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ref. 35601372, Paris, Garnier, 1871; in-12, demi-chagrin brun de l’époque. Frontispice sur bois montrant la dernière barricade, titre, 64 pp., une grande carte dépliante en couleurs. EDITION ORIGINALE. Del Bo p. 98.
ref. 35601380, Paris, Lainé, 1871; in-12, demi-bas. noire de l’époque. 250 pp. L’auteur, un membre de la Congrégation des Missions étrangères, avait été arrêté comme otage par la Commune. Il raconte par le détail sa détention et ses rapports avec Mgr Darbois. Paul Perny, sinologue natif de Pontarlier en 1818 vécut longtemps en Chine où il devint supérieur de la Mission. Il revint en France en 1867. Outre ce témoignage, on lui doit plusieurs ouvrages sur la langue et la littérature chinoises.
ref. 46400061, Paris, Achille Faure, 1867; in-12, bradel percaline crème, non rog., couv. verte impr. (Rel. fin XIX e s.) 4 ff.,IV pp., 184 pp. EDITION ORIGINALE TRES RARE du premier livre de G. Maroteau. Né à Chartres en 1849 il débuta avec ce recueil de vers. Peu après il entra à la rédaction de La Rue où il s'attacha à imiter le style de Vallès. Il fonda plusieurs feuilles éphémères, Le Faubourien et Les Misérables dans lesquelles il attaquait vivement l'Empire et qui lui valurent 8 mois de prison. Echappé de Sainte-Pélagie il se réfugia en Belgique, ne revint qu'en 1870 et fut incorporé dans la garde mobile. Il écrivit dans La Patrie en danger de Blanqui. Sous la Commune, il publia la Montagne qui devint l'organe des idées de l'Internationale, et le Salut Public, journal qui appelait à la Résistance à outrance. Arrêté et condamné à mort, sa peine fut commuée en travaux forcés. En 1872 il fut envoyé au bagne de Nouvelle Calédonie où il mourut en 18755. Louise Michel raconta sa fin. Il agonisa le 18 mars, jour anniversaire de l'insurrection. Pilotell l'avait déclaré: "" Peut-être le seul libertaire de la Commune, et le plus calomnié, par conséquent"". Voir B. Noël. Dict. de la Commune p. 250. - Vicaire v, 542. - Maitron VII, 264"
ref. 46403166Paris, Imprimerie Georges Kugelmann, sans date ; Sans date (juste après le 4 novembre 1870) Tract politique imprimée recto verso sur trois colonnes, 32 x 50 cm.Appel à la libération des insurgés du 31 octobre 1870 et long réquisitoire de Lermina contre le gouvernement de la Défense nationale, ses tergiversations quant aux élections municipales, ajournées puis supprimées, et les désastres qui s’en suivirent. Désastre du Bourget, désastre de Metz et désastre du 31 octobre.Le 31 octobre les Parisiens avait occupé l’Hôtel de Ville et appelé à la Commune en réclamant la démission du gouvernement. Prisonnier, celui-ci avait du promettre des élections municipales et, pour obtenir l’évacuation de l’Hôtel de Ville, promettre qu’aucune répression n’aurait lieu. Ce dernier engagement ne fut pas respecté et nombre d’insurgés furent poussés en prison.LERMINA (Jules-Hippolyte)Cet agitateur écarlate est surtout connu aujourd’hui pour les nombreux romans-fleuve qu’il publia pour le plus grand profit de l’éditeur populaire Rouff. On oublie un peu trop la première moitié de son existence. Il naquit à Paris en 1839, fit de brillantes études, se maria à 20 ans et exerça toutes sortes de métiers avant de collaborer à divers journaux hostiles à l’Empire.Sa première publication était titrée : Plus de loyers ! A bas les propriétaires ! La guerre d’escarmouches qu’il livra au gouvernement de Badinguet lui fit plusieurs fois goûter la soupe de Mazas.En 1868 il entra au Gaulois et l’on peut dire qu’il y fut l’inventeur du grand reportage. Lors de la chute de l’Empire Lermina s’engagea dans un régiment et prit part aux affaires du Bourget et de Buzenval. Quand la République fut affermie il renonça définitivement au rôle d’agitateur et publia une impressionnante collection de romans populaires inspirés des misères et des troubles de son époque. « Petit, blond, maigre, pâle : œil animé, conversation emportée, geste saccadé, comme un pantin articulé de Nuremberg (…). La lecture de ses articles du Soleil m’a fait concevoir pour lui une sympathie profonde ; car j’y ai trouvé souvent une vive émotion, une pitié sincère pour ceux qui souffrent et pour ceux qui pleurent, pour les faibles et les tristes ». Ainsi s’exprime Vermersch. Les Hommes du jour II , 13. Lermina mourut en 1915. A l’âge de 22 ans il avait publié chez Poulet-Malassis une petite brochure qui est sans doute son tout premier livre.
ref. 464041981) VICHARD (Paul, Eugène). L. A. S. adressée à Paul Vichard, commandant du fort de Bicêtre. 1 p. in-4 de 15 lignes datée du 16 mai 1871. Entête de la Garde Nationale du département de la Seine, cachet du 176e bataillon, 9e secteur (13e arrdt.) et signée par le commandant de la redoute des Hautes Bruyères (Bourjault ?) Au sujet d’une informatrice (femme Chimbeault) qui lui rapporte de nombreux détails sur la progression des Versaillais à Montrouge, Bagneux et Sceaux mais que le commandant soupçonne d’affabulations. Le commandant de la redoute envoie donc cette femme au fort de Bicêtre afin que le colonel Vichard juge par lui-même de la véracité de ses dires. Il termine sa lettre par “elle en dit trop long pour que ce soit vrai”.Paul Vichard, dit Grand-Jean est né à St. Dié en 1835. En 1865 il est directeur de la Compagnie générale des Assurances Agricoles de St. Dié. Il quitte cet emploi pour s’engager dans les Corps Francs. Il prend part à la Commune comme commandant du fort de Bicêtre avec le grade de colonel. Condamné à la déportation par contumace, il vécut à Londres et en Belgique. Il fut délégué au congrès de l’Internationale à La Haye en septembre 1872.2) VICHARD (Paul) au général WROBLEWSKI (Walery). L. A. S., 1 p. in-4 à entête du Fort de Bicêtre datée du 8 mai 1871. Rapport au général commandant des fortifications entre Ivry et Arcueil au sujet d’attaques de Versaillais contre la demi-lune en avant de la redoute du Moulin Saquet (Villejuif). La redoute du Moulin de Saquet avait été prise par traitrise par les hommes de Thiers dans la nuit du 3 au 4 mai. Le général Wroblewski (Zoludek, Pologne, 1836 - Ouarville, Eure-et-Loir 1908) s’exile à Paris après l’insurrection polonaise de 1863. Il y exerce le métier d’imprimeur et d’allumeur de révèrbère et milite à l'Union des démocrates polonais. Pendant la Commune il défend le Sud de Paris et dirige la résistance à la Butte aux Cailles et au quartier de la Bastille pendant la semaine sanglante. Exilé à Londres après la défaite il entre au Conseil Général de l’A.I.T. Il rentre en France après l’amnistie de 1880.
1872ref. 46404501Paris, Plon, 1872 ; in-8, demi-chagrin outremer, nerfs à filets dorés, chiffre doré au dos, tranches jaspées. (Reliure de l’époque) 2 ff., 442 pp., 1 f. de table et atlas de 7 planches dépliantes.ÉDITION ORIGINALE. Del Bo p. 108. Après la capitulation de Sedan, le général Vinoy ramena ses troupes de Mézières à Paris. Placé à la tête de l’armée de Paris, il fut chargé de la défense de la ville après la démission de Trochu (22 janv. 1871), puis il commanda l’armée des Versaillais et participa à la répression de la Commune. Bien complet de l’atlas avec les 7 plans qui manque souvent.Relié à la suite : MAC-MAHON. L’armée de Versailles depuis sa formation jusqu’à la complète pacification de Paris. Paris, Ghio, 1871 ; 2 ff., 45 pp. et 1 grande carte dépl. des opérations des Versaillais. ÉDITION ORIGINALE. Thiers avait nommé Mac-Mahon commandant de l’armée des Versaillais pour organiser la répression de la Commune. Vinoy et Mac-Mahon réunis dans le même volume par le Comte de Tournon, dont le chiffre est frappé au dos du volume.
ref. 46404887Paris, 14 mai 1871, adressée au rédacteur en chef du journal L’Estafette ; 1 page in-8, “Gagne, avocat citoyen du peuple universel” envoie sa déclaration pour la proclamation de République plébiscitaire qui seule peut arrêter le déluge de sang [pendant la Commune de Paris]. “Nous voulons enfanter la déesse de la république et par nos fureurs stupides et fratricides nous proclamons le diable archi-monarque de la France ! (...) Pour détrôner Satan qui a d’autant plus de puissance que personne ne croit en lui, il faut (...) le suffrage direct donné au peuple entier, y compris les femmes, pour faire tous les plébiscites et toute les lois, à l’exclusion des corps législatifs et des sénats qui sont des institutions diaboliques qu’il faut supprimer à perpétuité.”Né en 1808 à Montoisson (Drôme), Gagne fit de brillantes études à Valence. Avocat à Montélimar, l’ambition le fait bientôt s’inscrire au barreau de Paris. Il ne plaide qu’une fois pour un jeune “pervers” qui fut condamné au maximum. Gagne qui avait cru à l’acquittement fut dégoûté du métier et tenta de se consoler avec les Muses. Arrive 1848 et ce fut l’exaltation ! Il retourne à Montélimar où il est acclamé et nommé adjoint au maire et bâtonnier. Candidat à la députation, il échoue, puis retourne à Paris où il se lie avec Abd el Kader, se marie avec Élise Moreau, une poétesse de l’entourage de Madame Valmore et s’occupe de tables tournantes, un passe-temps qui lui ébranla la cervelle. Interné dans un asile, il est bientôt libéré car sa folie n’était pas dangereuse. Redevenu libre, il se met à écrire et rimailler à propos de tout. Il fut “candidat universel, perpétuel, surnaturel et inamovible” lors de toutes les élections. En 1870 il se proclame Archi-Monarque et demande que la place de la Concorde soit transformé en Temple Universel. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en vers qui lui valurent une place d’honneur au Panthéon des fous littéraires. Voyez Blavier, Delpierre, Queneau dans Les enfants du limon, Brugal dans Bizarre IV, etc. Les autographes de Paulin Gagne sont extrêmement rares. Le feuillet a été doublé, fentes aux pliures, salissures et réparations.
1872ref. 46405519Versailles, Cerf imprimeur de l’Assemblée Nationale, 1872 ; 3 volumes in-4, demi-basane rose, nerfs avec dentelles dorées. (Reliure de l’époque) 4 ff., 633 pp., (2 pp. table) - 2 ff., 623 pp., (4 ff. de table chiffrées 584-589) - 2 ff., III pp., XXVIII pp., 2 ff., 452 pp.Document officiel de la plus grande importance pour l’histoire de la Commune de Paris. Le 1er tome contient les rapports, le tome 2 les dépositions des témoins. Le 3e tome donne les pièces justificatives.Rapports des commissions, sous-commissions et des préfets, Dépositions des témoins : Thiers, Mac Mahon, Trochu, J. Ferry, Vinoy, Schoelcher et plusieurs dizaines d’autres. Les pièces justificatives donnent : Déposition du général Ducrot, Comité Central de la fédération de la Garde Nationale, Comité de Salut Public, l’Internationale, Comité Central de la Délégation des vingt arrondissements, Alliance républicaine, La Commune, et de nombreuses pièces diverses. Cette publication souleva une immense émotion dans la prescription communaliste. Le Centre d’Études Sociales de Londres décida de répondre à certaines calomnies contenues dans l’enquête. Il chargea Jules Vallès et Lissagaray de rassembler tous les documents relatifs au mouvement communaliste afin d’en écrire l’histoire. Lissagaray termina le premier ce travail et le rassembla dans son Histoire de la Commune. Bel exemplaire complet des 3 volumes.
1872ref. 46405522Paris, Adolphe Josse, 1872 ; grand in-8, demi-basane brune de l’époque, non rogné. 2 ff., 193 pp., 1 f. de table - 5 planches de fac-similés et 5 planches avec les photographies originale des 5 jésuites montées sur carton.Récit de l’arrestation, de l’emprisonnement à Mazas, à la Roquette et de l’exécution de 5 jésuites de Paris pendant la Commune. L’auteur, un jésuite né à Vitré, mort à Paris en 1874 donne une courte biographie de chacun des 5 “martyrs” au début du livre. Belle typographie avec des lettrines illustrées et les initiales coloriées en rouge.
ref. 464056461) HANS (Ludovic) et BLANC (J. J.) Guide à travers les ruines. Paris et ses environs. Paris, Lemerre, 1871 ; 2 ff., 116 pp., 1 carte dépl.2) LE FAURE (Amédée). Les Fautes stratégiques des Prussiens. Paris, Bruxelles, Versailles, 1872 ; 50 pp.3) BORREGO (A.) Le Général Trochu devant l’histoire... traduit de l’espagnol par Louis Gerdebat. Paris, Bruxelles, Versailles, s. d. ; 70 pp., 1 f.4) [publié par G. d’HEYLLI]. Journal d’un habitant de Neuilly pendant la Commune. Le château, les habitants, les ruines. Paris, Bruxelles, Versailles, 1871 ; 52 pp.Très bien relié à l’époque.
ref. 13978419Paris: Editions Entente, 1982 in-4, 88 pages, planches. Reliure toile d'éd., très bon état. Reproduction des trois recueils de gravures de 1871.
ref. 13980886Paris: Editions Sociales, 1960 in-8, 268-(1) pages, 24 planches hors texte. Index. Broché, couv. lég. défr., dos frotté, premier plat de couv. remonté, autrement bon état, non coupé. Edition originale.
ref. 6079Paris, Grasset, 1928 12 x 19, 251 pp., broché, non coupé, bon état
ref. 16979Paris, Editions Trévise, 1970. 16 x 22, 333 pp., quelques illustrations, broché, bon état.
ref. 18569Paris, Librairie Académique Perrin, 1970. 13 x 20, 287 pp., quelques illustrations en N/B, cartonnage d'édition, état neuf.
ref. 19723Paris, P.-M. Laroche/Tournai, Veuve Casterman, 1871. 16 x 25, 48 pp., 1 lettre en fac simile, état moyen (couverture abîmée, 1 cachet du collège jésuite Saint Stanislas à Mons).
ref. 23468Bruxelles, Imprimerie Heyvaert, 1959. 22 x 27, sans pagination (ca 40 pages), nombreuses photos en N/B, broché, très bon état.
ref. 25508Bruxelles, Crédit Communal/Gemeentekrediet, 1988. 15 x 21, 37 pp., quelques illustrations, broché, bon état (couverture décolorée).
ref. 25511Bruxelles, Crédit Communal, 1964 16 x 24, quelques illustrations, broché, bon état.
ref. 26060Commune de Saint-Gilles-lez Bruxelles, 1967. 16 x 24, 74 pp., quelques illustrations, broché, très bon état.
ref. 29201Paris, Jérôme Martineau, 1970. 14 x 23, 244 pp., broché, bon état
ref. 32417Paris, Flammarion, 1936. 14 x 18, 127 pp., quelques illustrations, broché, bon état.
ref. 34716Paris, Gallimard, 1948. 14 x 23, 442 pp., broché, bon état (couverture défraîchie).
ref. 34719Paris, Henri Plon, 1871. 16 x 23, 197 pp., 1 très grande carte dépliante en couleurs, broché, mauvais état (couverture abîmée, dos cassé, rousseurs, cachets du Collège jésuite Saint Stanislas à Mons).
ref. 48536Ganshoren (Bruxelles), Commune de Ganshoren, 1955. 13 x 21, sans pagination, broché, bon état.