Best.-Nr. 013969Pierre-Juvenal Gallois (ca.1726-1789), conseiller du roi, auditeur ordinaire de la Chambre des Comptes, propriétaire du château de Belleville à Gif-sur-Yvette (aujourd'hui propriété de la commune). L.A.S., Paris, 1er octobre 1755, 2p in-4. A Pierre-Emmanuel de Casaux (1716-1778), président à mortier au Parlement de Bordeaux. « Monsieur, J'ai reçu samedi dernier celle que vous avez pris la peine de m'écrire avec le mandement de neuf mille livres auquel il a été fait honneur hier matin attendu que la veille était ici la fête de St Mathieu. Comme j'avais mis toutes choses en règle concernant vos expéditions, ce paiement m'a remboursé de mes avances et je serais surpris qu'il y eût sujet de vous demander un supplément. Je suis toujours, Monsieur, dans l'espérance que nos provisions de la dispense d'âge, qui vous est nécessaire quoique pour bien peu de temps, seront scellées samedi prochain à Fontainebleau car je compte qu'avant ce temps, M le Chancelier me fera passer votre agrément et le bon de la dispense. Indépendamment du placet par moi donné il y a huit jours, j'en ai encore écrit dimanche dernier au premier secrétaire, et M Trouvé est venu au logis lundi dernier s'étant offert de lui écrire de nouveau. Comme le connaissant, je l'ai prié de le faire, car je ne suis point dans l'usage de refuser du secours pour que rien ne manque. C'est au reste la seule personne qui me soit venue ou ait envoyé de votre part et je n'ai eu aucune nouvelle de M de Ségur, nouvellement prévôt de notre ville. Je me flatte que mon attention, et ma vigilance, pourront me donner quelque part dans l'honneur de votre confiance que je chercherai toujours à mériter étant avec un respectueux attachement, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur, Gallois ». Beau cachet de cire aux armes de Gallois au dos du document (petits manques en bordure). [215]
Best.-Nr. 013970Pierre-Juvenal Gallois (ca.1726-1789), conseiller du roi, auditeur ordinaire de la Chambre des Comptes, propriétaire du château de Belleville à Gif-sur-Yvette (aujourd'hui propriété de la commune). L.A.S., 8 octobre 1755, 2p in-4. A Pierre-Emmanuel de Casaux (1716-1778), président à mortier au Parlement de Bordeaux. « Monsieur, Au sceau de samedi dernier tenu à Fontainebleu ont été scellées en ma présence vos provisions et la dispense qui vous était nécessaire comme cette dernière lettre doit être signée de M de St Florentin, et qu'il y a quelquefois du retard dans leur renvoi, j'ai volontier accepté l'offre que m'a faite M Trouvé de s'en charger pour les faire plus promptement signer et je les lui ai remises lundi au soir à cet effet avec leur minute. D'un autre côté, Monsieur, en attendant cette signature, je travaille à faire enregistrer vos provisions en la chambre des comptes, au moyen de quoi j'espère vous adresser incessamment vos provisions, avec les lettres de dispense par le même canal de M Trouvé suivant qu'il s'y est offert et que vous les recevrez encore plus tôt que vous ne les demandiez. Je vous supplie de crois que j'userai toujours de la même exactitude pour tout ce qui vous concernera ou pour les personnes auxquelles vous voudrez bien vous intéresser, et qui pourraient avoir besoin de mon ministère, m'y livrant uniquement, aimant l'occupation, et ne la refusant point quand elle se présente. Je suis avec bien du respect, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur, Gallois ». Beau cachet de cire aux armes de Gallois au dos du document (petits manques en bordure). [215]
Best.-Nr. 013971Pierre-Juvenal Gallois (ca.1726-1789), conseiller du roi, auditeur ordinaire de la Chambre des Comptes, propriétaire du château de Belleville à Gif-sur-Yvette (aujourd'hui propriété de la commune). L.A.S., Paris, 15 octobtre 1755, 4p in-4. A Pierre-Emmanuel de Casaux (1716-1778), président à mortier au Parlement de Bordeaux. « Monsieur, Vos intentions ont été pleinement exécutées car n'ayant pas perdu un seul moment sur ce qui vous concernait, j'ai mis hier de relevée entre les mains de M Trouvé le paquet de papier tel que vous me l'avez adressé augmenté de vos provisions et dispenses mais les anciens sceaux ont disparu aussi n'avais-je pas espérance de les revoir. Il doit comme il s'y est offert de lui-même et me l'a promis faire contresigner ce paquet, comme je l'aurais pu faire s'il n'y avait point eu de sceaux, et vous l'adresser par le présent ordinaire en l'avis que j'ai l'honneur de vous en donner ici donc dans la règle vous parvenir en même temps. Comme je n'ai eu, Monsieur, aucune occasion de remercier M l'ancien Président Général de m'avoir mis en état de vous être de quelque petite utilité, j'ai pris la liberté d'enfermer dans votre paquet une lettre pour lui et je vous serai redevable de vouloir bien la lui faire remettre. Je forme ici l'état en état de ma dépense que vous trouverez au dessous de la recette de 423 livres 10 sous et seulement de 416 livres et vous juger à propos d'admettre les 7 livres 10 sous pour les courses du commis qui ont été assez réitérés. Ainsi que, Monsieur, vous pouvez disposer de l'une de ces sommes en les tirant[?] sur moi ou me marquant à qui je pourrai la délivrer à moins que vous ou M le président général n'eussiez besoin de quelque légère provision du sceau pour un orateur auquel vous vous intéresseriez. Je serai bien charmé d'apprendre que vous êtes satisfait de mes petites opérations, et que ce me fût un grade pour mériter l'honneur de votre [mot illisible] sachant la juste considération que vous vous êtes acquise dans la compagnie dont vous devenez un des chefs. S'il s'en présentait quelque occasion, je vous supplie d'être persuadé que je la saisirais de manière à vous donner des témoignages du respectueux dévouement avec lequel je suis, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur, Gallois. Je n'ai eu, Monsieur, aucunes nouvelles de M le Prévôt de cette ville ». Il est joint le décompte des sommes versées et le restant dû à Casaux, reprenant notamment la somme proposé pour les courses du commis. [215]
Best.-Nr. 020263Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., jeudi 20 décembre [1849], 2p 1/2 in-8. A Ernest Bouju (1816-1893), riche bibliophile aidant les écrivains, autour de la promotion de son livre Les femmes de la Bible. « Mon cher Monsieur Bouju, Je me propose de vous faire visite, chaque soir, en vous portant l'article tant attendu pour Le Siècle, et chaque soir, je diffère au lendemain parce que l'article ne vient pas. Enfin le voilà extirpé du cerveau d'un mien ami ! À vrai dire, j'en suis assez peu content, c'est lourd : au lieu d'une bienveillance qui vous soulève et vous porte d'une aile légère vers l'immortalité, c'est une analyse et un éloge ressemblant au pavé de l'ours de la table. Toutefois, je ne veux pas que ce pavé soit perdu ; je vais le faire maçonner et polir et insérer dans quelque journal. Il me serait dur d'avoir donné un volume en vain. Faites presser M. Hippolyte Lucas et M. Pelletan afin que leur article paraisse bientôt. Je vais, ce soir, au Constitutionnel presser l'insertion qu'on m'a promise. M. Lenormand m'accord quelques lignes de sa main dans le Correspondant pour le 25 décembre. M. Buloz a promis d'insérer l'article que j'ai demandé à la Revue des Deux-Mondes pour le premier janvier, je vais demain faire une instance pour qu'on ne m'oublie pas. L'Univers m'a consacré quelques lignes très-favorables et une citation en feuilleton samedi dernier ; il m'est revenu de diverses parts que cet article a fait bien. Je vous porterai le n°. B [Edouard Bertin?] est venu me demande pour Le Moniteur universel et pour des journaux légitimistes un exemplaire pour faire un compte-rendu. J'ai remercié en refusant, dans la crainte d'élever le chiffre de vos dépenses ». Il donne ensuite la liste des volumes déposés et en réclame d'autres qui lui sont dûs. Belle lettre. [384]
Best.-Nr. 020264Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., sd, 1/2p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). « Mon cher Monsieur, J'ai oublié les deux noms dont je n'avais pas les figures sous les yeux ; je joins ci-contre la note que vous demandez. Je désire vivement que vous réussissiez dans votre opération qui viendra comme un allègement à tous les sacrifices que vous faites. Tout à vous de coeur. G Darboy ». [384]
Best.-Nr. 020265Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 13 décembre 1849, 1p 1/2 in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). « Mon cher Monsieur, J'ai remis les cinq volumes que vous m'avez confiés aux journaux qui suivent et qui m'ont promis un article sur Les Femmes de la Bible. Voulez-vous mettre à ma disposition pour la Revue des Deux-Mondes un exemplaire du 1er et du 2e volume, pour le Siècle un vol ? Quant à d'autres journaux, comme L'Espérance de Nancy, l'Ami de la Religion, la Voix de la Vérité, j'aviserai moi-même, comme j'ai eu l'honneur de vous le dire, à y pénétrer sas frais de votre part. Nos conventions portent qu'il me sera donné 6 exemplaires. Voudrez-vous les joindre à ceux que vous m'enverrez pour les journaux ? En outre, j'ai 15 gravures ; il me manque les trois gravures de la Vierge, Ste Anne, la Chananéenne ; voulez-vous être assez bon pour compléter cet exemplaire par ces trois gravures et le texte du 19. Cela me permettra ainsi de donner 7 ex. Et je présume que je n'aurai pas à vous adresser à ce sujet de demande ultérieuse. Des 6 ex qui me reviennent, il suffit que 3 soient brochés ; les 3 autres peuvent être donnés en livraison. Veuillez, si c'est possible, me faire parvenir ces divers volumes demain, afin que je me mettre de nouveau en campagne et que j'extirpe promptement les articles qui nous sont nécessaires. C'est le temps de chauffer, comme disent les gens du métier. Agréez et faites agréer à Monsieur et à Madame Bouju l'assurance de mes sentiments respectueux. G Darboy ». [384]
Best.-Nr. 020266Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. P.A.S., Paris, 4 décembre 1849, 1p in-8 oblong. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). « Je reconnais avoir reçu de Monsieur Ernest Bouju (1816-1893) la somme de mille francs pour rédaction du second volume des Femmes [de la Bible]. G Darboy ». Sympathique document. [384]
Best.-Nr. 020267Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 20 avril 1852, 1/2p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). « J'ai reçu de Monsieur Ernest Bouju (1816-1893) la somme de quatorze cents francs pour solde de compte de l'ouvrage des Saintes Femmes. G Darboy ». Ouvrage publié en 1850. [384]
Best.-Nr. 020268Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 26 juillet 1853, 1p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). « Mgr [Sibour] a reçu l'exemplaire de la Vie des saints que vous lui avez fait parvenir et la gracieuse lettre que vous y avez jointe. Il vous remercie doublement et me charge de vous dire qu'il s'en réfère au témoignage d'encouragement qui a été accordé à votre oeuvre par son prédécesseur, Mgr Affre. Le nombre des livres proposés à l'examen est trop considérable et la commission compte trop peu de membres pour qu'on puisse suffire au travail qui serait nécessaire. Tout en applaudissant aux efforts des éditeurs aussi bien intentionnés que vous, Mgr désire n'être point appelé désormais à donner à leurs publications aucune approbation explicite. Mgr, qui a parcouru votre livre avec curiosité et intérêt, veut que j'ajoute encore un mot : il regrette que votre imprimeur n'ait pas mieux fait coïncider le texte avec quelques-unes de vos illustrations d'ailleurs si pittoresques. Agréez, Monsieur, l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués. G Darboy, vic.gén. ». [385]
Best.-Nr. 020269Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 17 janvier 1853, 2p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Longue lettre expliquant comment faire approuvé un livre, le calendrier, pour cela, etc. Il semble que Darboy veuille faire approuver son ouvrage sur les Saintes Femmes. Intéressante lettre. [385]
Best.-Nr. 020270Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 16 août 1868, 2p 1/2 in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Belle lettre de condoléances à son ami pour le décès de son papa. Son papa, Philippe Bouju, était notaire à Franconville. Il meurt le 14 août 1868. Belle lettre. [385]
Best.-Nr. 020271Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Nancy, 27 février 1861, 2p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Il ne peut donner de renseignements sur M. Magnac, de la Haute-Marne. « voilà 7 ans que j'ai quitté la Haute-Marne, je n'ai pas eu la moindre occasion de voir ni [?] ni ses habitants ; je ne croyais même pas que le nom de Magnac fût de mon département ». Il lui conseille de demander à l'abbé Sergent. [385]
Best.-Nr. 020272Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., 20 octobre [ca.1848], 4p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Longue et belle lettre sur la préparation de son ouvrage Les Femmes de la Bible et des modifications qu'il souhaiterait. Il approuve le projet de publier le livre en 80 livraisons, puis discute de la construction de l'ouvrage sur les Saints, du choix des saints présentés, etc. Il donne notamment une longue liste de saints en précisant ceux qu'il pense plus a propos de traiter. Très intéressante lettre. [385]
Best.-Nr. 020273Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., 1er décembre 1849, 1p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). « Mon cher Monsieur Bouju, Voici le jour de l'an ; il s'agit de pousser à la consommation des Femmes de la Bible. Vous y avez un intérêt d'éditeur, j'y ai un intérêt d'auteur. Avez-vous le désir de faire publier un compte-rendu de notre oeuvre dans les meilleurs journaux. Vous espérez en Jules Janin pour les Débats ». S'en suit ensuite la liste des journaux dans lesquels ils pourraient faire la promotion du livre. Belle lettre. [386]
Best.-Nr. 020274Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Nancy, 2 avril 1861, 1p 1/2 in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Belle lettre de remerciements après un voyage à Paris pendant lequel Bouju l'a amené chez le « Grand Nadar » mais « Vous voyez mon mauvais caractère et combien il est impossible de me dévisager. Le ciseau du sculpteur s'y est rendu ; la photographie elle-même, en la personne du Grand Nadar, avoue m'avoir imparfaitement saisi. Que voulez-vous faire d'un homme qui laisse tant à désirer après comme avant l'épreuve ? ». Il se propose de réessayer. Nous n'avons trouvé qu'un portrait par Nadar publié sans savoir si c'est ce premier essai imparfait ou un autre. [386]
Best.-Nr. 020275Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., 11 novembre 1849, 2p 1/2 in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Longue lettre donnant le sommaire de l'ouvrages sur les Saintes Femmes, publié avec l'aide de Bouju. [386]
Best.-Nr. 020276Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Nancy, 10 janvier 1860, 2p 1/2 in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Longue et belle lettre amicale de voeux, donnant quelques nouvelles. [386]
Best.-Nr. 020277Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., sd [fin 1848-début 1849], 2p in-8. Au riche bibliophile aidant les écrivains, Ernest Bouju (1816-1893). Longue lettre à propos de l'évolution de l'impression et des corrections de son livres sur les Saintes Femmes. Intéressant document. [386]
Best.-Nr. 013524Gaspard Deguerry (1797-1871), fameux curé de La Madeleine à Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 15 février 1855, 3p in-8. Entête de la Paroisse de La Madeleine. À monsieur David, que nous n'avons pu identifier. Sympathique lettre amicale dans laquelle il prévient son correspondant qu'il l'a choisi pour lui remettre sa Légion d'Honneur. La chancellerie lui a rappelé la réception car il a été nommé officier en août 1853. Il sera commandeur en 1868. On joint une photographie originale de l'abbé Deguerry, format cdv, par L. Pierson. Cachet de collection de Louis Bretonnière (1923-2020) qui possédait une grande collection autour de la Commune (sur la lettre). [304-2]
1871Best.-Nr. 1236321871 1 vol. en feuilles "L'Union démocratique : organe de la démocratie de l'Ouest" est un journal d'opinion républicaine patronné par Guépin, qui paraît à Nantes de novembre 1869 à juin 1871."Monsieur et cher concitoyen, j'ai reçu votre lettre qui m'annonce la rigoureuse condamnation dont vous avez été frappé comme rédacteur de L'Union démocratique et je vous envoie toutes mes fraternelles sympathies dans cette circonstance. Je fais aussi les voeux les plus sincères pour le succès du nouveau journal que vous venez de fonder et je regrette que mes occupations si nombreuses ne me permettent pas de figurer au milieu de nos amis qui collaboreront au numéro exceptionnel que vous préparez. J'ai d'ailleurs assez peu l'habitude d'exprimer ma pensée par la parole écrite, et franchement vous n'aurez pas grand chose à regretter en perdant le court article que je vais vous envoyer. Veuillez agréer, monsieur et cher concitoyen, l'expression de tous mes sentiments. Léon Gambetta".Petites rousseurs, sinon très bon document.
1871Best.-Nr. 1236321871 1 vol. en feuilles "L'Union démocratique : organe de la démocratie de l'Ouest" est un journal d'opinion républicaine patronné par Guépin, qui paraît à Nantes de novembre 1869 à juin 1871."Monsieur et cher concitoyen, j'ai reçu votre lettre qui m'annonce la rigoureuse condamnation dont vous avez été frappé comme rédacteur de L'Union démocratique et je vous envoie toutes mes fraternelles sympathies dans cette circonstance. Je fais aussi les voeux les plus sincères pour le succès du nouveau journal que vous venez de fonder et je regrette que mes occupations si nombreuses ne me permettent pas de figurer au milieu de nos amis qui collaboreront au numéro exceptionnel que vous préparez. J'ai d'ailleurs assez peu l'habitude d'exprimer ma pensée par la parole écrite, et franchement vous n'aurez pas grand chose à regretter en perdant le court article que je vais vous envoyer. Veuillez agréer, monsieur et cher concitoyen, l'expression de tous mes sentiments. Léon Gambetta".Petites rousseurs, sinon très bon document.
Best.-Nr. 013526Gaspard Deguerry (1797-1871), fameux curé de La Madeleine à Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 5 novembre 1861, 4p in-8. Entête de la Paroisse de La Madeleine. A un président de tribunal. Il intercède en faveur de deux prévenus. Le pourvoi du premier est appelé à la chambre que le magistrat préside demain. « D'après les antécédents et d'après la confiance que lui a témoigné la maison où il est présentement et qui l'a reçu depuis la condamnation et malgré cela, il paraîtrait mériter quelque indulgence. Je le déclare d'ailleurs innocent du fait pour lequel il a été condamné. » L'autre est un prêtre de Châteaudun qui doit comparaître le même jour. « M. le curé de Châteaudun m'écrit en sa faveur, en déclarant qu'il passe son temps et emploie ses ressources à faire le bien et du bien. Il s'est compromis vis-à-vis d'une loi qu'il dit n'avoir pas connue. Je n'ai pas pu également, Monsieur le Président, ne pas promettre que j'aurai l'honneur de vous recommander sa cause, toujours fâcheuse selon moi. Un ecclésiastique devrait se montrer plus fidèle observateur qu'aucun autre, de la législation de son pays. » Cachet de collection de Louis Bretonnière (1923-2020) qui possédait une grande collection autour de la Commune. [304-2]
Best.-Nr. 013527Gaspard Deguerry (1797-1871), fameux curé de La Madeleine à Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 28 juin 1869, 1p in-8. Entête de la Paroisse de La Madeleine. À Auguste-Alexis Surat (1804-1871), archidiacre de Paris. Il demande, pour son vicaire Jean-Auguste Hurel (1831-1909) une autorisation d'absence. Sympathique lettre entre ces deux ecclésiastiques qui seront fusillés ensemble le 27 mai 1871 par la commune. Notons aussi que l'abbé Hurel est surtout connu pour le portrait que Manet fit de lui en 1875. Cachet de collection de Louis Bretonnière (1923-2020) qui possédait une grande collection autour de la Commune. [304-2]
Best.-Nr. 018133Aurélien Scholl (1833-1902), écrivain, journaliste. L.A.S., sd [1885?], 1p in-12. A un ami, probablement libraire. Il a besoin d'un ouvrage, L'outrage, et lui demande de lui procurer pour midi. Peut-être est-ce le livre de Mme Carette publié en 1885. [418]
Best.-Nr. 013521Georges Darboy (1813-1871), évêque de Nancy puis archevêque de Paris, fusillé par la Commune le 24 mai 1871. L.A.S., Paris, 24 juillet, 1851. 1p in-8. Entête du Lycée Napoléon (actuel lycée Henri IV). A l'abbé Jacques-Paul Migne (1800-1875) fameux prêtre du Petit-Montrouge qui éditait des éditions religieuses à petit prix pour l'éducation du plus grand nombre. L'Aumonier « prie Monsieur l'abbé Migne d'agréer, avec l'assurance de son respect affectueux, un exemplaire de sa brochure en réponse à M. Combalot. Il en envoie un ex. pour la Voix de la Vérité, en priant Monsieur l'abbé Migne d'être assez bon pour faire rendre compte de ce petit écrit, offrande un peu acidulée que je dépose sur la tombe du Moniteur catholique, mort de fiel rentré. G Darboy ». Il s'agit de son ouvrage Nouvelle lettre à M. l'abbé Combalot : en réponse à sa nouvelle attaque contre NN.SS. de Paris et d'Orléans (Paris, Sagnier et Bray, 1851). Le Moniteur catholique est une tentative de journal fondé par Migne en 1850 avec Darboy pour directeur mais le journal ne passa pas l'année. La Voix de la Vérité est un autre journal fondé par Migne en 1846. Cachet de collection de Louis Bretonnière (1923-2020) qui possédait une grande collection autour de la Commune. Intéressant courrier. [304-2]