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SIGNAC (Paul).
Trois lettres autographes signées adressées au peintre Pierre Monteret.
1927 4 pages in-8 à l'en-tête imprimé de la "Société des Artistes Indépendants" et une page in-4, "14 rue de l'Abbaye" et Barfleur, 6 février 1927, 17 juin 1931 et 20 février 1934. Président de la Société des Artistes Indépendants, Signac encourage le jeune peintre Pierre Monteret (né en 1897) en lui achetant un tableau, "Europe", d'une "composition charmante", et il espère recevoir sa visite : "vous verrez que votre oeuvre sera, dans ma petite collection, en bonne compagnie, à côté de Cézanne, Seurat, Jongkind et autres bons peintres"... Quatre ans plus tard, en 1931, le peintre se désole d'avoir raté la visite de Monteret et craint de ne pouvoir le soutenir "au moment où les amateurs évitent de tourner le bouton de porte des galeries, au moment où les marchands n'achètent rien et ne tiennent même pas leurs engagements"... Enfin, en 1934, il annonce être "fortement grippé" (Signac disparaît des suites d'une longue maladie en 1935) et ne peut se rendre à l'exposition de son confrère. On trouve une référence au tableau "Europe" de Pierre Monteret, présenté au Salon des artistes indépendants de 1927 et acquis par Paul Signac, dans le catalogue de la récente exposition du Musée d'Orsay, Signac collectionneur (Gallimard et Musée d'Orsay, 2021, p. 223). L'artiste Pierre Monteret partagea dans l'après-guerre la vie du peintre et maître-cartonnier d'origine russe Elie Grekoff.
Bookseller reference : 111815
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HELION], ABADIE (Daniel).
Hélion ou la force des choses.
Bruxelles La Connaissance, coll. "Témoins et témoignages, monographies" 1975 1 vol. broché in-8, broché, couverture illustrée, 176 pp. Édition originale. Joint : un carton d'invitation (double feuillet in-12 carré) pour l'exposition du peintre à la galerie Louis Carré & Cie du 21 mai au 27 juillet 1987. En belle condition. Exemplaire provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais.
Bookseller reference : 112353
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HELION], ABADIE (Daniel).
Hélion ou la force des choses.
Bruxelles La Connaissance, coll. "Témoins et témoignages, monographies" 1975 1 vol. broché in-8, broché, couverture illustrée, 176 pp. Édition originale. Joint : un carton d'invitation (double feuillet in-12 carré) pour l'exposition du peintre à la galerie Louis Carré & Cie du 21 mai au 27 juillet 1987. En belle condition. Exemplaire provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais.
Bookseller reference : 112353
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JEANSON (Henri).
Toi que j'ai tant aimée...
Paris Gallimard 1929 1 vol. Broché in-12, broché, 253 pp. Edition originale de cette comédie en trois actes. Exemplaire du service de presse provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais, truffé de 8 pages manuscrites au format in-8, où l'apprenti comédien et futur cinéaste a recopié toutes les répliques du personnage de Laurent au dernier acte de la pièce. Exemplaire provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais.
Bookseller reference : 112927
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JEANSON (Henri).
Toi que j'ai tant aimée...
Paris Gallimard 1929 1 vol. Broché in-12, broché, 253 pp. Edition originale de cette comédie en trois actes. Exemplaire du service de presse provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais, truffé de 8 pages manuscrites au format in-8, où l'apprenti comédien et futur cinéaste a recopié toutes les répliques du personnage de Laurent au dernier acte de la pièce. Exemplaire provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais.
Bookseller reference : 112927
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LORRAIN (Jean).
Carte signée adressée à Paul Fort.
carte in-16 obl. rédigée à l'encre noire par son secrétaire avec signature autographe et au verso des annotations manuscrites à la mine de plomb, Nice, 27 mai 1903. Il explique ne plus habiter à Paris et décline une invitation à l'atelier du peintre Karl Edvard Diriks. Il est très souffrant, "très surveillé par mon médecin des contre-coups de ma condamnation du 6". L'écrivain fait allusion à la plainte pour diffamation de la peintre symboliste Jeanne Jacquemin après la parution d'un portrait assassin dans Le Journal du 11 janvier 1903. C'est en partie pour financer cette longue procédure judiciaire et la lourde amende à laquelle il fut condamné que Jean Lorrain écrivit La Maison Philibert.
Bookseller reference : 113183
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LORRAIN (Jean).
Carte signée adressée à Paul Fort.
carte in-16 obl. rédigée à l'encre noire par son secrétaire avec signature autographe et au verso des annotations manuscrites à la mine de plomb, Nice, 27 mai 1903. Il explique ne plus habiter à Paris et décline une invitation à l'atelier du peintre Karl Edvard Diriks. Il est très souffrant, "très surveillé par mon médecin des contre-coups de ma condamnation du 6". L'écrivain fait allusion à la plainte pour diffamation de la peintre symboliste Jeanne Jacquemin après la parution d'un portrait assassin dans Le Journal du 11 janvier 1903. C'est en partie pour financer cette longue procédure judiciaire et la lourde amende à laquelle il fut condamné que Jean Lorrain écrivit La Maison Philibert.
Bookseller reference : 113183
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LORRAIN (Jean).
Lettre signée adressée à Paul Fort.
1 page et demie in-12 rédigée à l'encre noire par son secrétaire avec signature autographe, "Paris ce 2" [1906]. Il évoque un travail poétique... "vous savez, moi je ne fais plus de vers ; ce ne sont que des fragments. Ils ne vaudront pas ceux des autres, mais j'aurai fait preuve de bonne volonté ; je ne reçois plus le jeudi, je suis ici en pleines répétitions et n'ai plus que ce jour là pour respirer, lire un peu et écrire. Quand je serai sorti de ces ennuis, je vous ferai signe, à vous et quelques amis pour aller errer un peu sous les ombrages de St Cloud, dans l'or mourant du crépuscule". Enfin, il demande à recevoir un ouvrage, "si c'est celui des Visions, vous savez avec quelle joie j'y retrouverai les nymphes et satyres que vous évoquez et faites vivre si merveilleusement"...
Bookseller reference : 113185
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LORRAIN (Jean).
Lettre signée adressée à Paul Fort.
1 page et demie in-12 rédigée à l'encre noire par son secrétaire avec signature autographe, "Paris ce 2" [1906]. Il évoque un travail poétique... "vous savez, moi je ne fais plus de vers ; ce ne sont que des fragments. Ils ne vaudront pas ceux des autres, mais j'aurai fait preuve de bonne volonté ; je ne reçois plus le jeudi, je suis ici en pleines répétitions et n'ai plus que ce jour là pour respirer, lire un peu et écrire. Quand je serai sorti de ces ennuis, je vous ferai signe, à vous et quelques amis pour aller errer un peu sous les ombrages de St Cloud, dans l'or mourant du crépuscule". Enfin, il demande à recevoir un ouvrage, "si c'est celui des Visions, vous savez avec quelle joie j'y retrouverai les nymphes et satyres que vous évoquez et faites vivre si merveilleusement"...
Bookseller reference : 113185
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LAMBRY (Léon).
Les tribulations d'un poète. Comédie en trois actes en prose. 1898.
1898 in-4, en feuilles reliées par une cordelette, [2] + 32 + 30 + 29 ff. Manuscrit autographe complet de cette pièce de théâtre inédite par un auteur (1873-1940) qui écrira surtout pour la jeunesse, notamment des nouvelles de fiction préhistorique pour les Editions de Montsouris. Envoi autographe signé de l'auteur sur la couverture daté du 30 septembre 1901. Mouillure affectant la couverture et les premiers feuillets en marge, petites déchirures marginales au premier et dernier feuillet. Document unique, en l'état.
Bookseller reference : 113542
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LAMBRY (Léon).
Les tribulations d'un poète. Comédie en trois actes en prose. 1898.
1898 in-4, en feuilles reliées par une cordelette, [2] + 32 + 30 + 29 ff. Manuscrit autographe complet de cette pièce de théâtre inédite par un auteur (1873-1940) qui écrira surtout pour la jeunesse, notamment des nouvelles de fiction préhistorique pour les Editions de Montsouris. Envoi autographe signé de l'auteur sur la couverture daté du 30 septembre 1901. Mouillure affectant la couverture et les premiers feuillets en marge, petites déchirures marginales au premier et dernier feuillet. Document unique, en l'état.
Bookseller reference : 113542
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VEDRES (Nicole)], LAPOUJADE (Robert).
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier fort au format 38 x 32 cm.
[1949] La jeune écrivaine et réalisatrice pose de face, un coquillage dans les mains. Cette oeuvre unique sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade "50 portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). On joint un commentaire autographe signé de 2 pages in-folio (60 lignes) où Nicole Vedrès s'interroge : "Pourquoi ces traits plutôt que d'autres - et même : pourquoi une figure plutôt qu'une poignée d'herbe, une touffe de plumes, une coquille ?" Le texte salue l'art du portraitiste qui saisit et restitue une part de vérité au-delà des apparences.
Bookseller reference : 114229
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VEDRES (Nicole)], LAPOUJADE (Robert).
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier fort au format 38 x 32 cm.
[1949] La jeune écrivaine et réalisatrice pose de face, un coquillage dans les mains. Cette oeuvre unique sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade "50 portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). On joint un commentaire autographe signé de 2 pages in-folio (60 lignes) où Nicole Vedrès s'interroge : "Pourquoi ces traits plutôt que d'autres - et même : pourquoi une figure plutôt qu'une poignée d'herbe, une touffe de plumes, une coquille ?" Le texte salue l'art du portraitiste qui saisit et restitue une part de vérité au-delà des apparences.
Bookseller reference : 114229
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ARLAND (Marcel)], LAPOUJADE (Robert).
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier fort au format 38 x 32 cm.
[1949] Marcel Arland pose de face, les mains croisées. Cette oeuvre unique sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade "50 portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). On joint un commentaire autographe signé de 2 pages in-folio (42 lignes) où Marcel Arland évoque l'expression et la mémoire des visages.
Bookseller reference : 114234
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ARLAND (Marcel)], LAPOUJADE (Robert).
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier fort au format 38 x 32 cm.
[1949] Marcel Arland pose de face, les mains croisées. Cette oeuvre unique sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade "50 portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). On joint un commentaire autographe signé de 2 pages in-folio (42 lignes) où Marcel Arland évoque l'expression et la mémoire des visages.
Bookseller reference : 114234
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SUPERVIELLE (Jules)]. LAPOUJADE (Robert)
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier fort au format 38 x 32 cm.
[1949] Cette oeuvre unique sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions du peintre Robert Lapoujade, "50 portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). La matière légèrement oxydée et racornie du parchemin contribue à vieillir le visage du modèle qui pointe vers l'artiste un regard incisif. En face de son portrait Supervielle a rédigé un beau texte autographe signé (22 lignes) précisément consacré au regard :"Le visage humain est une réponse à une question que, malgré les battements du coeur et de la pensée, nous ne parvenons pas à connaître. Cette réponse, de jour en jour, et d'année en année, subit de très délicates retouches. Seul, le regard reste le même. Regard, point lumineux qui nous accompagne la vie durant ; regard, le siège même de l'âme peut-être, laquelle ne doit pas avoir besoin de beaucoup de place. Dès les premiers mois de l'enfant, il est là, ce regard qui ne ressemble à aucun autre. Et l'humanité n'est faite que de ces milliards de petits points entre les paupières. Angoisse, désir, colère, le bonheur et la volupté, les guerres et l'amour, tout vient sans bruit de cette vivante et imperceptible pointe du regard humain et tout y va, même si nous baissons les paupières."Ce texte semble inédit, tout comme le portrait.
Bookseller reference : 114236
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SUPERVIELLE (Jules)]. LAPOUJADE (Robert)
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier fort au format 38 x 32 cm.
[1949] Cette oeuvre unique sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions du peintre Robert Lapoujade, "50 portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). La matière légèrement oxydée et racornie du parchemin contribue à vieillir le visage du modèle qui pointe vers l'artiste un regard incisif. En face de son portrait Supervielle a rédigé un beau texte autographe signé (22 lignes) précisément consacré au regard :"Le visage humain est une réponse à une question que, malgré les battements du coeur et de la pensée, nous ne parvenons pas à connaître. Cette réponse, de jour en jour, et d'année en année, subit de très délicates retouches. Seul, le regard reste le même. Regard, point lumineux qui nous accompagne la vie durant ; regard, le siège même de l'âme peut-être, laquelle ne doit pas avoir besoin de beaucoup de place. Dès les premiers mois de l'enfant, il est là, ce regard qui ne ressemble à aucun autre. Et l'humanité n'est faite que de ces milliards de petits points entre les paupières. Angoisse, désir, colère, le bonheur et la volupté, les guerres et l'amour, tout vient sans bruit de cette vivante et imperceptible pointe du regard humain et tout y va, même si nous baissons les paupières."Ce texte semble inédit, tout comme le portrait.
Bookseller reference : 114236
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BATAILLE (Georges)]. LAPOUJADE (Robert).
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier Arches (format 38 x 32 cm) en tête duquel figure un manuscrit autographe de 32 lignes de Georges Bataille.
[1949] Rare portrait inédit de Georges Bataille, posant de face, les mains croisées, où sont à peine esquissés les contours du visage, pour mieux faire ressortir l'expression intense et pénétrante du regard, à la limite de la folie. Cette étonnante oeuvre sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade, "Portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). Bataille a composé en regard de son portrait un long commentaire - lui aussi inédit - qui est une méditation sur les concepts de mort et d'absence : "Etre d'air ? de lumière ? être encore ? être c'était mourir à l'être qui n'est pas, quand la parfaite inanité de l'être qui est renonce à l'absence qui me rompt le coeur. Mais la vérité, l'absence, si tout se dissipe se révèle." Document unique et inconnu des biographies.
Bookseller reference : 114272
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BATAILLE (Georges)]. LAPOUJADE (Robert).
Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier Arches (format 38 x 32 cm) en tête duquel figure un manuscrit autographe de 32 lignes de Georges Bataille.
[1949] Rare portrait inédit de Georges Bataille, posant de face, les mains croisées, où sont à peine esquissés les contours du visage, pour mieux faire ressortir l'expression intense et pénétrante du regard, à la limite de la folie. Cette étonnante oeuvre sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade, "Portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). Bataille a composé en regard de son portrait un long commentaire - lui aussi inédit - qui est une méditation sur les concepts de mort et d'absence : "Etre d'air ? de lumière ? être encore ? être c'était mourir à l'être qui n'est pas, quand la parfaite inanité de l'être qui est renonce à l'absence qui me rompt le coeur. Mais la vérité, l'absence, si tout se dissipe se révèle." Document unique et inconnu des biographies.
Bookseller reference : 114272
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ADAM (Paul).
Correspondance autographe adressée au dramaturge Marcel Ballot.
20 lettres autographes signées, une cinquantaine de pages aux formats in-12 ou in-8, différents en-têtes imprimés (Château de Montebise, "16, avenue du Trocadéro", Château de Chaiges), 1899-1915. Longue correspondance à l'auteur dramatique et critique Marcel Ballot. Il remercie son ami pour les articles qu'il a fait paraître dans Le Figaro sur ses romans : La Ruse ("La Ruse vous devra de beaux jours, et moi je vous devrai une heure de joie orgueilleuse puisque votre sympathie a bien voulu s'occuper de moi, par deux fois, avec tant de prodigalité"...), Au Soleil de Juillet, Le Serpent noir, Vues d'Amérique, Le Trust... Dans une belle lettre, il déplore l'absence de méthode dans la critique française : "Il y a très, très longtemps j'ai blâmé Brunetière de méconnaître Baudelaire, et plus récemment Sainte Beuve d'avoir vilipendé Balzac, mal compris Salammbô ; enfin le jugement des critiques dramatiques m'a rarement satisfait"...
Bookseller reference : 114509
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ADAM (Paul).
Correspondance autographe adressée au dramaturge Marcel Ballot.
20 lettres autographes signées, une cinquantaine de pages aux formats in-12 ou in-8, différents en-têtes imprimés (Château de Montebise, "16, avenue du Trocadéro", Château de Chaiges), 1899-1915. Longue correspondance à l'auteur dramatique et critique Marcel Ballot. Il remercie son ami pour les articles qu'il a fait paraître dans Le Figaro sur ses romans : La Ruse ("La Ruse vous devra de beaux jours, et moi je vous devrai une heure de joie orgueilleuse puisque votre sympathie a bien voulu s'occuper de moi, par deux fois, avec tant de prodigalité"...), Au Soleil de Juillet, Le Serpent noir, Vues d'Amérique, Le Trust... Dans une belle lettre, il déplore l'absence de méthode dans la critique française : "Il y a très, très longtemps j'ai blâmé Brunetière de méconnaître Baudelaire, et plus récemment Sainte Beuve d'avoir vilipendé Balzac, mal compris Salammbô ; enfin le jugement des critiques dramatiques m'a rarement satisfait"...
Bookseller reference : 114509
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MONNIER (Adrienne).
Lettre autographe signée à Pierre Drieu La Rochelle (1 page in-4 sur papier simili-Japon à l'en-tête de La Maison des Amis des Livres, le 11 mars 1941).
Avec un art consommé de la diplomatie, Adrienne Monnier flatte son "cher Drieu" en lui rapportant les compliments d'Henri Thomas et de Maurice Saillet, et en le félicitant pour Gilles : "C'est un livre qui compte autant et plus même qu'il n'en a l'air". Mais elle le suspecte d'être l'auteur d'une note assassine, intitulée "Prostitution", à propos de la lecture de Valéry qu'elle a organisée le 1er mars 1941 pour les noces d'argent de la Maison des Amis des Livres, d'autant que cette note est parue dans la N.R.F. de Drieu, et qu'elle est signée du pseudonyme de... "Saint Gilles" ! "Que de gens, alors, se sont prostitués rue de l'Odéon ? Gide, en particulier, qui nous a lu souvent des poèmes de Valéry, de Fargue, des pages de Raymond Roussel, et sa Geneviève. Ce bébé signe Saint Gilles. Il ajoute à votre héros (qui est quelqu'un de bien) une drôle de sainteté !"
Bookseller reference : 114835
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MONNIER (Adrienne).
Lettre autographe signée à Pierre Drieu La Rochelle (1 page in-4 sur papier simili-Japon à l'en-tête de La Maison des Amis des Livres, le 11 mars 1941).
Avec un art consommé de la diplomatie, Adrienne Monnier flatte son "cher Drieu" en lui rapportant les compliments d'Henri Thomas et de Maurice Saillet, et en le félicitant pour Gilles : "C'est un livre qui compte autant et plus même qu'il n'en a l'air". Mais elle le suspecte d'être l'auteur d'une note assassine, intitulée "Prostitution", à propos de la lecture de Valéry qu'elle a organisée le 1er mars 1941 pour les noces d'argent de la Maison des Amis des Livres, d'autant que cette note est parue dans la N.R.F. de Drieu, et qu'elle est signée du pseudonyme de... "Saint Gilles" ! "Que de gens, alors, se sont prostitués rue de l'Odéon ? Gide, en particulier, qui nous a lu souvent des poèmes de Valéry, de Fargue, des pages de Raymond Roussel, et sa Geneviève. Ce bébé signe Saint Gilles. Il ajoute à votre héros (qui est quelqu'un de bien) une drôle de sainteté !"
Bookseller reference : 114835
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REJANE (Gabrielle Réju dite).
Corespondance adressée à Marcel Ballot.
5 lettres, 4 billets et une carte de visite autographes signés,12 pages au total format in-8 ou in-12 (deux en-têtes imprimés du "Théâtre Réjane" et deux à son monogramme), 1895-1912. Intéressante correspondance. A la tête du théâtre qui porte son nom, la comédienne transmet un manuscrit. Attendant le bateau à Marseille en compagnie du comédien Dario Niccodemi qui contresigne la lettre, elle visite un antiquaire. Dans une longue lettre, elle évoque une représentation d'Odette de Victorien Sardou... On joint un beau portrait photographique par Reutlinger de l'actrice en pied pour Madame Sans-gêne (tirage sur papier albuminé contrecollé sur carton, format carte de cabinet, un peu piqué), ainsi que le livret de Madame Sans-gêne dans une édition de L'Illustration théâtrale (in-4 agrafé, décembre 1907). Bon ensemble.
Bookseller reference : 114849
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REJANE (Gabrielle Réju dite).
Corespondance adressée à Marcel Ballot.
5 lettres, 4 billets et une carte de visite autographes signés,12 pages au total format in-8 ou in-12 (deux en-têtes imprimés du "Théâtre Réjane" et deux à son monogramme), 1895-1912. Intéressante correspondance. A la tête du théâtre qui porte son nom, la comédienne transmet un manuscrit. Attendant le bateau à Marseille en compagnie du comédien Dario Niccodemi qui contresigne la lettre, elle visite un antiquaire. Dans une longue lettre, elle évoque une représentation d'Odette de Victorien Sardou... On joint un beau portrait photographique par Reutlinger de l'actrice en pied pour Madame Sans-gêne (tirage sur papier albuminé contrecollé sur carton, format carte de cabinet, un peu piqué), ainsi que le livret de Madame Sans-gêne dans une édition de L'Illustration théâtrale (in-4 agrafé, décembre 1907). Bon ensemble.
Bookseller reference : 114849
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BLOY], BOLLERY (Joseph).
Correspondance à M. Dubois, fidèle abonné des Cahiers Léon Bloy.
7 lettres autographes signées et 1 lettre tapuscrite signée au format in-4, dont trois à l'en-tête des Cahiers Léon Bloy, juillet 1933 - février 1941. Charmante correspondance du biographe et éditeur de Léon Bloy à un ami abonné aux Cahiers. En juillet 1933, il s'excuse de ne pouvoir le renseigner sur son "petit livre" sur l'auteur périgourdin dont il n'a plus d'exemplaires. Il l'invite à en trouver une copie dans une librairie de La Rochelle. En 1934, c'est une lettre de souscription qu'il transmet à ses plus fidèles abonnés dans le but de faire ériger, selon le souhait de la famille, un monument sur la tombe de l'écrivain enterré à Lausanne. En janvier 1937, Joseph Bollery présente ses bons voeux et invite son ami à lire La vie terrible d'Henry de Groux d'Émile Baumann (Grasset, 1933), "l'histoire de la brouille avec Bloy est racontée d'une façon très claire"... En février 1939, il déplore avoir dû suspendre la parution des Cahiers et demande une faveur à son ami, trouver pour lui la revue La Renaissance littéraire et artistique auprès du libraire Camille Bloch avec qui il a un différend qu'il rapporte longuement. En février, mars et avril 1940, il demande une nouvelle fois à son correspondant de lui trouver deux ouvrages chez Camille Bloch pour étayer ses rechercher sur Villiers de l'Isle-Adam, puis il commente une édition de L'Impossible Rêve de Léon Bloy et la parution de Le Baiser du retour de leur ami commun René-Louis Doyon. Dans la dernière lettre, datée de février 1941, Joseph Bollery assure avoir repris goût au travail littéraire. "Je me suis attelé à mon grand projet de toujours qui est d'écrire une biographie complète et détaillée de Léon Bloy. Le sujet est passionnant et j'y puise de sérieuses consolations contre le cafard qui cherche toutes les occasions pour se glisser dans ma pauvre cervelle"... On joint : une carte de décès de Madame Bollery en 1936 et une copie manuscrite d'un poème de Verlaine.
Bookseller reference : 114897
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BLOY], BOLLERY (Joseph).
Correspondance à M. Dubois, fidèle abonné des Cahiers Léon Bloy.
7 lettres autographes signées et 1 lettre tapuscrite signée au format in-4, dont trois à l'en-tête des Cahiers Léon Bloy, juillet 1933 - février 1941. Charmante correspondance du biographe et éditeur de Léon Bloy à un ami abonné aux Cahiers. En juillet 1933, il s'excuse de ne pouvoir le renseigner sur son "petit livre" sur l'auteur périgourdin dont il n'a plus d'exemplaires. Il l'invite à en trouver une copie dans une librairie de La Rochelle. En 1934, c'est une lettre de souscription qu'il transmet à ses plus fidèles abonnés dans le but de faire ériger, selon le souhait de la famille, un monument sur la tombe de l'écrivain enterré à Lausanne. En janvier 1937, Joseph Bollery présente ses bons voeux et invite son ami à lire La vie terrible d'Henry de Groux d'Émile Baumann (Grasset, 1933), "l'histoire de la brouille avec Bloy est racontée d'une façon très claire"... En février 1939, il déplore avoir dû suspendre la parution des Cahiers et demande une faveur à son ami, trouver pour lui la revue La Renaissance littéraire et artistique auprès du libraire Camille Bloch avec qui il a un différend qu'il rapporte longuement. En février, mars et avril 1940, il demande une nouvelle fois à son correspondant de lui trouver deux ouvrages chez Camille Bloch pour étayer ses rechercher sur Villiers de l'Isle-Adam, puis il commente une édition de L'Impossible Rêve de Léon Bloy et la parution de Le Baiser du retour de leur ami commun René-Louis Doyon. Dans la dernière lettre, datée de février 1941, Joseph Bollery assure avoir repris goût au travail littéraire. "Je me suis attelé à mon grand projet de toujours qui est d'écrire une biographie complète et détaillée de Léon Bloy. Le sujet est passionnant et j'y puise de sérieuses consolations contre le cafard qui cherche toutes les occasions pour se glisser dans ma pauvre cervelle"... On joint : une carte de décès de Madame Bollery en 1936 et une copie manuscrite d'un poème de Verlaine.
Bookseller reference : 114897
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PICHERY (Eugène).
Aux sources divines de penser et d'agir. Manuscrit complet d'un livre inédit, s.d. (vers 1950)
[1950] 176 feuillets in-8 rédigés à l'encre au verso, en feuilles. Manuscrit complet d'un livre inédit par Eugène Pichery (1883-1980), moine bénédictin de l'abbaye Saint-Paul de Wisques et spécialiste de Jean Cassien. Ce manuel de vie chrétienne est divisé en six parties : De la vie intellectuelle - D'un humanisme - De l'action sur autrui - Attitudes d'âme - Plus près de Dieu - Perspectives d'éternité. Il est composé d'une écriture appliquée et régulière, parfaitement lisible, sans doute par l'auteur lui-même. Il provient des archives des éditions catholiques J. et R. Wittmann. On joint une lettre autographe signée du sous-prieur de la même abbaye à propos d'un autre projet d'édition. En belle condition.
Bookseller reference : 114979
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PICHERY (Eugène).
Aux sources divines de penser et d'agir. Manuscrit complet d'un livre inédit, s.d. (vers 1950)
[1950] 176 feuillets in-8 rédigés à l'encre au verso, en feuilles. Manuscrit complet d'un livre inédit par Eugène Pichery (1883-1980), moine bénédictin de l'abbaye Saint-Paul de Wisques et spécialiste de Jean Cassien. Ce manuel de vie chrétienne est divisé en six parties : De la vie intellectuelle - D'un humanisme - De l'action sur autrui - Attitudes d'âme - Plus près de Dieu - Perspectives d'éternité. Il est composé d'une écriture appliquée et régulière, parfaitement lisible, sans doute par l'auteur lui-même. Il provient des archives des éditions catholiques J. et R. Wittmann. On joint une lettre autographe signée du sous-prieur de la même abbaye à propos d'un autre projet d'édition. En belle condition.
Bookseller reference : 114979
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CABALLERO (Fernan).
Un ange sur la terre (Lagrimas). Scènes de moeurs contemporaines. Traduit de l'espagnol avec l'autorisation de l'auteur par Alphonse Marchais.
Paris E. Maillet 1861 1 vol. relié in-12, demi-chagrin vert sapin, dos à nerfs soulignés d'une guirlande dorée, encadrements à froid sur les caissons, XII + 338 pp. Édition originale française de ce roman d'inspiration autobiographique de la femme de lettres espagnole Cecilia Böhl de Faber y Larrea, connue sous le nom de plume de Fernan Caballero (1796-1877). Excellent exemplaire relié à l'époque avec une belle lettre autographe de l'autrice en français, signée "Fernan Caballero" (Séville, 13 avril 1861, 3 p. in-8 sur papier deuil) à propos de la traduction de Lagrimas. S'adressant probablement à l'éditeur Maillet, elle se plaint d'abord d'être mise à l'écart des différentes traductions de son oeuvre en Europe, "on traduit, on ôte, on ajoute (...) sans me consulter, que voulez-vous que j'y fasse ?" Elle est fortement contrariée par le choix "prétentieux" du titre Un ange sur la terre auquel elle aurait préféré tout simplement "Marie" pour cette évocation de la Vierge par l'entremise d'une "bonne, innocente, douce et malheureuse enfant, comme il s'en trouve mille". Et d'ajouter : "ni son phisique [sic], ni son caractère plutôt doux et timide, qu'élevé et ascétique, peuvent justifier cette calification [sic] et si j'avais à peindre un ange, je le ferais d'une toute autre manière (...) Je ne cherche, ni ne crée, des monstres, ni des anges ; je peins la nature". Ex-libris gravé à la devise "De tout un peu".
Bookseller reference : 115107
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CABALLERO (Fernan).
Un ange sur la terre (Lagrimas). Scènes de moeurs contemporaines. Traduit de l'espagnol avec l'autorisation de l'auteur par Alphonse Marchais.
Paris E. Maillet 1861 1 vol. relié in-12, demi-chagrin vert sapin, dos à nerfs soulignés d'une guirlande dorée, encadrements à froid sur les caissons, XII + 338 pp. Édition originale française de ce roman d'inspiration autobiographique de la femme de lettres espagnole Cecilia Böhl de Faber y Larrea, connue sous le nom de plume de Fernan Caballero (1796-1877). Excellent exemplaire relié à l'époque avec une belle lettre autographe de l'autrice en français, signée "Fernan Caballero" (Séville, 13 avril 1861, 3 p. in-8 sur papier deuil) à propos de la traduction de Lagrimas. S'adressant probablement à l'éditeur Maillet, elle se plaint d'abord d'être mise à l'écart des différentes traductions de son oeuvre en Europe, "on traduit, on ôte, on ajoute (...) sans me consulter, que voulez-vous que j'y fasse ?" Elle est fortement contrariée par le choix "prétentieux" du titre Un ange sur la terre auquel elle aurait préféré tout simplement "Marie" pour cette évocation de la Vierge par l'entremise d'une "bonne, innocente, douce et malheureuse enfant, comme il s'en trouve mille". Et d'ajouter : "ni son phisique [sic], ni son caractère plutôt doux et timide, qu'élevé et ascétique, peuvent justifier cette calification [sic] et si j'avais à peindre un ange, je le ferais d'une toute autre manière (...) Je ne cherche, ni ne crée, des monstres, ni des anges ; je peins la nature". Ex-libris gravé à la devise "De tout un peu".
Bookseller reference : 115107
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GONCOURT (Edmond de).
La Fille Elisa. Eaux-fortes originales de Etienne Bouchaud.
Paris Editions Rombaldi, coll. "Maîtrise" 1946 1 vol. broché petit in-8, broché, couverture illustrée rempliée, 206 pp. Bonne édition illustrée de 20 fines eaux-fortes originales (dont 17 à pleine page) par Étienne Bouchaud (1898-1989), membre de l'École d'Alger. Tirage limité à 990 exemplaires, celui-ci numéroté sur vélin teinté de Rives, enrichi d'une lettre autographe signée (1 page in-8, datée "Boulevard de Montmorency 67, Auteuil, mars 95") dans laquelle Edmond de Goncourt propose un rendez-vous au dramaturge et directeur de théâtre Albert Carré pour "un bout d'entretien au sujet de la pièce Manette Salomon" (voir le long développement à ce sujet dans le Journal à la date du 8 mars 1895).
Bookseller reference : 115220
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GONCOURT (Edmond de).
La Fille Elisa. Eaux-fortes originales de Etienne Bouchaud.
Paris Editions Rombaldi, coll. "Maîtrise" 1946 1 vol. broché petit in-8, broché, couverture illustrée rempliée, 206 pp. Bonne édition illustrée de 20 fines eaux-fortes originales (dont 17 à pleine page) par Étienne Bouchaud (1898-1989), membre de l'École d'Alger. Tirage limité à 990 exemplaires, celui-ci numéroté sur vélin teinté de Rives, enrichi d'une lettre autographe signée (1 page in-8, datée "Boulevard de Montmorency 67, Auteuil, mars 95") dans laquelle Edmond de Goncourt propose un rendez-vous au dramaturge et directeur de théâtre Albert Carré pour "un bout d'entretien au sujet de la pièce Manette Salomon" (voir le long développement à ce sujet dans le Journal à la date du 8 mars 1895).
Bookseller reference : 115220
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DEVAUX (Pierre).
La Verte Hélène. Eaux-fortes et dessins de l'auteur.
Paris Editions littéraires de France 1948 1 vol. broché in-4, en feuilles, couverture rempliée, emboîtage illustré d'éditeur, 178 pp., frontispice. Édition originale de cette réécriture en "langue verte" de la guerre de Troie, imprimée en deux tons (noir et vert) et illustrée de douze eaux-fortes à pleine page (dont le frontispice) et de dessins in texte. Un des 11 exemplaires de tête numérotés sur Malacca accompagné d'une suite des gravures, d'un dessin orignal signé et du cuivre correspondant, d'un dessin original des lettrines et enfin de six pages manuscrites de l'auteur. En excellente condition.
Bookseller reference : 115238
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DEVAUX (Pierre).
La Verte Hélène. Eaux-fortes et dessins de l'auteur.
Paris Editions littéraires de France 1948 1 vol. broché in-4, en feuilles, couverture rempliée, emboîtage illustré d'éditeur, 178 pp., frontispice. Édition originale de cette réécriture en "langue verte" de la guerre de Troie, imprimée en deux tons (noir et vert) et illustrée de douze eaux-fortes à pleine page (dont le frontispice) et de dessins in texte. Un des 11 exemplaires de tête numérotés sur Malacca accompagné d'une suite des gravures, d'un dessin orignal signé et du cuivre correspondant, d'un dessin original des lettrines et enfin de six pages manuscrites de l'auteur. En excellente condition.
Bookseller reference : 115238
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MANUSCRIT]
Recueil de poésie manuscrit.
S.l.n.d. [1812-1835] in-8, veau fauve raciné, dos lisse orné de petits fers dorés, pièce de titre de veau orange, tranches jaunes, 243 pp. Album manuscrit de poèmes de circonstance dans le cercle de l'aristocratie tourangelle à l'époque de la Restauration. L'auteur semble être Caroline Falaize (1792-1851), qui vivait auprès de son oncle au château de Champigny près de Châteauroux et a publié différents opuscules poétiques et moraux, dont les "Leçons d'une mère à ses enfants sur la religion" plusieurs fois rééditées. On joint une dizaine de poèmes autographes sur feuillets libres in-8, sans doute destinés à être recopiés dans le volume dont une centaine de pages sont restées vierges in fine.
Bookseller reference : 115434
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MANUSCRIT]
Recueil de poésie manuscrit.
S.l.n.d. [1812-1835] in-8, veau fauve raciné, dos lisse orné de petits fers dorés, pièce de titre de veau orange, tranches jaunes, 243 pp. Album manuscrit de poèmes de circonstance dans le cercle de l'aristocratie tourangelle à l'époque de la Restauration. L'auteur semble être Caroline Falaize (1792-1851), qui vivait auprès de son oncle au château de Champigny près de Châteauroux et a publié différents opuscules poétiques et moraux, dont les "Leçons d'une mère à ses enfants sur la religion" plusieurs fois rééditées. On joint une dizaine de poèmes autographes sur feuillets libres in-8, sans doute destinés à être recopiés dans le volume dont une centaine de pages sont restées vierges in fine.
Bookseller reference : 115434
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LORRAIN (Jean).
68 lettres à Edmond Magnier (1887-1890). Préface de Henri Chapoutot.
Paris sans nom 1909 1 vol. Broché in-8, broché, 106 pp. Edition originale de cette correspondance adressée au directeur de la revue L'Evènement. Edmond Magnier (1841-1906), originaire de Boulogne-sur-Mer et élu du Var, est une figure haute en couleurs de l'affairisme républicain qui sera emprisonné pour corruption. Un des 68 exemplaires numérotés sur Hollande van Gelder Zonen, comprenant chacun une lettre autographe de Lorrain, seul tirage avec 32 exemplaires sur papier ordinaire. Notre exemplaire (n°42) contient la lettre 42, amusante carte recto-verso sur la question du divorce au théâtre... Dos très légèrement décoloré, sinon excellente condition. Rare.
Bookseller reference : 115512
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LORRAIN (Jean).
68 lettres à Edmond Magnier (1887-1890). Préface de Henri Chapoutot.
Paris sans nom 1909 1 vol. Broché in-8, broché, 106 pp. Edition originale de cette correspondance adressée au directeur de la revue L'Evènement. Edmond Magnier (1841-1906), originaire de Boulogne-sur-Mer et élu du Var, est une figure haute en couleurs de l'affairisme républicain qui sera emprisonné pour corruption. Un des 68 exemplaires numérotés sur Hollande van Gelder Zonen, comprenant chacun une lettre autographe de Lorrain, seul tirage avec 32 exemplaires sur papier ordinaire. Notre exemplaire (n°42) contient la lettre 42, amusante carte recto-verso sur la question du divorce au théâtre... Dos très légèrement décoloré, sinon excellente condition. Rare.
Bookseller reference : 115512
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HEREDIA (José Maria de).
Les Trophées.
Paris Alphonse Lemerre 1893 1 vol. relié gr. in-8, demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs soulignés d'un filet doré en pointillé, double filet doré en encadrement des caissons ornés aux angles avec fleuron central mosaïqué rouge, tête dorée, non rogné, couvertures conservées (Canape), IV + 214 pp. Edition originale après le tirage privé à 10 exemplaires réalisé un mois plus tôt pour l'Académie française. Un des 100 exemplaires numérotés sur Hollande, enrichi d'une belle lettre autographe signée du poète à l'écrivain Émile Pouvillon (3 p. in-12 à l'encre violette, avec enveloppe, Paris, 15 janvier 1888, montée en début d'ouvrage). Heredia se félicite d'avoir beaucoup travaillé et annonce la parution de nouveaux poèmes dans la Revue des deux Mondes : "Buloz est saisi de fureur à mon égard, mais je crois qu'il n'a d'autre but en imprimant mes vers que de m'amener à lui écrire un roman mondain". Dos très légèrement bruni, mais superbe exemplaire à toutes marges de ce classique de la poésie parnassienne.
Bookseller reference : 115536
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HEREDIA (José Maria de).
Les Trophées.
Paris Alphonse Lemerre 1893 1 vol. relié gr. in-8, demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs soulignés d'un filet doré en pointillé, double filet doré en encadrement des caissons ornés aux angles avec fleuron central mosaïqué rouge, tête dorée, non rogné, couvertures conservées (Canape), IV + 214 pp. Edition originale après le tirage privé à 10 exemplaires réalisé un mois plus tôt pour l'Académie française. Un des 100 exemplaires numérotés sur Hollande, enrichi d'une belle lettre autographe signée du poète à l'écrivain Émile Pouvillon (3 p. in-12 à l'encre violette, avec enveloppe, Paris, 15 janvier 1888, montée en début d'ouvrage). Heredia se félicite d'avoir beaucoup travaillé et annonce la parution de nouveaux poèmes dans la Revue des deux Mondes : "Buloz est saisi de fureur à mon égard, mais je crois qu'il n'a d'autre but en imprimant mes vers que de m'amener à lui écrire un roman mondain". Dos très légèrement bruni, mais superbe exemplaire à toutes marges de ce classique de la poésie parnassienne.
Bookseller reference : 115536
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DESBORDES-VALMORE (Marceline).
Bouquets et prières.
Paris Dumont 1843 1 vol. relié in-8, plein maroquin bleu canard, dos lisse orné d'un décor d'arabesques en long, double filet doré et frise à froid en encadrement des plats agrémentés d'un décor doré aux angles et d'un large motif central en forme de croix, frise intérieure dorée, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 307 + 16 p. (catalogue éditeur). Édition originale du dernier recueil publié du vivant de Desbordes-Valmore, qui s'ouvre sur un discret manifeste en prose intitulé "Une plume de femme". Au total, 79 poèmes variés, tant dans la forme que dans les sujets, qui donnent la mesure de l'oeuvre de cette poétesse parmi les poètes. On joint une lettre autographe signée (1 p. in-8, sans date, à sa «bonne Louise», possiblement Louise Crombach). Bel exemplaire à toutes marges, très frais, dans une élégante reliure pastiche signée de Semet & Plumelle.
Bookseller reference : 115537
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DESBORDES-VALMORE (Marceline).
Bouquets et prières.
Paris Dumont 1843 1 vol. relié in-8, plein maroquin bleu canard, dos lisse orné d'un décor d'arabesques en long, double filet doré et frise à froid en encadrement des plats agrémentés d'un décor doré aux angles et d'un large motif central en forme de croix, frise intérieure dorée, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 307 + 16 p. (catalogue éditeur). Édition originale du dernier recueil publié du vivant de Desbordes-Valmore, qui s'ouvre sur un discret manifeste en prose intitulé "Une plume de femme". Au total, 79 poèmes variés, tant dans la forme que dans les sujets, qui donnent la mesure de l'oeuvre de cette poétesse parmi les poètes. On joint une lettre autographe signée (1 p. in-8, sans date, à sa «bonne Louise», possiblement Louise Crombach). Bel exemplaire à toutes marges, très frais, dans une élégante reliure pastiche signée de Semet & Plumelle.
Bookseller reference : 115537
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AYME (Marcel).
La Rue sans nom.
Paris Gallimard 1930 1 vol. relié in-4 tellière, demi-maroquin fauve à coins, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (R. Blaizot), 254 pp. Édition originale de ce roman populaire sur la misère sociale. Un des 109 exemplaires de tête réimposés et numérotés sur vergé Lafuma-Navarre (n° LXXXIII), celui-ci enrichi de deux pages autographes de l'auteur écrites pour les dialogues du film Roger la honte (1935) de Pierre Chenal avec qui Marcel Aymé avait déjà collaboré à l'adaptation de son roman La Rue sans nom en 1934 (2 feuillets in-4 paginés 91 et 92). Petit accroc restauré au dos de la reliure, bon exemplaire.
Bookseller reference : 115725
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AYME (Marcel).
La Rue sans nom.
Paris Gallimard 1930 1 vol. relié in-4 tellière, demi-maroquin fauve à coins, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (R. Blaizot), 254 pp. Édition originale de ce roman populaire sur la misère sociale. Un des 109 exemplaires de tête réimposés et numérotés sur vergé Lafuma-Navarre (n° LXXXIII), celui-ci enrichi de deux pages autographes de l'auteur écrites pour les dialogues du film Roger la honte (1935) de Pierre Chenal avec qui Marcel Aymé avait déjà collaboré à l'adaptation de son roman La Rue sans nom en 1934 (2 feuillets in-4 paginés 91 et 92). Petit accroc restauré au dos de la reliure, bon exemplaire.
Bookseller reference : 115725
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POUGY (Liane de).
24 lettres autographe signées adressées à Valtesse de la Bigne vers 1901 (soit 4 pages in-4, 9 pages in-8, 82 pages in-12 et une carte postale portant un cachet daté du 7 avril 1901).
1901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
Bookseller reference : 116323
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POUGY (Liane de).
24 lettres autographe signées adressées à Valtesse de la Bigne vers 1901 (soit 4 pages in-4, 9 pages in-8, 82 pages in-12 et une carte postale portant un cachet daté du 7 avril 1901).
1901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
Bookseller reference : 116323
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SAINTE-BEUVE.
Pensées d'août. Poésies.
Paris Renduel 1837 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin rouge à coins bordé d'un double filet doré, dos à nerfs soulignés de pointillés dorés, caissons décorés à la grotesque dans un double encadrement de filets dorés, tête dorée, couvertures et dos conservés, non rogné, VII + 219 pp. Edition originale de ce recueil de poésies d'atmosphère et de circonstances, dicté par "le superflu des heures, leur agrément, leur ennui, l'attente, l'intervalle, la réflexion parfois monotone et bien sérieuse, parfois le retour presque riant et qu'on dirait volage"... Bon exemplaire enrichi d'un billet autographe signé de l'auteur (2 p. in-16, enveloppe conservée) adressée au critique Charles Dollfus le 10 novembre 1867 en remerciement d'une critique : "Ce n'est pas à celui qui a si bien compris Lessing qu'il pouvait échapper en quoi je ne suis qu'un disciple, - de bien loin - mais un disciple en effet de cette école critique que j'ai devinée plutôt que connue directement : le recherche de la vérité plus encore que telle ou telle vérité..." Belle reliure légèrement postérieure, ex-libris gravé "De tout un peu". Petites piqûres éparses et couverture défraîchie, notamment dos bruni par d'anciennes traces de scotch.
Bookseller reference : 116522
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SAINTE-BEUVE.
Pensées d'août. Poésies.
Paris Renduel 1837 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin rouge à coins bordé d'un double filet doré, dos à nerfs soulignés de pointillés dorés, caissons décorés à la grotesque dans un double encadrement de filets dorés, tête dorée, couvertures et dos conservés, non rogné, VII + 219 pp. Edition originale de ce recueil de poésies d'atmosphère et de circonstances, dicté par "le superflu des heures, leur agrément, leur ennui, l'attente, l'intervalle, la réflexion parfois monotone et bien sérieuse, parfois le retour presque riant et qu'on dirait volage"... Bon exemplaire enrichi d'un billet autographe signé de l'auteur (2 p. in-16, enveloppe conservée) adressée au critique Charles Dollfus le 10 novembre 1867 en remerciement d'une critique : "Ce n'est pas à celui qui a si bien compris Lessing qu'il pouvait échapper en quoi je ne suis qu'un disciple, - de bien loin - mais un disciple en effet de cette école critique que j'ai devinée plutôt que connue directement : le recherche de la vérité plus encore que telle ou telle vérité..." Belle reliure légèrement postérieure, ex-libris gravé "De tout un peu". Petites piqûres éparses et couverture défraîchie, notamment dos bruni par d'anciennes traces de scotch.
Bookseller reference : 116522
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CASTRO (Eugénio de).
Lettre autographe signée adressée à Alfred Vallette (3 page in-12 sur papier à en-tête gaufré, Coimbra, 3 mars 1908).
1908 Lettre du poète symboliste portugais (1869-1944) sur un projet d'édition au Mercure de France qui restera sans suite : "Je viens de recevoir une lettre de M. Philéas Lebesgue qui a l'intention de publier la traduction française de mes ouvrages poétiques. Et à titre d'essai, et pour éviter un déboursement considérable d'argent, je voudrais commencer la série par un poème de peu d'extension, Belkiss, par exemple, qui ferait un petit volume comme Polyphème d'Albert Samain. Dans le cas où la Société du Mercure de France voudra se charger de cette édition, je vous prie de m'indiquer les conditions auxquelles je dois me soumettre."
Bookseller reference : 116836
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