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‎[Manuscrit] Drieu La Rochelle (Pierre) - Berl (Emmanuel) :‎

‎Les derniers jours.‎

‎[Revue: cahier politique et littéraire fondé et rédigé par Pierre Drieu La Rochelle et Emmanuel Berl-1927] ; in-4°, demi-chagrin à coins rouge vif, dos à quatre nerfs encadrant les auteurs et le titre.‎

‎Recueil de fragments de notes manuscrites, tapuscrits et épreuves corrigées d’articles parus dans la revue Les derniers jours dont ils étaient les deux seuls rédacteurs. Cette revue bimensuelle qui a compté seulement 7 numéros (appelés «cahiers») a disparu, non pas faute de lecteurs, mais d’intérêt de ses rédacteurs pour la poursuite de sa parution…Drieu la Rochelle :I. – «Le capitalisme, le communisme et l’esprit» : article paru dans le 1er cahier (1er février 1927), pages 1-4 et repris avec coupures, pp. 216-220 de “Genève ou Moscou”. (Drieu la Rochelle ou la passion tragique de l’unité. Tome III, Aux amateurs de livres, 1991, p. 44 par Pierre Lansard) . 1) Notes manuscrites : 20 ff. numérotés (1; 2; 2bis; 3; 4; 5; 6; 6bis; 7; 8; 9; 10; 11; 11bis; 12; 13; 14; 15; 16; 16bis). Le f. n° 1 est recto-verso. Le autres, recto seulement ; 2) Tapuscrit annoté et signé de la main de Drieu: 9 ff. recto.II. – «Première note sur le drame de l’Action française» : article paru dans le 1er cahier (1er février 1927), pages 5-8 et repris pp. 260-266 de “Genève ou Moscou” . 1) Notes manuscrites, certaines au crayon et la plupart à l’encre noire, qui constituent une première version de l’article sous le titre «Le trône, l’autel, le coffre-fort» : 14 ff.; 2) Première version manuscrite de l’article sous son titre définitif : 5 ff. foliotés de 1 à 5 ; 3) Fragments reliés à la suite : 3 ff. ; 4) Tapuscrit annoté et signé de la main de Drieu : 10 ff. recto ; 5) Épreuves d’imprimerie corrigées de la main Drieu : 2 ff. recto.III. – «Consolation à Maurras»: article paru dans le 4e cahier (20 mars 1927), pages 1-6. Manuscrit de 26 pages de la main de Drieu. La page de titre porte en plus de celui-ci la date, postérieure à la date de publication, d’avril 1927. Il est assez fréquent de trouver des erreurs de date ou de titre dans les indications dont Drieu annote tardivement ses manuscrits. Par exemple, comme le relève Lansard dans sa bibliographie (p. 47), il indique dans “Genève ou Moscou” que sa «Réponse à l’Enquête sur l’intelligence et les partis» a paru dans Les derniers jours, dont le dernier numéro date du 8 juillet 1927, alors que ce texte a paru dans la Grande Revue en mai 1928.Double foliotage des feuillets : à la même encre noire et dans la même taille de caractères que le texte (en haut à droite des feuillets, avec parfois des numéros bis) et, en caractères plus gros et au crayon bleu (en général en bas des feuillets), en commençant à 12 bis pour la page de titre qui n’est pas numérotée en noir. La page foliotée 33 bis en bleu ne porte pas non plus de folio en noir (elle aurait dû être la 18 bis), mais se situe néanmoins au bon endroit si l’on en juge par la version imprimée dans la revue.Exceptionnel ensemble présentant les différentes étapes de la rédaction d’un article de Drieu, permettant de comprendre sa méthode de travail et de suivre le cheminement de sa pensée.Emmanuel Berl : «Notes sur la Révolution»: manuscrit d’un premier jet (assez éloigné de la version définitive) de l’article «Propos sur la Révolution» paru dans le 4e cahier (20 mars 1927), pages 7-11.8 ff. manuscrits d’une écriture très lisible, non foliotés et non signés.‎

Référence libraire : 20903

Livre Rare Book

Librairie Ancienne Clagahé
Saint Symphorien d’Ozon France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne Clagahé]

€ 8,500.00 Acheter

‎[Manuscrit] Emile Gérard-Gailly,‎

‎Le dernier Dialogue.‎

‎Emile Gérard-Gailly, Le dernier Dialogue. Les Sablons de Tourgéville [Calvados], 2 au 10 août 1917. Petit in-12 carré, 96f. Manuscrit original complet de cette nouvelle publiée en 1923 dans son volume Ni moi sans vous. La Chronique des lettres françaises (1924, p.275) décrit ainsi la nouvelle : « Le dernier Dialogue est une nouvelle sans description ni récit, toute en conversation. Combien tragique, dans leur simplicité, ces derniers propos de deux amants, deux étudiants, que l'habitude de la plus précise analyse a rendus trop clairvoyants sur eux-mêmes, et si pitoyables dans leur scrupuleuse probité de conscience ! ». Le manuscrit, écrit d'une belle écriture à l'encre noire, sur le recto de chaque feuillet. Il porte ensuite de nombreuses corrections à l'encre brune, vraisemblablement en vue de l'édition. Beaucoup de corrections sont assez importantes et débordent parfois sur le verso d'autres feuillets. Ces corrections ont vraisemblablement été faites en vue de la publication. Le manuscrit porte un envoi juste après l'édition : « à mon ami Armand Delvigne, / j'offre et cette nouvelle et / ce manuscrit, avec l'espoir / qu'il me rendra un / jour la pareille. / Gérard-Gailly / Paris, juin 1923 ». Ce manuscrit fut donc écrit à Tourgéville où Gérard-Gailly avait ses habitudes. Il vivait entre sa villa Ghislaine à Tourgéville et son domicile parisien. La ville normande est probablement l'une des rares à ne pas l'avoir oublié en donnant son nom à une rue. Il sera aussi un ami proche de René Boylesve dont il sera l'exécuteur testamentaire avant de devenir le président de l'association des amis de René Boylesve. Reliure demi-basane à coins, tête dorée. Epidermures et frottements. Rare manuscrit de cet auteur belge.‎

Référence libraire : 012873

Livre Rare Book

Librairie Trois Plumes
Angers France Francia França France
[Livres de Librairie Trois Plumes]

€ 350.00 Acheter

‎[MANUSCRIT] FONVIELLE (Bernard-François-Anne)‎

‎Hommage au Roi. Ode à Louis XVI, martyr. Présentée en 9bre 1794, à Véronne [sic], à Sa Majesté Louis XVIII alors régent de France. Par Mr de Fonvielle, honoré à cette même époque d'un diplôme signé de la main de Sa Majesté, par lequel elle atteste qu'il est demeuré fidèle au Roi & à la monarchie et daigne le recommander aux puissances chez lesquelles il irait demander un asyle‎

‎S.l., s.d. (1800) in-folio, [2] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne et lisible, quelques ajouts et biffures, en feuille.‎

‎Cette copie manuscrite est à placer chronologiquement entre la composition de la pièce et sa présentation au comte de Provence pendant son séjour à Vérone (entre 1794 et mai 1796) d'une part, et la parution de la collective de l'auteur intitulée Essais de poésies, qui parut en 1800 à l'adresse de Paris.En effet, une note finale témoigne du dépit que Fonvielle nourrit au refus d'insérer cette poésie dans l'ouvrage : "Mr. de Fonvielle, auteur de l'Essai sur l'état de la France au 1er mai 1796 (...) a osé imprimer son Ode à Louis XVI, dans son recueil de poësies, signé de lui, imprimé en 1800, à Paris, en 2 volumes. Cette Ode ne fut pas insérée, malgré les pressantes sollicitations de l'auteur." Le jeune gouvernement consulaire, avec de surcroît Fouché à la tête de la police générale, ne pouvait effectivement guère tolérer ce qui pouvait raviver le souvenir de l'ancienne famille royale. Mais le sieur Fonvielle n'avait qu'à attendre une quinzaine d'années, et en effet son immortel poème put enfin connaître la gloire de l'impression .. en 1816 chez Dentu.Le Toulousain Bernard-François-Anne Fonvielle (1760-1839) fut, tout au long de sa vie, un personnage extravagant et fantasque, à la fois publiciste, homme d'affaires et fonctionnaire, bien évidemment à convictions et positionnements multiples. Selon un de ses observateurs, "il ne réussit qu'à faire figure d'aventurier dans la politique, les affaires et dans les lettres". Pendant la Révolution, il commença par militer aux côtés des Girondins. Fédéraliste agissant contre la tyrannie jacobine, il prêcha la révolte dans plusieurs départements. Poursuivi, il entreprit un long périple à l'étranger. Et brusquement, il se convertit au royalisme, s'établit à Marseille où il s'enrichit par des spéculations plus ou moins légales et put ainsi fournir un prêt de 142.000 livres à un émissaire du comte de Provence (le futur Louis XVIII), pour soutenir la cause royaliste. Mieux, au cours d'un voyage en Italie, il réussit à se présenter au comte de Provence comme ardent partisan du retour de la royauté. Et c'est à l'occasion de cette visite qu'il dut présenter son Ode.Cf. Quérard III, 158 et 159. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 215224

‎[Manuscrit] Franc-Nohain,‎

‎La Voie descendante.‎

‎[Manuscrit] Franc-Nohain, La Voie descendante. Octobre 1926. In-4, titre-10p. Manuscrit original daté à la fin du 25 octobre 1926. Le texte ne semble avoir été publié qu'en 1933 dans les Nouvelles Fables (Spes, 1933). Intéressant manuscrit à l'encre violette, probablement le premier jet, avec de nombreuses corrections. Le titre (couverture d'origine) porte dont le titre du poème et un long envoi à Gérard Bauër : « Pour Gérard Bauër que j'ai connu au temps de ma "voie montante" et à qui, après plus de vingt ans passés, je garde toute mon affection bien fidèle. FNohain ». Provenance : Gérard Bauër avec envoi de l'auteur et ex-libris sur le contreplat. Reliure signée G Gauché, bradel demi-vélin vert, pièce de titre noire. Très bel ouvrage. [XI]‎

Référence libraire : 007725

Livre Rare Book

Librairie Trois Plumes
Angers France Francia França France
[Livres de Librairie Trois Plumes]

€ 350.00 Acheter

‎[MANUSCRIT] FRIGARD (Pierre)‎

‎Relation fidelle de tout ce qui s'est passé dans le voyage de Monseigneur le Duc d'Anjou. Roy d'Espagne et de Messeigneurs les Ducs de Bourgogne et de Berry depuis Versailles iusqu'à Iron [= Irun]‎

‎S.l., 4 décembre 1700 (1701) in-12, 108 pp., couvertes d'une écriture fine et très lisible (environ 30 lignes par page, quelques biffures et ratures), avec un frontispice gravé avec un cartouche vide (Paris, chez Bonnart), portant un titre manuscrit Journal du sr. Frigard, ordinaire de la musique du Roy, veau brun, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).‎

‎Très important et très intéressant témoignage historique parfaitement inédit. Il mériterait au demeurant une publication critique, tant il documente excellemment et au plus près des réalités le voyage effectué par le jeune Philippe V pour rejoindre ses États espagnols après l'acceptation du testament de Charles II par son grand-père Louis XIV.Selon les indications portées dans le cartouche de titre, son auteur serait donc Pierre Frigard, originaire de Louviers et musicien ordinaire du Roi (voix de basse). Effectivement, son nom figure dans la liste donnée par le Mercure galant des principaux musiciens qui firent le voyage jusqu'à la frontière espagnole. Il devait ultérieurement épouser Louise-Marie Simart, gouvernante du Prince de Lambesc, et demeurer au service de la chapelle royale de Versailles. De surcroît, de nombreuses notations du texte concernent les prestations musicales, tant vocales qu'instrumentales, qui furent délivrées pendant le périple, ce qui offre une cohérence bienvenue avec l'affirmation initiale. Par exemple, p. 3 : "Le lendemain dimanche, les princes entendirent la messe et le Roy n'y alla qu'après nous commençâmes à y chanter la messe en musique ; ce que nous avons tousjours continué à l'une et à l'autre messe pendant tout le voyage ; il est aussi à remarquer que nous chantâmes un pseaume en musqiue aux vespres auxquelles le Roy et les princes ne manquèrent point d'assister toutes les festes et dimanches". De même, les quelques noms de ses collègues correspondent à la liste du Mercure : "Nous ne fûmes que 5 qui eurent l'honneur d'être nommez par Sa Majesté dont voicy les noms : Mrs Gaye, Roger, Boutiller [Bouteiller], Abaillard [Abélard] et moy, les reste étoient de 5 symphonistes appartenant à Mr. le comte d'Ayen".La date qui figure au début (4 décembre 1700) correspond à celle fixée par Louis XIV pour le départ de la suite, mais la rédaction complète doit être au moins de 1701, voire ultérieure.La relation d'un homme instruit mais qui ne fait pas partie du monde des "grands".Après une énumération assez sèche de toutes les étapes du voyage (Chartres, Étampes, Orléans, Blois, Amboise, Loches, Poitiers, Lusignan, Saintes, Blaye, Bordeaux, Langon, Bazas, Tartas, Dax, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz), le texte commence ainsi : "Monseigneur le Duc d'Anjou Roy d'Espagne et Messeigneurs le Duc de Bourgogne et de Berry partirent de Versailles sur les onze heures et prirent le chemin de Sceaux [pour saluer le Dauphin] où ils arrivèrent à midi". De la page 2 à la page 38, chaque étape est soigneusement décrite, tant les cérémonies officielles prévues par les échevins et les autorités locales, que les messes, les repas, les divertissements (dont une tauromachie à Bayonne décrite aux pp. 30-31), les hébergements - généralement mauvais, spécialement à Bordeaux, comme indiqué p. 22 : "Pour moy tous ceux à, qui j'eus affaire me reçurent assés mal". Mais notre aimable musicien n'est pas agneau à tondre, comme on le verra par le traitement qu'il réserva à un bourgeois bordelais lui ayant fermé sa porte malgré un bon de logement en règle. L'anecdote vaut la peine d'être reproduite : "Je fis un peu le diable à quatre et comme j'avois des logements de relais, je fus dans un autre endroit ; mais le lendemain venu, je fus accompagné de deux de mes amis chés le dit sieur, où il eut la gueule torchée tant et plus, rien n'y manquoit, non content de l'avoir quasi assommé, j'envoyai dix palferniers [sic] loger dans sa maison, et il fut par mes plaintes contraint de céder jusqu'à son lit, et de loger ailleurs."Quand on ajoute qu'il exerce des jugements tranchés sur son entourage (par exemple son mot sur l'évêque de Dax, "Il a autant l'air d'un évêque que j'en ay du pape"), on comprendra toute la valeur d'un témoignage pris sur le vif, détaillé, et émanant d'un témoin instruit, mais n'appartenant pas au monde des Grands.La dernière messe chantée le 22 janvier 1701, Philippe V passa sur le territoire espagnol et prit congé de sa suite, dont ses musiciens.À partir de la page 38, Frigard donne le récit de son voyage de retour avec les princes, qui forme en fait une longue pérégrination, de Bayonne à Versailles en passant par Auch, Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Béziers, Montpellier, Nîmes, Beaucaire, Salon, Tarascon, Aix, Marseille, Toulon, Aubagne, Cavaillon, Avignon, Montélimart, Valence, Romans, Grenoble, Lyon, Mâcon, Chalon, Beaune, Dijon, Auxerre, Sens, Fontainebleau, et Essonne. Ce circuit allongé avait lui aussi été programmé par Louis XIV pour une sorte de "tour de France" de ses deux petits-fils. En fait, le texte de notre musicien passe très rapidement sur les étapes de Dijon à Versailles. Mais, pour le reste du trajet, il regorge encore de détails sur chacune des étapes où les préoccupations principales, une fois les messes chantées, tournent autour de la table et des "nymphes" (entendez que Frigard et son compagnon Abélard eurent le temps de tomber amoureux de jeunes demoiselles lors de l'étape d'Auch). Les descriptions des villes, de leurs églises et de leurs habitants l'emportent également dans cette partie : Aix suscite particulièrement l'admiration de Frigard ; mais Marseille retient aussi son attention (avec une liste des 40 galères et de leurs capitaines, pp. 70-72). Anecdotes piquantes et bons mots continuent tout au long, telle cette réplique à un riche bourgeois de Marseille (encore un, appelé "gros cochon de magasinier à cinquante mille escus de rentes") réticent à les héberger : "Comme j'eus l'honneur de voir Madame sa femme en même temps que lui, sur la réponse impertinente je lui fis réponse, qu'il ne devoit rien apréhender par rapport à Madame puisque c'étoit un remède d'amour ; j'avois raison puisqu'elle étoit laide comme un démon". Mais il faudrait en citer bien d'autres.Enfin, tout s'achève à Versailles, et par une messe auprès du Soleil de l'époque, comme il se doit : "Nos chevaux trouvèrent assés de jambes pour nous rendre à huit heures à Versailles où je fus assés tost pour entendre la messe du Roy. Mr. le Duc de Bourgogne fut surpris de me voir".Cf. Morales (Nicolas) : L'Artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle ; étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V. Madrid, Casa de Velazquez, 2007, p. 144. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 220820

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

€ 18,000.00 Acheter

‎[MANUSCRIT] GALLIEN (Marcel)‎

‎Journal de bord.‎

‎S.l., s.d. (1946-1947) in-8, [14] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible sur papier réglé, et 38 tirages photographiques libres, demi-toile marine gaufrée, dos lisse muet, coins en cartonnage vert, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).‎

‎Marcel Gallien, sur lequel on n'a pas trouvé de renseignement complémentaire, appartenait à la 6e Compagnie du 2e Bataillon du 22e Régiment d'infanterie coloniale, engagé en Indochine de février 1946 jusqu'au 1er décembre 1948, date de sa dissolution et de la répartition de ses trois bataillons dans d'autres unités. Il sera reformé en octobre 1954 et quittera définitivement l'Indochine en 1956.Notre document se compose de deux éléments bien distincts :I. Un classique journal qui court du 21 janvier 1946 au 24 décembre 1947.Soigneusement rédigé, il s'ouvre par un "frontispice" consistant, tradition militaire oblige, en une photographie de pin-up vaguement dénudée, contrecollée sur le premier feuillet. Suit une page de titre comportant une photographie de l'auteur en pied, entourée de citations pénétrantes ("La civilisation d'un peuple n'est que sa raison en action", etc.). Enfin, avant le début de l'éphéméride, prend place un long poème intitulé Au corps expéditionnaire, d'une certaine Madame Fontanel, et exprimant une admiration naïve pour les soldats venus de France : "Comme l'on vous comprend, chers petits gars de France / Et que sont naturels vos cortèges bruyants : / Votre gaminerie et votre exubérance / Nous ramènent aux jours où piaffaient nos vingt ans."Le journal lui-même ne commence qu'au f. 5, par le trajet maritime qui conduit le régiment de Marseille à Saïgon sur le Monarch of Bermuda (21 janvier au 12 février 1946), et qui ne fut marqué que par le décès en mer d'un des camarades de Gallien, immergé dès le lendemain comme le veut l'usage.Le débarquement a lieu le 14 février et, après une revue devant le général Leclerc et l'amiral Thierry d'Argenlieu, le régiment part pour My-Tho. S'ensuit l'énumération des postes et actions, souvent amphibies (17 février 1946 - 16 décembre 1947), ainsi que la mention des changements de la situation militaire : transmission par les troupes anglaises de la région du Cap Saint-Jacques qui était sous leur contrôle (15 mars 1946) ; départ des dernières unités japonaises (20 avril 1946).L'absence de contact avec les rebelles Viet-Minh est frappante, comme l'absence récurrente de résultat sérieux : dans la plupart des opérations de nettoyage, ces derniers évitent le contact et se réfugient dans les forêts et les montagnes selon la tactique éprouvée de toutes les guérillas. Exemple, au 20 juin 1946 : "Partons en expédition dans les environs de l'île de Niu Nua. Il s'agit de fouiller et de détruire un village abritant des rebelles. Pas de rencontre avec ceux-ci. Ils sont partis dans la forêt comme d'habitude. Fouille et incendie vers 5 h."Parfois est signalé un accrochage sérieux, comme celui du 27 février 1947 : "Tombé dans une forte embuscade sur la route Datdo-Xuyen-Hoc. Violent combat. 5 morts (3 Européens, 2 tirailleurs brûlés vifs par l'incendie d'un camion). Huit blessés. Au soir, deux blessés européens succombent."Le journal s'chève le 24 décembre 1947 par la brève mention : "Noël sans neige, sous une chaleur accablante, Noël d'Indochine". Puis plus rien.II. Un ensemble de tirages photographiques volants, dispersés entre les feuillets vierges qui suivent le journal. La plupart sont légendés et datés au verso, certains portant la date de 1948, ce qui laisse penser que Gallien a continué de servir après la date finale de son manuscrit. Les sujets représentés sont des plus attendus, d'autant que certaines photographies sont explicitement destinées aux membres de la famille du soldat : sa mère, sa grande soeur, etc. On a donc les traditionnels portraits individuels ou en groupe, les scènes de bivouac, quelques vues maritimes (promenades sur un arroyo) et quelques scènes de positions, mais aucune d'opérations proprement dites. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 212002

‎[Manuscrit] Guéranger (Frère Prosper, abbé de Solesmes) :‎

‎Le Calendrier de Marguerite. (chiffre MG : Marguerite-Gustave).‎

‎Abbaye de Solesmes, 1864. Petit in-4° (175x125 mm), plein maroquin lavallière, dos rond à cinq nerfs soulignés d'un filet doré fin, caissons à double encadrement de filet doré fin et fleurons de marguerite dorés, titre et date en queue (1864) dorés, double filet d'encadrement des plats, titre en majuscules et chiffre MG doré, marguerites dorées en coins sur les deux plats, dentelle intérieure accompagnée de dents-de-rat, filet doré sur les coupes, soie moire écarlate en contre-plats et gardes (Pinot au Mans) ; 14 feuillets de bristol crème épais accompagnés de serpentes de papier de soie montés sur onglets entièrement consacrés à un calendrier manuscrit et décoré dans le style des livres d'heures des XVe-XVIe siècles, accompagné de la page de garde qui fait office de lettre d'envoi manuscrite du frère Prosper Guéranger à Mlle Marguerite Landeau, à l'occasion de son mariage [avec Gustave-Marie Daniel-Lacombe], daté du 2 février 1864, veille de la cérémonie du mariage à l'abbaye de Solesmes.‎

‎Ce calendrier contient toutes les dates qui intéressent les deux familles qui vont s'unir : la famille Landeau qui tenait une grande marbrerie au pied de l'abbaye de Solesmes et la famille Daniel-Lacombe originaire du Poitou. Le feuillet du mois d'octobre a par la suite été transformé et repris avec marges en décoration de deuil pour le décès du jeune marié, Gustave-Marie, en date du 24 octobre 1866. La page, sur fond noir orné de fines arabesques de fleurs et de feuilles est d'une très grande finesse. Il faut noter une légère erreur de reliure aux mois de mai et juin, qui ont été inversés.L'ensemble du document est colorié à la gouache de toutes les couleurs et rehaussé à l'or.Superbe document, réalisé avec beaucoup de goût, de finesse et de soin, l'ensemble est d'une rare élégance et en parfait état. Pièce unique, intime et émouvante réalisée par les moines de Solesmes.‎

Référence libraire : 22828

Livre Rare Book

Librairie Ancienne Clagahé
Saint Symphorien d’Ozon France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne Clagahé]

€ 5,000.00 Acheter

‎[MANUSCRIT] HARLAY (Napoléon-Joseph)‎

‎Biographies contemporaines.‎

‎S.l. [Mareil-le-Guyon], 1909 in-8, 192 pp. d'une écriture fine ou moyenne et très lisible, percaline grenat, titre sur le plat.‎

‎Composé en 1909, il reproduit une enquête du Petit journal auprès de ses lecteurs, destinée à déterminer quelles célébrités de la période récente pourraient avoir les honneurs du Panthéon. Suivent les biographies de Pasteur, Parmentier, Jacquard, Gambetta, Savorgnan de Brazza, Bugeaud, du cardinal Lavigerie, de Marinoni (ancien patron du Petit journal, mort en 1904 ...), Monthyon, Arago, Béranger, Daguerre, Thiers, Pierre Curie, Alexandre Dumas père, Lamartine, Denfert-Rochereau et Jules Favre.Napoléon-Joseph Harlay, né en 1834 à Lieusaint (Seine-et-Marne) était le fils d'un vétéran de Waterloo qui avait élévé son fils dans le souvenir de la gloire impériale (en 1840, il l'emmena aux cérémonies du transfert des cendres). Il connut alors trois existences successives et bien distinctes : il fut d'abord zouave du 2e Régiment, de 1855 à 1861 par engagement volontaire de sept ans, cadre dans lequel il participa à la campagne de Crimée (hiver 1855-1856), aux opérations diverses d'Afrique du Nord (Oudja en novembre 1856, prise de Souk-el-Arba le 24 mai 1857, prise de Icheriden, le 24 juin 1857), à la campagne d'Italie comme sergent (Magenta et Solférino en 1859). Après sa démobilisation en 1861, en conséquence d'un état de santé dégradé, il fut adressé à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, où il commença en novembre 1861 comme élève-homme d'équipe à la gare de Poissy. Il gravit ensuite tous les échelons (conducteur de train, chef de train, sous-chef de gare) pour terminer comme chef de gare (nomination en 1881), et prit sa retraite en 1893, non sans s'être marié en 1864 avec une certaine Ernestine. C'est sans doute pour en occuper les loisirs qu'il se lança dans la politique municipale : conseiller municipal de Mareil-le-Guyon (alors en Seine-et-Oise, actuellement dans les Yvelines) à partir de 1896, il fut adjoint au maire de 1909 à 1912, et administra la commune en remplacement du comte Elie de Béziade d'Avaray (1858-1917), absent. Il mourut le 23 avril 1917.C'est en tant que chef de train qu'il joua au début de la Guerre de 1870 un petit rôle en accompagnant Napoléon III (28 juillet 1870) et l'Impératrice Eugénie (août 1870) dans leurs déplacements pendant les hostilités. Prompt à faire grand cas de tout ce qu'il avait accompli, il semble avoir beaucoup parlé de lui, et envoyé des memoranda à droite et à gauche, si bien que lui fut consacré un articulet de la Revue des études napoléoniennes relatant une visite de Gaston Boudan effectuée en 1913, soit au moment de la rédaction de nos textes. Comme on pouvait s'y attendre, la question des médailles préoccupait particulièrement le vieil homme ; celles dont il était déjà titulaire (médaille coloniale pour la conquête de la Grande Kabylie, médaille d'Italie, médaille d'honneur du travail), mais surtout celles qu'il ne possédait pas : il se soucie ainsi beaucoup de l'institution d'une médaille de 1870-1871 créée seulement par la loi du 9 novembre 1911 (il y revient dans son texte à plusieurs reprises, sous forme de memoranda ou de lettres) ; enfin la précieuse médaille militaire (son grand drame est de n'avoir pu l'obtenir en raison de la législation en vigueur et une partie de ses démarches visait cette récompense ...). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234855

‎[MANUSCRIT] JOURNAL HISTORIQUE DE TOUTES LES BATAILLES.‎

‎Sièges et Prises de Villes, Exploits de Guerre, et Evenemens les plus mémorables Arrivés sous le Regne de Louis Le Grand Pendant les deux dernières Guerres, Depuis 1688 jusques en 1715. Avec Les Plans des Villes, leurs Fortifications ; les Attaques, Tranchées, Dispositions des Lignes, & Mouvemens des Armées. Manuscrit de présent orné de 9 grands dessins de places fortes, aquarellés sur double-page dont Ath, fortifiée par Vauban, en maroquin rouge à dentelle et aux armes de Louis XIV.‎

‎Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. S. l. n. d. [Paris, vers 1715]. In-folio de (46) ff., 9 double-page aquarellées. Plein maroquin rouge, dentelle du Louvre encadrant les plats, armes royales frappées or au centre, dos à nerfs richement orné de fleurs-de-lys et étoiles dorées, roulette dorée sur les coupes, roulettes intérieure dorée, tranches dorées. Epidermures. Reliure de l’époque. 445 x 307 mm.‎

‎Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. Calligraphié avec soin à l’encre noire il retrace avec maints détails très précis les évènements troublés de cette période du règne de Louis XIV durant laquelle la France se trouve en guerre avec la plupart des États voisins. « La révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 venait de soulever la conscience protestante… Le 9 juillet 1686, l’Empereur, l’Espagne, la Suède, la Bavière et les princes du cercle de Franconie forment contre lui la ligue dite d’Augsbourg. Lorsqu’un nouveau conflit l’oppose au pape à propos des “franchises” dont jouissait à Rome, le quartier de l’ambassade de France, il saisit Avignon et le Comtat Venaissin. Il fait occuper Cologne et le Palatinat. C’est dans une atmosphère de véritable haine anti-française que l’on apprend, en Europe, le coup de théâtre qui y modifie profondément les rapports de forces : la révolution anglaise de 1688 qui détrône le Stuart francophile et catholique Jacques II pour le pire ennemi de Louis XIV, Guillaume d’Orange. Les hostilités débutent en septembre 1688 et sont aussitôt marquées par son acte atroce : la dévastation systématique du Palatinat décidée par le roi, à l’instigation de Louvois. » G. Duby, L’âge classique, p. 299. Le traité s’inscrit dans ce contexte et relate les principaux évènements. Le manuscrit est illustré de 9 grands plans et vues sur double-page (570 x 440 mm), finement aquarellés à l’époque, en coloris très frais : Vue et plan de la forteresse de Mongast en Hongrie. – Nouvelles fortifications de la forteresse de Mongast. – L’armée impériale devant Belgrade. – Plan détaillé de la ville, du château et des faubourgs de Belgrade. – Plan de Philisbourg, la ville, l’ouvrage couronné, l’ouvrage à corne. – Situation de la ville et du Château de Manheim. – Plan de Manheim et de ses nouvelles fortifications. – Plan de Frankedal. Y figure aussi en bonne place le plan de la place forte de Ath, édifiée par le maréchal de Vauban et « dont la fortification peut servir de modèle parfait de cet art. » Précieux manuscrit de présent destiné à la maison royale revêtu d’une reliure en maroquin rouge de l’époque, ornée de la dentelle du Louvre et des armes du roi Louis XIV.‎

Référence libraire : LCS-18301

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Librairie Camille Sourget
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[Livres de Librairie Camille Sourget]

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‎[MANUSCRIT] LA BOËSSIERE DE CHAMBORS (Louis-Joseph-Jean-Baptiste de)‎

‎Collection de pièces et de travaux relatifs à l'inspection dont M. le comte de Chambors a été chargé en 1802. Inspection faites dans les provinces de Beyra et Traz-os-Montes en l'année de 1802. - Inspecçao nas provincias da Beyra e de Traz-os-Montes no anno de 1802‎

‎S.l., s.d. (vers 1802) fort vol. in-folio, [2] ff. n. ch., 543 pp., couvertes d'une écriture très régulière et soignée, parfaitement lisible (environ 40-45 lignes par page), [3] ff. n. ch. de table, nombreux tableaux dans le texte, texte réglé au crayon de bois, quelques collettes contrecollées, avec une planche hors texte aquarellée (p. 206), et un tableau à double page également hors texte (p. 322), demi-basane fauve granitée à coins, dos à nerfs orné de guirlandes dorées, pièce de titre cerise, [Inspecçao nas provincias da Beira e Traz os Montes], tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Quelques épidermures et manques de cuir à la reliure.‎

‎Un témoignage direct des plus rares sur l'armée portugaise en 1802.I. Contexte. En effet, pendant la période de la Révolution et de l'Empire, la carrière de Louis-Joseph-Jean-Baptiste de La Boëssière de Chambors (1756-1840) se déroula presque entièrement au service du Royaume de Portugal. Rappelons-en brièvement les principales étapes : promu maréchal de camp en France le 1er mars 1791, il émigra cependant peu après, et en 1792, accomplit plusieurs campagnes en qualité d’aide de camp du comte de Provence. Il fut nommé major de l’infanterie d’un corps levé à l’étranger par le comte Étienne de Damas, corps qui fut totalement détruit à la journée de Quiberon le 21 juillet 1795. Le 11 octobre 1796, il se mit au service du Portugal avec le grade de brigadier, en 1801 il commandait deux brigades d’infanterie contre les Espagnols et, en juillet-septembre 1802, il fut chargé d’inspecter l’infanterie et les places du Royaume de Portugal. C'est le détail de cette mission qui fait l'objet du manuscrit que nous présentons.La suite de sa carrière n'est pas sans intérêt et présente quand même plusieurs singularités sur lesquelles les sources restent muettes : par décret du 24 juin 1807, il fut nommé général de brigade et commandant du 15e régiment d’infanterie de l’armée portugaise. À la fin de 1807, lorsque les troupes françaises aux ordres du général Junot étaient destinées à prendre possession du royaume, il quitta sans problème apparent le service de Portugal et, malgré ses faits d'émigration, fut directement employé à l’État-major de ce général qu’il accompagna à la bataille de Vimeiro le 21 août 1808, puis après un bref séjour en France, il rejoignit le duc d’Abrantès au second siège de Saragosse. En 1809, il fut mis à la disposition du gouvernement espagnol et fut chargé d’inspecter la route entre Bayonne et Madrid, puis il rejoignit encore l’armée du Portugal commandée par le Maréchal Masséna, et participa à toutes les campagnes de cette armée jusqu’en 1813. En vertu d’un ordre en date du 3 mai 1813, il rentra en France avec le traitement de non activité, et toujours sans avoir été rayé de la liste des émigrés. Il fut admis à la retraite en novembre 1816.II. Texte.Une première partie ("Pièces remises par la Cour, pour l'inspection") regroupe les ordres et instructions remises à Chambors pour effectuer sa mission : elle est entièrement en portugais et consiste en copies de pièces officielles (pp. 1-42).La seconde partie, de loin la plus importante, intitulée Travail de l'inspection (pp. 43-543) donne les résultats des tournées réalisées dans les provinces concernées (respectivement Tras-os-Montes e Alto Douro ; Beira alta et Beira baixa), lesquelles sont limitrophes du Leon et du nord de l'Estrémadure, du côté espagnol. Une version française abrégée et disposée sous forme de tableaux (pp. 43-168) précède la version complète en portugais rédigée au long (pp. 169-543). Elle se divise elle-même en plusieurs branches : 1) Quatre mémoires concernant les régiments inspectés (Penamacor / Almeida / Bragance / Chaves). - 2) Un examen des "compagnies fixes". - 3) Un compte-rendu sur les forteresses de ces régions du nord, et leurs gouverneurs. - 4) Un examen des traitements des personnels (états-majors, employés des places, pensions de réforme), intitulé comme il se doit "Trésorerie générale". - 5) Un recueil de demandes et requêtes particulières transmises à la Cour. Six I, 216, présente une brève notice sur Chambors.Vignette ex-libris du Comte de Chambors contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 222952

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT] LANCI (Michelangelo)‎

‎Le Simboliche vie dell'antico e del nuovo Testamento. articolo scritturale tolto dal secondo volume dell' opera manoscritta‎

‎S.l. [Rome], s.d. (1848) in-4 carré, [12] ff. n. ch., réglés, couverts d'une écriture fine et lisible (environ 30 lignes par page), demi-veau tabac, dos lisse, pièce de titre cerise en long (reliure de l'époque). Dos frotté.‎

‎Il s'agit d'une copie signée et probablement rédigée de la main même de l'auteur l'orientaliste romain Michelangelo Lanci (1779-1867), qui ne survit guère que par ses travaux d'épigraphie arabe et araméenne. Mais il se voulait aussi exégète et entendait éclairer les textes scripturaires par ses connaissances archéologiques ou philologiques. Et là, le fiasco fut complet, sans compter les difficultés que le brave homme rencontra auprès du Saint-Office : en-dehors de son recueil le plus connu, Paralipomeni, ossia illustrazione alla Sacra Scrittura per monumenti fenico-assirii ed egiziani (Paris, 1845, deux volumes), il semble avoir laissé plusieurs manuscrits. Extrait d'un de ces recueils qui ne semblent pas avoir fait l'objet d'une impression telle quelle, notre petit article concerne le prophète Jonas et sa mésaventure "in ventre piscis". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 187438

‎[MANUSCRIT] LARSONNEAU (Berthe de)‎

‎Analyses. I. 1839-40. - II. 1840-41.‎

‎S.l., 1839-1841; 2 vol. in-8 carrés, [175] ff. n. ch. ; [340] ff. n. ch., le tout couvert d'une écriture soignée et espacée, très lisible (environ 15 lignes par page), demi-chagrin aubergine, dos lisses cloisonnés et ornés en long, double filet doré sur les plats (reliure de l'époque). Dos uniformément insolés.‎

‎Sous ce curieux nom d'"analyses" (18 au premier volume ; 33 au second), nous avons en fait affaire à des instructions catéchétiques des plus classiques à destination non d'enfants débutants, mais de confirmés, comme le montre bien le second volume, où sont développées des notions de théodicée et d'angélologie, certes sommaires, mais d'un niveau au-delà de la compréhension de tout-petits. Les cours correspondent à deux années successives, avec reprise et approfondissement de certaines notions dans les deux volumes (e.g. le péché, les commandements de Dieu et de l'Eglise, les fins dernières). Le cahier final qui contient des indications sur la préparation à la première communion et à la confirmation de l'auteur (respectivement 13 et 14 mai 1841) nous donne des indications plus précise sur l'âge approximatif des catéchisés.Pour le reste, si l'on identifie Berthe de Larsonneau avec la fille aînée de Jean-Victor Larsonneau, elle serait née en 1829 (donc aurait eu douze ans au moment de sa première communion, ce qui est cohérent avec la pratique commune de l'époque), pour se marier en 1849 avec Isidore de Vion de Gaillon (1813-1892), et mourir en 1899.Sinon, elle suivait les catéchismes du jeudi de la paroisse de la Madeleine (de quelle ville ?), au deuxième (puis premier) banc du côté de l'Evangile, comme l'indiquent les mentions précédant chaque instruction, ainsi que les grands cachets de la paroisse, indéfiniment apposés. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 213099

‎[MANUSCRIT] LAS CASES (Louis de)‎

‎Campagne de Crimée. 1853, 1854, 1855 [Sur le plat supérieur :] Lettres de Crimée de Mr. le Vte de Las Cases, lieutenant de vaisseau‎

‎S.l., s.d. (vers 1860) in-4, titre (détaché), 202 pp., couvertes d'une écriture fine, régulière, extrêmement soignée (environ 25 lignes par page), présentant aussi des notes infra-paginales de la même main, des biffures et ajouts au crayon de bois semblent postérieurs à la rédaction, de même que quelques ajouts marginaux à l'encre d'une autre main, demi-chagrin Bradel bouteille, dos muet orné de filets à froid, encadrements de filets à froid sur les plats de toile chagrinée, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, tranches jaunes (reliure de l'époque). Plat supérieur un peu taché.‎

‎Manuscrit inédit, à la fois passionnant sur la participation de la marine aux opérations de la Guerre d'Orient en Crimée, et émouvant par sa composition : tout en effet laisse à penser qu'il forme la mise au propre en continu, par la mère de l'auteur, des lettres envoyées par son fils à sa famille pendant sa campagne. Comme elle survivra encore longtemps à la mort de ce dernier, ainsi que d'ailleurs à celle d'autres de ses enfants, cette mise par écrit revêt un caractère particulier ; et le don fait du livre à un petit-fils (cf. infra) en accentue encore le caractère.I. L'auteur, Louis de Las Cases (20 juillet 1821 - 28 avril 1861), fils d'Adolphe de Las Cases (1782-1880) appartient à une branche de la famille du célèbre mémorialiste, sans que la parenté exacte puisse être déterminée facilement. En tout cas, la longue lettre adressée le 2 janvier 1855 atteste des liens qui existaient entre ces cousins éloignés : destinée au "comte de Las Cases, fils de celui qui fut à Sainte-Hélène, et frère du comte de Las Cases, sénateur, mort en 1854, après huit jours de mariage", elle présente des condoléances à Barthélémy de Las Cases (1811-1877), second fils du mémorialiste, pour le deuil imprévu de son frère aîné Emmanuel-Pons-Dieudonné de Las Cases (1800-1854, il avait accompagné son père à Sainte-Hélène). Les deux cousins se tutoient, ce qui signifie plus qu'une relation lointaine, surtout dans ce milieu. Il est fait également fait allusion dans cette lettre au décès, la même année 1854, d'un autre cousin, Auguste de Las Cases, fils d'Alexandre-François de Las Cases (1769-1836), frère cadet d'Emmanuel (1766-1842).Entré à l'École navale en 1837, Louis de Las Cases fut nommé lieutenant de vaisseau en 1848. C'est avec ce grade qu'il participa à la Guerre d'Orient sur le Iéna, vaisseau de 90 canons, sur lequel il avait déjà navigué en 1840. Le bâtiment était commandé par le capitaine de vaisseau Louis-Marie Rapatel (1808-1859).II. L'ensemble de ces lettres fut à destination de ses proches, ses parents (mais surtout sa mère), et ses frères et soeurs, Gaston (1820-1908), Gabriel (1823-1916), Clotilde (1827-1892), Sidonie (1829-1859), mais surtout son cadet Henri, 1833-1855, qui se destinait également à une carrière militaire. Elles s'étagent du 10 juin 1853 (Toulon, avant le départ) au 21 juillet 1855 (Hôpital des soeurs de la Charité, à Péra, avant le rapatriement sanitaire en métropole). 1. Leur objet est très varié : la navigation et les opérations militaires ne les remplissent pas uniquement, mais elles sont parsemées de nombre de détails familiaux ou intimes, qui offrent un réel intérêt pour la vie de la famille Las Cases au XIXe siècle : fragmentée en plusieurs branches, et ce, depuis le XVIe siècle, il semble qu'elle ait maintenu une liaison entre ses membres. La plupart de ses membres masculins sont engagés dans une carrière militaire, et la préparation à Saint-Cyr occupe beaucoup Louis à propos de ses frères. De même, notons que la piété et les sentiments religieux occupent une grande place dans cette correspondance ; apparemment, tous les membres de la famille partageaient une foi sincère et orientée vers les oeuvres, mais également portée à l'acceptation des épreuves et de la mort prématurée, thème certes très présent dans la piété de l'époque, mais particulièrement soulignée dans les lettres du jeune marin.2. La navigation de Toulon aux Dardanelles, puis au Bosphore occupe les 35 premières pages, ainsi que des attestations de l'amitié avec le jeune officier avec Abel Bergasse (le futur amiral Du Petit-Thouars, 1832-1890), nommé lieutenant de vaisseau au choix en janvier 1854, au début de la campagne. Le récit des opérations ne commence, lui, qu'à partir de la lettre du 14 décembre 1853, alors que la guerre n'est pas encore déclarée (elle ne le sera du côté anglo-français que le 27 mars 1854), mais que les navires des deux puissances occidentales ont déjà pris de solides mouillages préventifs en Mer Noire. Las Cases donne ainsi une relation de la défaite ottomane de Sinope (30 novembre 1853), où l'escadre ottomane fut pulvérisée par les obus explosifs de l'amiral Pavel Nakhimov qui pilonna également le port. Suit une période d'incertitudes et de nouvelles contradictoires qui correspond exactement aux atermoiments diplomatiques des Occidentaux qui vont de la bataille de Sinope à la rupture des relations diplomatiques par Nicolas Ier le 16 février 1854. À partir de la lettre du 24 avril 1854, rédigée devant Odessa, les récits d'opérations s'enchaînent dans des missives souvent longues et très détaillées. L'Iéna stationne devant Sébastopol ou Eupatoria et le récit du débarquement des 15-17 septembre 1854 occupe toute la lettre des pp. 69-76. En novembre 1854, Louis passa de l'Iéna au Henri-IV, il servit ensuite un moment à terre et ses lettres relatent la défense obstinée de la place de Sébastopol par les Russes. En décembre 1854, il fut proposé par le chef d'escadrons Osmond pour une promotion au grade de capitaine de frégate (mais il ne devait jamais l'obtenir, pour des raisons qui demeurent obscures, et qui sont déplorées dans une note de la p. 124). La lettre à son père du 9 février 1855 détaille avec précision et ses fonctions sur le Henri-IV et le nombre d'hommes sous ses ordres. Enfin, le 20 février 1855, Las Cases fut bléssé par un éclat d'obus lors d'un engagement à terre pour défendre une batterie. Les dernières lettres (20 février - 21 juillet 1855) reflètent une convalescence d'abord rapide, puis une brève reprise du service, et enfin une hospitalisation chez les soeurs de la Charité de Péra : atteint le 6 juillet 1855 d'une dysenterie violente, qui frappait la plupart des soldats, il fut rapatrié à Constantinople, puis en France, ce qui mit un terme à cette correspondance (la dernière lettre est du 21 juillet). III. Est joint, sous le titre d'Appendice, un bifeuillet volant in-4, couvert d'une encre en partie décolorée et narrant les événements survenus après le retour de Louis de Las Cases malade à Toulon : accompagné de son ami Bergasse, il arriva en août 1855 dans le port, où il fut transféré à l'Hôpital militaire. Au bout de trois semaines, il fut ramené par son frère aîné Gaston de Las Cases (1820-1908) à Paris, et il fut conduit dans la propriété familiale du Bordelais avec son frère Henri, jeune Saint-Cyrien agonisant. Ce dernier mourut le 18 octobre 1855.Louis épousa ensuite en janvier 1856 Amélie de Monbadon. Il perdit la même année 1859 sa soeur Sidonie (la mère du possesseur de ce manuscrit, cf. infra ) et son épouse (le 10 octobre), puis en 1860 son beau-père le comte Julien-Casimir-Amédée de Monbadon. Enfin, appelé à faire partie de l'expédition du Mexique, sur le vaisseau La Foudre, il succomba à une attaque de choléra le 28 avril 1861 à Toulon.IV. Enfin, on trouve également une attestation de Congé de réforme pour Ernest de Camiran (le possesseur de notre exemplaire) en date du 24 avril 1882. Engagé volontaire en juin 1872 et incorporé dans le 17me régiment de Dragons, ce dernier, versé en 1881 dans l'armée territoriale, ne pouvait plus servir en raison de "varices volumineuses" [sic]. Exemplaire offert à Ernest de Majance de Camiran, fils de Michel-Léon de Majance de Camiran et de Sidonie de Las Cases (1829-1859), donc neveu de l'auteur, par son grand-père ou sa grand-mère, comme l'indique le long ex-dono manuscrit sur les premières gardes : "Pour mon cher petit-fils Ernest de Camiran, j'espère qu'en lisant les lettres de son vertueux oncle, il s'inspirera des sentiments d'affection pour sa famille, de dévotion et de fidélité envers son Dieu, et du courage militaire pour défendre son pays et son souverain". Ce texte, non signé, ne permet pas de dire s'il émane d'Adolphe de Las Cases ou de son épouse Esclarmonde de Raigecourt (1797-1872). Comme la plupart des lettres du recueil ont été adressées à cette dernière, il semble probable que l'ex-dono provienne d'elle, comme de même la rédaction du texte elle-même. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 221827

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‎[MANUSCRIT] LEVE (L.-S.)‎

‎Julia, ou Les Colons parisiens en Algérie.‎

‎S.l., mai 1863 in-8, 211 pp., un f. n. ch. de table, le tout couvert d'une écriture fine, calligraphiée et très lisible (environ 20 lignes par page), demi-chagin havane, dos à nerfs orné de doubles caissons à froid et d'un motif arabisant doré apposé postérieurement en queue, encadrements à froid sur les plats de toile chagrinée, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Bon exemplaire.‎

‎Curieux roman, apparemment jamais publié, qui forme un récit d'histoire familiale se déroulant à cheval entre l'Algérie et la métropole (Drôme, Provence, spécialement Flassans dans le Var). L'héroïne, Julia, fille d'ouvriers parisiens, se retrouve avec sa famille en Algérie, devient orpheline, etc. On n'a pu retrouver de traces de l'auteur, qui n'écrit pas mal, mais de façon conventionnelle et décousue. Il ne semble pas qu'il ait publié d'autres ouvrages.Exemplaire de Pierre Libaude, avec vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 209460

‎[MANUSCRIT] LOFFICIAL (Louis-Prosper)‎

‎Au Comité de salut public.‎

‎[Parthenay], s.d. (3 juillet 1795) in-folio, [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 40 lignes par page), en feuille, bords fragilisés.‎

‎Brouillon de lettre, curieusement daté de l'ancien style, ce qui est étrange pour un conventionnel en mission.Sur la rupture par Charette de son serment et l'attaque, le 7 messidor [25 juin ], du poste républicain des Essarts. Député des Deux-Sèvres, Lofficial (1751-1815), en fin de mission dans l'Ouest, estime de son devoir de collecter le plus d'informations possibles sur l'événement, quoique le lieu de l'incident ne fasse pas partie de sa division. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 208327

‎[MANUSCRIT] MARTINIEN (Aristide)‎

‎Tableaux par corps et par batailles des officiers tués ou blessés pendant les guerres de l'Empire. (1805-1815)‎

‎S.l., s.d. (vers 1895) fort vol. in-4, [2] ff. n. ch., puis ensemble chiffré de façon anarchique (alternativement folioté et paginé sans ordre repérable) 1-1274, [5] ff. n. ch. de table, demi-chagrin noir, dos lisse orné de filets et pointillés dorés (reliure de l'époque). Mors abîmés.‎

‎Il s'agit de l'exemplaire de Martinien lui-même, mis au propre, et apparemment disposé pour l'impression des épreuves. Rappelons que l'ouvrage parut pour la première fois chez Henri Charles-Lavauzelle en 1899, formant un fort volume in-8 de 824 pages.C'est là le principal ouvrage de l'historien militaire Aristide Martinien (1843-1912), bibliothécaire des Archives historiques de la Guerre. Ce travail monumental, toujours utilisé, avait été rédigé dans la suite de la Liste des officiers généraux tués ou blessés sous l'Empire, parue dès 1896, mais formant une plaquette de 36 pages seulement.Davois II, 214 (pour l'imprimé). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224163

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‎[MANUSCRIT] MEURICE (Amédée)‎

‎Batailles, combats et victoires des armées françaises en Espagne et en Portugal.‎

‎S.l., s.d. (vers 1820) in-folio, [24] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne et très lisible (environ 30 lignes par page), broché sous couverture d'attente de papier crème.‎

‎Le titre et le texte sont identiques à ceux du volume I de la série Batailles, combats et victoires des armées françaises, publiée en 1819 chez Tiger et déclinée en sept tomes et neuf volumes. En revanche, le nom d'Amédée Meurice est inconnu des bibliographies de la période. Les opuscules de la série sus-nommée sont demeurés anonymes et ne comportent comme mention d'auteur que C***, qui ne correspond de toutes façons pas aux initiales de Meurice. Nous avons peut-être ici le début d'une attribution qui a échappé jusque lors. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 222569

‎[MANUSCRIT] MEURICE (Amédée)‎

‎Invasions et sièges de Paris. en 1814 et 1815, par les puissances alliées ; faisant suite aux Batailles, combats et victoires des Français pendant la Révolution‎

‎S.l., s.d. (vers 1820) in-folio, [26] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne et très lisible (environ 30 lignes par page), broché sous couverture d'attente de papier crème.‎

‎Reproduit exactement le titre et le texte imprimé par Tiger entre 1819 et 1825, et qui fait suite à la série des Batailles, combats et victoires des armées françaises (7 parties en 9 volumes).En revanche, le nom d'Amédée Meurice est inconnu des bibliographies de la période. Les opuscules de la série sus-nommée sont demeurés anonymes et ne comportent comme mention d'auteur que C***, qui ne correspond de toutes façons pas aux initiales de Meurice. Nous avons peut-être ici le début d'une attribution qui a échappé jusque lors. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 222571

‎[MANUSCRIT] MUSNIER DE LA CONVERSERIE (Louis-François-Félix)‎

‎Document autographe signé.‎

‎Valence, 25 juin 1812 in-4, 1 page recto-verso. en feuille.‎

‎Acte passé devant l'inspecteur aux revues de l'Armée d'Aragon, Alexandre Lalance (1771-1822), établissant en faveur de Pierre-Nicolas Delachesnaye, propriétaire parisien, une procuration pour régir une ferme de la commune d'Elbeuf-en-Bray (Seine-Inférieure) appartenant au général baron Louis-François-Félix de Musnier (1766-1837), servant alors dans la région de Valence, à la suite du siège de cette ville (décembre 1811 - janvier 1812). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 219598

‎[MANUSCRIT] PETIET (Auguste)‎

‎Observations sur le projet d'organisation d'un bureau central de statistique militaire.‎

‎[Paris], s.d. (1825) in-folio, [4] pp. n. ch. sur papier réglé, écriture moyenne et lisible (environ 35 lignes par page), en feuille, un rebord ébarbé, avec perte de quelques lettres.‎

‎En semi-disgrâce depuis sa participation à l'épisode des Cent-Jours, le général Auguste Pétiet (1784-1858) avait été "placardisé" comme directeur des Archives historiques au Dépôt de la Guerre, fonctions qu'il assuma de 1823 à 1830. C'est à ce titre qu'il communique son avis sur un projet du baron d'Audebert de Férussac (1786-1836) de créer un bureau de statistique militaire.On joint, sur le même sujet : [PAULINIER DE FONTENILLES :] Notes sur le projet d'établissement d'un bureau de statistique militaire au Dépôt général de la Guerre : [6] pp. n. ch., datées du 12 mai 1825.Pierre-François-Antoine Pualinier de Fontenilles (1775-1841), alors lieutenant-colonel du Génie, était membre de la commission pour la formation d'un bureau de statistique militaire. Il fut député de l'Hérault de 1815 à 1816, siégeant dans la majorité de la Chambre introuvable ; ses opinions ultra ne font pas de doute.Les deux opinants tombent d'accord sur la nécessité de créer ce bureau, mais forment chacun des critiques plus ou moins fortes sur les moyens d'exécution et d'organisation proposés. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 208325

‎[Manuscrit] Varasa (Alejandro)‎

‎Cours d'hydraulique.‎

‎1876 Manuscrit daté de 1876 et signé. Un volume in-8 demi basane verte, dos lisse orné de filets, 467 pages, nombreux schéma in-texte. Bel exemplaire.‎

‎La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.‎

Référence libraire : 3089

‎[MANUSCRIT].‎

‎2me division militaire du pays conquis dans le nord. - Subsistances générales. Vivres-viande. Ordre de service.‎

‎Bonn, 29 Brumaire an IV (20 novembre 1795) in-folio, en feuille, avec cachet de cire rouge.‎

‎"Le citoyen Gaussard, caissier chargé du payement des bestiaux de réquisition dans l'arrondissement de Blankenheim, partira sans délay pour Liège à l'effet d'y rendre au directeur Fauchut les comptes de sa gestion depuis le premier Messidor et recevoir de nouveaux ordres". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240961

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Armorial].‎

‎S.l., s.d. (v. 1900) in-8 oblong (17 x 25,5 cm), [6] ff. n. ch. de table, 274 pp., avec 84 vignettes héraldiques contrecollées dans le texte, demi-toile modeste, dos lisse muet (reliure de l'époque). Coins abîmés.‎

‎Très curieux armorial manuscrit établi par un particulier, et dont l'hétérogénéité ne permet pas d'établir vraiment un principe organisateur. Chaque page comprend un blasonnement manuscrit, agrémenté parfois d'une reproduction imprimée ou manuscrite des armes décrites (dans le premier cas, il s'agit toujours d'une petite vignette récupérée dans un périodique ou un ouvrage, et contrecollée). L'ordre est plus ou moins alphabétique, de A à V, mais avec beaucoup de noms mal placés.Outre des armes familiales, correspondant à des lignages originaires surtout des provinces de l'Ouest (Normandie, Angoumois, et surtout Saintonge, à laquelle correspond la presque-totalité des armes familiales), on trouvera aussi :1. De nombreuses armoiries municipales françaises, à savoir, dans l'ordre où elles se présentent : Abbeville, Arbois, Auray, Angers, Annonay, Angoulême, Arcachon, Auch, Apt, Beaulieu, Brest, Bordeaux, Bourges, Bazas, Brienne, Bayonne, Bourg-sur-Gironde, Clermont-Ferrand, Calais, Commercy, Dunkerque, Dinan, Jonzac, Joigny, Lorient, Limoges, Libourne, Langon, La Tremblade, Lezoux, Lille, Le Blanc, Marennes, Niort, Nîmes, Pons, Pithiviers, Poitiers, Périgueux, Pontoise, Rochefort, Redon, Semur, Strasbourg, Saint-Nazaire, Saintes, Saumur, Saint-Jean-d'Angély, Tarbes, Vienne.2. Les armes de presque tous les cantons helvétiques (Appenzel, Argovie, Bâle, Berne, Grisons, Glaris, Genève, Lucerne, Neuchâtel, Nidwald, Saint-Gall, Schaffhausen, Schwyz, Soleure, Thurgovie, Tessin, Unterwald, Uri, Valais, Vaud, Zug, Zurich). Pour cette époque, ne manquent que Fribourg et Obwald.3. Celles de quelques villes étrangères (Bruxelles, Dinant, Fontarabie, Saïgon, Zofingen).Par ailleurs, les pp. 125-129 sont occupées par 3 grands bandeaux imprimés reproduisant 41 blasons municipaux. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 230998

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Brevet de commission].‎

‎Versailles, 16 mars 1707 in-4 oblong (30 x 46 cm), en feuille sur parchemin souple, muni de sceau.‎

‎Formulaire pré-imprimé et renseigné manuscritement établissant le capitaine d'Abondance au commandement d'une compagnie vacante du Régiment de Champagne.Il est signé "Par le Roy. Chamillart" (Michel Chamillart, à la fois contrôleur général des finances et secrétaire d'État à la guerre pendant la Guerre de Succession d'Espagne).ON JOINT, annexé par une cordelette au précédent brevet : un second brevet de maintenue, daté de Paris, le 10 novembre 1721, entièrement manuscrit sur feuille de parchemin également in-4 carré (24 x 23 cm), avec cachet, ordonnant la reconnaissance du sieur d'Abondance comme capitaine d'une compagnie dans le même régiment. Ce dernier brevet est signé de Louis d'Orléans, duc de Chartres (1703-1752), comme colonel général de l'infanterie française et étrangère. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 239877

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive d'André Grosdidier].‎

‎Versailles et Rebourseaux [Yonne], 2 septembre 1939 - 9 août 1940 78 pièces in-8 ou in-12, en feuilles.‎

‎Important et émouvant dossier qui réunit les lettres envoyées pendant la "drôle de guerre" à André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Abondantes, pleines de détails, centrées presque exclusivement sur les difficultés de la vie quotidienne, ces lettres émanent pour la plupart des deux parents d'André, qui écrivaient séparément (mais le père bien davantage que la mère), et elles scandent de façon très souvent poignante les étapes de l'entrée du pays en guerre depuis la déclaration jusqu'au début de la Campagne de France. Recevant peu de lettres de leur fils aîné parti dès le 21 août 1939, M. et Mme Henri Grosdidier, qui partagent leur temps entre Versailles où se situe leur résidence principale (5, rue Joffre), et une maison de campagne à Rebourseaux (dans l'Yonne) où vit apparemment la mère de Madame, expriment le plus souvent leur extrême angoisse et une sollicitude matérielle, touchantes dans les menus détails qu'elles revêtent. Le père (né le 7 janvier 1894), un ancien de 1914-18, blessé et désabusé de la guerre, exerce apparemment comme représentant pour une maison de laines et de bonneterie en gros appelée G. Regnault, la mère travaille également, apparemment dans un commerce. Il y a deux autres enfants, Monique (qui demeure avec sa grand-mère à Rebourseaux), et Gilbert (14 ans alors).Signalons donc quelques autres correspondants : la grand-mère maternelle d'André, L. Rivière (lettres du 10 septembre, du 26 octobre 1939) ; son frère Gilbert (lettres du 8 novembre, du 16 décembre, sur son apprentissage de l'anglais à l'école).1. Septembre 1939 : 14 lettres ou billets du 2 septembre au 30 septembre. La première (2 septembre) est encore empreinte de fortes illusions : "Mais malgré tout, et dans mon âme et conscience j'ai idée que nous aurons pas la guerre et qu'un bon génie nous sauvera tous de cet affreux cauchemar". Cet espoir se dissipe très vite : "Cette fois la ficelle a cassé et nous ne voulions pas croire que cela pouvait arriver ; il nous faut nous rendre à l'évidence .."2. Octobre 1939 : 11 lettres du 4 octobre au 31 octobre (dont une très longue du 28, émanant du père). Elles abondent cette fois en nouvelles de la famille et des relations professionnelles du père, dont les tournées se diversifient (en sus de la Seine-et-Oise, il roule en Eure-et-Loir et dans le Loiret). Toutes les femmes de la famille sont mobilisées pour tricoter des effets chauds à destination du soldat André. La vie s'organise pour tous en fonction de la guerre et des contraintes qu'elle implique. L'annonce officielle par Daladier des permissions de décembre mobilise toutes les espérances.3. Novembre 1939 : 13 lettres du 4 novembre au 30 novembre. Le ton des missives se fait moins grave, voire parfois guilleret. Par exemple, le récit du père sur les occupations familiales du dimanche 5 novembre vaut le détour comme instantané de la vie d'une famille populaire française ... (nous recommandons le menu du repas de midi). Les nouvelles se refont intimes : travaux d'abduction d'eau dans la résidence de Reverseaux inondée par de fortes pluies, achats de tissus et de poulettes. Un quiproquo sur le bénéficiaire d'une citation à l'ordre de l'armée tint également en haleine la famille (une photo floue dans un journal laissait penser qu'il s'agissait d'André ..., mais "j'aime mieux que tu ramènes tous tes os que la Croix de guerre", opine le père).4. Décembre 1939 : 12 lettres du 2 décembre au 26 décembre. Avant les fêtes, c'est le recul permanent de la "perm" d'André qui alimente toutes les correspondances : annoncée au départ pour Noël, elle a été repoussée au 25 janvier, puis à fin février. Le père s'épanche un peu sur "sa" guerre : "Jamais un seul instant je n'ai douté en 14 qu'il pourrait m'arriver quelque chose. À tout moment, j'ai toujours eu confiance dans la destinée, et je crois fermement qu'il en est de même chez toi." La sollicitude des colis est plus forte que jamais, et ils sont envoyés non seulement par les parents, mais par les employeurs, les amis, etc. La très longue lettre de Henri la veille de Noël (7 demi-feuillets écrits recto-verso) condense toute l'émotion née du fils absent, spécialement au moment des fêtes de fin d'année. 5. Janvier 1940 : 7 lettres du 1er janvier au 29 janvier. Le jour de l'an est marqué par la rencontre entre le père et un capitaine du 8ème Zouaves en permission, qui donne quelques nouvelles (générales et vagues). La situation matérielle devient plus compliquée : d'un côté, les prix de l'alimentation montent, et les bouchers sont contraints de fermer du dimanche midi au mercredi ; de l'autre, le père a moins de travail car moins de marchandises à transporter. Sur le tout, le mois de janvier est glacial et tout le monde est plus ou moins malade.6. Février-mars 1940 : 13 lettres du 2 février au 26 mars. Le mois de février fut celui de la permission tant attendue d'André, qui eut lieu bien tardivement (entre le 11 et le 24 février d'après la lacune de la correspondance), et bien sûr elle parut bien courte à la famille ("Nous étions déjà habitués mettre la clef sous le paillasson, ou à t'attendre pour le dîner, ou le déjeuner. Ta mère commençait à s'organiser pour faire de la tisane, poser des ventouses ou faire des cataplasmes, et vlan, quand le permissionnaire commence à s'installer, c'est là qu'il commence à ramasser son masque, sa musette, les bandes Mollet, et tout et tout, et se prépare au départ"). Le mois de mars s'égrène lentement entre nouvelles du petit moral d'André et visites de camarades en permission à ses parents.Une lettre du 17 mars nous apprend que, en dépit de plusieurs démarches administratives, le père est également mobilisable pour la défense passive à partir de la première quinzaine d'avril, contraignant la mère à chercher un travail pour assurer le quotidien des autres enfants.7. Avril-mai 1940 : 5 lettres du 12 avril au 23 mai 1940. Il y eut une seconde permission d'André (cf. infra), mais la correspondance n'en fait pas état. En revanche, les deux dernières lettres ont été envoyées alors même que la Bataille de France faisait rage (16 et 23 mai) ; la dernière, assez pathétique et rédigée en pleine débâcle, n'est sans doute jamais parvenue à son destinataire : "Notre pays est depuis quelques jours en bonnes mains, guidés par des hommes énergiques de hautes valeurs. Tout notre espoir va vers eux et nous [sommes] convaincus que nous aurons le mot final (...). Ici notre petite vie est toujours pareille ; on s'efforce de continuer notre petit rouleau malgré tous les tourments."Comme nous l'avons dit, André était en réalité mort le 27 mai lors de la catastrophique retraite sur Dunkerque. Mais son sort ne fut connu de ses proches que bien plus tard, comme l'attestent les documents suivants, annexés au dossier, et qui retracent les étapes de l'enquête menée auprès des différentes autorités par Henri Grosdidier pour retrouver son fils, d'abord considéré comme prisonnier :I. Une lettre de Henri du 9 août 1940, retournée avec le papillon dactylographié "Veuillez attendre d'autres informations. Les prisonniers ne donnent leur adresse qu'au bout d'un certain temps, et eux-mêmes". Elle exprimait encore un espoir : "J'ai déjà fait maintes démarches. Jusqu'alors maintenant aucune n'a abouti. Nous avons la ferme conviction que tu es prisonnier, mais où ?"II. Un billet daté de Hazebrouck du 26 août 1940 : "C'est avec regret que je me vois contrainte à vous dire qu'il m'est impossible de vous donner les renseignements demandés (..). Votre fils n'est probablement pas passé dans notre ville".III. Enfin, une lettre au crayon de bois émanant de Raymond Baly, prisonnier de guerre au Stalag VI A (sis à Hemer dans le Kreis d'Iserlohn). En date du 13 avril 1941, elle communique aux parents d'André les circonstances de sa mort : "Et c'est avec grande peine je me joins à votre douleur depuis que j'ai quitté votre fils le sergent Grosdidier (...). Votre fils a été blessé au côté, je ne me souviens pas lequel et est décédé sans souffrances dans mes bras le 27 mai à 4 heures du matin. J'ai fait les derniers services au cimetière de Péronne (Nord). Cher Monsieur, j'ai connu votre fils André à Mourmelon le Grand qui est venu comme caporal-chef à la 3e Compagnie 8e zouaves. Nous avons fait les manoeuvres de Sissonne ensemble. Et c'est en revenant de permission d'avril qu'il fut nommé sergent à mon groupe et nous sommes partis en Belgique". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225694

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

€ 1,500.00 Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive de Bouteville du Metz].‎

‎Ll. dd., s.d. (1796) 3 pièces in-4, en feuilles.‎

‎Petit dossier réunissant trois lettres adressées en 1796 à Louis-Ghislain de Bouteville du Metz (1746-1821), ancien constituant qui fut nommé commissaire du gouvernement français en Belgique du 22 novembre 1795 au 20 janvier 1797 en remplacement de Portiez de l'Oise et Pérès de la Haute-Garonne. Sa mission était de composer les administrations départementales, de surveiller leur fonctionnement, et de les guider dans l'exécution des lois. Il assura la publication des lois françaises et établit une correspondance journalière avec les administrations et les tribunaux. La moindre difficulté administrative lui étant soumise, il constituait le relais obligé entre les autorités des départements réunis et le gouvernement français. Sa correspondance active fut publiée en deux volumes in-folio par Eugène Hubert (Bruxelles, 1929-1934).I. L.A.S. de Égron, datée d'Alost, le 6 germinal an IV [26 mars 1796] : chef d'escadron commandant à Alost, Égron transmet à Bouteville une copie de la réquisition de six hommes armés faite par Fradin, directeur du jury du canton, en vue de l'arrestation d'un contre-révolutionnaire dénommé Charles Loupoigne (la copie est jointe à la lettre)."Je me suis fait un devoir d'être à la tête de la force armée qui devoit saisir ce contre-révolutionnaire et de l'amener de suite à Bruxelles y subir corporellement la juste punition qu'il n'a subie qu'en effigie".Charles de Loupoigne (1761-1799), de son vrai nom Charles-François Jacqmin, aussi surnommé Cousin Charles ou Charlepoeng, était un célèbre résistant à l'occupation française des Pays-Bas méridionaux. Le 25 février précédent, il avait été en effet condamné à mort par contumace pour avoir attaqué une fonderie française près de Genappe, et pour avoir organisé plusieurs embuscades. Ce n'est pas cette fois-ci qu'il fut arrêté : passé dans une totale clandestinité, il ne prit pas une part active à la Guerre des paysans de 1798, mais reprit les armes le 19 juillet 1799 et fut tué le 30 juillet suivant dans un combat de guérilla à Loonbeek.II. L.A.S. datée de Malines, le 28 vendémiaire an V [19 octobre 1796] : longue plainte de Marie Lebreux (avec l'adresse de la réquérante à Malines) sur une pension impayée."N'aÿant reçu jusqu'à présent aucune nouvelle touchant le paÿement de ma pension, je ne puis m'empêcher de vous écrire, pour vous peindre l'état pitoÿable où nous nous trouvons (...)."III. L.A.S. de Charles Jaubert, datée de Ath, le 14 brumaire an V [4 novembre 1796] : transmet une copie d'une lettre du ministre de la justice.L'aventurier Charles Jaubert (1757-1810), après une carrière trouble aux débuts de la Révolution (espion de Dumouriez en 1792, agitateur extrémiste en 1793, "mouton" de Robespierre et Fouquier-Tinville dans les prisons parisiennes), exerçait alors les fonctions de défenseur officieux près les tribunaux des départements réunis. Son appréciation du personnel des administrations départementales n'est guère flatteuse : "J'attends fort peu de justice de la part de la majorité de ces administrateurs, surtout en faveur des malheureux ; au reste, je désire me tromper, & j'aurai assés de franchise pour vous l'écrire. Je fais même des voeux pour qu'ils regagnent la confiance de leurs administrés, dont ils sont généralement méprisés et détestés". Ce même personnage devait faire l'objet d'un rapport défavorable de Bouteville en nivôse an V [janvier 1797] à la Division criminelle du ministère de la Justice, avant d'être préventivement mis à l'ombre.Cf. Tassier (Suzanne) : Un agent belge de Fouquier-Tinville, Charles Jaubert, in : La Révolution française (1935). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225719

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive de Léopold de Gantès].‎

‎Bône [Annaba], 3 juin 1865 2 pièces, in-4 et in-8, en feuilles.‎

‎Petit ensemble qui regroupe deux missives adressées le même jour à Jules-Henri-Léopold de Gantès, alors sous-préfet de Bône [Annaba].Issu d'une famille qui donna nombre d'officiers de marine (dont d'ailleurs son fils Gaston de Gantès, 1854-1934), Léopold de Gantès (1822 ou 1823 - 1879) fut successivement sous-préfet de Mostaganem (1853), Philippeville [Skikda] (1855) et enfin Bône (1861). Il fut mis en disponibilité en 1870.I. Du colonel de gendarmerie d'Afrique ... (nom illisible, mais qui doit correspondre à J. Billet - cf. infra) : B.A.S. insinuant une recommandation en faveur du fils d'un capitaine de gendarmerie. La pièce suivante complète la demande et en donne des éclaircissements.II. L.A.S. de Boyer, ancien agent à la prison civile de Blida : encore une demande d'emploi civil, formulée avec une délicatesse et un à-propos que l'on ne pourra manquer d'admirer."J'ai appris indirectement que des plaintes successives avaient lieu envers le gardien-chef de la prison civile de Bône ; permettez-moi, Monsieur le sous-préfet, d'être assez osé pour désirer votre protection afin d'obtenir cet emploi". C'est à la suite de la mention de ses qualités que l'on trouvera ensuite le lien avec la première lettre : "Mr. Billet, colonel de gendarmerie, qui depuis longtemps connaît ma famille, et que j'ai eu le bonheur de rencontrer, j'ai cru devoir le prier d'être assez bon de me servir d'intermédiaire et de vouloir bien intercéder auprès de vous pour l'obtention de cet emploi" ... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225721

‎[Manuscrit].‎

‎[Important manuscrit titré :] Vie de Napoléon, Empereur des Français et Roi d'Italie, depuis sa naissance jusqu'au jour de son décès.‎

‎Manuscrit daté in fine de 1836. Un vol. au format in-folio (450 x 302 mm) de [99 ff.]. Reliure de l'époque de demi-vélin ivoire à coins, pièce de titre manuscrite contrecollée au premier plat, dos lisse.‎

‎Important manuscrit ; comportant in fine la date de 1836. La rédaction en est pourtant légèrement antérieure. Une deuxième partie est intitulée Batailles, combats et victoires des armées françaises à laquelle un certain nombre de feuillets font défaut. Une dernière partie est relative à la mort de l'Empereur ; renfermant poèmes et Eloges. Cet important travail est dédié au Ministre de la Guerre du temps. Il se compose de 98 ff. narrant la vie de Napoléon rédigés à l'encre brune ; le dernier renseigne sur les fonctions et qualités du scripteur et est revêtu de la signature autographe de Barthélémy Germain ; auprès duquel il servit. Angles et coupes élimés. Manques épars affectant le papier marbré des plats ainsi que la pièce de titre. Quelques tâches dans le texte. Coulure (sans entrave pour la lecture) affectant deux feuillets. Légère cerne en marge inférieure des feuillets (pouvant rendre parfois la lecture plus délicate). Encre un peu passée sur quelques feuillets.‎

Référence libraire : 26477

Livre Rare Book

Babel Librairie
Périgueux France Francia França France
[Livres de Babel Librairie]

€ 3,500.00 Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Mémoire sur un envoi de denrées empoisonnées].‎

‎S.l. [Beaumes-de-Venise], s.d. (1843) un bifeuillet in-4, [4] pp. n. ch., couvertes sur la droite de chacune d'une écriture régulière et très lisible, sans surcharge ni rature (environ 30 lignes par page), en feuille.‎

‎Très curieuse pièce, non signée, composée et rédigée de façon à pourvoir être annotée sur la gauche par les autorités auxquelles elle devait être communiquée (étant donné son contenu, autorités policières et judiciaires) et faisant la synthèse d'une tentative d'empoisonnement dans la petite localité tranquille de Beaumes-de-Venise.Elle commence ex abrupto par l'exposé des faits : "Le 31 décembre 1842, la femme du facteur rural de Beaumes apporta à M. Méry mon gendre, contrôleur principal des contributions directes à Clermont-Ferrand et qui se trouvoit dans le moment en congé à sa maison à Beaumes, un panier avec une lettre anonime dans une enveloppe qui servait d'addresse à ce panier".La lettre émanait d'un prétendu camarade du destinataire destiné à passer le voir quelques jours plus tard pour lui parler affaires, et qui ne se nommait pas "pour intriguer votre mémoire". Justement méfiant, Méry n'ouvrit le colis que trois jours plus tard sous les instances pressantes de sa famille, et y découvrit un bocal d'oranges confites et une boîte de confitures sèches, auxquels on ne toucha pas. Le correspondant ne s'étant toujours pas signalé vingt jours après, la méfiance s'amplifia encore et les denrées furent portées à un pharmacien-chimiste de Carpentras, Gaudibert Barrel [= très probablement Charles-Raimond-Frédéric Gaudibert-Barret]. Les analyses révélèrent une présence massive d'arsenic.Horresco referens : "Cette découverte produisit sur nous une horreur d'autant plus grande que le 1er de l'an, c'est-à-dire le lendemain de la réception du panier, nous étions à dîner réunis en famille chez mon gendre au nombre de 17 personnes".Dénonciation faite au procureur du Roi, un juge d'instruction fut désigné pour mener les recherches sur l'origine du colis, et c'est là que ça se corse : "Le panier contenant les confitures empoisonnées fut apporté à la maison Méry par la femme du facteur rural à qui il avoit été remis la veille à Carpentras par un Savoyard portefaix qui déclara l'avoir reçu d'un Espagnol forçat libéré qui est actuellement sous la surveillance de la police (...)". Interrogés, forçat et Savoyard (Jean-Baptiste Arnaud de Saint-Jean-d'Arve) nient toute implication, puis disparaissent de la région ; le rédacteur demande l'extradition du Savoyard, observation sur laquelle se termine le mémoire.Moralité : contrôleur des contributions directes, c'est un métier à risques. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225722

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Rapport sur la Guadeloupe].‎

‎S.l., s.d. (26 juin 1849) in-folio (31 x 20 cm), [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne, régulière et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles.‎

‎Malheureusement non signé, non daté (en-dehors de la mention "26 juin" en haut du premier feuillet), et incomplet d'au moins une page (il y a une réclame à la fin de la page 4), ce compte-rendu présente l'avantage de donner sans ménagements circonlocutifs le point de vue d'un opposant à l'abolition de l'esclavage, lequel commence sans ambages : "C'en est fait, la Guadeloupe succombe sous la pression schoelchérienne. Tout ici appartient au grand prélude de la substitution : la police exclusivement, une partie du parquet, des cabinets d'instruction, une sommité judiciaire, &c., &c. De là l'empire tyrannique des agens de désorganisation sur une population ignorante et crédule ; de là l'impunité !" Comme quoi la théorie du "grand remplacement" peut se revendiquer de précédents glorieux (ce curieux terme de "substitution" revient plusieurs fois au long du document).Le contexte est celui de l'application des décrets d'abolition pris par le gouvernement de la métropole (27 avril 1848) et de la période de transition ouverte par l'arrivée dans l'île de l'envoyé du gouvernement provisoire (l'avocat abolitionniste Adolphe-Ambroise-Alexandre Gatine, désigné comme commissaire général pour la Guadeloupe à la demande expresse de Schoelcher, et arrivé le 5 juin 1848 à Basse-Terre). Les colons se montreront immédiatement et résolument opposés à son action, ce qui aboutit à sa démission dès le 14 octobre suivant. Il fut remplacé par un natif à poigne, le colonel Jacques-Amédée-Philippe Fiéron (1797-1871), gouverneur du 11 octobre 1848 au 31 octobre 1851 (avec une interruption entre avril et décembre 1849, suscitée par son rappel à Paris pour une séance d'explications). Dès son arrivée, il avait fait afficher une proclamation dans laquelle il signalait sa ferme intention de mater ce qu'il appelait "l'oppression des hommes méchants qui ont voulu faire croire aux nouveaux citoyens que s'ils ne secondaient pas leurs vues et leurs projets, leur liberté leur serait arrachée, comme si cette liberté n'était pas consacrée par la France entière". Ce qui donne, dans notre manuscrit : "Depuis plus d'un an, la coupable tolérance de l'envoyé du gouvernement provisoire et les provocations publiques de ses agens préparaient ici la guerre civile. Le gouvernement de M. Fiéron vint à propos par une attitude énergique et forte comprimer les agitateurs, épurer un indigne patronage (...). Le ministère a mis en doute le rapport de M. Fiéron et le ministère a failli en frappant ce gouverneur d'un rappel (...). Le rappel du gouverneur Fiéron fut donc une oeuvre abominable, audacieusement imposée au ministre (...). Elle a porté ses fruits ... fruits amers et qui ont souillé une colonie jusqu'ici vierge de sanglants excès."La fin du texte est consacrée aux événements violents qui accompagnèrent la visite du célèbre négociant métis Cyrille Bissette (1795-1858, député de la Martinique depuis août 1848) en Guadeloupe, à cause des positions anti-schoelchériennes de ce dernier : "Le 16 juin, un groupe de 500 ou 600 individus postés au passage de la Gabare, sous le prétexte de saluer son arrivée, se rue sur la voiture de M. Bissette en poussant des cris menaçants, la couvre d'une grêle de pierres, tente de la renverser et de s'emparer du voyageur pour le mettre à mort ; pendant un long trajet de deux lieues, il ne doit son salut qu'au courage d'une poignée de gendarmes et d'un brave officier accourus pour le protéger. L'émeute se poursuit jusqu'au sein de la Pointe-à-Pitre, la maison qu'il occupe est attaquée, le repos de la cité est troublé ; à minuit seulement, l'ordre se rétablit par les soins de l'autorité". L'émeute se poursuivit le lendemain 17 juin à Sainte-Rose, puis le 20 à Port-Louis, dégénérant en conflit armé : "On veut mettre Bissette à mort, on veut boire son sang, on veut manger sa chair (officiel), on veut mettre en morceaux le mulâtre infâme qui s'unit aux blancs pour remettre les noirs en esclavage. Ces cris sauvages, ces attaques violentes sont partout accompagnés des cris de : Vive Schoelcher !"Pour replacer cet épisode dans le cadre plus général des conflits souvent exacerbés entre abolitionnistes, il faut rappeler les positions controversées du député de la Martinique, pourtant connu comme un anti-esclavagiste affirmé dès 1823 : en effet, au lieu de la vengeance, il prôna la réconciliation entre les races. Occulté par le culte rendu à Schœlcher dans la bourgeoisie intellectuelle assimilationniste, Cyrille Bissette fut largement rejeté de la mémoire collective en raison de son alliance avec le béké Auguste Pécoul, qui avait été évidemment qualifiée de trahison par les mulâtres, mais aussi bien en raison de ses liens de parenté très proches avec Napoléon III (dont la mère Hortense était sa cousine germaine). Le texte s'interrompt avec la journée du 20 juin, laissant regretter la perte de la suite. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225954

‎[MANUSCRIT].‎

‎Album de Mademoiselle Virginie Auviet.‎

‎S.l., s.d. (1850) in-16 oblong (12 x 22 cm), [59] ff. n. ch., dont 14 laissés vierges, demi-basane verte, dos lisse muet, plats de toile gaufrée (reliure de l'époque). Coins abîmés.‎

‎Petit recueil réunissant des pièces diverses, de nature à retenir l'attention émotive d'une jeune fille romantique au mitan du XIXe siècle. Certaines sont datées, ce qui permet de bien contextualiser notre carnet (13 avril 1849 ; 14 avril 49 ; 1850).Il se compose d'un titre calligraphié à l'encre, de 4 poèmes recopiés (seuls textes du carnet), de dessins au crayon de bois (chaperon rouge, navire, paysan, etc.), de dessins coloriés à la main ou aquarellés (nombre de bouquets), certains avec des rehauts de gomme, d'une vue de ville à l'encre de Chine, etc. Tout fait penser à une jeune fille de la bourgeoisie qui s'ennuie et rêve dans une atmosphère doloriste.Les poésies recopiées sont : 1. Le Singe qui montre la lanterne magique, [de Jean-Pierre Claris de Florian]. - 2. Ma fille, extrait de En Orient, d'Alphonse de Lamartine. - 3. Une fête dans l'exil. - 4. À un père sur la mort de sa fille [de Malherbe]. - 5. La Voix d'une mère [de Louise Colet].Vignette ex-libris de ladite Virginie contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226887

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée du Nord. - Liberté. - Égalité. [Ordre de marche].‎

‎Réunion-sur-Oise [= Guise], 11 Floréal an II (30 mai 1794), in-folio, en feuille.‎

‎"La colonne de Cambray se portera sur sa droite pour attaquer le camp des trois villes en l'amont un corps d'observation sur Solesme [= Solesmes, Nord], et faisant éclairer la gauche. Une colonne de dix mille hommes filera sans attaquer, à moins qu'elle n'y soit forcée, sur Wassigny, s'emparera de Tibouville, Mazinguet, et s'étendra vers la droite pour remplacer la division de gauche qui se portera sur Boué, attaquera Bergue". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240189

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée du Nord. - Liberté. - Égalité. Le Général de brigade chef de l'état-major-général de l'Armée du Nord. au représentant Talot en mission près l'Armée du Nord à L'Isle‎

‎Gorcum [= Gorinchem], 26 Vendémiaire an IV (18 octobre 1795) in-folio, [2] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et très lisible, avec une vignette en-tête gravée au faisceau de licteur, en feuille.‎

‎Très intéressante missive qui expose les conséquences sur les effectifs de l'Armée du Nord du détachement de soldats destinés à défendre la Convention après l'insurrection du 13 vendémiaire an IV [5 octobre 1795], et demande le secours du département du Nord : "Les changemens aportés par le général Landremont dans les dispositions faites par le général en chef conjointement avec votre collègue le représentant Richard pour le mouvement des troupes envoyées à la défense de la Convention nationale me déterminent à vous représenter la pénurie extrême où nous sommes de troupes dans le pays conquis ; qui cependant en a le plus grand besoin dans le moment où il faut assurer le décret de réunion. Il ne reste pas douze cents hommes dans la Flandre conquise et plus de deux mille dans tout le Brabant et Hainaut. Ces pays n'ont pas de place forte qui puisse suppléer au petit nombre des troupes".Son destinataire, Michel-Louis Talot (1755-1828), était alors envoyé en mission près l'Armée de Sambre-et-Meuse. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240209

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée du Nord. 3e division. - Liberté. - Égalité. Le Chef de la première demi-brigade d'infanterie. président du conseil de guerre, au ministre de la guerre‎

‎Middelburg, 6 Pluviôse an V (25 janvier 1797) in-folio, écrit au recto, avec petite vignette en-tête gravée, en feuille.‎

‎Expédition de jugements du conseil de guerre permanent de la 3e division : 1. Contre Nicolas Mony, volontaire à la 72e demi-brigade ; 2. Contre le sergent Antoine Jaulain, le caporal Pierre Rocher, les soldats François Corail, Jean Matard, Jacques Bigot et Pierre Ruelle, tous également de la 72e demi-brigade ; 3. Contre Nicolas Piper, de la même unité. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240224

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée du Nord. Copie du jugement rendu le 13 Nivôse, an 5me [2 janvier 1797]. par le conseil de guerre nommé en vertu d'un arrêté du Directoire exécutif, en date du 5 Brumaire même année [26 octobre 1796], pour juger le général Dumuy‎

‎Düsseldorf, 13 Nivôse an V (2 janvier 1797) in-folio, [2] pp., couvertes d'une écriture moyenne, régulière et très lisible,‎

‎"Le conseil de guerre étant aux opinions (...) a déclaré à l'unanimité que le citoyen Jean-Baptiste-Félix Dumuy, ci-devant inspecteur général de l'Armée de Sambre-et-Meuse, était pleinement et entièrement déchargé des accusations portées contre lui, et que d'après toutes les pièces produites à sa décharge, les dittes accusations étaient fausses et calomnieuses".Le général de Félix d'Ollières du Muy (1751-1820) avait en effet été traduit devant un conseil de guerre tenu à Düsseldorf, sous la présidence du général Jacques Desjardin, étant accusé de vol et prévarication, mais fut acquitté à l'unanimité. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240212

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée du Nord. L'Adjudant-général faisant les fonctions de chef de l'état-major général. au citoien Pascal, aide de camp du général de division Depaux, à Anvers‎

‎Utrecht, 23 Nivôse an V (12 janvier 1797) in-folio, [2] pp. n. ch., couvertes d'une écriture fine, régulière et très lisible, avec une vignette en-tête gravée, en feuille.‎

‎Mesure individuelle signée de Grysperre, concernant une attestation demandée par le dénommé Pascal : "Je ne puis attester votre présence à l'armée comme aide de camp, pendant l'interruption que vous avés éprouvée, en même temps que le général auquel vous êtes attaché. Cette lacune doit être remplie par les autorités militaires sous lesquelles vous avés servi en quittant l'Armée du Nord". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240223

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée du Nord. Liberté. - Égalité. Le Chef de la 1ère demi-brigade d'infanterie de bataille. président du conseil de guerre permanent de la 3me division de l'Armée du Nord, au ministre de la guerre‎

‎Middelburg, 3 Nivôse an V (23 décembre 1796) in-folio, écrit au recto, avec petite vignette en-tête gravée, en feuille.‎

‎Expédition du jugement rendu le 30 Frimaire [décembre 1796], à la décharge du soldat Nicolas Mony. Signé par Delamare. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240222

‎[MANUSCRIT].‎

‎Armée en Hollande. - 43me demi-brigade. Congé absolu.‎

‎Rotterdam, 8 Thermidor an IV (26 juillet 1796) in-folio, écrit sur deux pp., avec vignette en-tête, en feuille, avec cachet de cire rouge.‎

‎Congé définitif en faveur d'Antoine Costran, à la suite d'une blessure infligée à sa jambe gauche par un éclat d'obus. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240962

‎[MANUSCRIT].‎

‎Considérations sérieuses sur les clubs en France, et les sociétés secrettes. particulièrement dans l'arrondissement de Lyon‎

‎S.l. [Lyon], s.d. (juillet 1848) in-4, 12 pp., 539 pp., couvertes d'une écriture moyenne, assez cursive, mais lisible (environ 20 lignes par page), rares ratures et biffures, avec des passages ou des termes soulignés par l'auteur à l'encre rouge, demi-chagrin bouteille à coins, dos à nerfs muet orné de caissons à froid et de petits tortillons dorés, simple filet à froid sur les plats (reliure de l'époque). Coupes et coins frottés.‎

‎Très curieux manuscrit sur la Charbonnerie, la maçonnerie lyonnaise, les clubs républicains, et leurs liens avec le mouvement ouvrier de la région.L'adresse et la date se déduisent aisément des indications qui terminent la dédicace au "citoyen général Cavaignac, président du Conseil des ministres, chargé du pouvoir exécutif" (pp. 1-5). Malheureusement, l'auteur ne signe que par l'initiale G, ce qui ne saurait nous conduire bien loin pour son identification précise. Quelques éléments sont cependant à retirer de ce texte liminaire, qui pourraient permettre une identification formelle à partir des listes des personnels de la police lyonnaise : l'auteur est un ancien combattant des journées de juillet 1830 ; c'est un fervent républicain, par tradition familiale et par conviction personnelle, mais opposé au socialisme et à la "démagogie", dont il désire "sincèrement l'anéantissement" ; ancien élève à la fois de Broussais, et de la Faculté de droit de Paris, il remplit sous la Monarchie de Juillet les fonctions de commissaire de police "dans diverses contrées de la France, particulièrement dans le littoral, puis à Lyon" ; il est adepte de la phrénologie et applique ses principes en matière criminelle. Enfin, au moment où il rédige cette dédicace, il est commissaire central de l'arrondissement de Lyon.Le texte lui-même, extrêmement diffus - voire confus en plusieurs parties -, se gargarisant fréquemment de grands mots et d'expressions forgées, se divise en 8 chapitres, qui tous cherchent à refléter et l'importance des sociétés secrètes lyonnaises dans la structuration du mouvement ouvrier local, prompt aux grèves et aux insurrections, et la surveillance constante de leurs activités par les autorités de police, encore très désorganisées et aux effectifs insuffisants (à l'été 1848, la police lyonnaise se composait seulement d’un commissaire central - notre rédacteur -, d’un unique inspecteur de police, de douze commissaires de police, et de 59 agents, dont 7 surnuméraires) :1. Les sociétés secrettes à Lyon, adhérentes et corrélatives avec les départemens circonvoisins dont elles sont le point de direction (pp. 13-20). - 2. Coup d'oeil sur les causes motivées de l'anéantissement industriel, les phases de la révolution, intrigues de la Charbonnerie, abus, &c. (pp. 21-94). - 3. Le général Gémeau. Faits et attentats divers. Le bateau à vapeur Le Vautour, le capitaine Barillon et les Voraces. Clubs de femmes. Élections dans plusieurs communes influencées par la violence, &c. (pp. 95-156). - 4. Exposition et analyse reproductive de l'acte d'accusation dans le procès des incendiaires d'Oullins. Considérations concluantes pour l'avenir (pp. 157-196). - 5. Suite des abus et violences. Considérations topographiques de localités ; exposition de doctrines subversives, &c. (pp. 197-272). - 6. Analogies, époques, le comte Muraire (pp. 273-380). - 7. [Sans titre] (pp. 381-420). - 8. Suite du compte rendu des événemens successifs (pp. 421-539).C'est le chapitre 3 qui contient le plus de détails concrets sur les débuts de la Seconde République à Lyon : le commandement du général Auguste-Pierre Walbourg Gemeau comme chef de la garnison ; la curieuse affaire du Vautour en mars 1848 (une flamme blanche déployée par le capitaine Barillot aux environs des ateliers nationaux de Perrache, avec des liserés rouge et bleu trop petits, avait alerté les ouvriers qui crurent à l'arrivée d'une troupe royaliste et qui attaquèrent le bateau, qui fut confisqué par le commissaire Arago au profit de la République) ; les activités de la société des "Voraces" de la Croix-Rousse, issue d'une partie des Compagnons du Devoir ; celles du Club central démocratique, etc.Le chapitre 4 documente assez bien les journées des 27 et 28 février 1848 qui virent 200 émeutiers venus de Lyon se livrer à l'incendie et au saccage d'un établissement d'Oullins, le Refuge Saint-Joseph fondé par l'abbé Rey, sous le prétexte que les enfants employés au travail de la soie exerçaient une concurrence déloyale aux professionnels.Le chapitre 6 renferme un long et curieux développement sur le comte Honoré Muraire (1750-1837), important acteur de la Révolution française, mais dont le rapport avec la région lyonnaise ne s'éclaircit guère qu'en une note de la page 279 ("Muraire était intimement lié avec mon père. Je l'ai beaucoup connu et étudié la médecine avec son fils mort en 1823 à la Guerre d'Espagne. J'ai eu de grandes obligations à son père, dont je me plais à retracer le caractère avec l'énergie de la fidélité reconnaissante" - vous m'en direz tant ..).Sans titre, le chapitre 7 contient surtout de longues digressions hostiles aux Jésuites, ce qui ne présente pas une grande originalité dans le contexte."Un des caractères les plus remarquables qui distingue la population indigène de Lyon, est sans contredit, le fond d'arrière pensée qu'on y rencontre, à côté de ce principe né d'association, de rapprochement".Cf. Prieur (Florent) : Une ville en ordre : l’étatisation de la police lyonnaise (1848-1862), in RHU (2002). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 244727

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

€ 1,500.00 Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎Des Fiefs.‎

‎Paris, 3 août 1742 fort vol. in-4, 1373 pp., couvertes d'une écriture moyenne, régulière et très lisible (environ 30 lignes par page), ratures et biffures occasionnelles, veau brun marbré, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Manques de cuir aux deux coiffes, charnière supérieure entièrement fendue.‎

‎Imposant traité daté à la fin du texte et signé Jollivet.Seule la première partie de ce volumineux vade-mecum traite des fiefs (et des francs-alleux), aux pp. 1-278. Suivent plusieurs traités concernant les matières fondamentales du droit civil : 1. Des Meubles (pp. 281-351) ; 2. Des Actions (pp. 353-403) ; 3. Des Prescriptions (pp. 405-432) ; 4. Du Retrait lignager (pp. 433-571) ; 5. Des Exécutions (pp. 573-599) ; 6. Des Servitudes (pp. 601-645) ; 7. De la Communauté des biens entre conjoints et du douaire (pp. 649-931) ; 8. De la Garde noble et bourgeoise (pp. 935-960) ; 9. Des Donations entre vifs et testamentaires (pp. 963-1373). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 239301

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

€ 1,200.00 Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎Descriptions de quelques monuments remarquables à Paris.‎

‎S.l., s.d. (1855) in-8, [5] ff. n. ch. de texte, dont deux de légendes des plans (écriture moyenne, régulière, très lisible), avec 6 planches hors texte (deux gravures et 4 plans manuscrits rehaussés de couleurs), broché sous couverture d'attente factice de papier bleu.‎

‎Curieux petit carnet d'aspect scolaire, probablement rédigé par un élève-architecte, et qui s'intéresse uniquement à trois monuments de la capitale : l'École polytechnique, les Invalides, et la Salpêtrière.Les planches sont : 1. Un plan manuscrit de tous les ponts et barrières de Paris entre les fortifications, daté du 26 août 1854. - 2. Un plan manuscrit de l'École impériale polytechnique, daté du 16 octobre 1855. - 3. Une gravure présentant une élévation de l'École polytechnique. - 4. Un plan manuscrit de l'Hôpital de la Salpétrière en 1854. - 5. Un plan manuscrit de l'Hôtel des Invalides, daté du 22 août 1854. - 6. Une gravure donnant le plan de la prison de Mazas. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 231899

‎[MANUSCRIT].‎

‎Douanes nationales. Liberté. - Égalité. Le Directeur des douanes nationales. aux citoyens administrateurs du département de l'Ourte‎

‎Ruremonde, 13 Fructidor an V (30 août 1797) in-folio, écrit au recto du premier feuillet, avec vignette en-tête gravée, en feuille.‎

‎Sur une autorisation d'exportation de 1000 fusils d'ordonnance destinés à la République batave. - Ruremonde [Roermond] ne fait pas partie du département de l'Ourthe (ancienne principauté de Liège, Malmédy, Stavelot), mais de celui de la Meuse-inférieure (chef-lieu : Maastricht). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240220

‎[MANUSCRIT].‎

‎Département de la Dyle. - Conservation des hypothèques. Le citoyen d'Aubremé, conservateur des hypothèques. aux citoyens Rogers frères à Paris‎

‎Bruxelles, 10 Germinal an X (31 mars 1802) in-8, avec belle vignette en-tête, en feuille.‎

‎"Je suis très peiné, citoyens, de n'avoir pu malgré tous mes soins et sollicitations obtenir la revente à la folle enchère des immeubles qui sont le gage de votre sédule [sic] (...). Il ne me reste plus qu'à vous conseiller d'obtenir du ministre des finances l'ordre d'exécuter la loi".D'Aubremé, était conservateur des hypothèques et receveur des Domaines des cantons de Bruxelles et Anderlecht, à Bruxelles. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240937

‎[MANUSCRIT].‎

‎Détail général et spécifique sur toutes les parties des finances du Royaume de France. Avec des observations politiques et intéressantes, tant sur la multiplicité onéreuse des impôts, que l'administration et la régie desdittes finances. Seconde partie‎

‎S.l., 1766 in-8, [3] ff. n. ch. (titre, table des matières), pp. 139-251, couvertes d'une écriture moyenne et très lisible (environ 15/20 lignes par page), en feuilles, cousu.‎

‎Petit tableau des divers impôts touchant les non-privilégiés, qui semble avoir circulé dans le Royaume au mitan du siècle. Il est très critique sur la lourdeur des contributions, spécialement les indirectes, et, rien ne changeant sous le soleil, constatent : "Tous les états sont accablés de la multiplicité des impôts (..). Les exactions multipliées dont le régisseur et le fermier accablent à l'envie et comme de concert les peuples et les plongent dans la dernière misère. L'État n'a plus droit de rien demander à des malheureux que la taxation et l'industrie ont dépouillé de leur nécessaire le plus étroit".Le CCF présente deux exemplaires de ce manuscrit : un à la Bibliothèque Carnegie de Reims (cote 886-1538) ; l'autre à Valenciennes (Cote 1-1057, 68 ff.), sous le titre Seconde partie de l'état actuel des affaires générales, concernant les finances du Royaume de France. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240823

‎[MANUSCRIT].‎

‎Empire français. - Gendarmerie impériale. Monjovet, capitaine commandant la gendarmerie impériale du département de la Dyle (..).‎

‎Bruges, 13 août 1806 in-4, en feuille.‎

‎Certificat de mise en liberté tenant lieu de passeport en faveur du conscrit Ignace Vanlerberghe, de la commune de Meulebeek (Lys). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240945

‎[MANUSCRIT].‎

‎Gendarmerie nationale. - 16me division. - 32e escadron. Le capitaine commandant la gendarmerie nationale du département de la Dyle. au citoyen Doulcet [de Pontécoulant], préfet du département de la Dyle‎

‎Bruxelles, 10 Germinal an IX (31 mars 1801) in-4, écrit sur 2 pp., avec vignette en-tête, en feuille.‎

‎"D'après votre lettre en datte du 7 courant, j'ai fait toutes les recherches possibles des signalemens des nommés Witthof et Vandenberg, et autres pièces à l'appui de leur arrestation. J'ignore absolument s'ils ont fait partie de quelque corps de l'armée". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240944

‎[MANUSCRIT].‎

‎Gibraltar chronicle, le 30 novembre. Nouvelles d'Espagne. Pièces insérées dans la dépêche du général Castanos, faisant suite à celles publiées dans notre dernier numéro‎

‎S.l., s.d. (1811) in-folio, [10] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, régulière et lisible (environ 30 lignes par page), encre souvent décolorée,‎

‎Copie manuscrite de la traduction d'articles parus le 30 novembre 1811 dans le célèbre Gibraltar chronicle, qui constitue le plus ancien périodique publié dans cette possession anglaise (le premier numéro parut en 1801), fameux pour avoir donné la première information sur la bataille de Trafalgar (le 23 octobre 1805, soit deux jours seulement après l'événement). Ce journal continue de paraître actuellement. La rareté des numéros des premières années est proverbiale, et il ne se rencontre dans les dépôts publics que deux exemplaires complets de ce périodique (les deux à Gibraltar même).Notre document renferme les pièces suivantes : 1. Rapport du brigadier Morillo [= Pablo Morillo, 1775-1837] au maréchal des Camps Giron. - 2. Rapport du comte de Penne au maréchal des camps Giron. - 3. Extraits de la lettre de Lord Wellington à D. Miguel de Pereyra Forjas [= Miguel Pereira Forjaz Coutinho Barreto de Sá e Resende, 1769-1827, l'un des gouverneurs du Conseil de Régence de Portugal]. - 4. Nouvelles de Salamanque, Talavera, Cadix, etc. - 5. Proclamation du 30 novembre 1811 au quartier général de Gibraltar. - 6. Extrait des papiers anglais : préparatifs maritimes de Bonaparte. - 7. Nouvelles de la Baltique et des Indes orientales. - 8. Projets du nouveau Roi de Hayti [= Henri Ier Christophe, règne de 1811 à 1820]. ON JOINT : Suite du Gibraltar chronicle du 30 novembre (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234934

‎[MANUSCRIT].‎

‎Guadeloupe. Renseignements demandés pour la rédaction de l'exposé de la situation générale de l'Empire. Année 1869. - Banque coloniale‎

‎S.l., s.d. (1869) pièce in-4, [2] pp. n. ch., en feuille, bord gauche avec léger manque et perte de quelques lettres.‎

‎Travail préparatoire à la rédaction de l'Exposé de la situation générale de l'Empire, présenté tous les ans au Corps législatif et au Sénat.Petit mémento répondant à la question : Quel a été le mouvement général des opérations de la Banque coloniale pour l'exercice précédent, avec un tableau comparatif des opérations ? Elle concerne très certainement la Banque de la Guadeloupe, banque française privée créée par la loi du 11 juillet 1851 sur l’organisation des banques coloniales. Elle devait fusionner en 1967 avec la Banque de la Martinique pour créer la Banque des Antilles françaises (BDAF), qui appartient, comme la Banque de la Réunion, au Groupe BPCE. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225952

‎[MANUSCRIT].‎

‎Inventaire général et analise des titres de propriété concernant les terres et seigneuries de Bazoches les Hautes, Brandelon, et Le Mesnil. sises paroisse dudit Bazoches les Hautes‎

‎S.l., s.d. in-folio, [2] ff. n. ch. (dont le titre), 276 pp., informations renseignées sur 6 colonnes rubriquées (Observations / Noms, domiciles et lettres de nomination de la carte / Nature et objets des titres / Dattes / Mois / Années) à plusieurs mains, peau de truie à lacets, dos lisse, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).‎

‎Important registre qui comprend deux parties : 1. Titres de propriété (pp. 1-87) recensés depuis le 8 août 1520 jusqu'au 15 mai 1821. - 2. État et récapitulation des rentes duës à la seigneurie de Bazoches (pp. 114-167) du 20 juillet 1617 au 24 octobre 1779. Les pp. 88-113 et 168-276 sont demeurées vierges. Il a été renseigné à la fin du XVIIIe siècle (années 1780-1790 vraisemblablement) et complété jusqu'à la Restauration pour l'inventaire des titres. La plupart des mutations concernent des fermes et des terres agricoles, conformément à la situation du village (cf. infra).Bazoches-les-Hautes est une paroisse (puis commune) sise actuellement dans le département d'Eure-et-Loir. Les lieux-dits La Boissière, Brandelon, la Fauconnière, le Mesnil, Mihardouin, Pannes et Chauffour, détaillés dans notre manuscrit, font parte des hameaux qui la composent. Son territoire est agricole à plus de 90 % et il devait naturellement en être de même à la fin du XVIIIe siècle. Sa population oscillait entre 450 et 510 habitants dans la période considérée.Grande étiquette du papetier Quentin, successeur de Jolivet, rue de Bussy à Paris, contrecollée sur les premières gardes, avec vignette représentant Sainte Geneviève lisant dans un décor champêtre. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234314

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

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‎[MANUSCRIT].‎

‎L'Héritier de Rastignac, par Fulgence Ridal. 1ère partie‎

‎S.l., s.d. grand in-8 carré, pages ou demi-pages, réglées ou non, contrecollés sur [35] ff. n. ch. de papier fort, deux graphies différentes, nombreuses ratures et biffures (parfois de paragraphes entiers), demi-maroquin Bradel fauve à long grain, à coins, dos à nerfs, couverture de cahier scolaire bleue conservée (reliure moderne).‎

‎L'élégance de la reliure contraste assez fortement avec le contenu du texte : on a manifestement affaire à un brouillon d'une nouvelle un peu développée autour du thème de l'ambition déçue et de ses vestiges. Le nom de l'auteur présumé est bien évidemment une allusion transparente à la Comédie humaine : dans l'épopée balzacienne, Fulgence Ridal est un membre mineur du Cénacle, groupe d'"intellectuels" (scientifiques, écrivains, artistes) qui apparaît pour la première fois dans Le Père Goriot. Ridal appartient à la dernière catégorie du groupe : auteur dramatique comme il en existait tant sous la Monarchie de Juillet, il finit comme vaudevilliste, c'est tout dire, partageant avec Lousteau la direction d'un théâtre, dans Les Comédiens sans le savoir.L'action se déroule à la fin du XIXe siècle, puisque les ressources du marquis de Rastignac ont été fortement affectées par le krach de l'Union générale ("Tu connais nos revenus depuis la catastrophe de l'Union générale", f. 6) ; or, celui-ci eut lieu en 1882.L'auteur anonyme imagine un Rastignac vieillissant au coin du feu dans une bourgade endormie de la province, se cherchant un successeur digne de lui dans son fils Georges ( "chapitre I : le vieux dandy") : "Qui aurait reconnu l'émule du légendaire Marsay dans cet ataxique frileux enveloppé d'une couverture grise au coin de la vaste cheminée. Le front dégarni se penchait, on eut dit abattu par le poids trop lourd de troublantes pensées. De cette grâce triomphante, de ce charme étincelant dont les salons parisiens n'avaient peut-être pas perdu le souvenir, il ne restait que la main longue, nerveuse et fine, et l'oeil gris profond, perspicace et moqueur. Sur les genoux du vieillard, un livre entr'ouvert ; en face, dans une attitude accablante d'ennui, un jeune homme qui regardait fixement la flamme du foyer. Un étranger ne s'y fût pas trompé : même teint mat et chaud, mêmes grands yeux caressants, mêmes lèvres fines : c'était Rastignac à vingt ans tel que l'avaient admiré et aimé les belles de la Chaussée d'Antin". Il faut bien sûr un pendant féminin au jeune gandin ambitieux, et voici sa soeur : "La porte du salon s'ouvrit, et ce fut comme un rayon de soleil qui pénétrait : une exquise jeune fille au cheveu roux doré, resplendissante de fraîcheur et de grâce, s'approcha du grand fauteuil. Le front du vieux marquis se dérida aussitôt". Les protagonistes ainsi plantés, comme l'on voit avec une fulgurante originalité, l'intrigue suit son cours attendu : en dépit des avertissements du vieillard ("Nous n'avons pas le tempérament à courtiser le peuple"), Georges, à son tour, "monte" à Paris pour "redorer le vieux blason" ("Je tiens de vous, je saurais réussir"). Suivent des aventures décevantes, où le succès ne semble pas au rendez-vous.Il est difficile de savoir si l'on a affaire à un essai littéraire de collégien, ou à une tentative de professionnel de l'écriture (les "écrivains") : le style est globalement lourd et convenu, s'essayant à une imitation des tournures balzaciennes, les descriptions sommaires et attendues, le récit jouant avec facilité sur la différence des temps et des moeurs. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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