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GENET (Jean).
Lettre autographe signée adressée à la comédienne Laurence Bourdil.
1 page in-4, Paris, 21 juin [1983]. Belle lettre de félicitations à celle qui incarne "l'être encagoulé", aux côtés de Maria Casarès, dans Les Paravents, montés par Patrice Chéreau en 1983 : "Dans la loge de Maria et quand nous sommes restés seuls un instant, je crois que je vous ai dit mon admiration, mais je ne suis sûr de l'avoir assez dit (...) Je tenais à vous redire que vous êtres une très grande comédienne"....
Bookseller reference : 55630
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POUGENS (Charles).
Jocko, anecdote détachée des lettres inédites sur l'instinct des animaux.
Paris Persan 1824 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin miel à grain long et à coins, dos lisse orné de filets dorés, non rogné, 176 pp. Edition originale rare de cet étonnant conte philosophique anticartésien dont l’héroïne est une femelle orang-outang de l’île de Ceylan. Œuvre d'un ami de Rousseau et d'Alembert, qui passe pour un fils naturel (1755-1833) du prince de Conti, cet ouvrage à visée scientifique (les notes occupent les deux derniers tiers du volume) est un bijou d’anthropomorphisme où abondent les remarques sur le mimétisme comportemental du singe avec l’homme, grande préoccupation des savants naturalistes de l’époque.Pour étudier à loisir sa « charmante petite créature », l’auteur, séduit par son « cri perlé et argentin » et les « jolis lacs d’amour » qu’elle décrit en s’élançant de terre, lui fait boire du vin de Calcavallo : « ma petite Jocko » devenait « plus expansive, plus confiante » jusqu’à « s’approcher de moi assez près pour toucher légèrement mes habits du bout de ses doigts ». Les liqueurs créoles ont raison de ses dernières réticences et « bientôt le plaisir l’emporta, elle avança ses deux petites pattes en dansant autour de moi (...), se précipita sur moi, appuya sa petite tête sur mon épaule, la roula en folâtrant sur ma poitrine »... La métaphore du commerce amoureux se poursuit jusqu’à la cabane de Jocko où, de libations en bacchanales, loin de toute dépravation, c’est le chemin contraire au dévêtissement ordinaire que les galants empruntent : « comme sa nudité me déplaisait, je m’amusais à la draper avec des châles de couleurs vives » et bientôt, d’elle-même, « sitôt que j’étais parti, elle se déshabillait, et ne reprenait ses vêtements que vers le temps où elle (…) pressentait mon arrivée »…La fable inspira les dramaturges Gabriel de Lurieu et Edmond Rochefort qui mirent en scène "Jocko ou le singe du Brésil", représenté au Théâtre de la Porte Saint-Martin dès l’année suivante. Le succès immédiat et la longévité de la pièce ainsi que la réédition, plusieurs fois au cours du siècle, du livre de Pougens, sont à l’origine des histoires mettant en scène des singes par la suite ; ainsi de Hergé qui choisira en 1936 de nommer Jocko le singe accompagnant les aventures de Jo et Zette.Le présent exemplaire est enrichi d’une longue et spirituelle lettre de recommandation signée et dictée par l’auteur frappé de cécité (3 pages in-8, le 5 mars 1827), adressée à la comtesse d’Hautpoul pour faire débuter une jeune première à l’Opéra, « Adèle Bibre, âge vingt ans, très bonne musicienne, puis de l’âme, une sensibilité, une expression vraies, une intelligence peu commune. Sa voix est charmante, pure : elle chante et ne crie pas, ce qui est bien quelque chose à l’opéra. Ajoutez à tous ces avantages de belles formes académiques… ».On joint la réédition de ce texte (Paris, Charavay, 1881, in-18, demi-chagrin havane, dos à nerfs, couvertures conservées, tête dorée, XXI + 140 pp., jolie gravure en frontispice par Régamey) incluant la belle préface originale d’Anatole France charmé par ce récit écrit à la manière du dix-huitième siècle : « il y a plus de poésie dans les vingt-cinq pages de Pougens et plus de vérité aussi que dans tous les volumes de M. Jules Verne ». Très bel ensemble.
Bookseller reference : 55638
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POUGENS (Charles).
Jocko, anecdote détachée des lettres inédites sur l'instinct des animaux.
Paris Persan 1824 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin miel à grain long et à coins, dos lisse orné de filets dorés, non rogné, 176 pp. Edition originale rare de cet étonnant conte philosophique anticartésien dont l’héroïne est une femelle orang-outang de l’île de Ceylan. Œuvre d'un ami de Rousseau et d'Alembert, qui passe pour un fils naturel (1755-1833) du prince de Conti, cet ouvrage à visée scientifique (les notes occupent les deux derniers tiers du volume) est un bijou d’anthropomorphisme où abondent les remarques sur le mimétisme comportemental du singe avec l’homme, grande préoccupation des savants naturalistes de l’époque.Pour étudier à loisir sa « charmante petite créature », l’auteur, séduit par son « cri perlé et argentin » et les « jolis lacs d’amour » qu’elle décrit en s’élançant de terre, lui fait boire du vin de Calcavallo : « ma petite Jocko » devenait « plus expansive, plus confiante » jusqu’à « s’approcher de moi assez près pour toucher légèrement mes habits du bout de ses doigts ». Les liqueurs créoles ont raison de ses dernières réticences et « bientôt le plaisir l’emporta, elle avança ses deux petites pattes en dansant autour de moi (...), se précipita sur moi, appuya sa petite tête sur mon épaule, la roula en folâtrant sur ma poitrine »... La métaphore du commerce amoureux se poursuit jusqu’à la cabane de Jocko où, de libations en bacchanales, loin de toute dépravation, c’est le chemin contraire au dévêtissement ordinaire que les galants empruntent : « comme sa nudité me déplaisait, je m’amusais à la draper avec des châles de couleurs vives » et bientôt, d’elle-même, « sitôt que j’étais parti, elle se déshabillait, et ne reprenait ses vêtements que vers le temps où elle (…) pressentait mon arrivée »…La fable inspira les dramaturges Gabriel de Lurieu et Edmond Rochefort qui mirent en scène "Jocko ou le singe du Brésil", représenté au Théâtre de la Porte Saint-Martin dès l’année suivante. Le succès immédiat et la longévité de la pièce ainsi que la réédition, plusieurs fois au cours du siècle, du livre de Pougens, sont à l’origine des histoires mettant en scène des singes par la suite ; ainsi de Hergé qui choisira en 1936 de nommer Jocko le singe accompagnant les aventures de Jo et Zette.Le présent exemplaire est enrichi d’une longue et spirituelle lettre de recommandation signée et dictée par l’auteur frappé de cécité (3 pages in-8, le 5 mars 1827), adressée à la comtesse d’Hautpoul pour faire débuter une jeune première à l’Opéra, « Adèle Bibre, âge vingt ans, très bonne musicienne, puis de l’âme, une sensibilité, une expression vraies, une intelligence peu commune. Sa voix est charmante, pure : elle chante et ne crie pas, ce qui est bien quelque chose à l’opéra. Ajoutez à tous ces avantages de belles formes académiques… ».On joint la réédition de ce texte (Paris, Charavay, 1881, in-18, demi-chagrin havane, dos à nerfs, couvertures conservées, tête dorée, XXI + 140 pp., jolie gravure en frontispice par Régamey) incluant la belle préface originale d’Anatole France charmé par ce récit écrit à la manière du dix-huitième siècle : « il y a plus de poésie dans les vingt-cinq pages de Pougens et plus de vérité aussi que dans tous les volumes de M. Jules Verne ». Très bel ensemble.
Bookseller reference : 55638
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PONS (Maurice).
Réunion de 3 lettres autographes signées adressées à Jacques Brenner.
3 pages in-4 à l'en-tête du Moulin d'Andé (Eure), s.d. [vers 1962]. Maurice Pons se dit heureux de voir publié un extrait de sa pièce "Solferino" habillé de "feuilles d'automne". Propose de donner des extraits du scénario de Bergman "Les Fraises sauvages".
Bookseller reference : 55909
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PONS (Maurice).
Réunion de 3 lettres autographes signées adressées à Jacques Brenner.
3 pages in-4 à l'en-tête du Moulin d'Andé (Eure), s.d. [vers 1962]. Maurice Pons se dit heureux de voir publié un extrait de sa pièce "Solferino" habillé de "feuilles d'automne". Propose de donner des extraits du scénario de Bergman "Les Fraises sauvages".
Bookseller reference : 55909
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NOEL (Bernard).
Correspondance autographe signée adressée à Jacques Brenner
4 pages in-4 dont une dactylographiée, 3 pages in-8, 2 billets et une carte postale, 3 enveloppes conservées, 1956-1976. Lettres d'une belle densité évoquant les lieux de l'écrit, le repli du poète loin de Paris, sa maison inspirante dans un endroit sauvage d'Ibiza. Il partage avec Brenner une prédilection pour Martin du Gard qu'il compare à Tolstoï et pour Dhôtel qu'il découvre dans les années 1970 à la faveur d'un article de commande... "Il y a deux groupes de créateurs : d'une part ceux qui apportent un monde animé par des forces dont ils ont mis les nerfs à jour : Dostoievski, Lawrence... D'autre part, ceux qui ne se contentent pas de créer un monde mais mettent en question le langage même : Joyce. Il est vrai aussi que, jusqu'à ce siècle, la littérature était surtout affaire de divertissement". On joint le manuscrit d'un belle traduction d'un poème de Lawrence "Les Hommes au Nouveau Mexique" (publié dans le n° 5 des Cahiers des saisons). Superbes documents.
Bookseller reference : 55910
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NOEL (Bernard).
Correspondance autographe signée adressée à Jacques Brenner
4 pages in-4 dont une dactylographiée, 3 pages in-8, 2 billets et une carte postale, 3 enveloppes conservées, 1956-1976. Lettres d'une belle densité évoquant les lieux de l'écrit, le repli du poète loin de Paris, sa maison inspirante dans un endroit sauvage d'Ibiza. Il partage avec Brenner une prédilection pour Martin du Gard qu'il compare à Tolstoï et pour Dhôtel qu'il découvre dans les années 1970 à la faveur d'un article de commande... "Il y a deux groupes de créateurs : d'une part ceux qui apportent un monde animé par des forces dont ils ont mis les nerfs à jour : Dostoievski, Lawrence... D'autre part, ceux qui ne se contentent pas de créer un monde mais mettent en question le langage même : Joyce. Il est vrai aussi que, jusqu'à ce siècle, la littérature était surtout affaire de divertissement". On joint le manuscrit d'un belle traduction d'un poème de Lawrence "Les Hommes au Nouveau Mexique" (publié dans le n° 5 des Cahiers des saisons). Superbes documents.
Bookseller reference : 55910
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BRENNER (Jacques).
Une humeur de Chien ! Dossier sur la cause canine comprenant de nombreuses lettres de soutien d'écrivains et de lecteurs, des documents d'archives, circulaires ministérielles et coupures de presse, ainsi que des photographies originales de Jacques Brenner avec ses chiens successifs.
1972 Le monde littéraire a ses images d'Epinal et certains écrivains se représentent volontiers avec leurs animaux domestiques. Quand Céline, Colette ou Léautaud vivent entourés de chats, Jacques Brenner, lui, prend la pose avec ses chiens, et surtout il prend leur défense : après avoir été leur avocat en 1972 dans son "Plaidoyer pour les chiens" de la petite collection "Idée fixe", il se porte partie civile avec "Humeur de chien" pour protester contre leur bannissement des jardins publics en 1985. Le pamphlet s'achève sur un "appel à la résistance" sous forme de pétition détachable qui, relayé par une campagne de presse, va rencontrer un large écho dans l'opinion publique.Des dizaines d'articles et plus d'une centaine de courriers de lecteurs enthousiastes sont conservés ici pour servir de dossier d'instruction. Une vingtaine d'écrivains soutiennent aussi son initiative, parmi lesquels Marguerite Yourcenar qui renvoie avec des mots aimables "pour un ami des chiens" la lettre que Brenner lui avait adressée : "Madame et cher Maître, en souvenir du temps de l'hôtel Saint-James, quand il vous arrivait de promener votre cocker dans le jardin des Tuileries, je me permets de vous demander si vous accepteriez de signer la lettre ci-jointe que je vais envoyer à M. Jack Lang".Ou encore Milan Kundera : "je refuse de signer des pétitions, mais la vôtre, je la signe avec grand plaisir !", et aussi Marcel Arland, Hervé Bazin, Béatrix Beck, José Cabanis, Alexis Curvers, Michel Déon, Jean Dutourd, Dominique Fernandez, Matthieu Galey, Roger Grenier, Eugène Ionesco, Michel Mohrt, François Nourissier, Bernard Pivot, Angelo Rinaldi, Christine de Rivoyre ou encore Jules Roy qui signe une émouvante lettre : "Votre 'humeur de chien' va regagner le rayon de ma bibliothèque où se serrent les amis des animaux. J'ai trouvé votre livre plein d'humour et plein de force et je me sens fier, d'être, si peu que ce soit, mêlé à des projets de protestation. J'aurais eu plaisir à aboyer sous les fenêtres du ministre de la culture (...) Je vous accorde que dans la somme des vices, des petitesses ou de la cruauté, l'homme dépasse tout. C'est le champion toutes catégories".L'écrivain et peintre-graveur René-Jean Clot dessine un amusant portrait-charge de Brenner avec un corps de bouledogue invectivant le ministre : "Lang aux chats !" Jean Lecanuet et Jacques Chirac l'assurent de son soutien, tandis qu'un anonyme lui adresse une authentique balle de 22 Long Rifle avec cette mise en garde : "Si je vois ton chien chier hors caniveau, je lui colle une 22 dans le cul ! Nous sommes voisins et avec un fusil à lunette c'est très facile !" Le dossier se complète de procès-verbaux et contraventions pour "chiens non tenus en laisse et divagation abusive dans l'enceinte du domaine Louvre-Tuilerie", du manuscrit de la lettre ouverte à Jack Lang et d'une liste de personnalités à contacter (Brigitte Bardot en tête !) pour les rallier à la cause. Excellent document.
Bookseller reference : 55923
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BRENNER (Jacques).
Une humeur de Chien ! Dossier sur la cause canine comprenant de nombreuses lettres de soutien d'écrivains et de lecteurs, des documents d'archives, circulaires ministérielles et coupures de presse, ainsi que des photographies originales de Jacques Brenner avec ses chiens successifs.
1972 Le monde littéraire a ses images d'Epinal et certains écrivains se représentent volontiers avec leurs animaux domestiques. Quand Céline, Colette ou Léautaud vivent entourés de chats, Jacques Brenner, lui, prend la pose avec ses chiens, et surtout il prend leur défense : après avoir été leur avocat en 1972 dans son "Plaidoyer pour les chiens" de la petite collection "Idée fixe", il se porte partie civile avec "Humeur de chien" pour protester contre leur bannissement des jardins publics en 1985. Le pamphlet s'achève sur un "appel à la résistance" sous forme de pétition détachable qui, relayé par une campagne de presse, va rencontrer un large écho dans l'opinion publique.Des dizaines d'articles et plus d'une centaine de courriers de lecteurs enthousiastes sont conservés ici pour servir de dossier d'instruction. Une vingtaine d'écrivains soutiennent aussi son initiative, parmi lesquels Marguerite Yourcenar qui renvoie avec des mots aimables "pour un ami des chiens" la lettre que Brenner lui avait adressée : "Madame et cher Maître, en souvenir du temps de l'hôtel Saint-James, quand il vous arrivait de promener votre cocker dans le jardin des Tuileries, je me permets de vous demander si vous accepteriez de signer la lettre ci-jointe que je vais envoyer à M. Jack Lang".Ou encore Milan Kundera : "je refuse de signer des pétitions, mais la vôtre, je la signe avec grand plaisir !", et aussi Marcel Arland, Hervé Bazin, Béatrix Beck, José Cabanis, Alexis Curvers, Michel Déon, Jean Dutourd, Dominique Fernandez, Matthieu Galey, Roger Grenier, Eugène Ionesco, Michel Mohrt, François Nourissier, Bernard Pivot, Angelo Rinaldi, Christine de Rivoyre ou encore Jules Roy qui signe une émouvante lettre : "Votre 'humeur de chien' va regagner le rayon de ma bibliothèque où se serrent les amis des animaux. J'ai trouvé votre livre plein d'humour et plein de force et je me sens fier, d'être, si peu que ce soit, mêlé à des projets de protestation. J'aurais eu plaisir à aboyer sous les fenêtres du ministre de la culture (...) Je vous accorde que dans la somme des vices, des petitesses ou de la cruauté, l'homme dépasse tout. C'est le champion toutes catégories".L'écrivain et peintre-graveur René-Jean Clot dessine un amusant portrait-charge de Brenner avec un corps de bouledogue invectivant le ministre : "Lang aux chats !" Jean Lecanuet et Jacques Chirac l'assurent de son soutien, tandis qu'un anonyme lui adresse une authentique balle de 22 Long Rifle avec cette mise en garde : "Si je vois ton chien chier hors caniveau, je lui colle une 22 dans le cul ! Nous sommes voisins et avec un fusil à lunette c'est très facile !" Le dossier se complète de procès-verbaux et contraventions pour "chiens non tenus en laisse et divagation abusive dans l'enceinte du domaine Louvre-Tuilerie", du manuscrit de la lettre ouverte à Jack Lang et d'une liste de personnalités à contacter (Brigitte Bardot en tête !) pour les rallier à la cause. Excellent document.
Bookseller reference : 55923
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BATAILLE (Georges).
"Les Fronts des vieux". Poème autographe.
1918 1 vol. broché 1 page in-4 à l'encre, vers 1918. Brouillon autographe de deux poèmes, l'un de six vers, entièrement raturé (et sans doute inachevé), l'autre de quatre quatrains en alexandrins, intitulé "Les Fronts des vieux". C'est le seul document connu attestant des recherches poétiques de Georges Bataille dans sa jeunesse, selon son biographe Michel Surya : "Il a dû exister des poèmes de jeunesse de Bataille. Un seul a pu être retrouvé parmi les papiers ayant appartenu à sa cousine Marie-Louise : 'Les fronts des vieux'. Il est inédit et, sans doute, est-ce mieux ainsi." (Georges Bataille, la mort à l'oeuvre. Paris, Séguier, 1987, p. 38)D'inspiration parnassienne, le poème décrit la physionomie des paysans auvergnats burinée par les rigueurs du climat : "Quand le vent sur la neige abattue dans la nuit / Fait un ravage rude et froid sur les plateaux (...) Rien n'est plus en son lieu qu'un front barré de rides / Fronçant des yeux riants sous le chapeau bourru (...) Fronts du paysan fruste et du paysan vieux / Dont l'âme est souvenante et le corps est cassé". Une dédicace empruntée à Beethoven et placée en exergue, "An die Fernen geliebten" (aux êtres chers éloignés), laisse penser que Bataille a composé ce poème, soit pendant sa mobilisation en 1916, soit aux premiers temps de son installation à Paris en 1918. Document unique.
Bookseller reference : 55947
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BATAILLE (Georges).
"Les Fronts des vieux". Poème autographe.
1918 1 vol. broché 1 page in-4 à l'encre, vers 1918. Brouillon autographe de deux poèmes, l'un de six vers, entièrement raturé (et sans doute inachevé), l'autre de quatre quatrains en alexandrins, intitulé "Les Fronts des vieux". C'est le seul document connu attestant des recherches poétiques de Georges Bataille dans sa jeunesse, selon son biographe Michel Surya : "Il a dû exister des poèmes de jeunesse de Bataille. Un seul a pu être retrouvé parmi les papiers ayant appartenu à sa cousine Marie-Louise : 'Les fronts des vieux'. Il est inédit et, sans doute, est-ce mieux ainsi." (Georges Bataille, la mort à l'oeuvre. Paris, Séguier, 1987, p. 38)D'inspiration parnassienne, le poème décrit la physionomie des paysans auvergnats burinée par les rigueurs du climat : "Quand le vent sur la neige abattue dans la nuit / Fait un ravage rude et froid sur les plateaux (...) Rien n'est plus en son lieu qu'un front barré de rides / Fronçant des yeux riants sous le chapeau bourru (...) Fronts du paysan fruste et du paysan vieux / Dont l'âme est souvenante et le corps est cassé". Une dédicace empruntée à Beethoven et placée en exergue, "An die Fernen geliebten" (aux êtres chers éloignés), laisse penser que Bataille a composé ce poème, soit pendant sa mobilisation en 1916, soit aux premiers temps de son installation à Paris en 1918. Document unique.
Bookseller reference : 55947
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CARELMAN (Jacques).
Boulier électronique. Objet introuvable original (bois et métal sur socle de plastique, H : 7 cm - L : 14 cm).
"Les anciens Chinois ont inventé le boulier. Les Japonais modernes, eux, l'ont amélioré en le dotant de tous les perfectionnements de la technologie contemporaine. Vous utilisez ce boulier comme son ancêtre et grâce à un subtil circuit électronique les chiffres s'inscrivent sur un écran." Protoype unique reproduit p. 24 du Catalogue des objets introuvables, éditions du Cherche Midi, 1997. Décollements et rayures, le circuit électronique ne fonctionne plus !
Bookseller reference : 56175
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CARELMAN (Jacques).
Boulier électronique. Objet introuvable original (bois et métal sur socle de plastique, H : 7 cm - L : 14 cm).
"Les anciens Chinois ont inventé le boulier. Les Japonais modernes, eux, l'ont amélioré en le dotant de tous les perfectionnements de la technologie contemporaine. Vous utilisez ce boulier comme son ancêtre et grâce à un subtil circuit électronique les chiffres s'inscrivent sur un écran." Protoype unique reproduit p. 24 du Catalogue des objets introuvables, éditions du Cherche Midi, 1997. Décollements et rayures, le circuit électronique ne fonctionne plus !
Bookseller reference : 56175
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FOURIER (Charles).
Lettre autographe signée adressée à Frédéric Fournier.
2 pages in-8, Beaucaire, 29 Messidor an XI - 18 juillet 1803, adresse et marques postales au dos (double feuillet contrecollé en marge inférieure sur carton fort). Très rare missive, antérieure aux premières œuvres publiées de Charles Fourier (1772-1837), qui témoigne avec éloquence de ses années de formation. Entré en apprentissage en 1791 à Lyon chez un marchand drapier (comme son père), le futur fondateur de l’Ecole sociétaire, déclassé par la fonte du reliquat de son héritage, est désormais négociant en étoffes et, à ce titre, commis voyageur (Jonathan Beecher, Charles Fourier: the Visionary and His World, University of California Press, 1986). Participant à la foire de Beaucaire, l'une des plus importantes de l’époque, il rend compte de ses revers commerciaux à l'un de ses employeurs, Frédéric Fournier de Lyon avec lequel il est en relation de travail depuis 1796 (comme le précise Beecher) : « Les nouvelles de la foire sont si misérables que j’ai différé encore dans l’espoir qu’il en viendrait de meilleures. » Son négoce d'étoffes est mis à rude épreuve par la concurrence : « De Fabre vend à côté de moi des percales fond blanc à 5.5 f. Dessuis fait moins bien, mais il les vend au milieu d’un magasin bien garni qui les fait valoir et les a achetés à 4.10 en bloc »... De cette expérience professionnelle, Fourier a tiré en 1807 son premier opuscule intitulé "Sur les charlataneries commerciales" (connu par la seule livraison de 1841 de La Phalange : 3e série, tome II, pp. 732-736). Plus généralement, ce frottement contraint au négoce a puissamment nourri l’élaboration du modèle d’organisation sociale à laquelle il travaillait assidûment déjà à ses heures de liberté : une théorie bien loin d’être coupée de la réalité sociale de son temps, comme le laisse trop souvent penser sa réputation d’utopiste, ainsi que le montre cet étonnant document.
Bookseller reference : 57041
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FOURIER (Charles).
Lettre autographe signée adressée à Frédéric Fournier.
2 pages in-8, Beaucaire, 29 Messidor an XI - 18 juillet 1803, adresse et marques postales au dos (double feuillet contrecollé en marge inférieure sur carton fort). Très rare missive, antérieure aux premières œuvres publiées de Charles Fourier (1772-1837), qui témoigne avec éloquence de ses années de formation. Entré en apprentissage en 1791 à Lyon chez un marchand drapier (comme son père), le futur fondateur de l’Ecole sociétaire, déclassé par la fonte du reliquat de son héritage, est désormais négociant en étoffes et, à ce titre, commis voyageur (Jonathan Beecher, Charles Fourier: the Visionary and His World, University of California Press, 1986). Participant à la foire de Beaucaire, l'une des plus importantes de l’époque, il rend compte de ses revers commerciaux à l'un de ses employeurs, Frédéric Fournier de Lyon avec lequel il est en relation de travail depuis 1796 (comme le précise Beecher) : « Les nouvelles de la foire sont si misérables que j’ai différé encore dans l’espoir qu’il en viendrait de meilleures. » Son négoce d'étoffes est mis à rude épreuve par la concurrence : « De Fabre vend à côté de moi des percales fond blanc à 5.5 f. Dessuis fait moins bien, mais il les vend au milieu d’un magasin bien garni qui les fait valoir et les a achetés à 4.10 en bloc »... De cette expérience professionnelle, Fourier a tiré en 1807 son premier opuscule intitulé "Sur les charlataneries commerciales" (connu par la seule livraison de 1841 de La Phalange : 3e série, tome II, pp. 732-736). Plus généralement, ce frottement contraint au négoce a puissamment nourri l’élaboration du modèle d’organisation sociale à laquelle il travaillait assidûment déjà à ses heures de liberté : une théorie bien loin d’être coupée de la réalité sociale de son temps, comme le laisse trop souvent penser sa réputation d’utopiste, ainsi que le montre cet étonnant document.
Bookseller reference : 57041
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CZYNSKI (Jean).
Kopernik et ses travaux.
Paris Jules Renouard 1847 1 vol. relié in-8, demi-basane brune, dos lisse orné de filets dorés horizontaux, pièce de titre basane rouge, XVI + 314 pp., portrait-frontispice. Édition originale de cette étude sur Copernic qui aborde la portée des travaux de l'astronome polonais d'un point de vue social et philosophique. Jean Czynski (1801-1867), intellectuel varsovien exilé à Paris après l’échec de la révolution polonaise de 1830, était un avocat et auteur prolifique, inlassable défenseur des Juifs et des théories fouriéristes. Bon exemplaire en reliure d'époque auquel on joint une lettre autographe signée de l'auteur adressée à Charles Journet, le fils de Jean Journet qui s'était autoproclamé "L’Apôtre" (de Charles Fourier) et qui venait de décéder (1 page et demie in-8, Paris, [novembre 1861]). Jean Czynski s'y emploie à démentir des propos diffamatoires colportés par le photographe Nadar, selon lequel il aurait reçu de l'argent de la part de Jean Journet. Document rare, emblématique du petit monde des communautés du socialisme utopique sous le Second Empire.
Bookseller reference : 57058
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CZYNSKI (Jean).
Kopernik et ses travaux.
Paris Jules Renouard 1847 1 vol. relié in-8, demi-basane brune, dos lisse orné de filets dorés horizontaux, pièce de titre basane rouge, XVI + 314 pp., portrait-frontispice. Édition originale de cette étude sur Copernic qui aborde la portée des travaux de l'astronome polonais d'un point de vue social et philosophique. Jean Czynski (1801-1867), intellectuel varsovien exilé à Paris après l’échec de la révolution polonaise de 1830, était un avocat et auteur prolifique, inlassable défenseur des Juifs et des théories fouriéristes. Bon exemplaire en reliure d'époque auquel on joint une lettre autographe signée de l'auteur adressée à Charles Journet, le fils de Jean Journet qui s'était autoproclamé "L’Apôtre" (de Charles Fourier) et qui venait de décéder (1 page et demie in-8, Paris, [novembre 1861]). Jean Czynski s'y emploie à démentir des propos diffamatoires colportés par le photographe Nadar, selon lequel il aurait reçu de l'argent de la part de Jean Journet. Document rare, emblématique du petit monde des communautés du socialisme utopique sous le Second Empire.
Bookseller reference : 57058
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BOURGOIS (Christian).
Correspondance adressée à Jacques Brenner.
2 pages autographes signées et 1 page tapuscrite signée in-8, les trois à l'en- tête imprimé de l'éditeur Juillard, 2 cartes de visite autographes signées à son nom imprimé, s.d. [vers 1960]. Brefs échanges autour de leur collaboration, présente et passée, chez Julliard : "Il faut bien admettre que nous ne sommes plus très nombreux ceux qui croient encore que 'la littérature rend la vie plus passionnante' (...) Votre écriture m'a rappelé nos souvenirs des "Cahiers des saisons" et vos romans chez Julliard, époque dont je garde la nostalgie, même si je publie beaucoup de bons livres".
Bookseller reference : 57318
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BOURGOIS (Christian).
Correspondance adressée à Jacques Brenner.
2 pages autographes signées et 1 page tapuscrite signée in-8, les trois à l'en- tête imprimé de l'éditeur Juillard, 2 cartes de visite autographes signées à son nom imprimé, s.d. [vers 1960]. Brefs échanges autour de leur collaboration, présente et passée, chez Julliard : "Il faut bien admettre que nous ne sommes plus très nombreux ceux qui croient encore que 'la littérature rend la vie plus passionnante' (...) Votre écriture m'a rappelé nos souvenirs des "Cahiers des saisons" et vos romans chez Julliard, époque dont je garde la nostalgie, même si je publie beaucoup de bons livres".
Bookseller reference : 57318
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LOWERY (Bruce).
Réunion de 3 lettres signées adressées à Jacques Brenner.
2 page in-4 tapuscrites (Paris, 12 et 13 mars 1964) et 2 pages in-8 autographes (Paris, 15 juin 1966). D'origine américaine mais ayant grandi en Belgique, Bruce Lowery choisit le français pour écrire, en 1960, son premier roman "La Cicatrice" qui reçoit le prix de l'universalité de la langue française, décerné par l'Académie française. Il donne pour les "Cahiers des saisons" une étude tirée de sa thèse de littérature comparée sur Marcel Proust et Henry James.
Bookseller reference : 57364
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LOWERY (Bruce).
Réunion de 3 lettres signées adressées à Jacques Brenner.
2 page in-4 tapuscrites (Paris, 12 et 13 mars 1964) et 2 pages in-8 autographes (Paris, 15 juin 1966). D'origine américaine mais ayant grandi en Belgique, Bruce Lowery choisit le français pour écrire, en 1960, son premier roman "La Cicatrice" qui reçoit le prix de l'universalité de la langue française, décerné par l'Académie française. Il donne pour les "Cahiers des saisons" une étude tirée de sa thèse de littérature comparée sur Marcel Proust et Henry James.
Bookseller reference : 57364
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GARDEL (Louis).
Lettre autographe signée adressée à Jacques Brenner.
2 pages in-8 sur papier à son nom imprimé, s.l., 29 avril [1992], avec enveloppe. "Je me disais te lisant hier soir, épaté et tout ravi, qu'il n'y a que José et toi d'écrivains dans notre petite assemblée Renaudot. Ecrivains, j'entends par là, ceux qui transforment la matière première (soi, le monde, etc) toute entière et jusqu'au bout en littérature, obtenant cet effet de limpidité même quand ce qu'ils racontent est trouble".
Bookseller reference : 57394
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GARDEL (Louis).
Lettre autographe signée adressée à Jacques Brenner.
2 pages in-8 sur papier à son nom imprimé, s.l., 29 avril [1992], avec enveloppe. "Je me disais te lisant hier soir, épaté et tout ravi, qu'il n'y a que José et toi d'écrivains dans notre petite assemblée Renaudot. Ecrivains, j'entends par là, ceux qui transforment la matière première (soi, le monde, etc) toute entière et jusqu'au bout en littérature, obtenant cet effet de limpidité même quand ce qu'ils racontent est trouble".
Bookseller reference : 57394
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ESTIENNE (Charles).
Réunion de deux lettres autographes signées adressées à Jacques Brenner.
2 pages in-16 (Paris, "mercredi" [21 novembre 1945], avec enveloppe) et 2 pages in-8 (paris, 31 janvier 1946). Les premières armes de celui qui deviendra un critique d'art reconnu, salué en 1950 par André Breton pour son manifeste "coup de poing", "L'art abstrait est-il un académisme ?". Il évoque ici ses débuts en poésie et plus longuement un article intitulé "Jean Bazaine ou la transfiguration" à paraître dans "Seine", la première revue fondée par Jacques Brenner à Rouen.
Bookseller reference : 57395
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ESTIENNE (Charles).
Réunion de deux lettres autographes signées adressées à Jacques Brenner.
2 pages in-16 (Paris, "mercredi" [21 novembre 1945], avec enveloppe) et 2 pages in-8 (paris, 31 janvier 1946). Les premières armes de celui qui deviendra un critique d'art reconnu, salué en 1950 par André Breton pour son manifeste "coup de poing", "L'art abstrait est-il un académisme ?". Il évoque ici ses débuts en poésie et plus longuement un article intitulé "Jean Bazaine ou la transfiguration" à paraître dans "Seine", la première revue fondée par Jacques Brenner à Rouen.
Bookseller reference : 57395
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MEMMI (Albert).
Réunion de 3 lettres autographes signées adressées à Jacques Brenner.
1 page et demi in-4 (Paris, 8 mai 1962), 2 pages in-8 ,(Paris, le 1er et 14 novembre 1965). C'est en 1962, dans son "Portrait d'un juif", que l'écrivain d'origine tunisienne pose les jalons de la "judéité" et du concept universel d'hétérophobie avec des mots simples et sans pontifier : "J'ai tenu en effet - et vous l'avez parfaitement vu - à éviter la cuistrerie, c'est-à-dire au fond à ne pas gêner le lecteur, à ne pas l'assommer avec les innombrables lectures que j'ai faites... J'ai tout soigneusement conservé pour répondre aux objections de mes corréligionnaires surtout, qui vont souffrir souvent hélas à la lecture de ce livre. Mais il le faut ! Je suis convaincu qu'il leur fera du bien, comme il m'en a fait à moi-même en l'écrivant...".
Bookseller reference : 57372
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MEMMI (Albert).
Réunion de 3 lettres autographes signées adressées à Jacques Brenner.
1 page et demi in-4 (Paris, 8 mai 1962), 2 pages in-8 ,(Paris, le 1er et 14 novembre 1965). C'est en 1962, dans son "Portrait d'un juif", que l'écrivain d'origine tunisienne pose les jalons de la "judéité" et du concept universel d'hétérophobie avec des mots simples et sans pontifier : "J'ai tenu en effet - et vous l'avez parfaitement vu - à éviter la cuistrerie, c'est-à-dire au fond à ne pas gêner le lecteur, à ne pas l'assommer avec les innombrables lectures que j'ai faites... J'ai tout soigneusement conservé pour répondre aux objections de mes corréligionnaires surtout, qui vont souffrir souvent hélas à la lecture de ce livre. Mais il le faut ! Je suis convaincu qu'il leur fera du bien, comme il m'en a fait à moi-même en l'écrivant...".
Bookseller reference : 57372
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ZOLA], ANTOINE (André).
Lettre autographe signée adressée à Emile Zola
6 pages et demie in-12, s.l.n.d. [1887]. Réjouissante lettre du jeune directeur du Théâtre libre au sujet de "Renée", la pièce que Zola a tirée de La Curée (1872) et dont Sarah Bernhardt devait initialement interpréter le rôle titre autour de 1877. La première est finalement donnée dix ans plus tard, le 16 avril 1887, au Théâtre du Vaudeville. Antoine, qui venait de faire jouer le 30 mars "Jacques Damour" de Zola (une pièce en un acte inspirée d’une de ses nouvelles), y a été invité par le maître. Il en sort révolté : "Dès le lever de rideau la salle était prévenue contre vous. On a refusé la bataille et on a préféré faire de l’ironie toute la soirée plutôt que d’écouter loyalement et de chercher à comprendre !" Et de trancher d’une phrase, qu’il souligne rageusement dans sa missive : "On a assassiné votre pièce." Quoique "tout honteux de la liberté" qu’il prend en s’exprimant ainsi, Antoine vitupère contre une distribution indigne : Mary Brandès, "absolument incapable de jouer Renée", promise "à la Comédie française (où elle ira) compléter dignement la troupe de grues qui y fait florès, les Bartet, les Vierson, les Montaland et les Léonide Leblanc" ; Montigny, "cabotin raseur et bénisseur" ; "et ce petit Garaud, qui ne sait même pas que faire de ses mains !"… En toute franchise (par contraste avec les deux derniers actes qui "ont une grandeur tragique à faire haleter une salle", il juge d’ailleurs les deuxième et troisième "gris et ennuyeux"), Antoine dénonce une cabale orchestrée contre Zola qu’il invite à mieux veiller à la distribution de ses pièces, à l’exemple de Dumas fils et de Victorien Sardou, "ces deux grands faiseurs" : "Là est je crois le secret de ces premières flamboyantes dont ils ont le monopole." Zola n’en aura pas le cœur et "Renée" sera sa dernière adaptation pour le théâtre. Cette longue lettre d’Antoine, avec son enthousiasme et son engagement, n’en apparaît que plus belle.
Bookseller reference : 57900
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ZOLA], ANTOINE (André).
Lettre autographe signée adressée à Emile Zola
6 pages et demie in-12, s.l.n.d. [1887]. Réjouissante lettre du jeune directeur du Théâtre libre au sujet de "Renée", la pièce que Zola a tirée de La Curée (1872) et dont Sarah Bernhardt devait initialement interpréter le rôle titre autour de 1877. La première est finalement donnée dix ans plus tard, le 16 avril 1887, au Théâtre du Vaudeville. Antoine, qui venait de faire jouer le 30 mars "Jacques Damour" de Zola (une pièce en un acte inspirée d’une de ses nouvelles), y a été invité par le maître. Il en sort révolté : "Dès le lever de rideau la salle était prévenue contre vous. On a refusé la bataille et on a préféré faire de l’ironie toute la soirée plutôt que d’écouter loyalement et de chercher à comprendre !" Et de trancher d’une phrase, qu’il souligne rageusement dans sa missive : "On a assassiné votre pièce." Quoique "tout honteux de la liberté" qu’il prend en s’exprimant ainsi, Antoine vitupère contre une distribution indigne : Mary Brandès, "absolument incapable de jouer Renée", promise "à la Comédie française (où elle ira) compléter dignement la troupe de grues qui y fait florès, les Bartet, les Vierson, les Montaland et les Léonide Leblanc" ; Montigny, "cabotin raseur et bénisseur" ; "et ce petit Garaud, qui ne sait même pas que faire de ses mains !"… En toute franchise (par contraste avec les deux derniers actes qui "ont une grandeur tragique à faire haleter une salle", il juge d’ailleurs les deuxième et troisième "gris et ennuyeux"), Antoine dénonce une cabale orchestrée contre Zola qu’il invite à mieux veiller à la distribution de ses pièces, à l’exemple de Dumas fils et de Victorien Sardou, "ces deux grands faiseurs" : "Là est je crois le secret de ces premières flamboyantes dont ils ont le monopole." Zola n’en aura pas le cœur et "Renée" sera sa dernière adaptation pour le théâtre. Cette longue lettre d’Antoine, avec son enthousiasme et son engagement, n’en apparaît que plus belle.
Bookseller reference : 57900
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GOMEZ CARILLO (Enrique).
Lettre autographe signée.
1895 1 page in-8 à l'en-tête imprimé journal hebdomadaire L'Espagne, s.d. Enthousiaste missive de l’écrivain guatémaltèque (1873-1927), "heureux de retrouver notre Paris". Le jeune homme y accompagne sa deuxième épouse Raquel Meller qui "va chanter 5 semaines, à partir du 2 janvier, toujours à Olympia". Il ne s’annonce pas les mains vides : "Je vous apporte un cadeau qui vous plaira : deux grandes gravures originales de Goya, d’après des tableaux de Vélasquez. Elles m’ont été données par le ministère des Beaux-Arts de Madrid comme des choses très rares et très précieuses."
Bookseller reference : 57906
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GOMEZ CARILLO (Enrique).
Lettre autographe signée.
1895 1 page in-8 à l'en-tête imprimé journal hebdomadaire L'Espagne, s.d. Enthousiaste missive de l’écrivain guatémaltèque (1873-1927), "heureux de retrouver notre Paris". Le jeune homme y accompagne sa deuxième épouse Raquel Meller qui "va chanter 5 semaines, à partir du 2 janvier, toujours à Olympia". Il ne s’annonce pas les mains vides : "Je vous apporte un cadeau qui vous plaira : deux grandes gravures originales de Goya, d’après des tableaux de Vélasquez. Elles m’ont été données par le ministère des Beaux-Arts de Madrid comme des choses très rares et très précieuses."
Bookseller reference : 57906
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PONSARD (François).
Le Lion amoureux. Comédie en cinq actes, en vers.
Michel Lévy 1866 1 vol. relié in-8, bradel demi-percaline marron à coins, pièce de titre de basane bleue au dos, tête dorée, non rogné, couvertures conservées, 114 pp. Edition originale du chef-d'oeuvre dramatique de l'auteur, tableau des moeurs politiques du Directoire. Un des quelques exemplaires de luxe tirés sur vergé de Hollande, enrichi de 4 documents montés sur onglet : la page de faux-titre d'un exemplaire ordinaire portant un envoi au dramaturge Paul Foucher, une lettre autographe signée de l'auteur (3 pages in-16), un portrait-frontispice gravé par Wolff, la copie par Jules Janin d'un amusant poème de circonstance que Ponsard lui dédia en décembre 1866 (42 vers).
Bookseller reference : 57943
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PONSARD (François).
Le Lion amoureux. Comédie en cinq actes, en vers.
Michel Lévy 1866 1 vol. relié in-8, bradel demi-percaline marron à coins, pièce de titre de basane bleue au dos, tête dorée, non rogné, couvertures conservées, 114 pp. Edition originale du chef-d'oeuvre dramatique de l'auteur, tableau des moeurs politiques du Directoire. Un des quelques exemplaires de luxe tirés sur vergé de Hollande, enrichi de 4 documents montés sur onglet : la page de faux-titre d'un exemplaire ordinaire portant un envoi au dramaturge Paul Foucher, une lettre autographe signée de l'auteur (3 pages in-16), un portrait-frontispice gravé par Wolff, la copie par Jules Janin d'un amusant poème de circonstance que Ponsard lui dédia en décembre 1866 (42 vers).
Bookseller reference : 57943
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HUYSMANS (Joris Karl).
Billet autographe signé à sa demi-soeur Juliette Org.
1 demi page in-12 sur carte-lettre, 1892, marques postales au dos. Il ne pourra pas être au rendez-vous prévu et en propose un autre. "Je retourne au bureau après 8 jours d'absence - quitte à n'y pas écrire". Cette phrase évoque en filigrane la double carrière de Huysmans en qualité de fonctionnaire, pendant trente ans, au Ministère de l'intérieur, et comme écrivain. A la mort de sa mère en 1876, il était devenu le tuteur de ses deux demi-soeurs, Juliette et Blanche, héritières de l'atelier de brochage de leur père, qui servit de décor aux Soeurs Vatard.
Bookseller reference : 57977
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HUYSMANS (Joris Karl).
Billet autographe signé à sa demi-soeur Juliette Org.
1 demi page in-12 sur carte-lettre, 1892, marques postales au dos. Il ne pourra pas être au rendez-vous prévu et en propose un autre. "Je retourne au bureau après 8 jours d'absence - quitte à n'y pas écrire". Cette phrase évoque en filigrane la double carrière de Huysmans en qualité de fonctionnaire, pendant trente ans, au Ministère de l'intérieur, et comme écrivain. A la mort de sa mère en 1876, il était devenu le tuteur de ses deux demi-soeurs, Juliette et Blanche, héritières de l'atelier de brochage de leur père, qui servit de décor aux Soeurs Vatard.
Bookseller reference : 57977
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CUVILLIER (Armand).
2 lettres autographes signées adressées à un collègue.
4 pages in-8, Paris, 1er juillet 1972 et s.d., du 3 janvier 1973. Armand Cuvillier (1887-1973) vient d'achever le troisième volume de son grand oeuvre le "Manuel de sociologie" qui avait commencé de paraître en 1950. Il remercie son correspondant pour son compte-rendu, dont il accepte avec humilité les réserves ou les critiques. La lettre suivante est écrite peu de temps avant sa mort : victime d'une attaque d'hémiplégie, Armand Cuvillier s'excuse de ne pouvoir renseigner son correspondant au sujet de citations d'Alain et de Proudhon.
Bookseller reference : 57981
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CUVILLIER (Armand).
2 lettres autographes signées adressées à un collègue.
4 pages in-8, Paris, 1er juillet 1972 et s.d., du 3 janvier 1973. Armand Cuvillier (1887-1973) vient d'achever le troisième volume de son grand oeuvre le "Manuel de sociologie" qui avait commencé de paraître en 1950. Il remercie son correspondant pour son compte-rendu, dont il accepte avec humilité les réserves ou les critiques. La lettre suivante est écrite peu de temps avant sa mort : victime d'une attaque d'hémiplégie, Armand Cuvillier s'excuse de ne pouvoir renseigner son correspondant au sujet de citations d'Alain et de Proudhon.
Bookseller reference : 57981
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FOURIER (Charles).
Lettre autographe signée adressée à Caroline Thibaut.
Une page in-8, Paris, 21 novembre 1813, adresse et marques postales au dos (trace de montage sur onglet). Belle lettre énamourée du futur fondateur de l'Ecole sociétaire qui n'a encore publié que sa Théorie des quatre mouvemens et des destinées générales (1808) : "C'est à mon grand regret, aimable dame, que j'ai manqué mardi à vous aller voir. L'imprimeur me fait donner au diable depuis 3 jours et d'autres affaires sont venues se compliquer à tel point que j'ai été désorienté sans cesse et je ne prévois pas de matinée libre avant samedi." Aussi, dans cette attente, se propose-t-il de recevoir d'elle quelque missive, "si vous avez quelque chose à me communiquer", avant de la rencontrer pour qu'à "de si belles apparences vienne se joindre enfin la réalité". Le maître agréant non sans audace ses "salutations affectueuses".
Bookseller reference : 58109
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FOURIER (Charles).
Lettre autographe signée adressée à Caroline Thibaut.
Une page in-8, Paris, 21 novembre 1813, adresse et marques postales au dos (trace de montage sur onglet). Belle lettre énamourée du futur fondateur de l'Ecole sociétaire qui n'a encore publié que sa Théorie des quatre mouvemens et des destinées générales (1808) : "C'est à mon grand regret, aimable dame, que j'ai manqué mardi à vous aller voir. L'imprimeur me fait donner au diable depuis 3 jours et d'autres affaires sont venues se compliquer à tel point que j'ai été désorienté sans cesse et je ne prévois pas de matinée libre avant samedi." Aussi, dans cette attente, se propose-t-il de recevoir d'elle quelque missive, "si vous avez quelque chose à me communiquer", avant de la rencontrer pour qu'à "de si belles apparences vienne se joindre enfin la réalité". Le maître agréant non sans audace ses "salutations affectueuses".
Bookseller reference : 58109
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BARBERIS (Dominique).
Le Temps des Dieux. Récit.
Paris Gallimard, coll. "L'Arpenteur" 2000 1 vol. broché in-8 étroit, broché, 159 pp. Exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée adressée à un critique (2 pages in-4, datées du 11 janvier 2006). Très bon état.
Bookseller reference : 60467
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BARBERIS (Dominique).
Le Temps des Dieux. Récit.
Paris Gallimard, coll. "L'Arpenteur" 2000 1 vol. broché in-8 étroit, broché, 159 pp. Exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée adressée à un critique (2 pages in-4, datées du 11 janvier 2006). Très bon état.
Bookseller reference : 60467
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BARBERIS (Dominique).
Les Kangourous.
Paris Paris, Gallimard, coll. "L'Arpenteur", 2002, 2002 1 vol. broché in-8 étroit, broché, 162 pp. Exemplaire enrichi d'un envoi et d'une carte postale autographes signés adressés à un critique. Très bon état.
Bookseller reference : 60468
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BARBERIS (Dominique).
Les Kangourous.
Paris Paris, Gallimard, coll. "L'Arpenteur", 2002, 2002 1 vol. broché in-8 étroit, broché, 162 pp. Exemplaire enrichi d'un envoi et d'une carte postale autographes signés adressés à un critique. Très bon état.
Bookseller reference : 60468
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FUSTEL DE COULANGES.
La Cité antique. Etude sur le culte, le droit, les institutions de la Grèce et de Rome.
Paris Hachette 1881 1 vol. relié in-8, bradel demi-maroquin aubergine à grain long, non rogné (Paul Vié), 478 pp. Petite usure aux coiffes et aux coins, sinon agréable reliure.
Bookseller reference : 60789
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FUSTEL DE COULANGES.
La Cité antique. Etude sur le culte, le droit, les institutions de la Grèce et de Rome.
Paris Hachette 1881 1 vol. relié in-8, bradel demi-maroquin aubergine à grain long, non rogné (Paul Vié), 478 pp. Petite usure aux coiffes et aux coins, sinon agréable reliure.
Bookseller reference : 60789
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BALTAZAR (Julius).
Livres imprimés, manuscrits peints, reliures.
Paris BnF & revue Arts & Métiers du livre 1997 1 vol. broché in-8 carré, brochage avec perforations et 2 faveurs de soie bleue, couverture de papier bleu imprimée, non paginé. Catalogue d'exposition avec 128 numéros décrits et des textes de Michel Déon et Philippe Delaveau. Tirage limité à 200 exemplaires sur Rives justifiés et signés par Baltazar, avec un bel envoi de l'artiste assorti d'une composition à l'encre noire. Bon état.
Bookseller reference : 66207
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BALTAZAR (Julius).
Livres imprimés, manuscrits peints, reliures.
Paris BnF & revue Arts & Métiers du livre 1997 1 vol. broché in-8 carré, brochage avec perforations et 2 faveurs de soie bleue, couverture de papier bleu imprimée, non paginé. Catalogue d'exposition avec 128 numéros décrits et des textes de Michel Déon et Philippe Delaveau. Tirage limité à 200 exemplaires sur Rives justifiés et signés par Baltazar, avec un bel envoi de l'artiste assorti d'une composition à l'encre noire. Bon état.
Bookseller reference : 66207
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[CRIEL]. MILLER (Henry).
Minute dactylographiée (traduite en français) d'une lettre adressée à Gaston Criel.
3 pages in-4, Big Sur, 25 novembre 1953. Superbe lettre dans laquelle Henry Miller donne une analyse aussi fouillée qu'élogieuse du roman de Gaston Criel, La Grande Foutaise : "Il m'a donné l'impression de revivre ma propre vie, à New York, à Paris ou dans un de ces culs-de-sac abandonnés de Dieu, où on se retrouve quand on est inconnu, méconnu et indésirable, et quand on ne sait pas soi-même ce qu'on demande à la vie, à part le vivre et le couvert". L'écrivain américain souligne notamment la qualité d'évocation d'un Paris bohème et interlope dans une langue proche de l'argot : "Quant au langage dans lequel l'histoire est contée, quel autre langage pourrait-on choisir, j'aimerais le savoir ? C'est un langage vivant, plein du mordant et des sortilèges de la misère qui l'a produit". La présente lettre a été publiée dans la revue "Arts" pour servir de critique au roman de Criel. On joint une portrait photographique de Miller (tirage de presse d'époque avec tampon de la revue "Arts" au dos), ainsi que 3 lettres autographes signées de Gaston Criel adressée à Jacques Peuchmaurd (4 pages in-4 dont une avec enveloppe, 1953)..
Bookseller reference : 67766
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[CRIEL]. MILLER (Henry).
Minute dactylographiée (traduite en français) d'une lettre adressée à Gaston Criel.
3 pages in-4, Big Sur, 25 novembre 1953. Superbe lettre dans laquelle Henry Miller donne une analyse aussi fouillée qu'élogieuse du roman de Gaston Criel, La Grande Foutaise : "Il m'a donné l'impression de revivre ma propre vie, à New York, à Paris ou dans un de ces culs-de-sac abandonnés de Dieu, où on se retrouve quand on est inconnu, méconnu et indésirable, et quand on ne sait pas soi-même ce qu'on demande à la vie, à part le vivre et le couvert". L'écrivain américain souligne notamment la qualité d'évocation d'un Paris bohème et interlope dans une langue proche de l'argot : "Quant au langage dans lequel l'histoire est contée, quel autre langage pourrait-on choisir, j'aimerais le savoir ? C'est un langage vivant, plein du mordant et des sortilèges de la misère qui l'a produit". La présente lettre a été publiée dans la revue "Arts" pour servir de critique au roman de Criel. On joint une portrait photographique de Miller (tirage de presse d'époque avec tampon de la revue "Arts" au dos), ainsi que 3 lettres autographes signées de Gaston Criel adressée à Jacques Peuchmaurd (4 pages in-4 dont une avec enveloppe, 1953)..
Bookseller reference : 67766
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BOSCHERE], CLANCIER (G.-E.).
Jean de Boschère "l'obscur". Manuscrit autographe signé
sans nom 1952 1 vol. en feuilles 10 pages in-8, vers 1952. Longue interview de l'auteur de Satan l'obscur réalisée pour la radiodiffusion belge qui sera publiée dans la revue Arts.
Bookseller reference : 67779
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