité grâce aux soins de Le Mascrier, qui publiera à la même époque le Telliamed de Benoît de Maillet. Enfin, une troisième édition paraît à Amsterdam, probablement chez Marc Michel Rey, en 1778, dans une version remaniée par Naigeon lui-même, et qui comporte cette fois une deuxième partie intitulée De l’âme et de son immortalité (autrement dit un deuxième manuscrit portant ce titre d’« Opinions »). Les Opinions des anciens sur le monde et son auteur supposé s’inscrivaient donc dans une longue histoire de la pensée philosophique polémique que le traité de d’Holbach pouvait donc prendre à son compte. » Maria Susana Seguin, Le ”Système de la nature” et la tradition de la littérature philosophique clandestine. New approaches to d’Holbach’s Système de la nature. Brill’s Studies on Art, Art History and Intellectual History, 2024.‎

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‎[TOLAND (John).‎

‎Manuscrit clandestin]. Le Nazaréen ou Le Christianisme des Juifs, des gentils et des Mahométans. Traduit de l'anglois de Jean Toland.‎

‎, , 1735. 2 volumes in-8 carré manuscrits (190 x 135 mm) de (171) ff. et (93) ff., nombreuses manchettes, veau fauve glacé, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Rare copie datée 1735 de l'ouvrage de John Toland dont la traduction française ne fut diffusée pendant très longtemps que sous forme manuscrite et imprimée une première fois en 1777.A la fin de sa vie, alors que ses protecteurs l'ont abandonné, et qu'il n'est plus rien sur la scène politique, l'Irlandais John Toland (1670-1722) théologien représentant du déisme anglais, écrit de nouveaux ouvrages consacrés à l'histoire primitive du Christianisme dont Nazarenus, or Jewish, Gentile, and Mahometan Christianity publié à Londres en 1718.« Il se compose de deux lettres : l'auteur y relate, à l'occasion de ce qu'il présente comme la découverte d'un manuscrit de l'évangile des mahométans, l'histoire de l'antique évangile de Barnabé, dont le texte serait une version tardive et interpolée ; en outre, il y décrit ce qu'il nomme « le plan originel du christianisme », tel qu'on peut le reconstituer à partir de l'histoire des Nazaréens, ces premiers chrétiens issus du judaïsme antique. La seconde lettre n'est toutefois pas sans rapport structurel et thématique avec la première, puisque Toland y présente, d'une part, un manuscrit irlandais des quatre évangiles, et y donne, d'autre part, une description de l'ancien christianisme irlandais, tel qu'il était organisé avant sa soumission à Rome. Voici en quels termes il fait état de la découverte de cet « évangile mahométan » : « Vous y trouverez d'abord l'histoire succincte d'un Nouvel Évangile, que j'ai découvert à Amsterdam en l'an 1709. C'est un évangile mahométan, qui n'a jamais jusqu'à ce jour été divulgué parmi les chrétiens, bien qu'ils aient beaucoup parlé du fait que les mahométans reconnaissent l'Évangile ».Bel exemplaire d'une belle écriture.Pierre Lurbe, Le Christianisme au miroir de l'Islam dans le Nazarenus de John Toland. In : Dix-huitième Siècle, n°27, 1995. L'Antiquité. pp. 335-347.‎

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‎[Languedoc-Roussillon. Alès. Manuscrit]. Journal du Voyage d'Alais à Paris en Hollande et en Angleterre pendant une partie des années 1716 et 1717. Par Mr Gibertain de la ville d'Alais officier français sous la Régence du Duc d'Orléans en France et sous le règne du Roi Georges Ier en Angleterre.‎

‎, , 1716-1717. Petit in-4 manuscrit (16 x 20 cm) de (342) pp., vélin rigide, titre manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l'époque).‎

‎Relation inédite d'un voyage aux Pays Bas et en Angleterre effectué par un jeune officier parti d'Alès le 5 avril 1716, le capitaine d'infanterie François Giberne de Gibertain, qui passa par Paris afin d'obtenir du président du Conseil de la guerre le Maréchal de Villars, l'autorisation nécessaire à la sortie du royaume.« Le 15 (mai 1716) j'avais demandé à M. le Maréchal de Villars un congé pour aller en Angleterre en lui montrant le certificat de M. de Barville. Il me répondit d'abord que ce certificat suffisait, un moment après il changea et me dit qu'il en parlerait à M. le Régent. S'il m'arrivait quelque chose en pays étranger, la cour pourrait trouver mauvaise ma sortie, je pus consulter le Marquis de La Fare qui approuva mon opinion et s'offrit d'en parler à Mr. le Régent qui décida sur le champ que tout officier qui sortait du Royaume sans congé ou permission du Roi perdait son emploi du jour de sa sortie et qu'il me fallait prendre un congé du Conseil de la guerre qui me serait expédié par l'ordre de M. le Maréchal de Villars, M. de La Fare m'ayant porté cette réponse et donné fort bien à dîner et en bonne compagnie. »Chargé par le marquis de La Fare de rapporter du thé au Régent, c'est un véritable voyage d’études qu'entreprend notre officier depuis les Cévennes, qu'il va scrupuleusement renseigner à chaque étape : itinéraire détaillé jusqu'à Londres (grandes étapes : Lyon, Paris, Valenciennes, Bruxelles « capitale du Brabant et des Pays Bas autrichiens », La Haye où il dîne chez l'ambassadeur M. de Chateauneuf), les tableaux des recettes de diligence, les lettres de changes, les billets d'état, les relais de poste etc. Amsterdam et Londres occupent la plus grande partie de son récit : observations sur les prix, les moeurs et coutumes, le vocabulaire des endroits visités, les événements, les monnaies, les billets de loterie, la banque, l'architecture, la Compagnie des Indes, etc. Gibertain offre un panorama inédit de la capitale hollandaise et du formidable essor économique que connaît le pays depuis qu’il a conquis son indépendance, et de Londres sous le règne de George Ier roi de Grande-Bretagne et d'Irlande depuis le 1er août 1714 (Voltaire s’installa dans la capitale anglaise en 1726, dix ans plus tard). Gilbertain quitte Londres le 8 juillet 1717 et rentre en France avec un regard neuf sur l'état du royaume : « Il me parut que les provinces par où je revins de Paris sont bien pauvres. On trouve quantité de villages où plusieurs maisons sont désertes d'autres brûlées ou découvertes, et en ayant demandé la raison en plusieurs endroits on me répondit que c'était des gens que la misère avait chassés en d'autres pays, ne pouvant payer les charges. Les paysans d'Angleterre sont bien autrement vêtus et chaussés ». Il est de retour à Alès le dimanche 3 octobre 1717. L'ancien capitaine d'infanterie et chevalier de Saint-Louis François Giberne de Gibertain (†1762) fut inspecteur des chemins du diocèse d'Alès, et à ce titre une figure importante de la capitale des Cévennes quand il fut chargé en 1751 d'établir un devis pour le chemin d'Auvergne « depuis Alais jusqu'à La Salvetat en passant par le Gévaudan. C’est sous la Régence que l’ouverture d’un chemin de grande communication reliant Clermont à Montpellier et passant par Le Puy et Alès avait été projetée. Si les travaux avancèrent rapidement dans le secteur auvergnat, il n’en fut pas de même en Languedoc en raison des rivalités opposant le Vivarais et le Gévaudan. A la suite des visites faites en 1724 et 1727, l’ingénieur Clapiès opta pour l’itinéraire le plus direct, c’est à dire celui passant par Le Puy, Langogne, Villefort et Alès, itinéraire connu sous le nom de chemin de Régordane. Le Vivarais refusa de financer une route qui pour lui serait sans utilité et proposa un nouvel itinéraire passant par Mayres. C’est cet itinéraire qui sera finalement adopté en 1759. Bien entendu le trajet de cette nouvelle route avait eu ses partisans mais aussi ses détracteurs et parmi eux Monsieur du Gibertain qui, le 15 novembre 1751, publia à Alès une enquête « faite durant le mois d’août tendant à démontrer que la route projetée Pradelles-Aubenas était impraticable six mois de l’année ». À cette fin, le sieur de Gibertain demanda au sieur Henri Toureille « juge de la Cour Royalle et Commune de Borne » de recueillir les témoignages des « sept habitants des lieux du Vivarais les plus à portée de la route projetée ». Ces témoins furent entendus le vendredi 18 août 1751 au lieu de l’Hermet Chabalier, paroisse de L’Espéron, et leur audition atteste que la rigueur du climat rendait dangereux les déplacements hivernaux et perturbait la vie sociale et économique » [Le lien des chercheurs Cévenols n°151 Octobre/Décembre 2007].Plats de la reliure griffonnés à l'encre du temps.‎

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‎GRELLIER (John James).‎

‎[Manuscrit]. Histoire de la dette nationale d'Angleterre depuis la Révolution en 1688 jusqu’au commencement de l’année 1800. Avec un exposé préliminaire des dettes contractées avant cette époque par feu J.J. Grellier, Caissier de la Compagnie d'assurance de la Bourse.‎

‎Londres, , 1810. Manuscrit in-folio de 531-(1) pages, demi-cuir de Russie rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l’époque).‎

‎Seul exemplaire connu de l'unique traduction française anonyme, intégrale et inédite de History of the national debt, from the revolution in 1688 to the beginning of the year 1800 de John James Grellier dont l'édition originale posthume a paru à Londres en 1810 chez John Richardson, and J. Johnson & Co. Cette histoire exhaustive de la dette nationale anglaise offre une analyse détaillée des finances de l'Angleterre de la fin du XVIIe siècle sous le règne de Guillaume III à la fin du XVIIIe siècle sous celui de George III. John James Grellier y explore les causes économiques et politiques de cette dette. Manuscrit préparatoire à une édition française qui n'a jamais paru à l'instar de l'oeuvre de cet économiste anglais non traduite (The terms of all the loans, 1799). La préface française du manuscrit relate les circonstances posthumes de la publication de l'édition originale anglaise.Précieux manuscrit d'histoire financière inédit en français d'une écriture très lisible. Goldsmiths'-Kress, n°20073 (pour l'édition originale).‎

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‎[Manuscrit]. Le Retour d'Ulisse, Suite des Avantures de Télémaque. Par Mr. h. f. v. D. R.‎

‎S.l.n.d., , (1720 circa). Manuscrit in-8 carré (15 x 19 cm) de 140 pp. à l'encre brune, basane marbrée, dos à nerfs orné de glands, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit inédit et anonyme d'une écriture fine et lisible qui témoigne du succès et de l'influence considérables dès le début du XVIIIe siècle du Télémaque de Fénelon publié une première fois en 1699.Avertissement. On n'a eu pour objet que la satisfaction d'une jeune personne d'un naturel heureux qui ne lisait jamais le livre de M. Fénelon sans souhaiter avec une extrême passion de voir aussi le retour d'Ulisse chez le fidèle Eumée et la fin des amours de Pénélope. Une main amie a entrepris de contenter cette curiosité ; et pour rendre cette lecture utile dans le temps qu'on ne travaillait que pour faire plaisir, on a eu attention d'y glisser en plusieurs endroits, des conseils, des maximes et des réflexions propres à mettre un jeune coeur en garde contre le vice et à lui insinuer ce penchant pour la vertu qui flatte une âme bien née. Au reste cet ouvrage n'est pas tout entier d'imagination, on a pris le plan principal dans l'Odyssée d'Homère qu'on a tourné dans les vues qu'on s'était formé en commençant, c'est-à-dire qu'on l'a traduit ou paraphrasé et quelquefois abandonné pour le faire parler en français, comme on pense et comme on agit en France. Ce n'est donc point une traduction de cette partie de l'Odyssée qui (porte) sur le retour d'Ulisse et le rétablissement dans ses états ; c'est un composé de quelques extraits de ce poète et des idées de l'auteur qui a supprimé et changé le texte dans tous les endroits où l'on ne trouverait ni nos moeurs ni nos sentiments si on les eût vendus à la lettre et tels qu'ils se lisent dans l'original. Les discours des personnages qu'on a fait parler semblent un peu sérieux et l'on sera peut-être surpris que l'auteur travaillant pour le plaisir d'une jeune personne n'ait pas tourné tous ces discours d'une manière plus convenable à son âge. Mais qu'on fasse réflexion sur le but tout entier de l'auteur, il est vrai qu'il a cherché d'abord à faire plaisir ; mais en travaillant pour un naturel jeune et tendre, il a cru devoir aussi l'instruire en le divertissant et mêler l'utile à l'agréable. S'il a pu atteindre à ce double avantage, il est content du succès et ne regrette point le travail. De quelques matinées dérobées à de plus sérieuses occupations car il ne s'en ait point fait une de cet amusement, persuadé qu'on ne doit point se fatiguer dans des bagatelles.« Nous voyons donc, dès le début du XVIIIe siècle, se former un multiple réseau d’admirateurs du Télémaque, souvent en désaccord entre eux. Même si certains lecteurs furent très tôt réticents et exprimèrent leurs critiques pour des raisons religieuses, historiques ou littéraires (comme Bossuet qui jugeait le livre « indigne non seulement d’un évêque, mais d’un prêtre et d’un chrétien », ou comme Faydit et Gueudeville qui dénonçaient la monotonie du récit, son invraisemblance historique et ses anachronismes), ces critiques eurent peu d’influence sur l’enthousiasme des lecteurs, ils permettent seulement de déceler les divers usages (religieux, pédagogique, littéraire, érudit, etc.) qui étaient faits du livre et de diverses façons assuraient son succès. (Jacques Le Brun, Les Aventures de Télémaque, destins d’un best-seller, 2009).Ex-libris gravé « de la bibliothèque de Monsieur de Daron ».‎

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‎[Pidansat de Mairobert. Archives manuscrites de Madame Doublet]. Recueil collectif de pièces fugitives.‎

‎, , 1735-1756. 250 pièces manuscrites reliées en 1 vol. in-4, veau marbré, dos orné à nerfs et armes dorées en pied, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats (reliure de l'époque).‎

‎Exceptionnelles archives manuscrites collectées et reliées aux armes de Mathieu-François Pidansat de Mairobert (1727-1779) provenant du château de Breuilpont en Normandie, résidence de Madame Marie-Anne Doublet (1677-1771) l'illustre salonnière pour laquelle Pidansat rédigeait et distribuait les « nouvelles à la main ». Une dédicace en vers À Madame Doublet le 1er janvier 1751, non signée et peut-être copiée de la main de Pidansat est reliée parmi les premières pièces du recueil :Ô vous mon seul appui, dont les bienfaits constants / Ne préviennent dans tous les temps / De la bonté des Dieux, chère et fidelle image / Comme eux recevez mon hommage (…). On trouve plus loin le libellé de l'adresse inscrit au verso d'une chanson, « À Madame Doublet en son château de Breuillepont par Vernon à Pacy ».« Dans son appartement au coeur du couvent de Saint-Thomas à Paris, Mme Doublet, veuve d’un intendant de commerce, réunit des littérateurs, des savants, des chroniqueurs et des académiciens. L’endroit, connu sous le nom de « Paroisse », est presque un laboratoire de journalisme. Les femmes y sont nombreuses et participent activement à cette « gazette ». Mais les hommes ne sont pas en reste et sortent même de la bienséance jusqu’à être fustigés sur le Pont-Neuf, voire exilés, comme l’abbé Prévost. Proche de Mme Doublet, Bachaumont est le principal rédacteur de ce salon. Désigné comme l’auteur des célèbres Mémoires secrets, il fait plusieurs séjours à la Bastille. Mme Doublet elle-même est menacée d’enfermement. Grimm évoque la Paroisse comme le lieu de toutes les rumeurs : « C’est de ce coin que partirent tous les bruits dont les affairés et les friands de bruits s’étaient toujours approvisionnés à grand-peine » (BnF).Le recueil comprend environ 250 pièces principalement en vers (satires, chansons avec musique notée, dialogues, épigrammes, sonnets) copiées par plusieurs mains sous le voile de l'anonyme dont Placet à Madame la Marquise de Pompadour, L'Hermine, fable, Chansons sur les avocats, Lettre de S.A.R. Madame d'Orléans abbesse de Chelles à une de ses amies (suivie de l'arrêt royal imprimé en 1725 condamnant cet écrit), Madrigal galant et philosophique, La Bedaine, conte physique, moral et politique tiré du Conte du tonneau et mis en vers par la Musée éclopée, Brevet de la Calotte, Ode sur la santé du Roi, Épître et vers adressés à M. de Bachaumont, Passeport du Régiment de la Calotte pour le Sr Roy, Mandement de Momus au sujet des miracles de Monsieur Pâris une pièce du peintre Coypel, hôte régulier du château de Breuilpont, une lettre autographe datée 2 septembre 1735 et signée du dramaturge d'Allainval « votre recueil serait actuellement absolument arrangé s'il ne m'avait pas fallu changer trois fois de secrétaire (…) » etc.Curieuse personnalité que Mathieu-François Pidansat de Mairobert tour à tour officier de marine, avocat au Parlement, secrétaire du roi et du duc de Chartres : arrivé de bonne heure à Paris où il fut élevé dans la maison de Madame Doublet de Persan, il fut l’un des rédacteurs principaux des fameux Mémoires secrets de Chapelle et Bachaumont. Lié à Restif de la Bretonne, Pidansat fut aussi pamphlétaire, amateur des nouveautés littéraires et dramatiques et se trouva mêlé aux querelles des écrivains. Il abordait aussi les questions politiques, et paraît avoir tour à tour reçu les confidences des plus hauts fonctionnaires du temps, tels que Sartine et Lenoir. Censeur royal, il travailla pour Malesherbes lorsque celui-ci fut Directeur de la Librairie. Il fut, en 1779, compromis dans le procès du marquis de Brunoy, dont il se trouvait le créancier pour une somme considérable, et quoique, selon l’opinion générale, il ne fût en cette affaire que le prête-nom d’un haut personnage, le parlement lui infligea un blâme public, par arrêt du 27 mars 1779. Mairobert, qui avait toujours soutenu le Parlement au travers des Mémoires secrets, se crut déshonoré. Le soir même, il alla aux bains Poitevins sur les bords de la Seine. Vers cinq heures du matin, il s’ouvrit dans le bain les veines du poignet, et, pour plus de sûreté, acheva de s’ôter la vie d’un coup de pistolet.Les armes en pied du recueil accompagnées du super-libris au premier contreplat « Pidansat de Mairobert », ne sont consignées ni par Guigard, ni par Olivier-Hermal-Roton ; elles sont en revanche attestées par leur description dans le procès-verbal daté 1779 qui constatait la mort violente du sieur Pidansat de Mairobert : « Vu encore sur une petite table une lorgnette d'écaillé, une paire de boutons de manche en pierre et cornaline, un col de mousseline marqué en fil rouge d'une M, auquel était attaché une boucle d'argent, plus une montre d'or à seconde et à quantième garnie d'un cordon de soie noir, auquel pendaient trois cachets dont un d'agate avec des armes portant par bas une gerbe de blé et par haut deux étoiles séparées par un chevron, un autre d'une pierre noire représentant un coq et une poule, le troisième d'une agate représentant deux petits amours, le tout moulé en or, et enfin une petite clef de cuivre ».Provenance : Alphonse Dubarle (ex-dono manuscrit par M. Bezout en 1832) ; Robert de Billy (1859-1963), ambassadeur, proche de Marcel Proust (ex-libris) ; Daniel Appia (ex-libris).Sgard, Dictionnaire des Journalistes, 639 ; J. Merrik, Le suicide de Pidansat de Mairobert, Dix-Huitième siècle, n° 35, 2003, p. 331-340.‎

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‎[Guerre de Sept ans. Régiment de Picardie. Manuscrit]. Journal des Marches, Camps, Cantonnements et Opérations du Régiment de Picardie depuis son départ de France, l'an 1757, jusqu'à la rentrée dans le Royaume et des principaux événements des armées du Roy, contre celles de Sa Majesté Britannique depuis le commencement jusqu'à la fin de la guerre en Europe seulement.‎

‎S.l.n.d., , (1763 ca). Manuscrit in-4 (23,5 x 18 cm) de (1)-520 pp., demi-vélin, dos lisse (reliure de l'époque).‎

‎Souvenirs anonymes d'un officier embarqué, recomposés en forme de journal militaire avec l'ambition d'établir l'histoire complète des campagnes du régiment de Picardie dans la Guerre de Sept ans, de 1757 à 1762.Mon dessein n'a donc été que de détailler, en m'amusant et pour moi seulement, les mouvements et opérations du Régiment de Picardie pendant le cours de cette guerre ; et d'y joindre les principaux événements des armées du Roi contre celle du Roi d'Angleterre en Europe seulement, n'ayant pour ainsi dire nulle connaissance de ce qui s'est passé dans les autres parties du monde. Si de temps en temps je me suis permis quelques réflexions, je ne les ai envisagées que comme de faibles conjectures souvent très opposées aux résultats de la saine politique, je prie le censeur judicieux de regarder ce manuscrit comme un fruit de mon désoeuvrement que je n'ai jamais destiné de faire paraître au jour. Je me suis servi du dictionnaire géographique pour la description des villes que je n'ai pu voir moi-même (Incipit). Régiment d'infanterie du royaume de France créé en 1585, le régiment de Picardie fut désigné, en 1756, pour faire partie du secours destiné à l’impératrice Marie-Thérèse. La France ayant pris parti dans la querelle de l’Autriche avec la Prusse, le régiment fut envoyé à l’armée du maréchal d’Estrées et se trouva à la bataille d’Haastembeck où il eut 4 officiers mis hors de combat. Le régiment suivit ensuite le maréchal de Richelieu dans le Hanovre, prit part à l’occupation de Minden et de Hanovre et poursuivit l’ennemi jusqu’à Closterseeven. Après la rupture de la convention signée par les généraux hanovriens, en vertu de laquelle leur armée ne devait plus participer aux hostilités, il quitta le camp d’Halberstadt et se remit en campagne. Richelieu, qui avait devant lui le prince Ferdinand de Brunswick, fit forcer le passage de l’Aller. Le régiment franchit la rivière au pont d’Alten-Zell, occupa le soir la ville de Zell et de là rentra dans le Hanovre. En février 1758, Louis de Bourbon-Condé comte de Clermont ramène l'armée de Hanovre sur le Rhin. Le régiment de Picardie est cantonné à Wesel, et se trouve cette année à la bataille de Crefeld. À la fin de la campagne, il prend ses cantonnements à Goch dans le duché de Clèves. En 1759, il passe dans la Hesse et assiste à la bataille de Minden. Il acheva la campagne dans le Westerwald. Le régiment parvint à reprendre Herborn le 4 janvier 1760. Après cette affaire il établit ses quartiers d'hiver à Cologne puis se trouva durant cette année, à la bataille de Corbach et à la défense de Gottingen. Le 10 février 1761, le régiment de Picardie sortit d'Eschwege sur la Werra.Le traité de Paris du 10 février 1763 mit fin à la guerre de sept ans tandis que le régiment de Picardie demeurait à Aschaffenbourg. Il est facile de voir par le titre de ce manuscrit qu'il est hors de mon sujet d'entrer dans le détail des échanges et cessions faites respectivement par les princes qui se sont réconciliés ; et de rapporter enfin aucun article dudit traité à l'occasion duquel nous fîmes par ordre de la cour le 26 du mois de juin suivant la réjouissance en la manière accoutumée (explicit).Manuscrit lisible et sans rature d'un récit militaire complet qui semble inédit. Petite galerie de ver marginale sur quelques feuillets.[Desmaze, Charles, Le Régiment de Picardie étude historique, Paris, Dentu, 1888].‎

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‎SAINT-SIMON (Claude Henri de Rouvroy, comte de).‎

‎Lettre autographe signée datée du 21 septembre 1808, adressée à Monseigneur.‎

‎, , 1808. 1 page in-4, demi-chagrin rouge.‎

‎Les premiers travaux du comte de Saint-Simon font de lui un précurseur de la philosophie positiviste et de la science sociale (Lettres d'un habitant de Genève à ses concitoyens, 1803 ; Introduction aux travaux scientifiques du XIXe siècle, 1807). C'est plus tard, avec la création de la revue L'Industrie (1816), la publication de L'Organisateur avec Auguste Comte (1819 -1820) et Du Système Industriel (1820 -1822), que s'affirment les thèses de son industrialisme optimiste : effondrement de l'Ancien Régime, avènement de la société industrielle gérée par les producteurs, où s'harmoniseront spontanément les intérêts des chefs d'entreprise et des ouvriers. Avec cette lettre, datée 1808, le lecteur est plongé dans la période où Saint-Simon est ruiné ; il devient copiste au Mont-de-Piété pour mille francs par an, est hébergé chez Diard, qui le recueille et le nourrit. Pour publier et continuer son oeuvre (Esquisse d'une nouvelle Encyclopédie et Introduction aux travaux scientifiques du XIXe siècle) des aides sont indispensables ; il multiplie les démarches. Cette lettre, adressée à un puissant personnage de l'époque demeuré anonyme, en est l'exemple :« Monseigneur, Les moyens de prouver à Votre Excellence que je mérite les grâces que je sollicite d'Elle me manquent entièrement. Mes ressources sont épuisées ; et l'impression de mon Ouvrage arrêtée. Dans l'impuissance absolue de m'en procurer, je prends la liberté de prier Votre Excellence de vouloir bien me faire le prêt de 300 F. Je suis avec respect Monseigneur, de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur. St. Simon, rue Saintonge n°9 chez M. Diard ».‎

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‎NAPIAS-PIQUET.‎

‎Lettre autographe signée adressée au très cher frère Gardèche, premier apôtre de la doctrine fusionienne. Saint-Just (Aube), le 28 octobre 1850.‎

‎, , 1850. 3 pp. in-4.‎

‎Propriétaire de l'ancien château du Maréchal Brune à Saint-Just, Napias-Piquet établit en 1849 avec son frère Louis dit Minor, une colonie agricole et industrielle dont ils étaient les directeurs, en compagnie de Madaule et Guyard, tous deux fouriéristes. Elle comprenait 40 colons. Les manoeuvres d'un notaire aboutirent à l'expropriation et à la vente de la colonie vers la fin de 1850. Probablement déçu par l'échec de son association, Napias-Piquet se tournent vers les Fusioniens : « J'ai comme vous fait la cruelle expérience des associations fondées sur des bases fausses. Je sais qu'elles ne peuvent réussir ni marcher longtemps à travers l'antagonisme des intérêts et que la communion spirituelle seule peut donner des résultats satisfaisants et durables. Nous vous offrons un hymne fusionien. Veuillez l'accepter si vous le croyez conforme à la doctrine ». Maitron II, p. 235.‎

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‎Caïman démocratique (le), ou les immortels principes de 89. Journal hebdomadaire sérieux.‎

‎, , 1865. 1 livraison in-plano de 4 pp. et 1 livraison in-4 de 14 pp., cartonnage bleu, pièce de titre sur le premier plat.‎

‎Journal de lycéens entièrement calligraphié. Les deux seules livraisons (?) de ce journal manuscrit.Datés des 27 février et 6 mars 1865, les rédacteurs signent leurs articles sous le voile du pseudonyme : Philodème, Jacques Pudibond, Griffonnet Chat-à-plume, Chaudrouillard père, John Boulingrog, K. Zodiaque.Un feuilleton Un épisode du XIIIe siècle est signé K.Z. ; Trois articles, rédigés à plusieurs mains, concernent la politique intérieure mais aussi étrangère de la France ; affichant clairement leurs opinions politiques, ils critiquent le gouvernement « La royauté est l'enfer d'un peuple, la république l'âge mûr et l'empire est la dernière période de la grandeur d'une nation ».‎

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‎La précieuse Clef de l'Age d'Or ou Mécanisme de l'Univers‎

‎[Fou littéraire]. Acheminement au Retour de l'âge d'or. Honneur, Gloire et Puissance à l'Esprit Universel ici bas et dans l'Eternité.‎

‎, , 1837. Manuscrit in-folio de (2)-9-(1) pp., cartonnage moderne.‎

‎Ce manuscrit calligraphié anonyme, daté du 18 octobre 1837 et adressé à « Monsieur Torrent, docteur en Médecine à Thiers (Puy-de-Dôme) », constitue un fascinant témoignage de l'esprit troublé d’un patient du XIXe siècle. L’auteur, soigné en 1834 pour une fièvre cérébrale survenue à la suite d’un long traitement pour névrose, adresse cette correspondance singulière à son ancien médecin, dans l’espoir d’obtenir un certificat médical. Ce document, selon ses dires, aurait une importance capitale, affirmant que « le sort futur de la France et du globe terrestre dépend peut-être » de son contenu.Dans son texte, il expose comment sa maladie, loin de l’entraver, a éveillé en lui des illuminations qu’il considère comme des révélations. Il décrit une hypersensibilité de ses organes cérébraux, le rendant réceptif aux variations climatiques, aux phénomènes naturels tels que le magnétisme et l’électricité, et aux « fermentations vaporeuses et gazeuses ». Par des observations et réflexions approfondies, il prétend avoir découvert « la clé de tous les secrets de la Nature », qu’il identifie comme « la précieuse clé de l’âge d’or ».Atteint de troubles de la mémoire, il indique devoir consigner ses pensées en plein air, affirmant que ses fulgurances pourraient restaurer les conditions idylliques de l’âge d’or, marquées par l’innocence, la vertu et la moralité des premiers âges. Conscient de l’accueil sceptique que pourrait recevoir son oeuvre, intitulée Mécanisme de l’Univers, il déplore qu’elle soit sans doute perçue comme l’œuvre d’un « fou ou d’un visionnaire ». Néanmoins, il ambitionne de la soumettre au jugement de l’Académie française avec l’approbation de Louis-Philippe, roi des Français.Une note manuscrite ajoutée ultérieurement indique : « Cette prose a été écrite par un client soigné par l’Oncle le Docteur Torrent. C’était un pauvre dément. Je l’ai trouvé dans la bibliothèque de Suchères. Tante Marie me l’a donné comme curiosité ! en 1934 ».Ce manuscrit, probablement produit dans un état d’exaltation ou de désordre mental, reste un curieux vestige des croyances, des aspirations mystiques et des troubles psychiques d’un esprit tourmenté au XIXe siècle.‎

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‎VAUBAN (Sébastien le Prestre de).‎

‎Instruction pour servir au reglement des remblaimens de terres par M. le Maal de Vauban.‎

‎, , . In-4 manuscrit de 16 pages.‎

‎Copie du XVIIIe siècle. « Copie du règlement fait en Alsace pour le prix que les entrepreneurs doivent payer aux soldats employés aux transports et remblaiements des terres de la fortification des places. de S. H. »‎

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