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‎Lawrence DURRELL‎

‎"Pour notre dernier jour de tournage on va filmer Pharaon" Carte postale autographe signée de Lawrence Durrell adressée à Jani Brun‎

‎Egypte [1971] | 10.50 x 15 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée "Larry" de Lawrence Durrell adressée à Jani Brun, rédigée au feutre noir, au verso d'une photo de bas-relief égyptien. L'écrivain à sa jeune amante montpelliéraine : "Pour notre dernier jour de tournage on va filmer Pharaon en train de recevoir le Prix Bonbel pour son roman sur la vie privée d'un crocodile nilotique : "Le croc". Puis il faut rentrer pour quelques semaines à Londres. j'espère que tout va bien, dear Buttons.". Après de nombreuses années passées en Grèce, en Egypte et à Rhodes, l'écrivain voyageur Lawrence Durrell fut contraint de fuirChypre à la suite de soulèvements populaires qui menèrent l'île à son indépendance de la couronne britannique. Riche seulement d'une chemise et d'une machine à écrire mais auréolé du succès de son romanBitter Lemons of Cyprus(Les citrons acides), il arriva en 1956 en France et s'établit dans le village languedocien de Sommières. Dans la «maison Tartès», sa grande demeure entourée d'arbres, il écrivit la seconde partie de son uvre, son monumental Quintette d'Avignon, s'adonna à la peinture et reçut ses illustres amis, dont le couple Henry Miller et Anaïs Nin, le violoniste Yehudi Menuhin, l'éditeur londonien Alan G. Thomas, et ses deux filles Pénélope et Sappho. Parmi les oliviers et sous le soleil méditerranéen, il y rencontre au milieu des années 1960 la jeune et pétillante "Jany" (Janine Brun), montpelliéraine d'une trentaine d'années à la beauté ravageuse, qui travaillait au département des Antiquités de la Sorbonne à Paris. Elle fut prénommée «Buttons» en souvenir de leur première rencontre, où la jeune fille portait une robe couverte de boutons. Henry Miller tomba également sous le charme de «Buttons», louant sa beauté et son éternelle jeunesse dans d'exceptionnelles lettres restées inédites. Les trois compères passèrent des soirées parisiennes mémorables dont nous gardons de précieuses traces autographes à travers leurs échanges épistolaires. Recommandée par Durrell, elle fit de nombreux voyages notamment en Angleterre d'où elle reçut une vaste correspondance de l'écrivain ainsi que des uvres d'art originales signées de son pseudonyme d'artiste, Oscar Epfs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73360

‎Lawrence DURRELL‎

‎"L'amérique est plein de fric, de frustrées et d'ennui." Carte postale autographe signée de Lawrence Durrell adressée à Jani Brun‎

‎Malibu s. d. | 10.50 x 15 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée de Lawrence Durrell adressée à Jani Brun, rédigée au feutre noir, au verso d'une photo d'une plage de Malibu. "Buttons hola ! L'amérique est plein de fric, de frustrées et d'ennui. Pourtant on est très bien traités et je joue un peu le rôle de Scott Fitzgerald à Malibu.". Après de nombreuses années passées en Grèce, en Egypte et à Rhodes, l'écrivain voyageur Lawrence Durrell fut contraint de fuirChypre à la suite de soulèvements populaires qui menèrent l'île à son indépendance de la couronne britannique. Riche seulement d'une chemise et d'une machine à écrire mais auréolé du succès de son romanBitter Lemons of Cyprus(Les citrons acides), il arriva en 1956 en France et s'établit dans le village languedocien de Sommières. Dans la «maison Tartès», sa grande demeure entourée d'arbres, il écrivit la seconde partie de son uvre, son monumental Quintette d'Avignon, s'adonna à la peinture et reçut ses illustres amis, dont le couple Henry Miller et Anaïs Nin, le violoniste Yehudi Menuhin, l'éditeur londonien Alan G. Thomas, et ses deux filles Pénélope et Sappho. Parmi les oliviers et sous le soleil méditerranéen, il y rencontre au milieu des années 1960 la jeune et pétillante "Jany" (Janine Brun), montpelliéraine d'une trentaine d'années à la beauté ravageuse, qui travaillait au département des Antiquités de la Sorbonne à Paris. Elle fut prénommée «Buttons» en souvenir de leur première rencontre, où la jeune fille portait une robe couverte de boutons. Henry Miller tomba également sous le charme de «Buttons», louant sa beauté et son éternelle jeunesse dans d'exceptionnelles lettres restées inédites. Les trois compères passèrent des soirées parisiennes mémorables dont nous gardons de précieuses traces autographes à travers leurs échanges épistolaires. Recommandée par Durrell, elle fit de nombreux voyages notamment en Angleterre d'où elle reçut une vaste correspondance de l'écrivain ainsi que des uvres d'art originales signées de son pseudonyme d'artiste, Oscar Epfs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73367

‎Donatien Alphonse François de SADE‎

‎Lettre autographe inédite signée du Marquis de Sade, alors en liberté, au commencement de la Terreur‎

‎1er avril 1793 | 15.60 x 20 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe inédite datée et signée, rédigée à l'encre noire et adressée à un notaire. Au verso, probablement de la main d'un secrétaire, la mention«Sade du 1er avril 1793»; sous cette mention, une courte phrase de la main du Marquis :«pour que j'écrire à Gaufridy de lui envoyer de l'argent». Quelques pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Longue lettre adressée à un notaire alors que le Marquis,rendu à la liberté le2 avril 1790par l'abolition deslettres de cachet, est libre et tente de mettre de l'ordre dans ses affaires. Après la Révolution ses fils ont émigré et il ne les a pas suivis. Son nom figure pourtant sur la liste des personnes ayant quitté la France en raison des troubles révolutionnaires : «J'espère qu'avec tout cela je parviendrai à faire effacer mon nom de dessus cette fatale liste d'émigrés.»Soucieux de ne pas être considéré comme un ci-devant Marquis en cette période précédant la Terreur, il insiste sur la persécution dont il serait victime malgré sa bonne volonté: «C'est une atrocité sans exemple que de m'avoir joué un pareil tour à moi qui n'ai pas quitté Paris depuis la révolution, et qui depuis cette époque n'ai pas cessé de donner les preuves les moins équivoques de mon patriotisme». Sade dénonce également dans cette missive la complexité des rouages de l'administration française après la Révolution :«Je viens d'envoyer à M. Lions le certificat de résidence qui convient et j'y ai joint une pétition au district qu'il me dit être (...) essentielle. »Impécunieux, il prie son avocat«d'exciter le zèle de ceux qui [lui] doivent et de les engager à compter le plus d'argent qu'il percevront tout de suite à M. Gauffridi (sic)» et n'hésite pas à se montrer complaisant pour arriver à ses fins:«ne me ménagez pas alors je vous en conjure (...) conservez moi toujours votre soin et votre amitié (...) Je vous embrasse et salue de tout mon cur.» Les efforts de Sade seront vains, en décembre 1793 il est incarcéré aux Madelonettes, avant d'être admis, grâce à sa bonne amie Mme Quenet, à la maison Coignard de Picpus, un établissement de santé abritant les riches suspects. Intéressante lettre inédite montrant l'infortuné Marquis aux abois, lors de l'un de ses rares moments de liberté. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73394

‎Amable TASTU‎

‎Lettre autographe signée d'Amable Tastu à sa belle-mère Élise Voïart‎

‎s. d. [circa 1840] | 9.80 x 13.80 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée d'Amable Tastu, adressée à sa belle-mère Élise Voïart et rédigée à l'encre noire. Une petite déchirure en marge gauche, sans atteinte au texte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73433

‎RAVACHOL‎

‎Testament politique autographe signé de Ravachol en grande partie inédit‎

‎1892 | 20 x 29.50 cm | 4 pages sur un double feuillet‎

‎Exceptionnel manuscrit autographe complet signé du véritable testament de Ravachol - en grande partie inédit - inconnu sous cette forme, précédant sa réécriture par un tiers pour la publication dans la presse. Unique témoignage de la véritable pensée de l'icône de l'anarchie. Manuscrit de quatre pages in-4 lignées, entièrement rédigé à l'encre noire et doublement signé «Konigstein Ravachol» en pied de chaque feuillet. Corrections au crayon de papier dans le texte, peut-être de la main de son avocat. Quelques pliures transversales et très infimes déchirures marginales sans manque. Écrit en cellule durant le second procès de Montbrison qui mènera à sa condamnation à mort, ce texte, rédigé d'une écriture hâtive, sans ponctuation ni majuscules et à l'orthographe naïve, devait être prononcé par Ravachol lors de l'audience. «Ravachol avait une sacrée envie de coller son grain de sel dans la défense, non pour se défendre, mais pour s'expliquer. Y a pas eu mèche, nom de dieu ! à la quatrième parole, le chef du comptoir lui a coupé le sifflet. Sa déclaration n'est pas perdue, nom d'une pipe ! ». (Émile Pouget, in Père Peinard 3-10 juillet 1892). Le Rocambole de l'anarchisme ne sera en effet pas autorisé à déclamer son texte, mais il le remettra à son avocat Maître Lagasse et, dès le 23 juin, la déclaration interdite se retrouvera reproduite dans le journalLe Temps. Cette première parution dans un journal conservateur se veut fidèle au texte original jusqu'à reproduire l'orthographe fantaisiste de son auteur. Ce souci d'exactitude sera d'ailleurs dénoncé par Émile Pouget dans le Père Peinard du 3 juillet 1892, une semaine avant l'exécution de Ravachol: «Le Temps, le grand drap de lit opportunard l'a collée nature. En vrai jésuitard, il l'a même collée trop nature. Ravachol avait écrit le flanche pour lui; il savait comment le lire, - mais y avait pas un mot d'orthographe, vu qu'il se connait à ça, autant qu'à ramer des choux. Le Temps a publié le flambeau sans rien changer, de sorte que c'est quasiment illisible [...]. C'est ce que les jean-foutre voulaient, nom de Dieu! [...] Je colle ci-dessous, sans y changer un mot, m'étant contenté d'y mettre de l'orthographe.» Suit, dans ce même numéro du 3 juillet 1892, la reproduction exacte, mais sans les fautes, du discours initialement publié dans Le Temps. Cette double publication associée à la noble attitude de Ravachol devant la guillotine aura un impact considérable sur l'opinion publique. En effet, même les organes anarchistes avaient jusqu'à lors conservé une certaine distance avec ce criminel provocateur accusé d'utiliser la cause anarchiste à des fins crapuleuses. Mais après l'exécution, ce testament sera rapidement repris par de nombreux autres journaux et l'ultime cri de révolte de Ravachol deviendra bientôt un véritable hymne de l'anarchie pour les libertaires de toutes nations. Pourtant, la version reproduite par ces journaux, seule connue à ce jour mais dont la source manuscrite a disparu, diffère sensiblement du manuscrit en notre possession. En effet, le style a été légèrement amélioré, quelques tournures ont été arrangées, et surtout, de larges passages ont été supprimés, dont le paragraphe de conclusion qui a été entièrement remplacé. Notre manuscrit, comportant des ratures et des reprises semble ainsi être, à tout le moins, la version primitive de ce testament politique. Écrit d'une traite, d'une graphie compacte, sans ponctuation, ni paragraphe, ce manuscrit comporte deux longs passages révélant des préoccupations de santé publique totalement absentes de la version publiée. La première concerne un long passage, d'un tiers de feuillet, sur les «ingrédients dangereux» adjoints à la fabrication du pain: «n'ayant plus besoin d'argent pour vivre, plus de crainte que le boulanger introduise dans le pain des ingrédients dangereux pour la santé et dans l'intention de lui donner une belle apparence ou le rendre plus lourd puisque cela ne lui rapporterait rien e‎

Bookseller reference : 73438

‎Sacha GUITRY‎

‎"avec ce naturel incomparable que l'on a pris souvent pour du talent et qui n'est que du génie comique" Billet autographe signé de Sacha Guitry à l'acteur Louis Bouchené dit Baron fils‎

‎s. l. s. d. | 20.70 x 10.60 cm | une feuille‎

‎Billet autographe signé de Sacha Guitry à l'acteur Louis Bouchené ditBaron fils. 7 lignes à l'encre bleue sur papier filigrané"Basseau Strong". "O Grand Baron. Je vous dédie, en témoignage de reconnaissance, cette bouffonnerie dont vous avez incarné le rôle principal avec ce naturel incomparable que l'on a pris souvent pour du talent et qui n'est que du génie comique". L'acteur Baron fils a incarné de nombreux rôles dans les pièces de Sacha Guitry, notamment La Prise de Berg-op-Zoom,La Pèlerine écossaise,L'Illusionniste,Deburau,Le Mari, la Femme et l'Amant, Nono etFaisons un rêve. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73656

‎Octave MIRBEAU‎

‎"...vous savez bien qu'il n'y a pas dans mon cur, la moindre indifférence. Thadée a du vous dire combien nous avions partagé votre douleur." Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau adressée à Alfred Natanson‎

‎Vichy 10 août 1906 | 11.60 x 18 cm | une feuille‎

‎Emouvante lettre autographe signée d'Octave Mirbeau, adressée au dramaturge et fondateur de la Revue Blanche, Alfred Natanson alors qu'il venait de perdre son père.18 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, enveloppe jointe. "Mon cher Fred, Je ne vous ai pas écrit ; mais vous savez bien qu'il n'y a pas dans mon cur, la moindre indifférence. Thadée a dû vous dire combien nous avions partagé votre douleur. Thadéea dû vous dire souvent quelle amitié profonde, j'ai pour vous. Peut-être ne vous l'ai-je pas exprimée, telle que je la sens, mais je la sens fortement, et je voudrais bien que vous la sentiez aussi un peu. C'est un gros chagrin que de ne plus être aimé de ceux qu'on aime véritablement. Vous allez partir ; et vous faîtes bien de quitter cette maison où durant plus de six mois, vous avez assisté à l'horrible agonie de votre pauvre père. Tâchez de travailler pour notre joie à tous... et revenez avec une belle uvre[...]". Mirbeau a été particulièrement proche du groupe de la Revue Blanche, depuis le lancement de celle-ci à Paris en 1891. Mais c'est depuis l'affaire Dreyfus que s'est renforcée son amitié intime et durable avec les frères Natanson, Thadée, Alexandre et Alfred. Après des divergences de vue esthétiques sur l'Art Nouveau et les Nabis, Mirbeau retrouve finalement Thadée autour de 1900, dans une inclination désormais commune pour les jeunes peintres Nabis de la Revue Blanche, Bonnard, Vallotton et Vuillard. La Revue Blanche a joué un rôle essentiel en France, c'est ce que confirme l'historien Paul-Henri Bourrelier : "La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin duXIXeet du début duXXesiècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du lycée Condorcet,La Revue blanchedevient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistescomme Fénéon, Mirbeau; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73674

‎Octave MIRBEAU‎

‎"C'est une joie délicieuse quand on a le cur tourmenté, de savoir qu'on a des amis comme vous..." Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau adressée à Alfred Natanson‎

‎s. l. [cachet de Seine-et-Marne] 15 Septembre 1901 | 12.50 x 17.60 cm | une feuille‎

‎Emouvante lettre autographe signée d'Octave Mirbeau, adressée au dramaturge et fondateur de la Revue Blanche, Alfred Natanson.15 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, papier de deuil à encadrement noir, filigrané "JDL & cie", enveloppe jointe. "Merci de votre gentille lettre. je savais déjà par Alexandre [Natanson], combien vous aviez été inquiets de l'état de ma femme. C'est une joie délicieuse quand on a le cur tourmenté, de savoir qu'on a des amis comme vous, comme vous tous, les braves gens duRelai. Dites bien à votre femme que la mienne a été très sensible à son amitié... Et embrassez tout le monde avec effusion. Dites aussi à Olga [femme d'Alexandre Natanson] et à Misia [femme de Thadée] que nous les aimons tendrement, et à Alexandre, qu'il est un charmant ami." Long post scriptum sur la mauvaise santé de son épouse, l'ancienne comédienne Alice Régnault : "La journée d'hier n'a pas été bonne, et la plaie du bras présentait un aspect méchant. Aujourd'hui cela va un peu mieux. Mais c'est une chose à surveiller de très près. Les mouvements se font un peu plus facilement mais elle souffre toujours extrêmement la nuit, au moindre jeu des muscles". Mirbeau a été particulièrement proche du groupe de la Revue Blanche, depuis le lancement de celle-ci à Paris en 1891. Mais c'est depuis l'affaire Dreyfus que s'est renforcée son amitié intime et durable avec les frères Natanson, Thadée, Alexandre et Alfred. Après des divergences de vue esthétiques sur l'Art Nouveau et les Nabis, Mirbeau retrouve finalement Thadée autour de 1900, dans une inclination désormais commune pour les jeunes peintres Nabis de la Revue Blanche, Bonnard, Vallotton et Vuillard. Le "Relai" correspond à un ancien relais de poste àVilleneuve-sur-Yonne acheté par Thadée Natanson en 1897 qui devint une destination pour tous leurs amis écrivains et artistes. On y croisait les peintres Nabis, Vuillard, Valloton, Bonnard ou Roussel ainsi que Toulouse-Lautrec. La Revue Blanche a joué un rôle essentiel en France, c'est ce que confirme l'historien Paul-Henri Bourrelier : "La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin duXIXeet du début duXXesiècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du lycée Condorcet,La Revue blanchedevient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistescomme Fénéon, Mirbeau; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73686

‎Octave MIRBEAU‎

‎"je voudrais pouvoir chanter en votre honneur un bel épithalame. Le malheur est que je ne suis pas poète." Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau adressée à Alfred Natanson‎

‎Nice, Villa Ibrahim, chemin des Baumettes 8 Février 1901 | 12.50 x 17.60 cm | une feuille‎

‎Amicale lettre autographe signée d'Octave Mirbeau, adressée au dramaturge et fondateur de la Revue Blanche, Alfred Natanson, quelques temps après son mariage.12 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, papier de deuil à encadrement noir, filigrané "JDL & cie", enveloppe jointe. "Je vous envoie, à votre femme et à vous, tous nos vux affectueux, et je voudrais pouvoir chanter en votre honneur un bel épithalame. Le malheur est que je ne suis pas poète. Mais nous somme vos amis et nous vous embrassons de tout notre cur. Nous avions espéré que vous viendriez passer quelques jours à Cannes et nous nous faisions une fête de vous avoir ici. Misia nous dit que vous avez renoncé à ce voyage. Comme c'est ennuyeux ! [...]". Mirbeau a été particulièrement proche du groupe de la Revue Blanche, depuis le lancement de celle-ci à Paris en 1891. Mais c'est depuis l'affaire Dreyfus que s'est renforcée son amitié intime et durable avec les frères Natanson, Thadée, Alexandre et Alfred. Après des divergences de vue esthétiques sur l'Art Nouveau et les Nabis, Mirbeau retrouve finalement Thadée autour de 1900, dans une inclination désormais commune pour les jeunes peintres Nabis de la Revue Blanche, Bonnard, Vallotton et Vuillard. La Revue Blanche a joué un rôle essentiel en France, c'est ce que confirme l'historien Paul-Henri Bourrelier : "La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin duXIXeet du début duXXesiècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du lycée Condorcet,La Revue blanchedevient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistescomme Fénéon, Mirbeau; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73700

‎Octave MIRBEAU‎

‎"J'avais bien pensé que cette vieille bonne femme qui tape si fort sur les matelas, avait du écorcher mon nom." Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau adressée à Alfred Natanson‎

‎Cormeilles-en-Vexin 22 août 1906 ou 1908 | 12.60 x 17 cm | une feuille‎

‎Amicale lettre autographe signée d'Octave Mirbeau, adressée au dramaturge et fondateur de la Revue Blanche, Alfred Natanson.12 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, papier à en-tête "Cormeilles-en-Vexin(S.&O.)", enveloppe jointe. "Cher ami, J'avais bien pensé que cette vieille bonne femme qui tape si fort sur les matelas, avait du écorcher mon nom. Mais dans l'incertitude, car je pouvais penser aussi que vous étiez pris avec quelqu'un de très sérieux, [...]. Ceci mon cher Fred pour vous dire que je suis parti de chez vous, triste de ne pas vous avoir vu, voilà tout, et sans le moindre sentiment mauvais. Vous savez que j'ai pour vous une affection solide et je vous connais assez gentil pour moi, pour me permettre de supposer des sottises. [...]"" Avec un amusant post-scriptum : "Ne prêtez pas attention à ce gribouillage... L'auto a je ne sais pas quoi, j'y travaille.. et n'y fait rien de bon.. d'ailleurs.. Et mon mécanicien se prend la tête, à deux mains noires d'huile grasse [...]". Mirbeau a été particulièrement proche du groupe de la Revue Blanche, depuis le lancement de celle-ci à Paris en 1891. Mais c'est depuis l'affaire Dreyfus que s'est renforcée son amitié intime et durable avec les frères Natanson, Thadée, Alexandre et Alfred. Après des divergences de vue esthétiques sur l'Art Nouveau et les Nabis, Mirbeau retrouve finalement Thadée autour de 1900, dans une inclination désormais commune pour les jeunes peintres Nabis de la Revue Blanche, Bonnard, Vallotton et Vuillard. La Revue Blanche a joué un rôle essentiel en France, c'est ce que confirme l'historien Paul-Henri Bourrelier : "La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin duXIXeet du début duXXesiècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du lycée Condorcet,La Revue blanchedevient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistescomme Fénéon, Mirbeau; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73701

‎Octave MIRBEAU‎

‎"Monsieur, entendu, pour les Mauvais Bergers" Billet autographe signé d'Octave Mirbeau‎

‎s. l. [Paris] [1897] | 13.50 x 18.30 cm | une feuille‎

‎Billet autographe signé d'Octave Mirbeau. 2 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, papier à en-tête "68 avenue du bois de Boulogne". "Alors, Monsieur, entendu, pour les Mauvais Bergers". Les Mauvais bergers correspond à la tragédie d'Octave Mirbeau, drame social incarné au théâtre de la Renaissance, le 15 décembre 1897, par Sarah Bernhardt et Lucien Guitry dans les rôles principaux. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73703

‎Octave MIRBEAU‎

‎"je serais très heureux si vous vouliez bien reproduire dans Le Roman Romanesqueet aux conditions de la Société des gens de lettres, Sébastien Roch..." Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau adressée vraisemblablement à Léon Tonnelle‎

‎s. l. [Paris] 1er Juillet 1903 | 13.80 x 18.30 cm | une feuille‎

‎Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau adressée vraisemblablement à Léon Tonnelle, directeur de la revue Le Roman Romanesque. 12 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, papier gris à en-tête "68 avenue du bois de Boulogne". "Monsieur, je serais très heureux si vous vouliez bien reproduire dans Le Roman Romanesqueet aux conditions de la Société des gens de lettres, Sébastien Roch, publié chez Fasquelle et qui est un livre auquel je tiens particulièrement. Peut-être aussi, trouverez-vous dans Les vingt et un jours d'un neurasthénique quelques nouvelles que vous pourriez publier. En outre, je vous indique en outre, dans Les Contes de la Chaumière(Fasquelle) une nouvelle : Agronomiequi est presque d'actualité, puisque c'est d'elle que j'ai tiré le caractère de Lechat dans Les Affaires sont les affaires. [...]". Octave Mirbeau publiera son roman Le Calvaire dans le numéro 8 de la revue le Roman Romanesque paru en décembre 1903. Les titres mentionnés dans la lettre n'ont finalement pas été publiés. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73704

‎Félix FÉNÉON‎

‎"Le romancier et occultiste Paul Adam fut, comme vous savez, très lié à Maurice Barrès." Lettre autographe signée de Félix Fénéon adressée à Gabriel Mourey‎

‎s. l. 17 février 1942 | 21 x 27 cm | 2 feuilles‎

‎Lettre autographe signée de Félix Fénéon adressée à Gabriel Mourey, 18 lignes à l'encre noire, traces de pliure inhérentes à la mise sous pli de la lettre. Témoin et acteur privilégié de son époque, le critique d'art et collectionneur Félix Fénéon aide l'auteur Gabriel Mourey dans sa quête pourretrouver la correspondance de Paul Adam avec Maurice Barrès : "Le romancier et occultiste Paul Adam fut, comme vous savez, très lié à Maurice Barrès. (Candidats boulangistes dans deux circonscriptions lorraines contiguës, il firent fraternellement une campagne électorale et journalistique à laquelle leur amitié ne survécut guère.)Comment retrouver tous les papiers de Paul Adam, mort il y a une vingtaine d'années ? Mme Paul Adam vit-elle encore. - je n'en sais rien. Mais il est probable que vive une de ses soeurs, veuve depuis quelques trois ans de ce L. Cappielloauteur de tant d'affiches, - peintre elle aussi (et, de plus, fort sourde). Leur demeure était 8 rue Lechatelier, XVIIe. Par Mme L. Cappiello vous retrouverez peut-être des papiers barrésiens laissés par Paul Adam. Pour le cas où vous chercheriez dans cette direction, je note que que j'ai été en excellents termes avec toute la famille et que vous pouvez donc user de mon nom à votre gré." Personnalité majeure de l'Avant-garde, Fénéon avait le talent de débusquer les plus grands artistes. Cet étrange dandy volontairement discret, fit le vude servir quasi religieusement tout ce qui dans l'art forme une nouvelle sensibilité.Défenseur des néo-impressionnistes Seurat et Signac, ami de Mallarmé et de Camille Pissaro, de Paul Adam, Gustave Kahn, anarchiste puis communiste, directeur d'une douzaine de petites revues, il publia des uvres neuves telles les Illuminationsde Rimbaud, lePaludesd'André Gide,Dédalusde James Joyce. Prolifique journaliste, il écrivit partout et ne signa pas ses articles ou emprunta même des pseudonymes extravagants comme Gil de Bache, Porphyre Kalouguine, voire Thérèse ou Louise. Rare lettre de Félix Fénéon sur ses contemporains. Nous y joignions une lettre autographe signée de Fanny Fénéon, femme de Félix Fénéon, datée du 30 décembre 1941 alors que son mari était malade et alité, 10 lignes à l'encre noire, traces de pliure inhérentes à la mise sous pli de la lettre. "Mon mari gravement malade est dans l'impossibilité de recevoir quelqu'un. Si la difficultéque vous désirez lui remettre peut se résoudre par lettre, veuillez lui dire ce dont il s'agit. Une réponse immédiate vous montrera que malgré ses 80 ans, il est tout à votre disposition. [...]" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73853

‎Boris VIAN‎

‎"Guerre de deux maisons de disques qui sont enlisées dans des méthodes antiques de vente" Manuscrit autographe inédit d'un projet de scénario cinématographique de Boris Vian relatant la guerre entre deux maisons de disques‎

‎s. d. [circa 1950] | 21 x 27 cm | 3 pages sur 3 feuillets perforés agrafés‎

‎Manuscrit autographe inédit d'un projet de scénario cinématographique de Boris Vian. 3 pages sur 3 feuillets rédigées à l'encre noire et bleue et au stylo bille bleu. Ratures, corrections et notes marginales. Pliure centrale sans gravité. Une coupure verticale sur le premier feuillet, sans manque de texte. Amusant projet cinématographique raillant l'impitoyable monde des maisons de disques alors que Boris Vian fait la connaissance de Jacques Canetti qui lui ouvrira les portes de Polydor (qui deviendra Philips). La seconde page présente quelques lignes exposant le synopsis du projet: «Deux maisons de disques rivales se trouvent enlisées dans une guerre de concurrence acharnée. Chacune attend pour agir de savoir ce que prépare l'autre [...]» Boris Vian semble avoir une idée bien précise de l'ambiance du film, indiquant déjà des détails techniques d'importance: «Début du film en bistre (historique) [...] arbre découpé (voix des chênes) [...] ou à la guillotine (ombre dans la cour) [...] côté cinémassacre-ballet Hitchcock dans l'action». Il a également une idée assez arrêtée des les acteurs choisis pour interpréter les différents personnages: «[Jacques] Dufilho, [Hubert] Deschamps [...] Personnage de Georges Cravenne (Y.[ves] Robert ou Darry Cowl», bien qu'il ne semble pas encore décidé pour l'interprète du «personnage de Barclay».Fidèle à son humour, il imagine ponctuer l'intrigue de «sketches de démonstration», d'une «parodie du ballet M.G.M.» ou encore de «sketches satiriques venant couper le burlesque». La part belle est, compte tenu du sujet, faite à la musiqueet plus précisément au rock'n'roll: «Un seul orchestre spécialisé dans le rock, et chacune des deux maisons essaie de se l'approprier[...] Rock et Roll sont associés». Influencé par les maîtres de la science-fiction américaine d'après-guerre qu'il admire, Vian introduit dans ce scénario des éléments propres au genre de l'anticipation; les «Maisons de disques s'espionnent à coup de téléviseurs perfectionnés» et il y a même des «Martiens». L'écriture rapide et les ajouts marginaux de ce manuscrit témoignent de la vivacité de Boris Vian, infatigable travailleur à l'imagination prolifique. Dans son langage non-conformiste, il multiplie les idées sur le papier: «il faut moderniser notre organisation. On fait défiler les mecs et on les abat à coup de presse-papier quand ils sont trop vieux [...] chacun des maisons pousse au cul son grand docteur». Comme le souligne Noël Arnaud dans ses Vies parallèles de Boris Vian, «Boris Vian s'est (...) intéressé au cinéma de manière active, et à plusieurs reprises. Il a composé des scénarios (certains ont même été tournés), il est apparu comme acteur dans différents films et il a écrit des commentaires de courts métrages.» Un documentaire intitulé Le Cinéma de Boris Vian, sorti en 2010, relate la passion de Boris Vian pour le cinéma et sa collaboration avec le réalisateur Pierre Kast qui disait de son ami: «J'aimerais beaucoup - c'est un des plus grands regrets de ma vie - j'aimerais beaucoup entrer dans une salle de projection, avec un bon fauteuil et plusieurs dizaines d'heures devant moi, et regarder les vingt films que Boris rêvait de faire.» (Pierre Boiron, Pierre Kast 1985). Ironie du sort, c'est dans un fauteuil de cinéma que Boris s'éteindra...devant l'adaptation qu'il exécrait de son roman J'irai cracher sur vos tombes. Provenance : Fondation Vian - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 73867

‎Édouard VUILLARD‎

‎Lettre autographe signée d'Edouard Vuillard adressée à Bolette Natanson‎

‎17 juin 1931 | 12.20 x 16.90 cm | 1 page sur 1 feuillet remplié‎

‎Lettre autographe signée d'Edouard Vuillard adressée à l'architecte et designer Bolette Natanson, rédigée à l'encre bleue sur un papier de deuil : "Ce n'est pas moi qui règle le cadre aussi je trouve juste de le payer son prix". Amie du peintre Edouard Vuillard, Bolette Natanson encadra plusieurs de ses oeuvres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74124

‎CHAM‎

‎Belle lettre autographe signée à Alexandre Dumas fils le remerciant chaleureusement pour son intervention pour l'obtention du ruban de la Légion d'Honneur‎

‎Paris 1875 | 11.50 x 17 cm | une feuille‎

‎Affectueuse lettre autographe signée d'une page et demie (32 lignes) de Cham adresséeà son ami Alexandre Dumas fils le remerciant fraternellement pour les fructueuses démarches administratives entreprises par ce dernier en faveur de l'obtention du ruban de la Légion d'Honneur pour son camarade caricaturiste : Dans cette missive toute empreinte d'une pudeur et d'une modestie étonnées, Cham s'y montre tout à la fois fier et gentiment moqueur des décorations. Il n'a de cesse de louer l'affection et la reconnaissance qu'il nourrit pour son ami. "Ce 11 Fev. (1875), Mon cher ami, C'est atroce ! Me voilà décoré ! Jusqu'à la fin de mes jours ! et c'est de votre faute ! Par le plus grand des hasards j'ai appris que vous aviez écrit une lettre de quatre pages au ministre. Le tout me concernant et appelant sur moi le ruban ! Sans rien dire à personne ! et sans vous dénoncer une fois le coup terminé et réussi. Que penser d'un pareil homme ? Où trouver assez de reconnaissance pour le remercier d'un pareil traits ? Je forme immédiatement une société au capital d'une reconnaissance énorme qui puisse acquitter ma dette envers vous. Ce n'est pas une croix qui honore un homme, ce sont des amis comme vous. Vous devez comprendre ce que j'éprouve pour vous après un coup pareil. Bien affectueusement et merci je ne vous dis que ça ! Cham. Mes respectueux hommages à madame Dumas. Je porte mon ruban en rosette, ça fait très bien." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74140

‎COLETTE‎

‎"On croit toujours que la pensée, qui est une force, touche son but aussi bien qu'un message écrit." Lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson‎

‎Paris s. d. [12 mars 1936] | 17.80 x 22.60 cm | 2 pages sur un feuillet‎

‎Belle lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson. Deux pages rédigées à l'encre sur un papier bleu à en-tête de l'immeuble Marignan, demeure de l'écrivaine entre 1936 et 1938.Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli de la missive. Emouvante lettre adressée par Colette à sa proche amie suite au décès de son père Alexandre Natanson : "[...] ce dimanche va être un dimanche bien pénible. Je t'écris à l'heure juste où tu conduis ton père."Consciente de la souffrance et du "chagrin" de sa "chère Bolette", elle lui témoigne affectueusementson soutien"On croit toujours que la pensée, qui est une force, touche son but aussi bien qu'un message écrit.", achevant sa lettre sur une très belle déclaration : "Beaucoup de visages humains se penchent vers le tien et tu ne les aimes pas tous. Le mien, que tu ne verras pas, te suit de loin et s'inquiète de toi."Bolette se suicidera quelques mois plus tard. Evoluant depuis sa plus tendre enfance dans les milieux artistiques - elle est la fille d'Alexandre et la nièce de Thadée Natanson, les créateurs de la fameuse Revue Blanche - Bolette Natanson (1892-1936) se lia d'amitié avec Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Georges Auric, Jean Hugo ou encore Colette. Passionnée par la couture, elle quitte Paris pour les Etats-Unis avec Misia Sert, grande amie de Coco Chanel et est embauchée chez Goodman. Avec son mari Jean-Charles Moreux, ils créèrent en 1929 la galerie Les Cadres boulevard Saint-Honoré et fréquentèrent de nombreux artistes et intellectuels. Leur succès fut immédiat et ils multiplièrent les projets : la création de la cheminée de Winnaretta de Polignac, la décoration du château de Maulny, l'agencement de l'hôtel particulier du baron de Rothschild, la création de cadres pour l'industriel Bernard Reichenbach et enfin la réalisation de la devanture de l'institut de beauté de Colette en 1932. Bolette Natanson encadra également les uvres de ses prestigieux amis peintres: Bonnard, Braque, Picasso, Vuillard, Man Ray, André Dunoyer de Segonzac, etc. En dépit de cette fulgurante ascension, elle mettra fin à ses jours en décembre 1936 quelques mois après le décès de son père. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74160

‎Antonio TORRES‎

‎Carte postale autographe signée adressée à sa traductrice en français Alice Raillard‎

‎Coimbra s. d. [circa 1995] | 14.50 x 10.50 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe datée et signée de 9 lignes, et entièrement écrite en brésilien, de l'écrivain Antonio Torres adressée à la traductrice de ses oeuvres en français Alice Raillard depuis la Guyane. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74173

‎COLETTE‎

‎"Tu es ma "provision d'hiver", la jeunesse dont j'aurai besoin, plus tard, bien plus encore qu'à présent" Lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson‎

‎s. l. [Paris] s. d. [circa 1935] | 17.70 x 22.50 cm | 2 pages sur un feuillet‎

‎Belle lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson. Deux pages rédigées à l'encre sur un papier bleu.Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli de la missive. Comme à son habitude très protectrice et maternelle avec son amie, Colette la complimente : "Comme tu es gentille, - comme tu es Bolette". De dix-neuf ans son aînée, elle loue la jeunesse de "[son] enfant" :"Tu es ma "provision d'hiver", la jeunesse dont j'aurai besoin, plus tard, bien plus encore qu'à présent. Soigne-toi bien ma jeunesse en grange". Evoluant depuis sa plus tendre enfance dans les milieux artistiques - elle est la fille d'Alexandre et la nièce de Thadée Natanson, les créateurs de la fameuse Revue Blanche - Bolette Natanson (1892-1936) se lia d'amitié avec Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Georges Auric, Jean Hugo ou encore Colette. Passionnée par la couture, elle quitte Paris pour les Etats-Unis avec Misia Sert, grande amie de Coco Chanel et est embauchée chez Goodman. Avec son mari Jean-Charles Moreux, ils créèrent en 1929 la galerie Les Cadres boulevard Saint-Honoré et fréquentèrent de nombreux artistes et intellectuels. Leur succès fut immédiat et ils multiplièrent les projets : la création de la cheminée de Winnaretta de Polignac, la décoration du château de Maulny, l'agencement de l'hôtel particulier du baron de Rothschild, la création de cadres pour l'industriel Bernard Reichenbach et enfin la réalisation de la devanture de l'institut de beauté de Colette en 1932. Bolette Natanson encadra également les uvres de ses prestigieux amis peintres: Bonnard, Braque, Picasso, Vuillard, Man Ray, André Dunoyer de Segonzac, etc. En dépit de cette fulgurante ascension, elle mettra fin à ses jours en décembre 1936 quelques mois après le décès de son père. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74177

‎COLETTE‎

‎"Désormais tes cadres sont moches, tes miroirs troubles comme une conscience d'honnête homme, et tes papillons sont - horreur ! - fidèles !" Lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson‎

‎s. l. [Paris] s. d. [circa 1935] | 17.70 x 22.50 cm | 2 pages sur un feuillet‎

‎Belle lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson. Deux pages rédigées à l'encre sur un papier bleu.Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli de la missive. Cette lettre a probablement été adressée à Bolette à la suite d'un cadeau fait à sa "vieille amie" :"Ah ! dangereuse Bolette ! Je ne peux rien dire devant toi. Voilà les deux charmantes épaisses petites cuves qui émigrent chez moi." C'est l'occasion pour Colette, très contente de ce nouveau cadeau de dévaloriser avec humourles précédentes oeuvres de la designeuse :"Désormais tes cadres sont moches, tes miroirs troubles comme une conscience d'honnête homme, et tes papillons sont - horreur ! - fidèles !"Les fameux "papillons", naturalisés et enfermés dans des cadres de verre, sont visibles sur plusieurs photographies de l'écrivaine dans son intérieur. Evoluant depuis sa plus tendre enfance dans les milieux artistiques - elle est la fille d'Alexandre et la nièce de Thadée Natanson, les créateurs de la fameuse Revue Blanche - Bolette Natanson (1892-1936) se lia d'amitié avec Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Georges Auric, Jean Hugo ou encore Colette. Passionnée par la couture, elle quitte Paris pour les Etats-Unis avec Misia Sert, grande amie de Coco Chanel et est embauchée chez Goodman. Avec son mari Jean-Charles Moreux, ils créèrent en 1929 la galerie Les Cadres boulevard Saint-Honoré et fréquentèrent de nombreux artistes et intellectuels. Leur succès fut immédiat et ils multiplièrent les projets : la création de la cheminée de Winnaretta de Polignac, la décoration du château de Maulny, l'agencement de l'hôtel particulier du baron de Rothschild, la création de cadres pour l'industriel Bernard Reichenbach et enfin la réalisation de la devanture de l'institut de beauté de Colette en 1932. Bolette Natanson encadra également les uvres de ses prestigieux amis peintres: Bonnard, Braque, Picasso, Vuillard, Man Ray, André Dunoyer de Segonzac, etc. En dépit de cette fulgurante ascension, elle mettra fin à ses jours en décembre 1936 quelques mois après le décès de son père. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74179

‎Albert T'SERSTEVENS‎

‎Carte postale autographe signée et adressée à un ami bouquiniste depuis Anduze‎

‎Manosque 17 Juin 1972 | 10.50 x 15 cm | une feuille + une enveloppe‎

‎Carte postale autographe signée de 17 lignes d'Albert T'Serstevens adressée à son ami bouquiniste et horticulteur Robert Boutin depuis Anduze le 17 Juin 1972 lui narrant le rythme de vie qu'il a adopté, entre travail et contemplation de la nature qui s'épanouit, depuis qu'il réside dans le Gard : " Cher bouquiniste et surtout jardinier, depuis exactement un mois je n'ai quitté ma table de travail que pour manger et dormir... les héliantes ont si bien prospéré qu'elles ont couvert toute la plate-bande le long de la façade principale... les vieux tilleuls sont en fleur..." Enfin, il prend congé de son ami en lui demandant de lui fournir de ses nouvelles en attendant d'envisager de rentrer à Paris. Enveloppe jointe. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74197

‎André BRETON‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Sarane Alexandrian‎

‎Paris mercredi 12 mars 1947 | 20.80 x 27 cm | 1 page sur un feuillet, enveloppe jointe‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Sarane Alexandrian, une page rédigée à l'encre bleue sur un feuillet à en-tête de l'Exposition internationale du Surréalisme de 1947. Enveloppe jointe. Cette lettre est une réponse à une lettre envoyée la veille par Sarane Alexandrian, partiellement consultable sur le site des Archives Breton. Né à Bagdad et engagé dans la Résistance dans le Limousin, c'est à cette époque que Sarane Alexandrian découvre le dadaïsme. A vingt ans, il devient le bras droit d'André Breton et est chargé par ce dernier de la direction du secrétariat deCauseafin de répondre aux candidatures de nombreux jeunes artistes du monde entier souhaitant rejoindre le mouvement surréaliste. En octobre 1948, il rompt avec le pape du surréalisme tout en lui conservant son estime et son admiration :"Auprès de lui, on apprenait le savoir-vivre des poètes, dont l'article essentiel est un savoir-aimer... On l'admirait pour la dignité de son comportement d'écrivain, ne songeant ni aux prix, ni aux décorations, ni aux académies" (Alexandrian, André Breton par lui-même, 1971). La lettre que nous proposons marque les débuts de cette éphémère mais importante relation entre les deux écrivains. André Breton, de vingt ans l'aîné de Sarane Alexandrian, semble porter de grands espoirs en ce jeune théoricien qui s'intéresse à ses écrits : "Max-Pol Fouchet ne m'a pas encore fait lire "Poésie et objectivité" mais votre lettre m'en dit assez pour que je croie à un profond accord entre nous, accord moins fondé sur la réception que vous faites à ce qu'a pu être jusqu'ici mon message qu'à la nature même de votre projet personnel, qui se confond en grande partie avec le mien."Quant à "Poésie et objectivité", il ajoute : "Je verrais le plus grand intérêt à publier au catalogue de l'exposition surréaliste quelques pages de vous, dans lesquelles demanderaient à être à peine transposées les principales idées qui s'expriment dans votre lettre et surtout celles qui touchent à la création d'une "mystique érotique"."Cette publication prenant la forme d'un manifeste verra bien le jour et paraîtra dans la revueFontaineréalisée à l'occasion de l'Exposition internationale du Surréalisme de 1947 à la Galerie Maeght. Le texte vaudra un grand succès au jeune Alexandrian qui sera dès lors considéré par ses pairs comme le théoricien n°2 du surréalisme. Très belle lettre marquant le début de l'importante mais éphémère relation entre les deux maîtres à penser du surréalisme. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74239

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou proposant plusieurs choix de rendez-vous à son correspondant‎

‎S. n. | s. l. [Paris] s. d. [circa 1890] | 26.50 x 20.50 cm | une page et demie sur une feuille‎

‎Lettre autographe signée du comte dandy, d'une page et demie (15 lignes), écrite à l'encre noire (à Henri Lapauze) lui soumettant plusieurs choix de rendez-vous à son domicile : "... Je serai heureux de vous recevoir vendredi à 10h ou à 2h selon que vous préférerez... Nous sommes charmés de vous avoir à Douai..." Une tache d'encre noire en marge du verso de la lettre. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74255

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou priant son correspondant journaliste de faire la chronique, dans le Gaulois, du dernier ouvrage qu'il lui a adressé‎

‎S. n. | s. l. [Paris] s. d. [circa 1890] | 23 x 18 cm | deux pages sur une feuille‎

‎Lettre autographe signée du comte dandy, de deux pages (27 lignes), écrite à l'encre noire à Henri Lapauze, alors journaliste au Gaulois, lui demandant, après réception de son dernier ouvrage publié qu'il lui a envoyé, de se fendre d'un article bienveillant à son égard : "... Je vous envoie mon nouveau volume, en vous priant d'en faire l'annonce avec votre bonne grâce habituelle. Je désire, en outre, que le compte-rendu ultérieur et détaillé en soit fait par vous aux lecteurs du Gaulois." Robert de Montesquiou sollicite également auprès d'Henri Lapauze un rendez-vous lorsqu'il sera revenu à Paris : "Je vous demanderai un petit rendez-vous et nous pourrons causer un instant..." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74257

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎"Réglons-nous sur Sarah ! " Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou signifiant la joie qu'il aura de retrouver ses amis Lapauze malgré la présence d'une tierce et importune personne de leur entourage‎

‎S. n. | s. l. s. d. [circa 1905] | 15 x 19 cm | trois pages sur une double feuille‎

‎Lettre autographe signée du comte dandy, de trois pages (27 lignes), écrite à l'encre noire à ses amis Lapauze qu'il est ravi de bientôt revoir même s'ils lui imposent la présence d'une certaine Sarah qui ne compte pas parmi les personnes que le poète semble apprécier: "Cher amis, je ne vous ferai pas l'affront de ne pas vous dire que j'aurais préféré vous deux, seuls, (mots soulignés) mais, comme dit le beau vers : Tu fais ce que tu fais / Ce que tu fais est bien." Pour ce rendez-vous fixé au Petit Palais (dont Henry Lapauze devient le conservateur en 1905 après en avoir été le directeur adjoint pendant les quatre années précédentes), Robert de Montesquiou, "lève-tard, qui a la lâcheté - ou, si vous préférez, la sagesse de choisir l'après-midi" émet timidement, dans un élan d'amour-propre froissé et de revanche qu'il regrette déjà, l'éventualité de son absence : "...seule une irritation de gorge, cavalièrement soignée, et à surprise, pourrait me retenir au dernier moment... Mais je ne veux pas y croire. Réglons-nous sur Sarah ! " Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74262

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎"Votre intervention pour faire est déterminante..." Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou à Henry Lapauze alors journaliste au Gaulois‎

‎S. n. | s. l. s. d. [circa 1895] | 12.50 x 17 cm | une page et demie sur une feuille‎

‎Lettre autographe signée du comte dandy, d'une page et demie (13 lignes), écrite à l'encre noire à son ami le journaliste du Gaulois Henry Lapauze afin qu'il joue de son influence décisive dans la parution d'un texte : "Il doit s'imaginer que ce texte est subversif. Détrompez-le."initialement validé par Arthur Meyer mais dont Robert de Montesquiou veut s'assurer auprès de son ami qu'il sera bien imprimé : "J'ai vu votre directeur qui accepte en principe. Cependant, comme votre intervention pour faire est déterminante, j'insiste auprès de vous." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74263

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎""Etre fidèle, ou infidèle, dans ses promesses, lequel vaut mieux ?" Véhémente lettre autographe datée et signée de Robert de Montesquiou à un cher ami (Henry Lapauze) s'insurgeant contre son manquement à la parole donnée‎

‎S. n. | s. l. 9 Juin 1911 | 13.50 x 21 cm | quatre pages sur deux feuilles‎

‎Etonnante lettre autographe datée et signée du comte dandy, de quatre pages sur deux grandes feuilles (16 lignes), écrite à l'encre noire à son "cher ami" Henri Lapauze dénonçant son manquement à la parole donnée et suscitant l'ire épistolaire du poète. Henry Lapauze devait célébrer Robert de Montesquiou dans un livre-hommage regardant ce dernier et, à son grand dam il l'a oublié, piquant ainsi à vif son impulsif amour-propre : "... ce n'est pas pour récriminer, encore moins pour réclamer - tous deux incompatibles avec la fierté - mais pour enregistrer qui dédommage des méconnaissances..." et, affront supplémentaire pour la fierté du dandy-poète : "... vous ne parliez... que de Lavedan !" alors que, double et suprême trahison, Robert de Montesquiou honorait sa promesse en lui dédicaçant son dernier ouvrage : "Dans le moment même où j'inscrivais, pour vous, la dédicace par moi promise,me parvenait le fascicule où devait s'exprimer les commentaires promis par vous, pour le livre qui me rend hommage..." Le poète et écrivain Robert de Montesquiou lui en serait très reconnaissant : "... le poète et l'ami qui, tous deux en un, vous remercient d'avance affectueusement..." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74273

‎Lieutenant ROTTIER‎

‎[MANUSCRIT] Manuel pratique de Langue Bambara à l'usage des Officiers et Sous-Officiers des Troupes Sénégalaises par le Lieutenant Rottier de L'infanterie Coloniale‎

‎s. l. Juillet 1914 | 17 x 21.50 cm | (9 p.) 140 pages manuscrites dans un cahier‎

‎Rare manuscrit inédit consistant en un lexique Français-Bambara àl'usage des Officiers et Sous-Officiers des Troupes Sénégalaises rédigé par le Lieutenant Rottier. 9 pages d'introduction manuscrites et 140 pages numérotées rédigées à l'encre noire sur un cahier ligné en demi toile noire et plats de papier vert. Ratures et corrections, ainsi qu'une utile table des matières in-fine. Très beau et précoce témoignage de l'intérêt d'un militaire français pour la langue bambara, alors seulement pratiquée à l'oral. Le manuscrit débute sur neuf pages d'introduction historique depuis les origines de la "création d'une armée noire" par le colonel Mangin en 1909 expliquant la nécessité d'un "manuel vraiment pratique". Vient ensuite une première partie contenant des éléments de grammaire bambara, puis un "vocabulaire général et manuel de conversation" et enfin un "vocabulaire militaire". Dans son introduction, le Lieutenant Rottier précise la démarche de la création de ce lexique :"Le Bambara est actuellement la langue la plus répandue en A.O.F., il est parlé couramment par près de 5 millions de noirs (...). C'est, après le français, la langue des tirailleurs sénégalais, c'est le bambara que parle tout homme n'ayant que quelques mois de service dans ses relations avec ses camarades d'autres races ou surtout avec ses gradés, alors qu'il ne bredouille encore qu'un français 'petit nègre' presque incompréhensible. Au milieu de l'amalgame de races si diverses que représente actuellement l'armée noire, le bambara est l'espéranto qui les unit, qui tend toutes leurs fibres en un même sentiment, commun à toutes, celui de l'amour de la France." Sur les 200 000 engagés « sénégalais », 30 000mourront au champ d'honneur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74275

‎Julien GRACQ‎

‎"d'une grande richesse et d'un éclairage très singulier..." Bristol autographe daté et signé adressé à Roland Cailleux le remerciant pour l'envoi de son dernier ouvrage‎

‎S. n. | s. l. s. d. [circa 1975] | 15.50 x 11 cm | une feuille‎

‎Bristol autographe de 11 lignes signé de Julien Gracq adressé à Roland Cailleux regardant l'envoi de son dernier ouvrage (peut-être "A moi-même inconnu paru en 1978) et pour lequel Julien Gracq le félicite : "... ouvrage d'une grande richesse et d'un éclairage très singulier..." suscitant une complicité inhabituelle entre le lecteur et l'écrivain : "... un courant de sympathie s'établit ici, entre l'auteur et le lecteur, qui ne se rencontre que rarement..." Joli hommage de Julien Gracq reconnaissant et appréciant la sensibilité et le talent de Roland Cailleux. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74311

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎"Il me semble que vous me deviez bien cela, pour ma peine..." Lettre autographe datée et signée de Robert de Montesquiou à un ami (Henry Lapauze) l'invitant à un déjeuner pascal‎

‎S. n. | s. l. 8 Avril 1911 | 27 x 21.50 cm | deux pages sur une feuille‎

‎Lettre autographe datéedu 8 Avril 1911 et signée du comte dandy, de deux pages sur une feuille recto-verso (19 lignes), écrite à l'encre noire invitant son ami Henri Lapauze et sa femme pour un déjeuner pascal, le 18 du mois en cours, dans sa propriété landaise près de Vic-Bigorre. Robert de Montesquiou, afin d'emporter la décision de son ami convié et pour faciliter ses déplacements, lui propose de mettre à sa disposition un véhicule. Mais avant ce repas de Pâques proposé, le poète envisage de rendre visite à son ami tout prochainement. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74318

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou à son ami Henry Lapauze alors journaliste au Gaulois à propos de deux articles qu'il veut y voir publier‎

‎S. n. | s. l. s. d. [circa 1895] | 12.50 x 17 cm | deux pages et demie sur une feuille rempliée‎

‎Lettre autographe signée du comte dandy, de deux pages et demie (27 lignes), écrite à l'encre noire insistant auprès de son ami Henry Lapauze, alors journaliste au Gaulois, pour voir publier une note qu'il lui a envoyée ainsi que le projet d'un entretien avec un certain monsieur Lavé et des modalités y afférant: "... je suis persuadé que vous trouverez, l'un comme l'autre, intérêt et plaisir à l'entretien projeté... Vous pouvez agir directement, en vous recommandant de moi..." Enfin, Robert de Montesquiou souhaite s'entretenir, avec madame Lapauze, d' : "... un bien précieux recueil, dont je veux lui parler, comme il le mérite, à savoir posément, et passionnément..." qu'elle lui a fait parvenir. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74321

‎Robert de MONTESQUIOU‎

‎"... les circonstances rapides au milieu des autres occupations ne m'ont pas permis de consulter..." Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou à son ami Henry Lapauze le remerciant pour l'envoi d'un document dont il n'a pas encore pris connaissance‎

‎S. n. | s. l. s. d. [circa 1895] | 12.50 x 20 cm | quatre pages sur une feuille rempliée‎

‎Lettre autographe signée du comte dandy, de quatre pages (43 lignes), écrite à l'encre noire remerciant son ami Henry Lapauze et une de ses connaissances de lui avoir procuré : "l'intéressant document" que sa débordante activité ne lui n'a pas encore permis de lire : "... avec autant d'application que je l'aurais voulu..." Robert de Montesquiou s'en remet donc à l'indulgence de son ami, en transmettant également ses excuses et sa reconnaissance à la personne inconnue qui l'a aidé via Henri Lapauze : "... je compte sur votre obligeance et celle de votre ami pour me permettre, une autre fois, de compléter cette lecture... veuillez bien lui transmettre ma gratitude, en même temps que le surplus de mon désir..." Une petite tache brune en haut d'une page, une trace de pliure sans gravité en pied d'une autre. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 74355

‎Michel LEIRIS‎

‎Carte postale autographe signée adressée à Lucienne Salacrou‎

‎Clermont-Ferrand 19 septembre 1975 | 14.70 x 10.30 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée de Michel Leiris et son épouseLouise Godon (surnommée "Zette") adressée à Lucienne Salacrou, épouse de l'écrivain Armand Salacrou. Treize lignes (10 de la main de Zette et 3 de celle de Michel) rédigées au stylo bille bleu au dos d'une vue en noir et blanc des Absides de Clermont-Ferrand. Un petit accroc en marge haute du recto, sans grande gravité. Michel Leiris a fait la connaissance des époux Salacrou à la galerie Kahnweiler. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75094

‎Jules ROMAINS‎

‎Lettre autographe signée adressée à André Dignimont‎

‎Paris 3 novembre 1951 | 21 x 27.10 cm | 2 pages sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Jules Romains adressée à André Dignimont, deux pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet à en-tête portant l'adresse de l'écrivain. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli de la missive. * Intéressante lettre dans laquelle Jules Romains échange avec le peintre Dignimont au sujet de l'édition illustrée à paraître de sa grande fresque romanesqueHommes de bonne volonté: "J'ai beaucoup pensé, cette fois-ci encore, aux belles compositions que vous nous avez montrées samedi.Je continue à trouver tout cela très important." Les remarques de Romains sont intéressantes car elle montre les différences de points de vues entre les personnages tels qu'il les a créés et tels que son ami les a représentés : "Est-ce que nos deux jeunes gens ne font pas encore un peu trop rupin...? (...) Je verrais de Marquis de St Papoul avec un visage plus maigre et plus allongé - un peu donquichottesque."Il s'excuse finalement de toutes ses exigences : "Hélas ! Je suis embêtant. Mais j'aime tellement vos compositions que je me permets d'y rêver comme si je les avais faites moi-même." La saga illustrée paraîtra en 1954 chez Flammarion et sera l'unique collaboration entre l'académicien et le peintre montmartrois. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75101

‎Roger CAILLOIS‎

‎Lettre autographe signée adressée à Arnost Budik‎

‎Paris 25 juin 1972 | 21 x 27 cm | une page sur un feuillet, enveloppe jointe‎

‎Lettre autographe signée de Roger Caillois adressée à Arnost Budik ; une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier pelure. Enveloppe jointe. Quelques trous de perforeuse en marge de la lettre et de l'enveloppe, sans atteinte au texte, ainsi que quelques pliures inhérentes à la mise sous pli de la missive. Roger Caillois remercie l'écrivain tchèque pour les "n° deGravidaqu'[il a] bien voulu [lui] faire parvenir". Arnost Budik faisait en effet partie du comité de rédaction de cette revue surréaliste belge et semble avoir sollicité une contribution de Caillois : "Je vous prie de trouver ci-joint un texte que je viens d'achever."Caillois ne se trouva aux côtés des surréalistes que de manière très brève de 1932 à 1935 et semble ici s'excuser de cet éloignement : "Le surréalisme n'a jamais beaucoup prisé la poésie descriptive-méditative où j'ai cru, plus tard, trouver ma voie. Aussi, si le texte ne vous convenait pas, n'ayez aucun scrupule à me le retourner très simplement. Je le comprendrais très bien." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75103

‎Roger CAILLOIS‎

‎Lettre autographe signée adressée à Dominique Aury‎

‎Paris Mardi 27 [février 1968] | 13.50 x 20.90 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Roger Caillois adressée à Dominique Aury ; une page sur un feuillet rédigée au stylo bille bleu. Intéressante lettre concernant l'article "Mémoire interlope" qui paraîtra dans le n°185 de la seizième année (mai 1968) de la Nouvelle Revue Française. A cette époque, Marcel Arland et Jean Paulhan sont tous deux directeurs de la revue qu'ils ont fait renaître de ses cendres en 1953. La correspondante de Roger Caillois, Dominique Aury (aussi connue sous le pseudonyme de Pauline Réage) siège au Comité de lecture de la célèbreRevue. Il est question dans cette lettre d'une "note" que Roger Caillois demande à Dominique Aury de ne pas publier : "Pour la note, comme je l'avais dit à Arland je renonce à la publier. Notre ami la prendrait surement comme une sorte de coup de poignard dans le dos, une trahison d'autant plus délibérée que je n'écris pour ainsi dire jamais de note. Elle n'en vaut pas la peine."Nous n'avons pu trouver trace de cette énigmatique note, que Roger Caillois s'impatiente de récupérer : "Retournez-la moi, voulez-vous. J'en ferai peut-être le noyau d'une étude plus étendue où j'essaierai qu'apparaissent moins irritants que dans ce condensé les rapprochements litigieux." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75105

‎Gérard de NERVAL - Théophile GAUTIER - ANONYME‎

‎«Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil. Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon! » Trois lettres autographes signées de Gérard de Nerval, Théophile Gautier et un troisième scripteur adressées à Louis Desessart‎

‎Paris 11 février 1844 | 10.40 x 13.60 cm | quatre pages sur deux feuillets‎

‎Trois lettres autographes signées par Gérard de Nerval (2 pages signées «?Gérard?»), Théophile Gautier (1 page) et un troisième scripteur qui n'a pas signé (1 page), adressées à Louis Desessart. La troisième lettre a été rédigée par un certain «?Robert?» (cf. la lettre de Nerval) Louis Desessart, éditeur attitré de Théophile Gautier, publia avec Barba la pièce Léo Burckart de Nerval en 1839. À la suite d'ennuis financiers, il fut contraint de se réfugier «?dans cette triste et charmante ville de Bruxelles?». Les trois amis rédigent ce courrier à Paris, où ils se sont retrouvés au retour du long voyage en Orient qu'entreprit Nerval?: «?J'ai vu l'Égypte 6 mois?; puis j'ai séjourné en Syrie 3 mois à Constantinople 4 mois le reste en route. C'est assez beau. Je ne m'amuse plus qu'en voyage et je vis double autant que je puis.?» Ce voyage force l'admiration de Théophile Gautier qui ne se rendra que des années plus tard en Turquie et en Egypte?: «?Je suis à Paris et voudrais être au Caire d'où Gérard arrive.?» L'exotisme des voyages lointains contraste ici violemment avec la tristesse et l'austérité de l'Europe?: «?Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil.?» (Nerval) D'autant plus que, loin des rêves d'évasion, Paris rime avec travail et mélancolie?: «?Nous sommes comme les gens malades qui ne se trouvent bien nulle part. Je crois que le bon temps est passé et que les bonnes heures d'autrefois où nous disions tant de sages folies ne reviendront plus. À quoi sert de vivre puisqu'il faut travailler et qu'on ne peut ni voir ses amis ni leur écrire ni rien faire de ce qu'on voudrait??» (Gautier) Les deux écrivains sont très compatissants quant à l'exil belge de leur ami, Bruxelles apparaissant ici comme la capitale du spleen?: «?Quoi?! Vous êtes encore dans cette triste et charmante ville de Bruxelles?! [...] Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon?!?» (Nerval) Cette triple lettre a en réalité été rédigée à l'initiative de «?Robert?»?: «?N'est-ce pas, mon cher ami, que je suis habile à faire oublier mes torts? [...] je trouve le moyen en compensation, de t'envoyer ces autographes de deux de tes [...] camarades, de tes plus doux souvenirs, de deux célébrités qui malgré toutes leurs sympathies, toute leur affection pour toi, ne t'eussent jamais écrit un mot, si je ne leur avais pas taillé leurs plumes, affrété leur papier, comme à de petits enfants boudeurs, et si je ne leur eusse dit?: écrivez tout de suite, tout de suite à l'exilé que vous aimez le mieux.?» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75148

‎André BRETON‎

‎Manuscrit autographe intitulé "Un peu jaguar..."‎

‎mai 1953 | 21 x 27 cm | une feuille‎

‎Manuscrit autographe d'André Breton intitulé "Un peu jaguar...", rédigé pour le n°7 de mai 1953 de la revueMédium.12 lignes rédigées à l'encre noire d'une écriture soignée sur un feuillet blanc. Deux pliures transversales sans gravité. Il s'agit de la version finale du texte ; une version intermédiaire de cet article est visible sur le site des Archives Breton. Intéressante chronique concernant le peintre suédoisMax Walter Svanberg : "De Malmö (Suède) notre très admiré amiMax Walter Svanberg nous écrit pour protester contre la manière dont ont été récemment présentées ses toiles à Paris..." "C'est en 1953 que Breton et ses amis découvrent l'uvre de Svanberg. En 1954 il illustre entièrement le numéro 3 de la revue surréalisteMédiumet en 1955 Breton préface sa première exposition particulière à Paris à la galerie " À l'étoile scellée". " (Archives Breton) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75166

‎André BRETON‎

‎Manuscrit autographe de deux chroniques intitulées "Assez souillé !" et "Courrier transpyrénéen"‎

‎novembre 1952 | 20.90 x 13.40 cm | une feuille‎

‎Manuscrit autographe d'André Breton constitué de deux courts textes intitulés "Assez souillé !" et "Courrier transpyrénéen", rédigés pour le n°1 de novembre 1952 de la revueMédium.18 lignes rédigées à l'encre noire d'une écriture soignée sur un feuillet blanc. Un infime trou d'épingle en marge haute droite du feuillet. "Assez souillé !" relate l'accueil réservé par la revue Médium au panégyrique de Céline par Albert Paraz. La chronique intitulée "Courrier transpyrénéen" annonce quant à elle la publication du dernier ouvrage du critique Juan Eduardo Cirlot intituléSurrealismo. Breton y évoque également l'ouvrage de Robert BenayounLe Livre du Non-Sensqui portera finalement le titre d'Anthologie du non-senset paraîtra en 1957 chez J.- J. Pauvert. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75167

‎André BRETON‎

‎Manuscrit autographe signé de deux chroniques intitulées "Une fameuse gorgée de poison" et "ça !"‎

‎mai 1953 | 21 x 27 cm | une feuille et un petit papillon‎

‎Manuscrit autographe d'André Breton signé "A.B.", de deux chroniques intitulées"Une fameuse gorgée de poison" et "ça !", rédigées pour le n°7 de mai 1953 de la revueMédium.Une longue page rédigée à l'encre noire d'une écriture soignée sur un feuillet blanc, quelques corrections et ajouts parfois à l'encre bleue. Est joint un petit papillon de la main de Breton, concernant un article de René Alleau, comportant un petit texte imprimé et annoté par lui aux stylos à bille rouge et bleu et portant en tête une mention explicative. Deux pliures transversales sans gravité. Il s'agit de la version finale de ces deux textes ; une version intermédiaire de ces articles, plus raturée que la nôtre, est visible sur le site des Archives Breton. "Une fameuse gorgée de poison" est un texte de critique sur deux films : Le Rideau cramoisid'Alexandre Astruc, tiré d'une nouvelle de Barbey d'Aurevilly, etLa Canduela de Maurice Clavel, tiré d'un roman de Stendhal: "Tels quels, ces deux films constituent un ensemble inoubliable. L'amour s'y embrase dans le vent qu'il aime, celui de la perdition." "ça !", dont on voit bien le titre antérieurement choisi par Breton ("Le gredin du jour"), est une diatribe contre "L'effroyable ganache qui porte, pour si peu de jours encore, le nom de Francis Jourdain" et qui "s'est laissée récemment aller à quelques sordidités gâteuses dont la presse a fait grand cas. Le vieil abruti s'était mis dans le panais pourri qui lui tient lieu de tête et d'organe excréteur de salir Huysmans, excusez du peu !" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75168

‎André BRETON‎

‎Manuscrit autographe signé intitulé "3² + 4² = 5²"‎

‎mai 1953 | 21 x 27 cm | une feuille‎

‎Manuscrit autographe d'André Breton signé "A.B." intitulé "3² + 4² = 5²", rédigé pour le n°7 de mai 1953 de la revueMédium.18 lignes rédigées à l'encre noire d'une écriture soignée sur un feuillet blanc. Deux pliures transversales sans gravité. Il s'agit de la version finale du texte ; une version intermédiaire de cet article est visible sur le site des Archives Breton. Intéressante chronique sur l'ouvrage de Paul Sérant consacré à René Guénon et à son oeuvre paru aux éditions La Colombe : "De cette oeuvre, une des plus considérables de notre époque, M. Paul Sérant offre une étude pénétrante." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75169

‎André BRETON‎

‎«Mais il faut continuer à vivre et pour cela se réserver une part de solitude qu'avec angoisse aussi je vois diminuer chaque jour.» Lettre autographe signée inédite adressée à Gaston Puel‎

‎Antibes 9 mars 1948 | 21.80 x 27 cm | 2 pages sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Gaston Puel ; deux pages sur un feuillet rédigées à l'encre bleue d'une écriture fine et soignée, nombreux soulignements. Rousseurs et traces d'adhésif marginales. Très belle lettre, empreinte de bienveillance, dans laquelle le Pape du Surréalisme fait part de ses nombreuses et chronophages occupations à son jeune épistolier, tout en rassurant celui-ci sur son talent et son avenir. Gaston Puel commença à correspondre avec André Breton à la Libération. Ils ne se sont, au moment de cette lettre rédigée pourtant quatre ans plus tard, jamais rencontrés: «Je suis heureux que vous ayez pensé à m'adresser votre photographie. C'est un grand pas de fait pour rompre la distance et il ne se peut guère que nous ne nous rencontrions bientôt.» Les deux écrivains semblent pourtant très proches, comme en témoigne le ton paternel et rassurant de Breton: «Ne parlez pas comme à regret de ceux qui avancent: vous en êtes et j'en sais bien peu qui soient si loin que vous, déjà. Ce que vous m'écrivez - pas seulement cette fois - est toujours pour moi de haute importance...» Travailleur sans relâche, Breton fait ici part de sa frustration et de sa lassitude à Puel: «Mais il faut continuer à vivre et pour cela se réserver une part de solitude qu'avec angoisse aussi je vois diminuer chaque jour.» Gaston Puel, alors âgé de 24 ans, participe depuis quelques temps aux activités du groupe surréaliste autour de Joë Bousquet, d'André Breton et de René Char. Son mentor lui prédit ici un avenir tout tracé: «Mon cher Ami, je souhaite très vivement que vous preniez une part active à la rédaction de «Néon». Il suffirait d'une très légère transposition de ton pour que les pages que vous m'adressez puissent y trouver place et en constituer un des éléments primordiaux. Il en va, naturellement, de même pour «Supérieur inconnu» si cette revue peut voir le jour.» Cette dernière revue, censée réconcilier et unir les conservateurs et les novateurs du surréalisme, ne verra le jour que quarante-huit ans plus tard sous l'impulsion de Sarane Alexandrian. Gaston Puel intègrera en revanche bien la rédaction de Néon, mais finira par se détourner des surréaliste - tout en conservant son amitié pour Breton - en 1950. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75175

‎COLETTE‎

‎"Je suis sans nouvelles de Sidi. Je me fais toute une chevelure de soucis." Lettre autographe signée adressée à Adrien Peytel‎

‎Paris 1914 | 13.60 x 21.20 cm | en feuillets‎

‎Lettre autographe signée de Colette adressée à son ami l'homme de lettres et avocat Adrien Peytel, deux pages rédigées à l'encre noire d'une écriture hâtive sur un double feuillet à en-tête du journalL'Eclair. Une pliure centrale inhérente à la mise sous pli de la missive. Belle lettre de Colette, témoignage de la confusion qui s'empara de la France à l'aube de la Grande Guerre : "Rien ne marche. Je suis bloquée ici pour un papier qu'on me demande."L'écrivaine s'inquiète : "Je suis sans nouvelles de Sidi [Henry de Jouvenel]. Je me fais toute une chevelure de soucis. Je ne sais pas où il est, il m'a écrit qu'il partait avec le 29è pour la Somme. Ah ! la la la la la la..." "Colette a entendu sonner le tocsin en Bretagne, où elle passait un séjour ensoleillé avec le baron Henry de Jouvenel, et leur fille, dans sa maison de Rozven. La guerre la surprend en plein bonheur, à quarante et un ans. [...] Son mari, appelé dès le 2 août, devant rejoindre le 29e régiment d'infanterie, à Verdun, elle a aussitôt envoyé sa fille, à peine âgée d'un an, avec sa nurse, au château de Castel Novel, en Corrèze - chez sa belle-mère. Et elle est rentrée à Paris." (Dominique Bona,Colette et les siennes) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75220

‎COLETTE‎

‎Lettre autographe signée adressée à Adrien Peytel‎

‎Marseille s. d. [novembre 1923] | 13.70 x 18.70 cm | une page sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Colette adressée à son ami l'homme de lettres et avocat Adrien Peytel, une page rédigée à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête du Grand Hôtel de Noailles et Métropole à Marseille. Une pliure centrale inhérente à la mise sous pli de la missive. Jolie lettre adressée depuis Marseille alors que Colette effectue une tournée de conférences : "Je finis ma tournée. Je serai dimanche à Paris, et nous nous occuperons de cette histoire, - à laquelle je n'ai encore rien compris." "En novembre 1923, elle traita (...) d'un sujet qu'elle connaissait par coeur,Le Théâtre vu des deux côtés de la rampe. Son très jeune amant Bertrand de Jouvenel la rejoignit à Marseille, auGrand Hôtel de Noailles et Métropole. Scandale : Bertrand de Jouvenel n'était autre que le fils de son deuxième mari, le diplomate Henry de Jouvenel ; émoi garanti autour de l'écrivaine âgée de cinquante ans, tandis que le fils de son mari venait de fêter son vingtième anniversaire. Colette avait, deux ans plus tôt, initié à l'amour le futur économiste et politologue, dans cette liaison scandaleuse qui fournit thème et situations duBlé en herbe(publié en cette même année 1923)." (Rémi Duchêne,L'Embarcadère des lettres) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75257

‎COLETTE‎

‎"Voilà La Cigale qui me réclame demain soir..." Lettre autographe signée adressée à Adrien Peytel‎

‎Marseille s. d. [circa 1920] | 19.80 x 25.20 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Colette adressée à son ami l'homme de lettres et avocat Adrien Peytel, neuf lignes rédigées à l'encre noire. Quelques pliures inhérentes à la mise sous pli de la missive. "Et puis flûte, à la fin. VoilàLa Cigalequi me réclame demain soir, et je ne l'ai pas volé, puisque j'ai accepté, et même demandé, de faire la critique café-concertale au même titre que l'autre." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75260

‎André BRETON - Élisa BRETON - Benjamin PÉRET‎

‎Carte postale autographe inédite d'André Breton signée par lui-même, sa femme Elisa, Benjamin Péret, Toyen et Jindrich Heisler adressée à M. et Mme Marcel Jean‎

‎Île-de-Sein Août 1949 | 13.60 x 9 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe inédite d'André Breton, signée par lui-même, sa femme Elisa, Benjamin Péret, Toyen et Jindrich Heisler, adressée à Marcel Jean et son épouse et rédigée au dos d'une vue photographique en noir et blancdes rochers de la Chaise-du-Curé de l'Île de Sein (Finistère). Charmante carte postale poétique, rédigée lors d'un séjour breton : "la corne de brume manque à tous ses devoirs quoique le coupage au couteau soit de règle. Dans la vase à quoi se limite la vue de l'hôtel de l'Océan un bateau penché dit son nom : "Rose effeuillée". Rien de moins. Mais c'est toujours très bien dans l'ensemble."Revenant à des discussions plus "professionnelles", Breton demande des nouvelles du galeriste américain Sidney Janis : "Qu'est-il résulté de la visite Janis ?" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75342

‎Sandra CALDER‎

‎Carte postale autographe signée adressée à Juan Luis Buñuel‎

‎s. d. [ca 1967] | 15.70 x 10.80 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée de Sandra Calder, fille du sculpteur, adressée à Juan Luis Buñuel au verso d'une reproduction de l'oeuvre de son pèreOn the High Wire. Deux petites perforations en marge haute de la carte, comme habituellement dans la collection de Juan Luis Buñuel. "What an incredible face Luis had, I was glad to see "Belle de Jour" for the first time." En 1939, Luis Buñuel, qui venait de recevoir une proposition de travail à Hollywood, décide, avec femme et enfant, de quitter la situation chaotique de l'Europe pour vivre l'American Dream. Les Buñuel, désargentés, transitent d'abord quelques mois par New York où ils vivent dans des conditions précaires. Luis Buñuel se voit contraint de demander à Dali - son ami de longue date en exil avec Gala dans ces mêmes années - de lui prêter de l'argent. Il essuie un violent refus qui met fin à l'amitié des deux hommes. C'est alors Calder, que Luis a peut-être déjà rencontré à Paris dans les années 1920, qui accueille toute la famille dans son appartement de l'Upper Side. Juan Luis Buñuel, filleul de l'artiste, suppose que son intérêt pour la sculpture a commencé à la même période : « Quand Dali dit à mon père qu'il ne lui prêterait pas d'argent, il l'a contacté [Calder]. Il nous a offert sa maison et nous avons vécu au côté de sa famille pendant quelque temps. Je ne m'en rappelle que vaguement, mais c'est alors que j'ai commencé à m'intéresser à la sculpture et il m'a encouragé. » (Anton Castro, Juan Luis una entrevista). En dépit de la distance géographique qui les séparera, Alexander Calder demeurera un ami de la famille Buñuel. La relation entre l'artiste et le cinéaste est cependant presque totalement absente des biographies et cette correspondance est un rare témoignage du lien profond entre le sculpteur et la famille Buñuel. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75396

‎Roland GARROS - (à Jacques MORTANE)‎

‎Lettre autographe signée adressée à son "vieux Toto" Jacques Mortane‎

‎s. n. | Mannheim s. d. [juin 1914] | 22.20 x 28.80 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Roland Garros adressée à son "vieux Toto" Jacques Mortane, rédigée à l'encre noire sur un feuiller à en-tête du Parkhotel de Mannheim. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli, quelques déchirures marginales sans manque. Rare et belle missive dans laquelle l'aviateur évoque "Le Groupe" et le "Jour des Aviateurs" à Juvisy : "Faitesl'impossibledans l'intérêttrès importantdugroupe(je vous expliquerai pourquoi jeudi à Paris) pour faire passer enbonneplacedans Excelsior l'article inclus, intégralement." Mortane parviendra avec succès à transmettre ledit article, qui sera publié dans le numéro du 14 juin 1914 sous le titre "Le Gala des Aviateurs - La fête aérienne d'aujourd'hui à Juvisy". C'est Roland Garros qui fut à l'origine de l'association, dont Jacques Mortane assura le secrétariat général, qu'il baptisa "Le Groupe". Réunissant une quinzaine de vedettes de l'aviation, il eut entre autres vocations de venir en aide aux veuves et orphelins de leurs camarades aviateurs ayant trouvé la mort dans l'exercice de leur passion. La "Journée des aviateurs" est la première manifestation caritative organisée par "Le Groupe" et revêt pour Garros, comme en témoigne cette lettre, une grande importance : "C'esttrès trèsimportantpour nous." Les lettres et signatures du plus célèbre des aviateurs, disparu à l'âge de vingt-neuf ans, sont rares et recherchées. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75402

‎Henri BERGSON‎

‎Carte de visite autographe signée et adressée à Alain Besnard‎

‎Paris 29 mai 1917 | 10 x 6 cm | une carte de visite, enveloppe jointe‎

‎Carte de visite autographe signée d'Henri Bergson et adressée à Alain Besnard, directeur de la Villa Médicis. "Je ne puis vous dire, cher et illustre confrère, combien vos aimables félicitations me touchent. Merci, et de tout coeur à vous, H.B." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 75483

‎Paul SIGNAC - (à Camille PISSARRO)‎

‎"Cela vous ennuirait-il [sic] d'écrire à Mirbeau qu'un Signac, à votre avis, ne ressemble pas plus à un Seurat qu'un Hokousai à un Hiroshigé... " Lettre autographe signée adressée à Camille Pissarro‎

‎s. d. [23 janvier 1894] | 22.60 x 17.50 cm | 2 pages sur un double feuillet déplié‎

‎Lettre autographe signée de Paul Signac adressée à Camille Pissarro, rédigée à l'encre noire sur deux pages et signée d'un monogramme de l'artiste. Cette lettre a été retranscrite dans l'article de Pierre Michel et Christian Limousin intitulé "Octave Mirbeau et Paul Signac - Une lettre inédite de Signac à Mirbeau" (inCahiers Octave Mirbeau, n° 16, mars 2009, pp. 202-210). "Mon cher Maître, Cela vous ennuirait-il [sic]d'écrire à Mirbeau qu'un Signac, à votre avis, ne ressemble pas plus à un Seurat qu'un Hokousai à un Hiroshigé... si toutes fois (sic) le reproche d'imitation dont il cherche à m'accabler vous semble injuste. L'amitié que vous m'avez toujours témoignée et les compliments que vous avez bien voulu faire de mes toiles, m'autorisent à vous demander ce service. Cordialement. PS" Belle lettre dans laquelle Paul Signac cherche l'appui de son maître Camille Pissarro après une critique acerbe publiée par Octave Mirbeau dansL'Echo de Paris. Dans ledit article, le premier à la Une de L'Echo de Paris du 23 janvier 1894, Octave Mirbeau n'épargne en effet pas Signac: «M. Signac a voulu continuer Seurat. Je ne puis me faire à sa peinture. Je ne méconnais pas ses qualités mais elles disparaissent sous l'amoncellement de ses défauts. Ce qu'on admettait de Georges Seurat [...] on le comprend moins chez M. Signac qui n'en est que l'adepte trop complaisant et trop littéral. Et puis cette continuelle sécheresse me choque. M. Signac fait la nature immobile et figée. Jamais le vent n'a secoué la surface inerte de ses mers, ni tordu les branches de ses pins, ni animé l'éternelle fixité de ses nuages, la raideur cartonnée de ses ciels. Il ignore le mouvement, la vie, l'âme qui est dans les choses. [...] Il serait peut-être temps, pour notre joie, que M. Signac voulût bien nous donner du Signac. Je crois qu'il le peut.» Pourquoi cette obsession pour Seurat? «En ce début d'année 1894, la position de Mirbeau, de Geffroy, de Pissarro et que quelques autres, est de considérer que le néo-impressionnisme est bel et bien mort en 1891 avec la disparition de Seurat.Le regard rétrospectif qu'ils jettent sur cette aventure artistique les conduit à penser qu'il ne s'agissait nullement d'un prolongement, d'une continuation de l'impressionnisme par des voies nouvelles (scientifiques), mais bien d'une réaction contre lui, voire d'une liquidation pure et simple du mouvement.» (Cahiers Octave Mirbeau). La réponse de Pissarro à Signac, elle-même transcrite par Michel et Limousin, ne se fait pas attendre: cela «[l]'ennuirait d'écrire ce que vous me demandez à Mirbeau, et cela pour plusieurs raisons. [...] Premièrement parce que je suis en froid avec lui, vous le savez bien. Deuxièmement parce que, pour vous-même, il ne sied pas de discuter l'opinion d'un critique, même étant persuadé d'être dans le vrai, et, si vous voulez franchement ma façon de penser et que je suis heureux d'avoir l'occasion de vous exprimer, je trouve que la méthode même est mauvaise. Au lieu de servir l'artiste, l'ankylose et le glace. Si je vous ai fait des compliments cette année, c'est parce que j'ai trouvé vos dernières toiles mieux que celles que vous aviez exposées aux Indépendants, mais je suis loin de trouver que vous êtes dans la voie qui convient à votre tempérament essentiellement peintre et si, jusqu'à présent, je ne vous ai rien dit à ce sujet, c'est parce que j'étais sûr de vous être désagréable et, somme toute, mes convictions peuvent ne pas être partagées par vous. Réfléchissez mûrement et voyez si le moment n'est pas venu de faire votre évolution vers un art plus de sensation, plus libre et qui serait plus conforme à votre nature.» «Dépité, et privé de l'autorité d'un maître vénéré par le critique, Signac en est réduit à élaborer lui-même, et sans plus attendre, la réponse à adresser à Mirbeau [...]» (ibid.) Cette réponse prend la forme d'une longue lettre rédigée le même jour que celle que nous proposons et aujourd'hui conservée au Harry Ranson Center de‎

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