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‎Roger MARTIN DU GARD‎

‎Lettre autographe datée et signée accompagnée, au verso, d'un dessin original au crayon de papier concernant l'aménagement de sa salle à manger : "Nos projets d'agrandissement de la salle à manger sont en panne"‎

‎s. n. | Bellême 25 juillet 1938 | 13.7 x 20.2 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe datée et signée de Roger Martin du Gard, adressée depuis sa propriété normande de Bellême à son architecte d'intérieur, 24 lignes à l'encre noire et au crayon de papier, Roger Martin du Gard s'impatiente de la vente d'un bien immobilier :"Il faudra remuer ciel et enfer, pour aboutir ! " Il soumet ses projets de modification de sa salle à manger et donne quelques recommandations : "mais ce n'est pas encore au point dans ma caboche..." C'est pourquoi la lettre est, au verso, agrémentée d'un dessin original au crayon de papier et rouge représentant sa salle à manger pour laquelle il souhaite apporter des modifications. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88526

‎Uri GELLER‎

‎Coupure de presse signée par Uri Geller‎

‎s. n. | s. l. 1974 | 16.5 x 25 cm | Une feuille‎

‎Coupure de presse de la Tribune de Genève avec photographie d'Uri Geller évoquant ses talents de magicien et de tordeur de métal. Rare signature manuscrite d'Uri Geller au feutre noir sur sa photographie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88547

‎CARAN D'ACHE‎

‎Billet autographe signé adressé à une amie : "heureux de baiser la pointe de vos pieds..."‎

‎s. n. | Paris s. d. [1890] | 11.5 x 18 cm | Un double feuillet‎

‎Billet autographe signé de Caran d'Ache adressé à une amie, 18 lignes au crayon de papier sur un bi-feuillet, chaque lettre étant inscrite en majuscule. Déchirures restaurées à l'aide de pièces adhésives, petits manques angulaires sans gravité. "Admirable madame ! Grandpierre & non Dampierre est votre proche voisin rue d'Offemont. Je me traîne à vos pieds heureux de baiser la pointe de vos pieds. Caran d'Ache." La rue d'Offemont, située plaine Monceau, est désormais la rue Henri Rochefort. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88549

‎(Pierre LOUS) - Claude FARRÈRE‎

‎Belle lettre autographe datée et signée adressée depuis le Maroc à son ami Pierre Louÿs : "J'aurais tellement besoin de regarder vos Hok'saï avant d'écrire certaines pages de mon sale bouquin ! "‎

‎s. n. | s. l. 11 mai 1908 | 13.3 x 21.6 cm | 7 pages sur deux doubles feuillets + une enveloppe‎

‎Belle lettre autographe datée et signée adressée à son ami Pierre Louÿs, 7 pages à l'encre violette sur deux bi-feuillets, enveloppe jointe. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Bientôt permissionnaire du corps expéditionnaire du Maroc, Claude Farrère annonce à son ami son prochain retour en France après un périple andalou : "je pendrai au plus tardle train du 4 juin, à Algéricas ; lequel train, après escales à Grenade, Cordoue, Séville et Tolède, me déposera, le 11 au matin, à Toulon - Voilà ! " Il mentionne un ouvrage qui a marqué son esprit et qui évoque deux femmes : "feuilletez, vous comprendrez l'in térêt que j'attache au cas, intérêt tout à fait analogue à celui que vous inspire une jeune personne à ui je vais dédier mon prochain conte au journal intitulé : "sur le Boul' Mad'... La préface du bouquin en question est un chef d'oeuvre d' (je ne sais pas de quoi ! Fichtre ! On va bien, de nos jours... [...] voyez-vous qu'on publiât des histoires comme ça sur notre... dos- quatre ans après notre mort ??? Claude Farrère ironise sur son activité littéraire et épistolaire qu'il entretient avec son ami : "J'aurais tellement besoin de regarder vos Hok'saï avant d'écrire certaines pages de mon sale bouquin ! ... Mon Maroc n'est pas du temps perdu. Je l'ai considéré comme dix mois de travail forcé. Et je vous en rapporte un manuscrit qui en est aujourd'hui à sa 392e pages, - qui toutes ensemble ne valent pas une ligne de Psyché ! " Son esprit frondeur et indépendant lui attire la méfiance de l'institution militaire : "Votre lettre datée du 8 mai, ne m'est arrivée qu'hier 18. J'ai lieu de croire que ma correspondance est très surveillée depuis quelque temps." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88550

‎Jean-Jacques HENNER‎

‎Lettre autographe signée de Jean-Jacques Henner adressée à une amie‎

‎s. n. | Paris s. d. [1888] | 10 x 14.5 cm | Un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Jean-Jacques Henner adressée à une amie, 20 lignes à l'encre noire sur un bi-feuillet. Trace de pliure horizontale inhérente à la mise sous pli. "Chère madame et amie, excusez-moi si ne ne suis pas encore venu et si je suis si en retard pour répondre depuis plus de 10 jours. Je cherche un moment pour m'échapper et aller vous voir car je suis toujours avec vous dans la pensée. Je surveillerai votre recommandé et sitôt débarassé de ces travaux j'irai vous voir. Votre dévoué J.J. Henner." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88551

‎Jean-Jacques HENNER‎

‎Lettre autographe signé de Jean-Jacques henner à son ami Castagnary à propos d'un rendez-vous manqué‎

‎s. n. | Paris s. d. [1883] | 10 x 15.4 cm | Un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Jean-Jacques Henner à son ami Castagnary, 18 lignes à l'encre noire sur un bi-feuillet. La lettre est preque dénuée de ponctuation. Une date inscrite à l'encre violette, probablement celle de la réception, par le destinataire, de la missive. "Mon cher ami, votre très aimable invitation m'est arrivée malheureusement un peu en retard vous aviez l'adressé place Clichy au lieu de place Pigalle et à mon grand regret je ne suis pas libre j'en suis désolé vous savez tout le plaisir que j'ai a venir chez vous soyez donc mon interprète auprès de madame Castagnary et excusez moi. Votre tout dévoué JJHenner." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88568

‎(Pierre LOUS) - Claude FARRÈRE‎

‎Lettre autographe signée adressée depuis Algésiras à son ami Pierre Louÿs : "Il est simplement five o' clock, et je n'ai pas reculé aujourd'hui devant deux heures et demie de bateau à vapeur"‎

‎s. n. | 21 avril 1908 | 11.2 x 17.5 cm | Deux bi-feuillets + une enveloppe‎

‎Lettre autographe signée de son vrai patronyme Fargonne adressée à son ami Pierre Louÿs, 7 pages à l'encre noire sur deux doubles feuillets à en-tête de l'hôtel Reina Christina d'Algésiras. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, enveloppe jointe. Après avoir remis sa réponse à plus tard, Claude Farrère se décide enfin à écrire à son ami : "Et plutôt que d'attendre toute ma vie (on ne sait jamais, affirmait la Mirabelle du roi Pausole), je préfère vous dire aujourd'hui que je ne sais rien." et en profite pour évoquer une amie commune récemment disparue : "j'ai eu une vraie désolation, en apprenant que la pauvre Nite était morte - je vous jure que je serais bien le dernier à rire du vers moliéresque - n'importe en quelle circonstance - mais en celle-ci, c'est très pire ; figurez-vous que j'adorais cette petite bête blanche pour l'avoir vue peut-être douze fois en tout" Il raille sa bonne conduite militaire qui le fait bien voir de sa hiérarchie : "Et j'ai su d'autre part, - voie féminine - que mon empressement et mon enthousiasme à rallier le Cassini furent remarqués et commentés à Toulon - Qu'est-ce qu'on va dire quand on me verra revenir, mein Gott !!!! Il va falloir que je cherche un home à quadruple sortie. Nous chercherons ensemble, le mois prochain, entre Tamaris et Mourillon." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88572

‎(Pierre LOUS) - Claude FARRÈRE‎

‎Lettre autographe signée à son ami Pierre Louÿs évoquant leur ami commun Auguste Gilbert des Voisins‎

‎s. n. | Toulon 1908 | 13.2 x 21.7 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Lettre autographe signée adressée à son ami Pierre Louÿs depuis Toulon, 16 lignes à l'encre violette, s'inquiétant pour un ami commun surnommé Augusto, certainement Auguste Gilbert des Voisins. Pliure inhérente à la mise sous pli, enveloppe jointe. Bel exemplaire. "Vendredi, mon cher ami, il est l'heure du courrier. Vite, vite ! J'ai votre dépêche de ce matin, J'y ai répondu. Votre première phrase m'a été très douce. Merci. Voici une lettre d'Augusto que je vous envoie. Elle m'a fait très peur. Je vous télégraphierai dès que j'en saurai plus long. A vous de tout mon coeur. C.F." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88574

‎(Pierre LOUS) - Claude FARRÈRE‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à son ami Pierre Louÿs relatant son réveillon de Noël mouvementé : " la célèbre Edith et la belliqueuse Lulu, - toutes deux ayant constaté que je m'étais permis d'embrasser l'une et l'autre."‎

‎26 décembre 1908 | 13.3 x 21.5 cm | Un double feuillet + une enveloppe‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée, depuis Toulon, à son ami Pierre Louÿs, quatre pages à l'encre violette sur un bi-feuillet. Pliure inhérente à la mise sous pli, enveloppe manuscrite jointe. Claude Farrère reproche à son ami, à travers leur échange épistolaire, d'alimenter sa tristesse et son désarroi : "Votre petite lettre de l'autre jour m'a très bien fait comprendre que vous avez dix mille ennuis en ce moment. Et vous en ajoutez un de plus, pour m'envoyer plus vite cette bêtise à laquelle je ne songeais pas du tout , Pourquoi, encore ! Je suis votre ami, enfin ! Et je vous jure que cela m'a fait de la peine, de songer que j'avais involontairement augmenté cette fois vos embêtements." Il brûle de lui témoigner toute l'amitié qu'il a pour lui : "Surtout, je vous en suplie, n'oubliez pas ceci : que mon meilleur jour sera celui où vous me permettrez de vous rendre un vrai service... ne l'oubliez jamais, je vous en supplie." Claude Farrère revient sur son réveillon de Noël animé par les querelles féminines : "A propos, réveillon d'une gaiété inouïe, ici - on en aurait pleuré... Vers minuit, on a soupé sur des nattes, après scission en deux bandes, scission nécessitée par le dissentiment de deux de ces dames, dont chacune "n'était un société" pour l'autre. Du côté où j'étais resté, ça a failli recommencé entre deux autres, - la célèbre Edith et la belliqueuse Lulu, - toutes deux ayant constaté que je m'étais permis d'embrasser l'une et l'autre. L'orage s'apaisa cependant." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88575

‎(Jacques CHARDONNE) - Roger NIMIER‎

‎Féroce lettre autographe signée adressée à Jacques Chardonne : "Mendès-France est un marchand de cravates me dit Stephen Hecquet..."‎

‎s. n. | Paris s. d. [1960] | 13.5 x 21.1 cm | Une feuille‎

‎Féroce lettre autographe signée adressée à Jacques Chardonne qui n'est pas nommément cité, 30 lignes à l'encre noire à en-tête de la revue Le Nouveau Femina, à propos de la vie culturelle et de l'actualité politique. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, une tache d'encre noire sans atteinte au texte, deux trous avec, pour le premier, perte d'une lettre : le deuxième "e" de Hecquet ; et pour le second, perte du mot "il". "Les dernières lettres sont épatantes. Et courtes, comme il fallait pour ne pas trop s'éloigner du drame. Les oeuvres complètes de Léon Blum vont paraître chez Albin Michel. On va voir. Anatole de Monzie, homme d'une très belle intelligence n'a rien écrit de fameux. Aujourd'hui, le moins ignare s'appelle Ramadier (Paul Ramadier, plusieurs fois ministre après la Libération) Il n'a pas été réélu. C'est un franc-maçon acharné. Mendès-France est un marchand de cravates me dit Stephen Hecqu[e]t. [Il] faut supprimer son nom de ma dernière lettre (celle qui est si longue, où je parle des hommes politiques susceptibles d'écrire). A bientôt. Roger Nimier." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88577

‎Alphonse KARR‎

‎Lettre autographe signée à un ami le sollicitant pour trouver un emploi à son frère : "Votre père sera heureux de trouver une occasion de rendre service en rendant justice"‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1850] | 13.7 x 20.2 cm | Une page sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée à un ami prénommé Alfred, 18 lignes à l'encre noire sur un bi-feuillet, le sollicitant pour trouver un emploi à son frère, forçant la main à son correspondant. "Mon cher Alfred, vous avez été excellent pour mon frère ... Il faut absolument qu'on le place. il est père de famille et sans emploi depuis un an. - Il y a 20 places qui auraient encore plus besoin de lui qu'il n'a besoin d'elles. Demandez formellement à votre illustre père un appui efficace et immédiat - pour un homme capable ... Votre père sera heureux de trouver une occasion de rendre service en rendant justice où je ne le connais pas. Tout à vous. Alph. Karr." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88578

‎Jules ROY - (Thierry MAULNIER)‎

‎Lettre autographe daté et signée adressée à Thierry Maulnier : "Je m'en console en lisant Blaise de Montluc qui se plaignait déjà de l'invention de l'arquebuse, l'innocent ! "‎

‎s. n. | Paris 24 décembre 1946 | 13.5 x 21 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe daté et signée adressée à Thierry Maulnier, 16 lignes à l'encre violette sur un feuillet à en-tête des éditions Charlot à Paris, à propos de son ouvrage "La vallée heureuse". "Paris le 24 dec.46, Mon cher Thierry Maulnier, c'est bien de la guerre industrielle qu'il s'agit dans la Vallée heureuse et vous l'avez parfaitement compris. Je m'en console en lisant Blaise de Montluc qui se plaignait déjà de l'invention de l'arquebuse, l'innocent ! Merci de tout coeur de ce que vous avez écrit dans Concorde. J'en suis profondément touché, et surtout heureux que mon livre ait établi le contact entre nous. Je veillerai à ce qu'il ne s erompe pas. Croyez-moi, cher Thierry Maulnier, bien affectueusement à vous. Jules Roy." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88586

‎Henri MASSIS - (Thierry MAULNIER)‎

‎Lettre autographe signée adressée à Thierry Maulnier lui réclamant un article pour la Revue universelle concernant André Gide et le socialisme : "Les jeunes gens d'aujourd'hui (dont Gide est soucieux de ne point se désolidariser) vont à la révolution comme leurs aînés de 1914 allaient à la guerre..."‎

‎s. n. | Paris s. d. [1935] | 10.8 x 13.7 cm | Un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée adressée à son ami Thierry Maulnier, 26 lignes à l'encre bleue à en-tête de la Revue universelle, lui réclamant un article à propos des positions politiques d'André Gide. Henri Massis, rédacteur en chef de la revue, presse son ami :"Il me faudrait très rapidement votre prochaine chronique. Il me semble qu'il y aurait quelque chose à tirer de l'article de Ramon Fernandez sur l'évolution d'André Gide dans la N.R.F. du 1er juillet". Il faudrait saisir ce qui concerne proprement Gide pour s'attacher à certaines réflexions sur le socialisme., le marxisme ou à une phrase comme celle-ci qui mériterait quelques commentaires : "Les jeunes gens d'aujourd'hui (dont Gide est soucieux de ne point se désolidariser) vont à la révolution comme leurs aînés de 1914 allaient à la guerre..." La Revue universelle, d'obédience monarchiste, fut fondée par Jacques Bainville et Henri Massis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88587

‎Henri MASSIS - (Thierry MAULNIER)‎

‎Lettre autographe signée adressée à Thierry Maulnier lui réclamant un article pour la Revue universelle : "Je crois qu'il serait intéressant de répondre à l'article que Drieu la Rochelle a publié, ce matin, dans les Nouvelles littéraires"‎

‎s. n. | Paris s. d. [1935] | 10.8 x 13.7 cm | Un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée adressée à son ami Thierry Maulnier, 14 lignes à l'encre bleue à en-tête de la Revue universelle, concernant son article publié prochainement et lui en réclamant un autre, en réponse à Pierre Drieu la Rochelle. Henri Massis, rédacteur en chef de la revue, résume la situation à son ami : "Votre "Réveil de l'héroïsme ? " passe dans le n° du 1er février. Je crois qu'il serait intéressant de répondre à l'article que Drieu la Rochelle a publié, ce matin, dans les Nouvelles littéraires. Qu'en pensez-vous ? Donnez-moi cela pour le n+ du 15... L'heure du déjeuner (vers une heure) est la plus propice pour notre rendez-vous." La Revue universelle, d'obédience monarchiste, fut fondée par Jacques Bainville et Henri Massis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88588

‎Jean COCTEAU - (Jean MARAIS)‎

‎"C'est si merveilleux de s'être retrouvés l'un près de l'autre" Lettre autographe adressée à son grand amour Jean Marais‎

‎s. d. [juillet 1940] | 21 x 27 cm | Une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe de Jean Cocteau, signée de sa célèbre étoile, adressée à son grand amour, l'acteur Jean Marais. Une page à l'encre noire sur un feuillet. Traces de plis, plis transversaux inhérentes à l'envoi, deux taches d'encre au verso vierge de la lettre n'affectant pas le texte. Magnifique lettre d'amour de Cocteau à Marais, qui forment l'un des couples d'artistes les plus mythiques du XXe siècle. Sur fond de débâcle et d'Occupation allemande, leur lien indéfectible s'incarne en cette lettre de l'écrivain aux accents désespérés. * Publiée dans lesLettres à Jean Marais, 1987, p. 159. Cette missive d'un Cocteau transi d'amour a été rédigée alors que Jean Marais, mobilisé, avait rejoint le front en mai 1940. Cocteau s'était réfugié à Perpignan et la communication en ces temps troublés s'avérait difficile : "Ce matin sont arrivées ensemble la dépêche et la lettre où tu donnais ton adresse à tout hasard. Je devenai [sic] fou! Mon bon ange, Quelle joie cette dépêche ce matin. J'avais prié la veille pour la recevoir et pas dormi de la nuit à force d'attendre. J'ai couru au bureau de poste pour t'envoyer les sous - mais - sois avare - c'est la ruine et je ne sais plus où se trouvent mon frère et la charge. J'ai reçu ce soir une lettre de la secrétaire. Je compte l'envoyer à Paris arranger le gros de l'appartement. Après nos réfugiés nous aurons un gîte et notre étoile nous fournira du travail. C'est si merveilleux de s'être retrouvés l'un près de l'autre que j'ai confiance et que j'agirai comme si le drame n'existait pas. Du reste... du reste... mais je te parlerai c'est préférable. Tâche de te faire démobiliser vite. Perpignan n'est pas Saint-Tropez mais c'est un tel miracle d'avoir une maison qui est la nôtre et la mer tout près. Je te bénis. Je te demande de faire attention aux sous parce que avec le peu que j'ai ici je voudrais t'habiller des pieds à la tête Le tandem Cocteau - Marais rentrera bientôt à Paris, et subira les affres de l'occupation allemande qui interdira la reprise de leur sulfureuse pièce Les Parents terribles, qui avait rencontré un si grand succès en 1939. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88841

‎Charles BAUDELAIRE‎

‎« Je vous expliquerai très clairement ce que je puis faire, ce que je désire, - le possible, et l'impossible » Lettre autographe signée de Charles Baudelaire à Antoine Arondel‎

‎s. d. [mai 1854] | 13.9 x 21.7 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Charles Baudelaire adressée à Antoine Arondel, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier bleu. Pliures inhérentes à l'envoi, d'habiles restaurations d'infimes manques n'affectant pas le texte, une petite déchirure sur la signature discrètement restaurée. Cette lettre a été retranscrite dans laCorrespondance I de Baudelaire (Collection de la Pléiade, p. 277) et datée par Claude Pichois de mai 1854. Baudelaire envoie des places de théâtre à son marchand d'art Antoine Arondel personnage sulfureux et sans scrupules qui profita du goût immodéré du poète pour les beaux-arts et excita sa manie de la collection. * Baudelaire possédant le génie de la poésie mais non celui des affaires, avait rapidement dépensé une grande partie de l'héritage paternel de 70 000 francs reçus à sa majorité en 1842. Son correspondant, le peintre-brocanteur Antoine Arondel, habitait en même temps que Baudelaire à l'hôtel de Lauzun, alors connu sous le nom de lhôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis. Au rez-de-chaussée, son dépôt de curiosités installé dans la cour de l'hôtel fut un « véritable lieu de perdition pour le prodigue »(Marie-Christine Natta, Baudelaire) : Arondel lui procura un grand nombre de « rêves peints sur la toile » - espagnolsà la manière du peintre baroque Zurbaran, et italiens dans le genre du Bassan.Le poète paya bien cher son antiquomanie, «s'endettant par des billets et des traites, dont le plus ancien remonte au 5 novembre 1843; plusieurs autres furent antérieurs à la dation du conseil judiciaire intervenue le 21 septembre 1844. Cet usurier fit tant et si bien que son client s'aperçut assez tôt qu'il était berné, mais sans pouvoir se dégager. D'où une moquerie décochée sous l'anonymat dans Les Mystères galans des Théâtres de Paris en 1844 et des mentions, mi-figue mi-raisin, dans les Salons de 1845 et de 1846.» (Claude Pichois, Lettres à Charles Baudelaire, 1973, p. 13). Baudelaire se vengea en effet dans un paragraphe sanglant des Mystères galans, qui visait également le baron Pichon à qui le poète louait ses appartements de lhôtel Lauzun: « N'avez-vous pas aujourd'hui MM. Hiéronyme Pichon, lordArundellet pas mal d'amateurs de rosses plus ou moins arabes, qui lésinent sur leur débauche, et grapillent sur le revenu du rat qu'ils paient, on ne fait aujourd'hui que de la débauche pot-au-feu». A la lecture de cette insulte, Arondel exigea que Baudelaire fasse des excuses à Pichon. Sous la menace, le poète consigna même par écrit sa rétractation. A lécriture de cette lettre en 1854, Baudelaire nétait toujours pas libre dArondel: «Les années passant, Baudelaire renouvelait les billets augmentés des intérêts. Arondel cherchait à recouvrer, multipliait les manuvres et se heurtait au refus de tout paiement par Ancelle[responsable de sa tutelle] » (Claude Pichois, ibid). Lune de ces manuvres fut de revendre les obligations à des hommes de paille. Désespéré, Baudelaire sollicite ici dans un cryptique et dramatique passage l'aide d'Arondel pour apaiser lun de ces désagréables personnages qui réclamait paiement : «Je vais vous écrire une lettre, dès ce soir, où je vous expliquerai très clairement ce que je puis faire, ce que je désire, - le possible, et l'impossible, puis vous m'écrirez pour me donner un rendez-vous pour voir votre Perducet, dont il faut absolument que je triomphe,- avec votre aide». Selon Pichois, «il nen fut rien», et Baudelaire nécrivit pas dautre lettre à son correspondant. Pour amadouer Arondel, Baudelaire lui offre des places de théâtre: «Je vous engage, si vous voulez voir mes merveilleux Chinois, à aller là-bas de bonne heure, car si vous vouliez esquiver le drame précédent, vous risqueriez fort de ne pas trouver de places, - le papier que je vous laisse étant un simple mot du directeur, et n'impliquant pas la retenue de places numérotées. » Cette troupe dacrobates avait satisfait le goût pour lexotisme de Baudelaire, qui louera « la grâce divine du cos‎

Bookseller reference : 88937

‎GÉRARD-SÉGUIN (Jean Alfred Gérard-Séguin)‎

‎Lettre d'un peintre Communard et portraitiste de Balzac : " Ah si nous étions en 48 c'est-à-dire si j'avais 20 ans de moins" Lettre autographe signée en pleine Commune de Paris‎

‎s. n. | Paris 20 floréal an 79 19 mai [19 mai 1871?] | 13 x 20.5 cm | 3 pages sur un bifeuillet‎

‎Lettre autographe signée et datée "20 floréal an 79 19 mai" [19 mai 1871?],3 pages sur un bifeuillet bleu. Un petit manque affectant quelques lettres, traces de pli inhérentes à l'envoi. Rare missive d'un peintre et illustrateur Gérard-Séguin, connu pour son portrait d'Honoré de Balzac (Musée des beaux Arts de Tours). En pleine Commune de Paris, alors que la famine et les combats font rage, l'artiste lance un appel désespéré plein de gouaille. Cette lettre est l'un des rares manuscrits conservés d'un artiste prolifique dont la biographie demeure incomplète : "On connaît mal la vie et luvre de Jean Alfred Gérard-Séguin, si ce nest quil fut élève de Jérôme-Martin Langlois à lÉcole des Beaux-Arts de Paris, exposa au Salon entre 1831 et 1868 et, ami de léditeur Pierre-Jules Hetzel, travailla essentiellement dans lillustration dédition en fournissant des dessins pour divers livres, comme La Comédie Humaine de Balzac, dont il peignit aussi le portrait. Sous légide de Prosper Mérimée et des premières commissions des Monuments historiques, il assura aussi les relevés des fresques de Saint-Savin-sur-Gartempe." (musée de Valence). Républicain endurci, il soutient la Commune et avait déjà réalisé un important tableau historique sur la Révolution de 1848, représentant un "gardien de la paix et de la République". Gravement appauvri par le siège et âgé de 67 ans, il regrette pourtant dans ces lignes de ne pas pouvoir rejoindre les rangs des combattants communards. * "20 floréal en 79 19 mai à la rescousse mon cher Babik, à la rescousse... si vous avez une minute au milieu des occupations de cur et de dévouement que vous avez accepté pour songer à un ami, vite une pensée à cet ami... voilà l'affaire : vous savez que faute de quibus, j'ai été, non obligé, mais j'ai cru devoir décamper de l'atelier que vous connaissez, laissant là meubles renaissance et autres bibelots. Vous savez, de plus, que à titre de réfugié chez la bonne Mme Colins, nous formions un trio entre elle, son fils adoptif et moi, et le siège s'est passé pour nous malgré pas mal de privations et d'ennuis d'une manière pas trop horrible. L'ami Édouard perçoit 15 francs par mois au ministère de l'instruction publique moi je recevais par acomptes le prix d'un tableau fait précédemment. on boulottait mais depuis tout a changé le jeune homme est parti en Belgique auprès des élèves du père Colins et Mademoiselle Colins vient d'aller le rejoindre la pauvre fille n'y tenait plus l'égorgement journaliers des prolétaires qu'elle aime de toute son âme, l'ennui d'être éloigné de son fils adoptif, les coups de canon continuels, tout cela la rendait à moitié folle et je lai conduit au chemin de fer du Nord à moitié folle et à moitié hébétée en lui laissant mes derniers sous pour le voyage. Or sauf quelques provisions que nous avions faites et qui me servent à un repas quelconque je n'ai plus rien mais rien et ne sait que faire aussi mon brave et je recours à vous sans trop bien me rendre compte si mon épistème est bien nécessaire aujourd'hui. Ah si nous étions en 48 c'est-à-dire si j'avais 20 ans de moins la chose serait bientôt faite 3 semaines passées non en épicier bête mais à un tir à la carabine et bon pour le service. Présent mais aujourd'hui que les guiboles commencent à se fatiguer vite je serai plutôt en embarras qu'un secours pour mes braves frères d'arme [sic]. Voyez donc Oh Babick si oui ou non il est bien utile qu'un citoyen de ma trempe reste encore quelques années sur ce globe, et, si, oui, tâchez, comme vous pourrez, de me prêter une centaine de francs pour attendre jusqu'au moment où, de Belgique, mes amis pourront me faire parvenir quelques fonds, mais, cher ami la chose est pressée bougrement pressée.. car je n'ai plus le sou ,et si vous ne voulez pas que je crève de faim alerte. Ô Baleiskos ! Faites-moi savoir où comment et à quelle heure je pourrais vous trouver Embrassade bien fraternelle et toujours vive la République démocr et soc Gé‎

Bookseller reference : 88961

‎[Cecil Henland] - (Yvonne REDELSPERGER) - Paul HERVIEU‎

‎The Ghosts of my Friends‎

‎Dow & Lester | Londres s. d. [1908] | 10.3 x 17 cm | Relié‎

‎Album de signatures conçu par Cecil Henland, exemplaire de 1908 comportant 36 signatures de grandes figures de la littérature, du cinéma, de la musique, de la presse et du théâtre français, chacune datée entre 1908 et 1910. Reliure en chagrin rouge, dos lisse avec le titre estampé à lor, vignette contrecollée sur le premier plat, tranches dorées, reliure de léditeur. Illustrée dun frontispice reproduit sur une vignette sur le plat représentant un exemple de fantôme (The Ghost of a Celebrated General) tiré de la signature du célèbre général Baden Powell, fondateur du scoutisme. Un des plus précieux exemplaires de cet album fantomatique, préfigurant le test de Rorschach et les décalcomanies surréalistes, ayant appartenu à Yvonne Redelsperger, future femme de léditeur Gaston Gallimard. Les plus grands figures du Paris artistique y ont laissé détranges signatures repliées lorsquelles étaient encore humides, révélant 36 squelettiques silhouettes dencre à partir de leurs noms?: Edmond Rostand, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Maurice Leblanc et Gaston Leroux, Octave Mirbeau, Camille Saint-Saëns, ainsi que les proches amis de Proust, Paul Hervieu, Robert de Flers et Gaston de Caillavet ces deux derniers étant passés à la postérité sous les traits de Robert de Saint-Loup dans La Recherche du temps perdu. * Quinze ans avant la publication de Rorschach, Ghosts of my Friends attira lattention déminents cercles artistiques du début du siècle. Loïe Fuller, la danseuse aux voiles phosphorescents possédait un exemplaire de Ghosts of my Friends que signa Auguste Rodin. Ce curieux objet se trouva même entre les mains de lavant-garde dada?: Francis Picabia fit signer Marcel Duchamp dans son exemplaire de Ghosts. Lalbum a inspiré à Picabia une uvre phare exécutée vers 1921, consistant en son propre nom inscrit deux fois sur une feuille, le premier étant «?une version maculée dencre de son patronyme?» (Aurélie Verdier, Aujourdhui pense à moi. Francis Picabia, Ego, Image). Ce précieux exemplaire qui rassemble les plus grands artistes et écrivains de la Belle Epoque, provient du salon dYvonne Redelsperger, qui navigue dans le Paris littéraire dès son enfance. Petite-fille de lancien propriétaire des collections et de lhôtel de Cluny à Paris, et fille du dramaturge Jacques Redelsperger, elle épousera Gaston Gallimard en 1912. Jacques Rivière en tombera éperdument amoureux et décrira leur relation dans son premier roman Aimée publié en 1922 par Gallimard. Livre interactif conçu pour égayer les soirées mondaines (parlour game), The Ghosts of my friends représente lune des premières explorations graphiques de linconscient et illustre lintérêt grandissant pour la perception imaginative des taches, les traces et les marques arbitraires?: «?Car ces signatures incarnées sont à la fois signifiants et signifiés. Hiéroglyphes fascinants, leur obliquité est impossible à traduire mais incroyablement séduisante?: ils réclament à grands cris une interprétation?» (Ann Cooper Albright, Traces of Light). Le jeu consistait à signer une feuille à laide dune plume fortement chargée, puis à plier la feuille en deux afin dobtenir deux taches dencre symétriques. Le résultat, lorsquon le regarde verticalement plutôt quhorizontalement, produit une signature incarnée semblable à un test de Rorschach. Depuis lAntiquité en passant par la Renaissance de Léonard de Vinci, peintres poètes ont reconnu le potentiel de ces taches pour créer des expériences visuelles quasiment libérées du geste humain. À la fin des années 1850, le «?tachisme?» devient divinatoire avec le populaire jeu du «?Blotto?». Les joueurs essayaient dinterpréter les méandres de lencre sur le papier comme les feuilles de thé au fond dune tasse. Le plus célèbre joueur de Blotto sera le jeune Hermann Rorschach surnommé Klecks, ou «?tache dencre?», qui sappropriera ce jeu de salon pour mettre au point son fameux test psychologique (Psychodiagnostik, 1921). Victor Hugo sintére‎

Bookseller reference : 88987

‎(Valentine HUGO) - Marie-Laure de NOAILLES‎

‎Décalcomanie surréaliste signée [et] carte postale signée‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1951] ; carte postale : 29 juin 1951 | 9.2 x 15 cm [carte postale 8,9x14cm] | Une feuille et une carte postale‎

‎Encre originale dédoublée par pliage et signée dans luvre «?Marie-Laure?», accompagnée dune carte postale autographe signée adressée à Valentine Hugo et rehaussée de dessins et inscriptions autographes sur le dessin de la place Victor Hugo. Superbe décalcomanie surréaliste de Marie-Laure de Noailles adressée à la peintre, modiste et photographe Valentine Hugo, la «?Dame de Carreau?» des surréalistes. * Au-delà de ses multiples étiquettes de muse, icône de mode, figure mondaine, célèbre mécène, écrivaine et poétesse, la vicomtesse de Noailles fut aussi un peintre accompli. Marie-Laure a produit une uvre éclectique qui interroge linconscient féminin, à linstar de sa consur et amie Valentine Hugo. Ce dessin apparaît clairement inspiré de Rorschach mais surtout des décalcomanies surréalistes une affinité pour cette technique quelle partagera avec le grand Oscar Dominguez dont elle sera lamante jusquà la mort de lartiste en 1957. Le style de cette encre préfigure ses toiles oniriques à la matière étalée, brouillée, quelle réalisera dans son atelier du clos Saint-Bernard à Hyères dans les années 1960. Valentine Hugo participe aux fameuses soirées des Années Folles aux déguisements extravagants organisées par les Noailles, et figure dans le scandaleux film de Buñuel et Dali, financé par le couple de mécènes. En 1930, les deux femmes rendent possible limpression du chef duvre surréaliste de Breton et Éluard LImmaculée Conception en achetant le brouillon et la mise au net. Valentine Hugo réalise plusieurs portraits de Marie-Laure de Noailles, dont le frontispice de son recueil de poèmes LAn quarante chez léditrice Jeanne Bucher. La vicomtesse a accompagné son offrande artistique dune carte postale autographe signée accompagnée dun affectueux message?: «?Pour ma chère Valentine, en souvenir de beaucoup de froid, de neige, et de stupidité, pour oublier la vilaine auto et se souvenir de léloquence dAragon qui surpasse toutes les politiques et aussi pour lui dire bonjour le 29 juin 1951 avec toute ma tendresse Marie-Laure.?» Le choix dune carte postale représentant la place Victor Hugo et son monument nest pas anodin?: Valentine Hugo vivait dans un grand appartement dont les fenêtres donnaient sur cette place portant le nom de son arrière-grand-père par alliance, dans le XVIe arrondissement. La vicomtesse a inscrit «?Vive Hugo?» puis «?et Valentine?», couronné de lauriers la statue du monument de Hugo, tracé une flèche indiquant son balcon quelle a rehaussé de dessins de fleurs. Même la petite fille devant le monument a reçu un petit jouet à roulettes. Laurence Benaïm raconte que la vicomtesse a plusieurs fois passé la nuit dans lappartement de son amie pendant lOccupation allemande?: «?Un soir quelles rentreront de chez Prunier, un garde braquera sa lanterne sur le visage de son amie. Qui êtes-vous?! Vos papiers?! Comment vous appelez-vous?? Et Valentine de répondre?: Comme la place?». Rare composition tachiste de la «?vicomtesse du bizarre?» (Laurence Benaïm) à lune des figures majeures de lavant-garde surréaliste. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88988

‎Léon DEUBEL‎

‎Illuminations. Moscou‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1907] | 12.7 x 18.7 cm | Une feuille‎

‎Encre originale aux teintes magenta, brune, verte et bleue titrée et signée «?Moscou / LD?» par Léon Deubel, réalisée au verso dune page de son recueil La Lumière natale. Superbe klecksographie aux encres multicolores signée par le poète maudit Léon Deubel, inspirée par les Illuminations dArthur Rimbaud. Ce pliage précurseur de Rorschach fut réalisé à laide de technique de pliage chère à Victor Hugo. * Deubel se lance dans les klecksographies quelques années avant de se donner la mort dans la Marne, en 1913. Menant une vie de bohème à Paris avec son grand ami Louis Pergaud, les deux écrivains se livrent aux jeux de limaginaire sous légide de Jean-Paul Laffitte, un jeune peintre animalier que Deubel avait connu à Lille et avec lequel les deux camarades restèrent très liés. La méthode employée pour ces dessins consistait à tracer dune écriture ample le nom ou les initiales dune ville, dun écrivain ou dun homme de lart à laide de lencre de plusieurs couleurs. Avant séchage, la feuille était pliée donnant une figure pour laquelle les auteurs cherchaient à déterminer la relation avec le nom de départ. Ce procédé fondé sur limaginaire et linterprétation visuelle a conquis les affinités rimbaldiennes de Deubel, qui emprunte le titre de son fameux recueil Les Illuminations pour regrouper cet ensemble de dessins quil destinait à la publication. Le poète qui «?souffrait énormément de son obscurité?» (Edgar Varèse) sest appliqué ici à couvrir la page dune explosion de couleurs vives. Il réalise cette uvre sur une des pages de son recueil Lumière natale, dont il avait déjà brûlé une bonne partie des exemplaires «?pour se réchauffer?» (Jean-Jacques Bedu, Bohèmes en prose). La société des amis de Louis Pergaud (n° 40, 2004) nous apprend que ces «?enluminures créées collectivement à lencre de chine de différentes couleurs?» avaient été retrouvées dans une malle de Deubel après son décès, ayant miraculeusement échappé à la destruction?: avant sa noyade, le poète avait brûlé ses manuscrits et ses maigres effets personnels. Rare impression visuelle qui a survécu à lautodafé des uvres de Deubel, cet «?artiste à la destinée mauvaise?» (Léon Bocquet). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 88989

‎Victor HUGO‎

‎Manuscrit autographe signé de la célèbre Ballade du Fou extrait de Cromwell, IV, 1‎

‎s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit autographe signé de la «?Ballade du fou?» de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert. Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell. Grotesque et sublime, cette uvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce?: comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson «?est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété?». * La graphie fine et élégante place le manuscrit dans les jeunes années du poète-dramaturge, immédiatement ou quelques années seulement après la composition du poème. Cette uvre fut dailleurs le tout premier extrait de Cromwell à paraître, un an avant la publication de la pièce. Hugo décida en effet de placer le poème en épigraphe de sa dixième ballade «?À un passant?» publiée dans Odes et ballades (1826). Il est intéressant de noter que cette épigraphe ne figure pas dans le manuscrit dOdes et Ballades conservé à la BnF. Hormis dans le texte intégral de Cromwell, il ne demeure donc en institution aucun autre manuscrit autographe de la Chanson dElespuru. On ne compte plus les éloges et les hommages poétiques suscités par cette envoûtante chanson?: pour Barbey dAurevilly, Hugo est avant tout «?le chansonnier de la délicieuse Chanson du Fou [] ces gouttes de rosée frémissantes, rouges du soir, qui suffisent pour noyer toute une tête humaine dans un infini de rêveries?!?» (Les uvres et les hommes). La tête remplie des vers dHugo dont il fréquente le cénacle, Alfred de Musset reproduira parfaitement la structure de cette Chanson dans La Nuit, lun de ses tous premiers poèmes. Comme le remarque Hovasse, «?Quantité de poètes se seraient damnés pour lécrire?» citant le poème en intégralité dans sa biographie. Alfred de Vigny sen disait «?fou comme le prétendu fou?» (lettre du 19 novembre 1826) et applaudira Cromwell, son «?livre immortel?», qui «?couvre de rides toutes les tragédies modernes?». Linnocente ritournelle est surtout une superbe démonstration du génie hugolien qui sadapte et excelle dans tous les formes de création littéraire. En alliant pentasyllabes et vers de deux syllabes, Hugo ressuscite le lai, composition poétique usitée au Moyen Âge et à la Renaissance. Son rythme court et entraînant venu du fond des âges est pourtant résolument moderne?: du Verlaine avant Verlaine, qui reprendra cette acrobatie métrique pour sa «?Colombine?» de Fêtes galantes et sen inspirera sans doute dès Poèmes saturniens pour composer «?Chanson dautomne?». Le bouffon Elespuru qui donne voix à ce poème est, de plus, le tout premier personnage créé par le jeune Hugo à seulement neuf ans. Avant même de se penser romancier, dramaturge ou poète, Hugo, alors malheureux élève du colegio des nobles à Madrid, inscrivit «?Elespourou Elespuru?» sur son exemplaire des uvres de Tacite (désormais dans sa maison de la place des Vosges). Ce nom dont il moque la prononciation est celui de son camarade Don Francisco Elespuro, «?affreux grand gaillard, à cheveux crépus, à mains griffues, mal bâti, mal peigné, mal lavé, paresseux incurable et ne tourmentant pas plus son encrier que sa cuvette, hargneux et risible, qui sappelait Elespuru?» écrira-t-il dans Victor Hugo raconté. Il se vengea de lui à sa manière, en le présentant comme lun des personnages les moins attrayants dans lun de ses drames, mais lui conféra ainsi limmortalité. Elespuru, le bouffon grotesque par excellence, chante le sublime avec ce poème, «?une de ces adorables pièces en quelques vers, où le géant Hugo a montré parfois quil savait être aussi délicat que fort, et aussi mystérieux quéclatant?» (Fernand Gregh). Hugo fit de ses pièces le théâtre de ses vengeances?: Elespuru, puis Gubetta, lexécuteur des basses uvres de Lucrèce Borgia a pour origine le violent‎

Bookseller reference : 89005

‎Jacques DERRIDA‎

‎Carte postale autographe adressée depuis Yale à son ami Jos Joliet‎

‎s. n. | 1980 | 15 x 10.2 cm | Une carte postale + une enveloppe‎

‎Carte postale autographe signée de Jacques Derrida adressée à son ami Jos Joliet, depuis l'Université de Yale dans le Connecticut, 18 lignes à l'encre bleue, enveloppe manuscrite jointe. La carte représente une vue du Sterling Memorial Library de l'université. En 1975, Jacques Derrida devient professeur invité à l'université de Yale à New Haven dans le Connecticut. Jacques Derrida déplore le fait de n'avoir pas eu l'opportunité de rencontrer son ami tout en se réjouissant de bientôt retrouver la France : "Dans quelques jours, je serai rentré (heureux de retrouver les "proches" mais un peu terrifié à l'idée de ce que je vais devoir affronter autrement..." Joseph Joliet, ancien étudiant de Jacques Derrida devint un très proche ami du philosophe. Très attentif à l'écriture de Joliet, Derrida rédigera la préface de son roman: "L'enfant au chien assis" et le soutiendra dans ses périodes difficiles (cf. Derrida de Benoit Peeters). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89017

‎Julien GRACQ‎

‎Carte postale autographe adressée à son proche ami et monographe Ariel Denis : "j'avais décidément raison de vous recommander une saine stratégie syndicale..."‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1981] | 15 x 10.5 cm | Une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée adressée à son ami Ariel Denis depuis sa résidence estivale de Vendée, 22 lignes à l'encre noire. La carte postale représente une vue générale de la corniche de Saint-Hilaire-De-Riez en Vendée. Julien Gracq se félicite de ses bons conseils prodigués à son ami tout en regrettant les petits calculs étriqués de la vie administrative : "j'avais décidément raison de vous recommander une saine stratégie syndicale : faute ce cet appui je crains qu'il n'y ait plus de belle carrière dans l'enseignement ! J'espère tout de même que la stabilité au moins va venir couronner vos efforts (il y en a un de ma part sous le beau style ! malgré les vacances)" L'écrivain evoque ensuite une adaptation de L'Or du Rhin de Richard Wagner qu'il a vue tout récemment à la télévision : "bonne direction d'acteurs, costumes qui en définitive ne gênent pas, décors plutôt catastrophiques, aussi bien le barrage style Génie Rural, que le Walhalla dont on espère tout de même qu'il n'a pas épuisé l'imagination du décorateur. Mis à part l'excellent jeu des acteurs, que la télévision met en relief, il n'y pas de quoi se récrier. (Comme vous je ne pourrai voir le reste du Ring, et je m'en consolerai ! )" Julien Gracq s'autorise un dernier conseil à son ami : "tâchez d'aller voir Saint François du Désert que j'ai manqué autrefois et dont Barrès dit merveille." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89018

‎Walt DISNEY‎

‎Portrait photographique signé par Walt Disney‎

‎s. n. | s. l. s. d. [circa 1960] | 20.4 x 25.5 cm | Une photographie‎

‎Portrait photographique des studios Disney en noir et blanc représentant Walt Disney. Un infime trait noir au niveau des cheveux. Rare et belle signature manuscrite de Walt Disney à l'encre noire inscrite dans le cliché. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89055

‎[MARINE ESPAGNE] Relazion de la Esquadra para salir à la Mar, del mando del Exmo Sor Dn Luis de Cordoua y los Exmos Dn Anto de Vllua y Dn Migl Gaston Relation de lescadre prête à prendre la mer, sous le commandement de Son Excellence Don Luis de Cordoua et de Leurs Excellences Don Antonio de Ulloa et Don Miguel Gastón‎

‎s. n. | Sans lieu d'édition s.d. (ca 1779-1780) | 14.8 x 20.8 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit de trois pages un quart rédigé à l'encre noire sur un bifeuillet. Une pliure longitudinale. Manuscrit se rapportant à l'état nominatif de l'escadre espagnole qui prit la mer sous le commandement de Don Luis de Cordova, Don Antonio de Ulloa et Don Miguel Gastón. * Elle est composée de 31 vaisseaux (dont la Santissima Trinidad de 116 canons, un des plus gros vaisseaux de ligne de l'époque) et de 9 frégates. Pour chaque vaisseau sont indiqués le nom de son commandant et le nombre de ses canons. La date de ce document, écrit probablement par un officier de cette escadre, n'est pas indiquée mais il est possible de la situer assez précisément vers 1779-1780 d'après les dates des différents vaisseaux (cf. le site sur la marine espagnole aux XVIII-XIXe siècles : todoababor.webcindario.com). Il s'agit sans doute d'une sortie en relation avec l'expédition conjointe franco-espagnole de 1779 destinée à envahir l'Angleterre. À la tête de cette escadre ont été mis deux des plus grands marins de cette époque : Luis de Cordova (1706-1796), lieutenant général de la flotte depuis 1775 et Antonio de Ulloa (1715-1796), capitaine de la flotte en 1767, qui avait accompagné en 1735 l'expédition de Bouguer et La Condamine pour la mesure d'un arc du méridien terrestre au Pérou. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89207

‎Edmond de PONCINS‎

‎Manuscrit autographe inédit et complet "Notes sur les Indes"‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. (ca 1892) | 21 x 34.5 cm | Relié‎

‎Exceptionnel manuscrit inédit et complet de 775 pages relatant le voyage du vicomte Edmond de Poncins à travers lInde (cf Numa Broc, Asie, pp. 376-377 et Afrique, p. 263 (pour ses explorations du Pamir et de lEthiopie). Thiébaud, 755-756 (pour ses ouvrages sur la chasse). La relation couvre la période du 12 septembre 1891 (embarquement à Marseille) au 12 juin 1892 (départ de Karachi pour Marseille). Reliure en demi chagrin vert sapin à coins, dos à cinq nerf sertis de filets noirsainsi que de caissons à froid décorés de fleurons centraux dorés, encadrement de filets à froid sur les plats de cartonnage vert, gardes et contreplats de papier peigné, ex-libris de l'auteur encollé en tête d'un contreplat, tête rouge, reliure de lépoque. 775 pp. (mal ch. 1-567, 567-774), 1 p.n.ch., 2 ff.n.ch. de table et qq. ff. restés vierges. Important manuscrit inédit relatant le voyage du vicomte Edmond de Poncins à travers lInde. Il couvre la période du 12 septembre 1891 (embarquement à Marseille) au 12 juin 1892 (départ de Karachi pour Marseille). Présenté sous forme de journal, il a été écrit à lencre brune, dune écriture cursive mais lisible. Le texte contient toutes les observations de lauteur sur les régions traversées, les routes parcourues et les moyens de transport, les parties de chasse, les personnalités rencontrées, ses relations avec les domestiques, etc. ; son récit précise aussi quil réalisa des photographies au cours de ses excursions. * Edmond de Poncins sembarque à Marseille le 12 septembre 1891 sur le Peï-Ho, un paquebot de la Compagnie des Messageries Maritimes. Il fait le voyage avec le gouverneur dObock, qui doit rejoindre son poste, et un général britannique, inspecteur de cavalerie aux Indes. Le trajet seffectue par Port-Saïd, Suez, Obock et Aden. Au cours de la traversée de la mer Rouge, Poncins visite la salle des machines et parle en arabe à un chauffeur. Le 23 septembre, à Aden, il monte à bord de la Seyne, un navire de la même compagnie qui doit traverser locéan Indien. Larrivée à Karachi a lieu le 29 septembre. Le voyageur quitte le paquebot pour monter à bord dun bâtiment à voiles à destination de Bombay, où il arrive le 2 octobre. Il y reste jusquau 8, date à laquelle il se rend à Poona. Le 16, il effectue une excursion aux Carlee Caves, un ensemble danciens temples bouddhistes creusés dans le rocher. De retour à Bombay le lendemain, il se rend ensuite à Pachora et, de là, il visite les Ajanta Caves, ou grottes dAjanta, célèbres pour leurs temples bouddhistes. Le 21, il est de retour à Bombay ; le lendemain, il se rend à Mehmadabad puis, le 24, à Kaira ; dans les environs de cette localité, il se livre à une partie de chasse aux crocodiles, puis aux cailles. Le 27, il est à Ahmedabad, à environ 450 km au nord de Bombay, puis, le 29, à Morvi, à 200 km à lest de cette ville. De retour à Ahmedabad le 5 novembre, il retourne chasser dans les environs de Kaira. Le 10, il arrive à Abu Road puis il visite les temples du mont Abu avant de rentrer à Ahmedabad. Commence ensuite la traversée de lInde vers Delhi et Calcutta : Edmond de Poncins se rend à Ajmere le 21 novembre, Chitor le 23 et Udaipur le 25. Le 3 décembre, il pratique une chasse à lours dans les environs. Puis, le 7, il parvient à Jaipur et, le lendemain, au fort dAmber qui surplombe la ville. Le 10, il arrive à Alwar, puis, le 12, il se rend à Delhi. Trois jours plus tard, il visite Agra, avant de se rendre dans la vallée du Gange : Cawnpore (Kanpur) le 17, Lucknoor (Lucknow) le 18 et Bénarès le 19 décembre. Larrivée à Calcutta a lieu le 22 décembre 1891. Il y reste jusquau 4 janvier 1892, date de son départ pour une longue partie de chasse aux Sunderbans, une région marécageuse située dans le delta du Gange. Le 10 février, il est de retour à Calcutta pour préparer sa prochaine expédition. Le 19 février 1892 a lieu le départ pour lAssam, région située au nord-est de lInde, dans la vallée du Brahmapoutre, aux confins du Bhoutan. Le le‎

Bookseller reference : 89339

‎Paul VERLAINE‎

‎"faut que ça fasse encore un peu gueuler" Lettre autographe à Anatole Baju‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1888] | 11.2 x 17.7 cm | Une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe de Paul Verlaine adressée à Anatole Baju, une page à l'encre sur un feuillet filigrané. Deux petits discrets renforts d'adhésif au verso. Publiée dans la Correspondance Verlaine, vol. III, CDLIII, p. 26-27. Importante lettre de Verlaine, le plus Décadent des poètes, adressée au directeur et rédacteur en chef de la revue Le Décadent, qui publia bon nombre de ses poèmes en édition pré-originale. Le poète annonce la sortie d'un recueil intitulé Amis, faisant une référence provocatrice aux scandaleux poèmes saphiques qu'il fit paraître clandestinement en 1867 sous le titre Amies. * Ce livre, que Verlaine avait eu le projet de publier à petit nombre chez l'éditeur Savine, forma la matière d'une partie de son célèbre recueilDédicaces, paru en 1890, à la Bibliothèque Artistique et Littéraire. La lettre dévoile bien l'intention de jouer sur les nombreux sens de ces "amis" qui auront chacun une dédicace dans son recueil : "faut que ça fasse - ce titre - encore un peu gueuler puis la surprise éclatera en admettant qu'un livre de vers éclate." Dans le post-scriptum, Verlaine racontre être parti "à la conquête de [m]on ange" - on ne peut s'empêcher de penser à un autre ange verlainien à qui il rendra hommage dans deux poèmes de Dédicaces : "Mortel, ange ET démon, autant dire Rimbaud" (LXII). "Mon cher monsieur Baju, Annoncez donc à paraître prochainement (sans nom d'éditeur) Les Amis - poésies par Paul Verlaine Ce sera toutes des choses purement cordiales et amusantes qu'il y a dans Parallèlt plus quelques ballades et sonnets tout simples et le titre l'indique, amicaux. Inutile de préciser ça faut que ça fasse - ce titre - encore un peu gueuler puis la surprise éclatera en admettant qu'un livre de vers éclate. Ah mercredi j'ai bien regretté de n'être pas là avant hier quand monsieur Duplessys et venu j'étais à la Bastille à la conquête de mon ange et j'en revenais en voiture quand lui y allait en voiture aussi, à ma recherche. dites-lui aussi à mercredi." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89382

‎Henri BERGSON‎

‎"quelle philosophie vous consolera des tristesses de la vie ?"‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition 16 avril 1912 | 9.9 x 6 cm | Une carte de visite avec enveloppe‎

‎Carte autographe signée et datée du 16 avril 1912 par Henri Bergson adressée à M. Masson de Saint-Félix. Une enveloppe autographe jointe avec la mention du destinataire "Lettre de M. Bergson / Membre de l'Institut / mon professeur de philosophie au Lycée de Clermont Fd". Touchante lettre de condoléances d'Henri Bergson à un ancien élève de sa classe de philosophie à Clermont-Ferrand où il enseigna cinq années de 1883 à 1888 au lycée Blaise-Pascal et à la Faculté des Lettres. "Mon cher ami, La nouvelle du grand deuil qui vous frappe me touche profondément. Laissez-moi vous envoyer l'expression de ma très vive sympathie. Depuis plus de 2 mois j'avais préparé une lettre pour vous, en réponse à celle que vous m'aviez adressée ; j'attendais pour vous l'envoyer d'avoir un de mes travaux que je désirais y joindre et dont l'édition est épuisée vous le recevrez bientôt. Je n'ai pas besoin de vous dire combien j'ai été heureux d'apprendre que vous ne perdez pas de vue la philosophie. Hélas quelle philosophie, si consolante soit-elle, vous consolera tout à fait des tristesses de la vie ? Cordialement à vous / H. Bergson" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89384

‎Henri BERGSON‎

‎Carte autographe signée et datée à un ancien élève‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition 1909 | 9.9 x 6 cm | Une carte de visite‎

‎Carte autographe signée et datée du 18 février 1909 par Henri Bergson adressée à M. Masson de Saint-Félix. Deux ans après la parution de L'Evolution créatrice, Bergson remercie un ancien élève de sa classe de philosophie à Clermont-Ferrand où il enseigna cinq années de 1883 à 1888 au lycée Blaise-Pascal et à la Faculté des Lettres. "Merci mon cher ami, pour votre mot si aimable. Je n'ai pas besoin de vous dire quel bon souvenir je garde de votre passage dans ma classe à Clermont. Je ne sais si je pourrai aller de sitôt dans la Lozère, comme vous voulez bien m'y engager ; mais si vous vous trouvez à Paris, vous me ferez grand plaisir en venant causer avec moi / Bien cordialement / H Bergson" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89385

‎Jean Auguste Dominique INGRES‎

‎Ingres présente "L'Arétin et lenvoyé de Charles Quint" et "LArétin chez le Tintoret"‎

‎15 mai 1829 | 18.5 x 24 cm | Deux pages sur une feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Jean-Auguste-Dominique Ingres à Charles Paillet avec son adresse et titre autographes "commissaire expert honoraire des Musées Royaux", tampons postaux. Traces de plis inhérents à l'envoi. Une déchirure marginale restaurée, sans atteinte au texte. Exceptionnel manuscrit dans lequel Ingres donne les descriptions et les consignes d'exposition de ses deux tableaux inspirés de la vie de l'Arétin : "L'Arétin et lenvoyé de Charles Quint" et LArétin chez le Tintoret". * Le peintre avait exécuté ces deux tableaux d'histoire en 1815 et présentés au Salon de 1824 à Paris - choisissant des épisodes de la romanesque et scandaleuse vie de l'Arétin : "Par le choix de ce sujet, Ingres affirme lindépendance du créateur face aux puissants. Il témoigne également du grand succès dans la première moitié du XIXe siècle des représentations dépisodes de la vie des peintres ou des écrivains du passé, illustrés sur un mode anecdotique." (Musée des Beaux-Arts de Lyon). Cette lettre fait rérérence à l'apparition des toiles en 1829 dans une « Exposition au profit de la caisse ouverte pour l'extinction de la mendicité » à la galerie Lebrun, fondée par le défunt mari d'Elizabeth Vigée-Lebrun.Les descriptions données par Ingres dans cette lettre seront publiées dans le catalogue de l'exposition (Explication des ouvrages de peinture et sculpture [...], Coniam, 1829, p. 20-21). Ingres les adresse au respecté marchand de tableaux Charles Paillet - tout en précisant sa qualité d'expert du musée du Louvre dans son adresse au verso de la missive. Les oeuvres sont aujourdhui conservées en collection privée (L'Arétin et l'Envoyé de Charles Quint a été récemment vendu par la Stair Sainty Gallery). Ingres revisitera le sujet de ces toiles et en exécuta une autre version en 1848 aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Intéressante missive, qui nous apprend qu'Ingres fut l'auteur des descriptions de ses propres oeuvres, lors de leur exposition en 1829. Monsieur j'ai l'honneur de vous envoyer les notices de mes 2 tableaux sur Pierre Arétin. ces 2 tableaux moralement liés par le sujet ne peuvent être exposés qu'ensemble, cependant un seul tableau peut les séparer. J'ai l'honneur de vous prier monsieur de les exposer dans la travée en face de celui du Philippe V. Je vous les apporterai moi-même lorsque j'irai le 24 retirer ceux qui ne doivent plus figurer à l'exposition. J'ai l'honneur de vous saluer avec une parfaite considération Ingres Sujet du premier tableau sur Pierre Arétin surnommé le fléau des princes. Charles 5 à son retour d'Afrique lui envoya pour l'engager à se taire une chaîne d'or de la valeur de 100 ducats: «voilà dit le Satyrique un bien petit don pour une si grande sottise». Sujet du II Tableau L'émulation dégénérée en jalousie avait brouillé le Tintoret et le Titien. LArétin intime ami du dernier prit son parti et se déchaîna contre le Tintoret. Celui cy le rencontrant un jour près de sa maison le pria d'entrer sous prétexte de lui faire son portrait. A peine le fléau des princes fut il assis que le peintre vint à lui, le pistolet à la main. « Eh, Jacques s'écria le poète épouvanté que voulez-vous donc faire ? prendre votre mesure, répondit gravement le Tintoret et après l'avoir mesuré, il ajouta du même ton : « vous avez 2 de mes pistolets et demie de haut » et le renvoya...» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎(envoi à Jacques BENOIST-MÉCHIN) - René GROUSSET‎

‎Le conquérant du monde (Vie de Gengis Khan)‎

‎Albin Michel | Paris 1944 | 13.8 x 21.4 cm | Broché‎

‎Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Iconographie, ouvrage bien complet de ses 2 cartes dépliantes en fin de volume. Envoi autographe signé de René Grousset : "A monsieur Benoist-Méchin en témoignage de profonde reconnaissance" accompagné de la signature manuscrite de Geneviève Grousset. Nous joignons une lettre autographe signé d'une page de René Grousset adressée à Jacques Benoist-Méchin dans laquelle il remercie ce dernier pour ses interventions concernant son gendre et sa fille qu'il a sauvée. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎ANONYME‎

‎[CONSTANTINOPLE] Exceptionnel Album de 54 caricatures originales‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1870] | 40.5 x 27.9 cm | Relié‎

‎Exceptionnel album contenant 54 caricatures originales et parfois légendées réalisées à l'encre de chine, au crayon, à l'aquarelle, (dont 3 petits dessins au crayon sur feuilles volantes) et des feuillets blancs. Cet album amusant et personnel, visiblement composé par un artiste amateur, semble décrire les diverses aventures et mésaventures de quelques personnages récurrents, apparemment tous liés de près ou de loin à l'Ambassade de France près la Porte ottomane dont un morceau de papier à en-tête se trouve intercalé entre deux feuillets. Reliure en plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges, reliure de l'époque. L'album contient également 1 lettre autographe signé à l'encre noire agrémentées de caricatures en marges adressées à M. H. Fournier commençant par "Cher Washington n°2" Le destinataire de la lettre satirique ornée de dessins insérée dans l'album semble être le diplomate Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898) nommé en 1877 ambassadeur à Constantinople. Les aventures du petit groupe, identifié par des légendes au crayon noir, semblent commencer à Florence en septembre 1872 pour se poursuivre à Rome. On trouvera ainsi une aquarelle montrant le temple de Vesta. En décembre 1872 d'après la légende à l'encre, le groupe composé des Vicomtes Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson est caricaturé à Rome, en visite au théâtre, au Capitole, à cheval, etc. Un panorama aquarellé caricature de même la Guerre de 1870 et ses protagonistes. Apparaissent également, caricaturés au crayon auprès de Fournier, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand. On notera un beau portrait au crayon de Khalil Bey. Le célèbre diplomate ottoman et collectionneur né au Caire en 1831 et mort à Istanbul en 1879, venait en effet, après son ambassade à Vienne de 1868, de revenir à Constantinople pour épouser en 1872 la princesse égyptienne Nazli Fazl. Outre son rôle dans la Guerre de Crimée, il est connu pour sa prestigieuse collection de tableaux qui, vendue aux enchères en 1868, contenait des oeuvres de Courbet (dont l'Origine du monde), d'Ingres, de Delacroix, etc... Le comte d'Osmond, Alfred de Courtois ont aussi leur caricature. On trouvera également dans l'album une vue intitulée Pointe imaginaire du sérail, et une aquarelle représentant une partie de Lawn-Tennis. Unique ensemble. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 89636

‎Rinaldo FULIN‎

‎[COLOMB CHRISTOPHE] Dell' Attitudine di Venezia dinanzi ai grandi viaggi marittimi del secolo XV. Discorso letto nella solenne adunanza del R. Istituto Veneto di scienze, lettere ed arti il di 15 agosto 1881 [COLOMB CHRISTOPHE - De lattitude de Venise face aux grands voyages maritimes du XVe siècle. Discours lu lors de la séance solennelle de lInstitut royal vénitien des sciences, lettres et arts, le 15 août 1881]‎

‎Tipografia di G. Antonelli | Venise 1881 | 15 x 22.2 cm | Broché‎

‎Edition originale. Un seul exemplaire au CCF (Roanne). Reliure en demi basane verte, dos lisse fendillé et comportant des manques, plats de papier peigné, couvertures imprimée conservées, reliure de l'époque. Deuxième plat ayant tendance à se détacher. L'historien vénitien Ronaldo Fulin (1824-1884) effectua de nombreuses publications et études originales à partir des fonds très riches de l'Archivio di Stato de Venise. La question qu'il traite dans cette communication offre un lien avec les rapports présumés de Colomb et de Venise (cf. les lettres jointes). Exemplaire du célèbre américaniste Henry Harrisse (1829-1910), spécialiste des premières découvertes du Nouveau Monde, avec envoi autographe de Ronaldo Fulin en tête du premier plat de couverture. Henri Harrisse a enrichi cette plaquette de 7 lettres autographes signées contrecollées, en français ou en italien, généralement accompagnées de leurs enveloppes : 1. Une de l'historien italien Cesare Cantù (1804-1895), du 10 décembre 1881. - 2. Une du colombiste Marcello Staglieno (1829-1909), du 3 août 1888. - 3. Une du directeur de l'Archivio di Stato de Venise (signature illisible), du 27 juin 1888. - 4. Une carte de l'éditeur B. Calore, en date du 17 décembre 1881. - 5.-6. Deux lettres du philologue et hispaniste Alfred Morel-Fatio (1850-19245), datées du 2 et du 9 décembre 1881. - 7. Une lettre de Henry Vignaud (1830-1922), comme premier secrétaire de la Légation des Etats-Unis à Paris de 1882 à 1909, en date du 30 mai 1888. La plupart tournent autour de l'existence d'une prétendue lettre de Christophe Colomb au Sénat de Venise, avant les voyages d'exploration. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎Paul GAFFAREL - Charles MAUNOIR - Charles DELAGRAVE‎

‎La Mer des Sargasses. Manuscrit complet de 50 pages. [relié ensemble] édition originale de La Mer des Sargasses. 10 lettres manuscrites adressées à Paul Gaffarel.‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1872] | 18.5 x 34 cm | 5 volumes reliés en 1‎

‎Manuscrit autographe complet de 50 pages écrites au recto de chaque feuillet comportant de nombreuses ratures et corrections. Le manuscrit a été publié dans le Bulletin de la Société de Géographie de décembre 1872. Reliure en plein chagrin rouge, dos à cinq nerfs orné de fleurons et de doubles caissons dorés décorés de motifs floraux dorés, double de doubles filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dentelle dorée sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de lépoque. Les feuillets sont numérotés de 1 à 50 dans langle supérieur gauche ; une numérotation plus ancienne, biffée, se trouve dans la marge supérieure. Trois parties composent cette étude : -Histoire de la mer des Sargasses (pp. 2 à 15). - Géographie de la mer des Sargasses (pp. 16 à 38). - Richesses de la mer des Sargasses (pp. 39 à 50). La première partie traite de lhistoire de la navigation de la mer des Sargasses depuis les Phéniciens, qui, les premiers, signalèrent lexistence de bancs dalgues flottantes dans lAtlantique. Ils furent suivis par les Carthaginois, les Arabes et les Portugais. Mais cest Christophe Colomb qui donna, en 1492, les premières observations sérieuses sur ce phénomène marin. Gaffarel mentionne ensuite les navigations de Gonneville, Jean de Léry et André Thévet, cite Humboldt, puis évoque les récentes explorations scientifiques : en 1851-1852 par la campagne du Dolphin, capitaine Lee, et en 1855 par celle du brick le Méléagre, capitaine Leps. Dans la seconde partie, lauteur étudie la géographie des Sargasses, en faisant observer que son étendue et ses limites ont toujours été incertaines. Il développe ensuite trois hypothèses sur leur origine, la plus vraisemblable étant celle selon laquelle les sargasses se développent aux alentours du Gulf Stream, dont les eaux chaudes et peu agitées leur procurent de bonnes conditions dexistence et leur permettent de se propager en grande quantité. Il est ensuite question des différentes espèces de sargasses, de leur mode de vie et de leur accumulation, donnant ainsi un aspect étrange qui effraya les premiers navigateurs. Enfin, lauteur évoque les richesses de la mer des Sargasses : par analogie avec les récoltes dalgues le long des côtes françaises, qui permettent, après les avoir réduites en cendre, dobtenir un excellent engrais, on pourrait envisager de les exploiter afin den extraire les substances minérales, mais il faudrait pour cela des bateaux spécialement équipés. Il conclut : « La mer des Sargasses est donc une véritable région promise. Tous, plus ou moins, directement ou non, agriculteurs pour nos champs, malades pour nos santés, industriels pour nos usines [] citoyens pour notre patrie, nous navons quà gagner à lexploitation des richesses inconnues de cette mer » (p. 50). Ont été Reliés à la suite : GAFFAREL (Paul). La mer des Sargasses. Paris, Ch. Delagrave et Cie, 1873, in-8 de 35 pp., couvertures conservées, annotations autographes dans les marges. Extrait du Bulletin de la Société de Géographie, décembre 1872. - MAUNOIR (Charles), géographe. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 5 pp. in-8, en-tête imprimé. A propos de la publication du mémoire de Gaffarel dans le Bulletin de la Société de Géographie, et de sa communication au commandant Leps, qui « possède des trésors au sujet de la physique des mers ». - LEPS (Maurice Edouard), capitaine. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 2 pp. in-8. Remerciements pour lenvoi du mémoire et communication à Gaffarel des notes prises par Leps pendant la campagne du Méléagre en 1855. - DELAGRAVE (Maison). 6 lettres signées ou autographes signées à Paul Gaffarel. Paris, 1872-1875, 6 pp. in-8, en-têtes imprimés. Publication de « La Mer des Sargasses » dans le Bulletin de la Société de Géographie et envoi des tirés à part à lauteur. Deux lettres sont signées par léditeur Charles Delagrave. - 2 articles d‎

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‎ANONYME‎

‎[ALBUM D'AQUARELLES ORIGINALES] Souvenir du Tonkin. Suite de 49 aquarelles représentant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale au Tonkin‎

‎s. n. | Sans lieu d'édition s. d. [1885] | 23 x 32.5 cm | Relié‎

‎Très beau recueil de 49 aquarelles originales montrant la vie quotidienne au Tonkin, illustrant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale. Ces aquarelles, non signées, mesurent environ 20 x 15 cm (hors marge) et ont été finement exécutées à l'encre de Chine et à l'aquarelle, avec des rehauts de gouache, sur des feuilles de papier dont certaines portent le filigrane "Latune et Cie Blacons"; toutes sont montées sur onglets. Reliure en demi percaline rouge à coins, dos lisse muet et recouvert de chagrin rouge, frottements sur le dos, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier bleu, reliure de l'époque. Quelques rousseurs en marges des aquarelles. Les scènes représentent différents sujets : un poste militaire gardé par quatre soldats dont un en faction à l'entrée, un garde portant un uniforme blanc et tenant dans sa main droite un fusil muni d'une longue baïonnette, la tête recouverte d'un salacco (coiffe traditionnelle des tirailleurs indochinois), un vieillard assis sur une table et fumant la pipe tout en étant éventé par un domestique, un paysan travaillant la terre avec deux bufs, une femme se recueillant devant une tombe, un autre paysan labourant la terre, deux villageois se rencontrant à proximité d'un petit pont, quatre personnes travaillant dans une rizière, un homme en costume devant un temple, trois paysans récoltant le riz, un combat de coqs, etc... On y voit aussi de nombreux villageois transportant des denrées, des marchandises ou en train de pêcher, des lutteurs se produisant devant un notable, un enfant servant de guide à un aveugle, deux ouvriers transportant des pierres dans une brouette, une procession conduite par un dignitaire à cheval et emmenant un sanglier dans une cage, un prisonnier en train d'être fouetté, un autre sur le point d'être décapité, une scène de chasse, des musiciens, une femme utilisant un métier à tisser, des villageois en train de jouer, etc... La présence occidentale n'est évoquée qu'une fois : un navire indochinois, voiles au vent, arbore trois étendards tricolores tandis qu'au second plan, un bâtiment à vapeur, probablement français, continue sa route On joint une pièce de cuir en veau fauve (4 x 32 cm) portant l'inscription à froid "Souvenir du Tonkin 1885-90". Précieux témoignage sur le Tonkin au début du protectorat français. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎Léonard FOUJITA‎

‎Portrait photographique dédicacé‎

‎Paris [photographie] New York [dédicace] 1930 | 17.2 x 20.4 cm | Une feuille‎

‎Portrait de Tsugouharu Foujita, photographie originale sur papier albuminé. Tampon bleu de l'atelier "Photographie Simon's 40, rue de Passy, Paris" au verso du cliché. Superbe portrait enrichi d'un bel envoi autographe de Foujita à la plume, écrit le jour de son anniversaire : "A Lolotte Rabinovitz / Avec mes amitiés / Je suis toujours / prêt à toi [sic] / à Yoshinoya New York / ma fête 27 nov 1930". * Après seize ans passés en Europe marqués par une période d'intense création à Montparnasse, Foujita entama une série de voyages internationaux. Il dédicace ce beau portrait le à lautomne 1930 pendant son premier séjour aux Etats-Unis, où il expose à la galerie Reinhardt à New-York. "Il a pour habitude doffrir sa tête plutôt que des fleurs : « Garde ma tête, au moins elle ne fane pas ! » dit-il communément. Interroger son image est pour lui le moyen de sinterroger tout court : lhomme questionne lartiste au travail, qui penseet pose face à son image. Ensemble, ils interrogent le regardeur. Que pense-t-on de moi, de lhomme, de lartiste ? Et moi-même que dois-je en conclure ? Plus que servir son dandysme, ce genre reflète la gravité de sa démarche artistique, de son questionnement éthique." (Foujita, Musée Maillol) Rare dédicace du peintre le jour de ses 44 ans, sur un portrait arborant les caractéristiques mythiques de son apparence d'artiste-dandy: un regard pénétrant caché derrière ses lunettes rondes, encadré par une lourde frange et une fine moustache. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎François René de CHATEAUBRIAND‎

‎Lettre autographe signée à Ferdinand Denois‎

‎Paris 1829 | 12.7 x 19.8 cm | bifeuillet‎

‎Lettre autographe signée de François-René de Chateaubriand à Ferdinand Denois écrite à Rome et datée du 11 août 1829, 2 pages et deux lignes à l'encre noire sur un bifeuillet.Une déchirure dûe au décachetage sur la partie vierge du dernier feuillet, sans atteinte au texte. « Il faut encore, Monsieur, que je vous remercie : mon pauvre ami La Ferronays [le ministre des Affaires étrangères Auguste Ferron de La Ferronnays allait démissionner deux semaines plus tard pour raisons de santé] m'a écrit que tous ses maux sont revenus, qu'il se trouve mal deux ou trois fois par jour, qu'il ne peut songer à rentrer dans les affaires, c. Je crois que l'intérim n'en sera pas moins prolongé et que l'on gagnera ainsi la fin de la session. J'ai demandé un congé par MM. Boissy et Givré [ses secrétaires d'ambassade le diplomate et futur homme politique Hilaire-Étienne-Octave Rouillé de Boissy, et le diplomate et futur homme politique Bernard Desmousseaux de Givré], sans être tout à fait déterminé à en faire usage : cela dépendra des événements. Une dépêche télégraphique du 4 avril, venue par Toulon, m'a appris que le roi étoit fort content de la nomination du pape. Nos cardinaux se sont ralliés à moi et ont très bien marché. Le cardinal [Anne-Antoine-Jules de] Clermont-Tonnerre, qui a fait une chute, est logé à l'ambassade où je le soigne le mieux qu'il m'est possible que dira la Gazette ? [La Gazette de France, organe des ultras, était très hostile à Chateaubriand.]... » * De 1828 à 1829, pendant sa mission d'ambassadeur auprès du Saint-Siège, François-René de Chateaubriand correspond régulièrement avec le diplomate français Ferdinand Denois. Ce dernier servait officieusement d'agent du gouvernement français, « porteur de dépéches et d'instructions pour les plénipotentiaires à Rome », comme le rapporte Pierre Féret. En retour, Chateaubriand lui confie parfois ses réflexions personnelles : « que dira la Gazette ? » Cette interrogation, révélant une préoccupation de l'écrivain, fait écho à la situation politique mouvementée de la France en août 1829. En effet, trois jours avant la rédaction de cette lettre, le ministère de M. de Martignac est remplacé par le gouvernement ultra de Jules de Polignac. Sachant sa fonction menacée, Chateaubriand démissionnera trois semaines plus tard plutôt que d'en être destitué. C'est le cur lourd qu'il rentrera en France, laissant derrière lui la Ville éternelle, dans laquelle il avait trouvé une forme de paix : « C'est une belle chose que Rome pour tout oublier, mépriser tout et mourir ». De son côté, Ferdinand Denois connaît une période faste à cette époque : il est fait baron en mai, puis nommé Consul général de France à Milan en août. Lettre de François-René de Chateaubriand au diplomate français le baron Ferdinand Denois, avec qui l'écrivain échangeait régulièrement concernant sa charge d'ambassadeur à Rome. Peu après, Chateaubriand mettra fin à sa mission romaine en raison des bouleversements politiques de l'été 1829. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎Alexis LÉGER [SAINT-JOHN PERSE]‎

‎Lettre autographe signée à son amie Emily Amram "Je pars demain pour le sud et vais demander au voisinage de la mer la possibilité de me libérer, par la natation; des dernières traces de mon stupide accident"‎

‎18 février 1956 | 21.3 x 27.7 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe datée et signée Alexis Léger, 26 lignes à l'encre bleue, adressée, depuis Washington, à son amie Emily Amram lui décrivant les affres de sa convalescence après un "stupide accident". Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Le poète remercie son amie de ses attentions florales alors qui'il était souffrant : "combien la présence de vos fleurs m'a aidé contre les mauvaises ombres pendant mes jours de réclusion ! " et doit, à son grand dam, encore différer, à une date ultérieure, la visite qu'il lui a pourtant promise : "une mauvaise grippe washingtonnienne, qui m'a surpris, déjà fatigué, peu après mon retour chez moi, achevé de me déprimer, et pour ne pas accabler encore l'affectueuse sollicitude de bons amis comme vous et Phil, je n'ai su, écoeuré de moi-même, que me condamner au silence et à la solitude." Il va tenter de noyer ses noires pensées en s'octroyant un séjour à la mer dand le sud : "Je pars demain pour le sud et vais demander au voisinage de la mer la possibilité de me libérer, par la natation; des dernières traces de mon stupide accident." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎(à Jane CATULLE-MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"Quelle charmeuse vous êtes" Lettre autographe signée à la poétesse Jane Catulle Mendès‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition [circa 1900 ?] | 12.9 x 14.6 cm | trois pages sur un bieuillet‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Jane Catulle-Mendès, 3 pages à lencre violette sur un double feuillet, plis usuels inhérents à lenvoi. Rare lettre probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressée à sa consoeur la poétesse Jane Catulle Mendès. Peyrebrune, qui peine à vivre de sa plume, avait échoué à publier l'un de ses contes. Consolée par sa destinataire, elle désire lui offrir une botte de lilas - symboles de séduction, de nostalgie et de féminité. * Femme de lutte et de lettres Républicaine et dreyfusarde,« Cette provinciale, qui ne comptait que sur elle-même pour sintroduire dans le monde littéraire parisien, nétant ni fille, ni femme, ni amante de personne pouvant lui servir daval réussit à sy faire une place considérable par le seul mérite de son travail » (Lydia de Haro Hernández).George de Peyrebrune fait partie intégrante des cercles de femmes de lettres de la Belle Epoque avec qui elle entretient amitiés et correspondance. Elle s'adonne avec détermination au journalisme d'obédience féministe notamment dans La Fronde de Marguerite Durand, et défend la place des femmes dans les métiers littéraires. Avec Jane Catulle Mendès, elle siège dans le jury exclusivement féminin du prix littéraire de la revue La Vie Heureuse dont elle est contributrice. Aujourdhui connu sous le nom de Prix Fémina, il se voulait une contre-proposition au prix Goncourt qui excluait les uvres poétiques, et «vraisemblablement ne sera[it] jamais attribué à une uvre de femme.Il appartenait à des femmes de supprimer, avec les autres, cette double restriction» (présentation du prix La Vie Heureuse, Hachette, en 1907). Peyrebrune dévoue une grande partie de son uvre à dépeindre les vicissitudes de la condition féminine elle-même issue dune union adultérine (elle reçoit le nom de son hameau natal en Dordogne) et victime dun mariage malheureux, Peyrebrune fait entendre les voix tues et dénonce les injustices sociales. Ses romans font les portraits tragiques de femmes battues écrasées sous la pression morale de leur temps (Victoire La Rouge), écrivaines dénigrées aux accents autobiographiques (Roman dun Bas-bleu), mais présentent aussi des accents clairement naturalistes, comme Les Ensevelis sur la catastrophe minière de Chancelade. Malgré son succès, couronné par deux prix de lAcadémie française, elle peine à vivre dignement de son uvre. Le début du siècle marque le déclin de sa notoriété qui finira par plonger lintégralité de son uvre dans lombre et condamner Peyrebrune à une vieillesse miséreuse. Lhistoire littéraire ne permit pas à deux George(s) de compter parmi les classiques. De ces deux écrivaines attachées à leur campagne (périgourdine pour lune, berrichonne pour lautre), on refuse limmortalité à celle quon avait surnommée l « autre George Sand » et qui nourrissait dailleurs une grande admiration pour son aînée. Peyrebrune et les Mendès On avait encore peu exploré son lien avec Jeanne Mette, son « exquise confrère » écrira-t-elle dans son envoi autographe à celle-ci sur son roman Au pied du mât. Devenue Mme Jane Catulle Mendès après son mariage avec le célèbre poète en 1897, elle se fait connaître pour ses poèmes, ses livrets de ballet et ses critiques dramatiques. Au cours de sa carrière, Peyrebrune cultive précieusement ses amitiés parmi ses surs darmes, aussi pour pallier au manque de soutien de ses confrères masculins Lydia de Haro Hernández décrit ces relations comme « un vrai réseau dentraide qui rapprochait ces femmes aux origines, aux convictions et aux situations personnelles parfois assez disparates, mais ayant toutes un point en commun qui devient un lien plus fort que tout autre: leur condition de femmes-de-lettres au milieu dun monde essentiellement dominé par les hommes. Cette correspondance est parsemée de confidences personnelles, de désillusions propres aux aléas de la vie dauteur, de mots de réconfort, de demandes dentremise auprès‎

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‎(à Jane CATULLE-MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"Aussi ai-je promis de vous adresser une torride requête" Lettre autographe signée à la poétesse Jane Catulle Mendès‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1903-1904] | 12.9 x 14.6 cm | 3 pages sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Jane Catulle-Mendès, 3 pages à lencre violette sur un double feuillet, plis usuels inhérents à lenvoi. Rare lettre probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressée à sa consoeur la poétesse Jane Catulle Mendès. Peyrebrune emmène ses chers soutiens faire leur portrait en médaille grâce au nouveau procédé de la photosérie, inventé par le collaborateur de Nadar : elle prévoit d'y conduire le couple Mendès ainsi que la femme de Joseph Reinach, son grand ami et confrère, qui prit avec elle la défense du capitaine Dreyfus. Peyrebrune lui adresse une "torride requête" pour davantage de places à l'Opéra Comique, qui jouait alors l'adaptation lyrique de La reine Fiammette composé par l'illustre mari de sa destinataire, Catulle Mendès. * Dimanche Ma belle amie [...] Est-ce bien sûr que vous irez poser pour votre médaille mardi? Mr Lernac, très épris de votre beauté se fait une joie de posséder dans sa collection la merveille que vous lui permettrez de réaliser. [...] Jy conduis Mme [Henriette] Reinach, ce me serait un plaisir très vif de vous rencontrer. [...] Et le maître ? Vous seriez bien charmante de lamener. M. [Fernand] Xau avait promis à M. Lernac de lui conduire M. Mendès ; lui en a-t-il parlé seulement ? Merci mille et encore mille fois pour les places que vous mavez envoyées et qui ont fait la joie des personnes que jai conviées. Mais jai fait bien des envieux ! Aussi ai-je promis de vous adresser une torride requête. Lorsquil vous restera quelques places, un jeudi, un vendredi, faites-moi la grâce de penser à moi. Cela mest si doux de recueillir les admirations enthousiastes quéveille cette adorable Fiamette [La Reine Fiamette] ! Comme je suis heureuse de son beau succès ! Vous êtes bien charmante de me convier à vous aller surprendre un jour quelconque. Jen profiterai certainement et vous en remercie. [...] croyez-moi bien affectueusement à vous - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"réclamer qu'une justice, selon vous, tardive me fut enfin rendue" Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1895-1909] | 9.1 x 11.6 cm | Une carte‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 2 pages à l'encre violette sur une carte, un manque de deux mots. Appel désespéré et probablement inédit de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé à son confrère le poète Catulle Mendès. Peinant à vivre de sa plume, Peyrebrune tente de placer un de ses contes dansle Journal, quotidien à grands tirages dont Catulle Mendès assurait la direction littéraire. * Comme le rapelle Lydia de Haro Hernández, "La notoriété de Georges de Peyrebrune expira pendant les premières années du XXème siècle, qui est la date du début dun déclin progressif jusquà loubli absolu. Elle meurt dans lindigence et la détresse, en novembre 1917, et son nom, comme celui de tant dautres femmes, seffaça de lhistoire". La présente lettre dévoile que Peyrebrune s'était tournée vers Catulle Mendès, le "patron des lettres françaises" (Elodie Lanceron), pour tenter d'obtenir davantage de visibilité et de rémunération : "Puisque vous avez eu la bonté de faire encore une démarche pour réclamer qu'une justice, selon vous, tardive me fut enfin rendue, j'oserai, en vous remerciant de tout mon cur, vous prier de faire encore cette grâce que mon nom paraisse une fois au Journal pour le tirer une minute de loubli. Voici un très ancien conte publié autrefois à l'Echo de Paris, je crois, et qui vous avait plu. [...] [Manque : Vous me] feriez un bien grand plaisir et je crois que cela me servirait en ce moment Quoique vous décidez, cher bon maître, soyez remercié, béni, aimé, admiré comme toujours par votre plus fervente [...] Peyrebrune" Peyrebrune et les Mendès Les rares lettres à Catulle Mendès et sa femme Jane, Jeanne Mette, (son « exquise confrère » écrira-t-elle dans son envoi autographe à celle-ci sur son roman Au pied du mât) complètent notre connaissance du combat de Peyrebrune pour son indépendance et la reconnaissance de ses pairs. Peyrebrune, dans ses missives au ton parfois très désespéré adressées au mari de Jane, le « cher maître » Catulle, fait de multiples tentatives parfois infructueuses pour placer des contes dans les journaux dont il assurait la direction littéraire - iciLe Journal, où il anime une chronique dramatique hebdomadaire entre 1895 et 1909. Catulle Mendès, bien implanté au sein de réseaux mondains et littéraires quil animait avec panache,lui vient en aide à plusieurs reprises. L'écrivain Décadent, à la croisée de divers mouvements de la fin du siècle, était connu pour avoir endossé le rôle de mentor et de soutien pour de nombreux poètes symbolistes et écrivains naturalistes : Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Zola entre autres. On lui doit la présentation du nom de Peyrebrune à la Légion dhonneur, aussi soutenue par Henry Houssaye, Jules Bois, José María de Heredia, Abel Hermant, Jules Claretie et Anatole France. Il rédige également une préface pour son roman Deux amoureuses (Lemerre, 1901). Mais il semble avoir manqué aux demandes de Peyrebrune, qui sen plaindra dans quelques lettres à lintéressé ainsi quà sa femme. La justice que Peyrebrune réclamait pour son uvre ne lui fut malheureusement jamais rendue de son vivant. Peyrebrune laisse ici dans cette pièce de correspondance inédite, le magistral "témoignage de son vécu personnel, les preuves des tracas subis dans sa lutte pour lémancipation et lempreinte de son cri de révolte contre lindignité de la situation faite aux femmes" (Lydia de Haro Hernández). Femme de lutte et de lettres Républicaine et dreyfusarde,« Cette provinciale, qui ne comptait que sur elle-même pour sintroduire dans le monde littéraire parisien, nétant ni fille, ni femme, ni amante de personne pouvant lui servir daval réussit à sy faire une place considérable par le seul mérite de son travail » (Lydia de Haro Hernández).George de Peyrebrune fait partie intégrante des cercles de femmes de lettres de la Belle Epoque avec qui elle entretient amitiés et correspondance. Elle s'adonne avec d‎

Bookseller reference : 90023

‎(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"Ce sera pour moi un désastre final" Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès‎

‎Asnières-sur-Seine 12 décembre [1909] | 9.1 x 11.6 cm | Une carte‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 1 page et demi à l'encre violette sur une carte, date "12 X bre" et adresse autographes "37 rue Charles Emmanuel, Asnières". Cri du coeur probablement inédit de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé au poète Catulle Mendès. Peinant à vivre de sa plume, Peyrebrune se bat pour subvenir à ses besoins et adresse cette supplique à Catulle Mendès après s'être sentie abandonnée par sa consoeur Daniel Lesueur. * Comme le rapelle Lydia de Haro Hernández, "La notoriété de Georges de Peyrebrune expira pendant les premières années du XXème siècle, qui est la date du début dun déclin progressif jusquà loubli absolu. Elle meurt dans lindigence et la détresse, en novembre 1917, et son nom, comme celui de tant dautres femmes, seffaça de lhistoire". La présente lettre dévoile sa lutte désespérée pour obtenir des prix littéraires dont les dotations étaient essentielles à sa survie. Au cours de sa carrière, Peyrebrune avait précieusement cultivé ses amitiés féminines parmi ses surs darmes, et formé un véritable réseau d'entraide. Mais dans cette lettre, Peyrebrune s'inquiète de voir un de ses plus grands soutiens lui faire défaut : "On m'écrit, ce que je craignais, c'est que Mme Lesueur m'enlève, au Comité des Gens de Lettres, la majorité qui m'était favorable pour un prix. Ce sera pour moi un désastre final. Je complais sur billet de mille francs pour vivre encore un an ! Dans six jours, mon sort sera fixé."Peyrebrune briguait le prix Chauchard de la Société des Gens de Lettres. Lesueur en était la vice-présidente et première femme depuis George Sand à siéger au Comité de la Société : "Il me serait doux de penser quune femme, et une femme telle que vous, prendrait ma cause en main avec la vaillance et lautorité que chacun vous connaît" avait-elle écrit à sa conseur quelques semaines plus tôt. Elle tente ici de rassembler d'autres soutiens au sein de la SGDL - masculins, ceux-ci - et se tourne vers Catulle Mendès, le "patron des lettres françaises" (Elodie Lanceron) pour qu'il plaide sa cause auprès des membres actifs et respectés Edmond Haraucourt et Rosny aîné. Elle termine sur ces terribles paroles :"Et puis je suis si lasse de tant de luttes inutiles ! Lorsqu'on ne peut plus gagner sa vie nest-il pas juste que l'on meure ?". Sa vie rejoint la fiction, après avoir conté les malheurs des femmes de lettres déconsidérées dans son Roman d'unbas-bleu: "Enfin me voici vaincue. Rends-moi cette justice que j'ai lutté. Et quelles luttes !... Cela ne vaut rien pour une femme de venir au monde pauvre et chaste. Il n'y a pas de place pour celle-là dans aucun groupe social. Quel que soit le travail qu'elle entreprenne pour gagner sa vie, elle n'y parviendra pas sans payer à l'homme la dîme de sa chair soumise ou révoltée. Depuis la servante jusqu'à l'artiste, depuis l'ouvrière des fabriques jusqu'au bas-bleu, la femme qui travaille seule, non défendue par un mâle, légitime ou non, sera violée, avec ou sans son consentement, mais elle le sera ou elle crèvera de misère. Et cela, dans le plein épanouissement de notre société démocratisée, bénisseuse et morale, et inventrice des pullulantes bonnes uvres." (Le Roman d'unbas-bleu, Paris, Ollendorff, 1892, p. 327). Peyrebrune n'obtient pas le prix, qui revient à sa consoeur Rachilde dont elle avait fait le portait dans Une décadente (Paris, Frinzine, 1886). Le lendemain même de cette lettre, elle sera tout de même récompensée par la Société des gens de Lettres, qui lui décerne le grand prix James Hyde accompagné d'une enveloppe de 2500 francs. Peyrebrune laisse ici dans cette pièce de correspondance inédite, le magistral "témoignage de son vécu personnel, les preuves des tracas subis dans sa lutte pour lémancipation et lempreinte de son cri de révolte contre lindignité de la situation faite aux femmes" (Lydia de Haro Hernández). Peyrebrune et les Mendès Les rares lettres à Catulle Mendès et‎

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‎(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎Première femmes de lettres décorée de la Légion d'Honneur : "voilà, du moins, une rosette qui fleurit au bon endroit." Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès‎

‎Chancelade 17 décembre 1900 | 9.1 x 11.6 cm | Une carte‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 1 page et deux lignes à l'encre violette sur une carte, date "17 décembre 1900" et adresse autographes "Chancelade Dordogne". Carte probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé au poète Catulle Mendès. Peyrebrune se réjouit enfin de la décoration des premières femmes de lettres à la Légion d'Honneur. * "Cher maître, tous mes compliments.... à M. Leygues voilà, du moins, une rosette qui fleurit au bon endroit [...] Que ne suis-je à Paris pour célébrer cette fête en famille artistique, comme j'y étais pour le ruban! Hélas, je suis aux champs ou je gèle malgré l'ardeur du soleil de midi [...]". En juillet 1900, Georges Leygues, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts avait pris la révolutionnaire décision d'intégrer des femmes de lettres dans l'ordre de la Légion d'honneur : les premières sont Clémence Royer et Daniel Lesueur, consoeurs de Peyrebrune et collaboratrices à ses côtés au journal féministe La Fronde. Leygues était proche des Parnassiens et de Catulle Mendès, à qui il commandera en 1902 un Rapport sur le mouvement poétique français de 1867 à 1900. C'est son destinataire Catulle Mendès qui présentera le propre nom de Peyrebrune à la Légion dhonneur. Elle bénéficiera du soutien de Henry Houssaye, Jules Bois, José María de Heredia, Abel Hermant, Jules Claretie et Anatole France. Mais, pour reprendre la délicieuse expression de cette lettre, sa rosette ne fleurira jamais. Comme le rapelle Lydia de Haro Hernández, "La notoriété de Georges de Peyrebrune expira pendant les premières années du XXème siècle, qui est la date du début dun déclin progressif jusquà loubli absolu. Elle meurt dans lindigence et la détresse, en novembre 1917, et son nom, comme celui de tant dautres femmes, seffaça de lhistoire". La reconnaissance de son talent fut ardue : "je crois bien quil en sera de ce fameux prix comme de ma décoration ; cest-à-dire que ni lun ni lautre ne viendront jamais!" se lamente-t-elle neuf ans plus tard à Daniel Lesueur. Peyrebrune laisse ici dans cette pièce de correspondance inédite, le magistral "témoignage de son vécu, les preuves des tracas subis dans sa lutte pour lémancipation et lempreinte de son cri de révolte contre lindignité de la situation faite aux femmes" (Lydia de Haro Hernández). Peyrebrune et les Mendès Les rares lettres à Catulle Mendès et sa femme Jane, Jeanne Mette, (son « exquise confrère » écrira-t-elle dans son envoi autographe à celle-ci sur son roman Au pied du mât) complètent notre connaissance du combat de Peyrebrune pour son indépendance et la reconnaissance de ses pairs. Peyrebrune, dans ses missives au ton parfois très désespéré adressées au mari de Jane, le « cher maître » Catulle, fait de multiples tentatives parfois infructueuses pour placer des contes dans les journaux dont il assurait la direction littéraire - iciLe Journal, où il anime une chronique dramatique hebdomadaire entre 1895 et 1909. Catulle Mendès, bien implanté au sein de réseaux mondains et littéraires quil animait avec panache,lui vient en aide à plusieurs reprises. L'écrivain Décadent, à la croisée de divers mouvements de la fin du siècle, était connu pour avoir endossé le rôle de mentor pour de nombreux poètes symbolistes et écrivains naturalistes : Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Zola entre autres.Il rédige également une préface pour son romanDeux amoureuses (Lemerre, 1901). Mais il semble avoir manqué aux demandes de Peyrebrune, qui sen plaindra dans quelques lettres à lintéressé ainsi quà sa femme. La justice que Peyrebrune réclamait pour son uvre ne lui fut malheureusement jamais rendue de son vivant. Femme de lutte et de lettres Républicaine et dreyfusarde,« Cette provinciale, qui ne comptait que sur elle-même pour sintroduire dans le monde littéraire parisien, nétant ni fille, ni femme, ni amante de personne pouvant lui servir daval réussit à sy faire‎

Bookseller reference : 90035

‎ANONYME‎

‎[VAR] Manuscrit du "Plan du terrein comprenant le village de La Valette, la hauteur de Coudon, le cha[tea]u de Baudouvin et la hauteur de La Bigoye"‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1770] | 42 x 54 cm | Une feuille rempliée‎

‎Beau plan manuscrit en couleurs représentant la région (actuellement varoise) sise au nord du village de La Valette (aujourd'hui La-Valette-du-Var), jusqu'aux contreforts du Coudon (702 m). Pliures sur le feuillet manuscrit. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90716

‎ANONYME‎

‎[VAR] Manuscrit : Plan du terrein compris entre le village de La Garde, partie de la hauteur du Thouar, celle de Sainte-Margeurite, et depuis le cha[tea]u de ce nom jusqu'à la plage de la Garonne‎

‎s. n. | s. l. 1770 | 57 x 67 cm | Une feuille rempliée‎

‎Beau plan manuscrit en couleurs représentant la région (actuellement varoise) comprise entre le Thouar au nord et le château Sainte-Marguerite au sud, importante stratégiquement comme défense orientale des abords de Toulon. Pliures n'ayant occasionné aucune déchirure et aucun manque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90717

‎ANONYME‎

‎[MARINE] Manuscrit de 25 pages : "Précis des ordonnances de la Marine, concernant les troupes"‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1760] | 23.4 x 34 cm | Broché‎

‎Manuscrit.de pages non chiffrées consistant en un récapitulatif des ordonnances et règlements concernant les troupes de marine, la plupart établis entre 1690 et 1751. Le manuscrit est présenté broché, sous couverture de papier dépoque avec annotations, déchirure aux premiers feuillets avec atteinte au texte, dans une pochette carton crème. Il contient : Règlement du roi de 1690 pour la levée, solde et discipline des troupes de la Marine. - Règlement du roi de 1691 pour le logement, conduite, marche, police et discipline des troupes de la Marine. - Ordonnances du roi de 1695 et 1700 sur la police et discipline des compagnies franches. - Ordonnance de 1692 au sujet des capitaines qui iront ou enverront en recrue. - Règlement du roi de 1693 au sujet des officiers des compagnies franches de la Marine. - Ordonnance de 1693 prescrivant la forme des décharges du trésorier pour le paiement des troupes de la Marine. - Règlement du roi de 1706 pour ladministration de la masse du décompte des troupes de la Marine. - Ordonnance de 1717 permettant aux commandants ou gouverneurs de province de se servir dans des occasions pressantes des compagnies franches de la Marine. - Ordonnance de 1723 permettant dengager des soldats à 16 ans accomplis pourvu quils aient la taille de 5 pieds 1 pouce. - Ordonnance du roi de 1748 concernant les compagnies franches de la Marine. - Lettre du ministre de 1750 prescrivant que les majors auront un supplément de 1 000 livres qui sera attaché au grade et non à la personne, etc. Créées en 1622 par Richelieu, les compagnies ordinaires de la mer étaient destinées à être embarquées sur les navires de guerre pour y servir lartillerie et participer aux abordages et autres combats navals. Elles étaient également chargées de la défense et de la garde des ports. Elles deviendront par la suite les compagnies franches de la Marine, puis les troupes de marine. Les dernières pages de couverture contiennent une liste de signaux en croisière, numérotés de 1 à 17, puis de 34 à 79. Provenance : archives personnelles de François Aymar, chevalier, puis baron de Monteil. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90721

‎ANONYME‎

‎[MARINE - MANUSCRIT] Extraits des ordres du Roy et Dépêches du Conseil de Marine, depuis le mois de septembre 1715 jusqu'au mois de mars 1723‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1750] | 20.5 x 31 cm | Relié‎

‎Manuscrit de la deuxième moitié du XVIIIe siècle comportant 258 pages foliotées. Reliure restaurée en plein veau fauve, dos lisse orné de caissons dorés et décorés de motifs dorés parfois estompés, traces de frottements, pièce de titre manquante, lion rampant doré au centre des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de l'époque. Intéressant manuscrit donnant des extraits et résumés des ordres et dépêches émanant du Ministère de la Marine pendant la Régence et la première année du règne de Louis XV. Collationnés d'après les documents originaux, soigneusement datés et avec l'indication du folio d'origine, ces extraits ont été rédigés avec une écriture très lisible. Ils concernent : armement en général, guerre d'Espagne (1718, 1719 et 1720). Barbaresques, côte de Guinée, colonies, commerce (Espagne, Portugal, Guinée, Compagnie d'Afrique, Compagnie des Indes), justice, police et discipline, munitions, marchandises et bois, pêche, ports et rades, prises, etc. Manuscrit très bien conservé dans sa reliure d'origine. Note manuscrite au crayon sur la première garde : "Aux armes [du] Maréchal Duc de Duras, de l'Académie française" [1715-1789]. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90724

‎COLLECTIF‎

‎[SAINT-DOMINGUE - HABITATION LA BOURDONNAYE] Manuscrit intitulé : Compte de dépense & de recette pour lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye‎

‎s. n. | s. l. 1785 | 20.1 x 31.9 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit de 4 pages, à l'encre noire sur un double feuillet, signé Perès et Grasset frères, Pitteu & Cie. Saint-Marc, 30 juin 1785 et intitulé Compte de dépense & de recette pour lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye et [Au verso :] Etat des naissances de Nègres et mortalités & crues et déficits danimaux [et] Etat des revenus fabriqués sur lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye. * Lhabitation du vicomte de La Bourdonnaye était une exploitation sucrière située aux Vérettes, dans les environs de Saint-Marc. Présenté sur un double feuillet, ce compte de dépenses et de recettes couvre la période du 1er janvier au 30 juin 1785. Parmi les dépenses, on trouve les appointements de léconome, les gratifications accordées, notamment au maître sucrier, les achats de fournitures et surtout les achats de nourriture pour les ouvriers et les esclaves : « Pour la nourriture de Dussolier neveu pendant 80 jours quil a resté sur lhabitation à faire les deux moulins à 5 l. par jour, 400. Pour id. de 4 mulâtres ses ouvriers pendant 80 jours à 30 s. chaque par jour, 480. Pour id. de 6 Nègres ses ouvriers, pendant 80 jours à 15 s. chaque par jour, 360 » (20 mars 1785). Il est aussi question du marronnage : « Payé à Francisque pour sa nourriture & celle de son mulet lors de son voyage au Mirebalais pour chercher Charles mulâtre qui étoit marron » (8 mars). Les recettes indiquent, pour mémoire, les sommes réglées par Grasset frères, Pitteu et Cie pour le compte de lhabitation. On lit ainsi : « Pour prix & frais de geôle du mulâtre Charles arrêté à lEspagnol et pour son passage du Port au Prince icy, lesdits ont payé 535 l. 10 s. » (16 mai). « Lesdits ont payé à Dussolier charpentier pour la façon dun moulin à bête, fourniture de bois compris, 7000 l. » (30 juin). Puis on indique la somme totale reçue de Grasset frères, Pitteu et Cie pour solder le compte des dépenses du semestre, soit 6897 livres. Au verso ont été récapitulés les naissances et décès des esclaves pendant cette période, ainsi que leur nombre au 30 juin 1785 : « 84 Nègres, 93 Négresses, 41 Négrillons, 17 Négrittes », soit un total de 235 esclaves. La dernière page indique les recettes provenant de la vente de barriques de sucre, soit 208 538 l. pour le premier semestre 1785. Précieux document sur une habitation de Saint-Domingue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90845

‎Maurice CHEVALIER - Charles KIFFER‎

‎Pointes sèches de Charles Kiffer sur Maurice Chevalier‎

‎s. d. [circa 1935] | 24.5 x 25.1 cm | Une feuille sous cadre‎

‎Page de titre encadrée du recueil 10 pointes sèches de Charles Kiffer sur Maurice Chevalier (Paris, Marcelle Lesage, [1935]), enrichie d'un envoi autographe signé de Charles Kiffer et d'une signature autographe de Maurice Chevalier. Encadrée au verso, figure la page de justification de l'exemplaire n°175 du recueil, numérotée et signée au crayon par Charles Kiffer. Quelques petits accrocs au cadre, feuillet de titre légèrement insolé. Précieuse marque de reconnaissance du dessinateur et affichiste Charles Kiffer à son éditrice Marcelle Lesage et son collaborateur Jean Debucourt :"Pour Madame Marcelle Lesage avec mes hommages... les plus chevaleresques / Pour Debucourt avec ma très grande sympathie" inscrite à l'encre sur la page de titre de son recueil de portraits de Maurice Chevalier, comportant également la signature autographe de ce dernier. * "Charles Kiffer avait juste vingt ans, en 1922, lorsqu'il était allé aux Bouffes-Parisiens voir Maurice Chevalier qui y jouait Dédé. Il avait été ébloui par la performance de l'artiste, et il en avait dessiné plusieurs croquis criant de vérité. Il avait été le premier à bien capter par le dessin des traits primordiaux et essentiels de la personnalité de Maurice, tels que la lippe la moue de la lèvre inférieure de Chevalier, ou sa façon très particulière de cambrer les reins, que Montel lui avait tant reprochée à l'Eldorado. Kiffer avait saisi ces instants de la silhouette de l'artiste uniquement pour le plaisir. Car à l'époque, le jeune homme n'avait aucune intention de faire une carrière de publiciste, et, en outre, il ne connaissait encore personne dans le milieu du spectacle. Trois ans plus tard, un ami de Kiffer qui connaissait Chevalier et Volterra, leur montra les dessins du jeune artiste. Le directeur et la vedette furent conquis. Les dessins devinrent une affiche où Kiffer avait stylisé Maurice en une sorte de lys, puis cette affiche se métamorphosa en tableau. Par la suite, Kiffer réalisera la plupart des affiches de Maurice Chevalier, avec qui il s'était lié d'amitié." (Daniel Ringold, Maurice Chevalier. Le sourire de Paris) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90926

‎Jean DE LATTRE DE TASSIGNY‎

‎Portrait photographique dédicacé et signé de Jean de Lattre de Tassigny‎

‎s. l. 1937-1941 | 18 x 24 cm | une feuille‎

‎Portrait photographique de Jean de Lattre de Tassigny en uniforme, représenté en buste de trois quarts. Discrètes rousseurs. Envoi autographe signé de Jean de Lattre de Tassigny, à l'encre bleue passée, inscrit dans l'angle supérieur droit du portrait, à « mon ami Pauchant, président de Rancourt-Verdun, très amicalement et fidèlement... Verdun 1937 - Colmar 1947 ». * Le 2 février 1947, l'inspecteur général de l'Armée, Jean de Lattre de Tassigny, préside aux cérémonies du 2e anniversaire de la libération de Colmar en Alsace, accompagné du général américain Millburn. C'est très certainement à la suite de cet événement que le général français envoie son portrait dédicacé « Colmar 1947 » à l'association Rancourt-Verdun, constituée d'anciens combattants des 351e et 151e régiments d'infanterie. Ce dernier régiment fut fondé à Belfort, non loin de Colmar. « Verdun 1937 » est une autre date importante, tant pour Jean de Lattre de Tassigny que pour l'association Rancourt-Verdun. En janvier 1937, Lattre de Tassigny était colonel du 151e régiment lorsque les anciens combattants de 14-18 de ce régiment remirent aux nouvelles recrues la fourragère. C'est également de Lattre de Tassigny qui en 1945 reconstitua ce même régiment, dissous pendant la Seconde Guerre mondiale. Célèbre photographie du général Jean de Lattre de Tassigny à bord du paquebot le conduisant vers les plages du débarquement de Provence, enrichie d'un envoi « commémoratif » à l'égard de l'association Rancourt-Verdun. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90930

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