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CASTRO (Eugénio de).
Lettre autographe signée adressée à Alfred Vallette (3 page in-12 sur papier à en-tête gaufré, Coimbra, 3 mars 1908).
1908 Lettre du poète symboliste portugais (1869-1944) sur un projet d'édition au Mercure de France qui restera sans suite : "Je viens de recevoir une lettre de M. Philéas Lebesgue qui a l'intention de publier la traduction française de mes ouvrages poétiques. Et à titre d'essai, et pour éviter un déboursement considérable d'argent, je voudrais commencer la série par un poème de peu d'extension, Belkiss, par exemple, qui ferait un petit volume comme Polyphème d'Albert Samain. Dans le cas où la Société du Mercure de France voudra se charger de cette édition, je vous prie de m'indiquer les conditions auxquelles je dois me soumettre."
Bookseller reference : 116836
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BARRES (Maurice).
Lettre autographe signée (1 page in-12, 17 lignes sur un bi-feuillet de papier bleu, "100 boulevard Maillot", s.d.).
"J'ai beaucoup connu Leconte de Lisle qui a été extrêmement bon et affectueux pour moi quand j'avais vingt ans (...). Pourtant je n'ai jamais lu "Les poètes contemporains", cet avant-propos que vous signalez".
Bookseller reference : 116837
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BARRES (Maurice).
Lettre autographe signée (1 page in-12, 17 lignes sur un bi-feuillet de papier bleu, "100 boulevard Maillot", s.d.).
"J'ai beaucoup connu Leconte de Lisle qui a été extrêmement bon et affectueux pour moi quand j'avais vingt ans (...). Pourtant je n'ai jamais lu "Les poètes contemporains", cet avant-propos que vous signalez".
Bookseller reference : 116837
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NOAILLES (Anna de).
Lettre autographe signée à Sébastien Charletty. 2 pages à l'encre sur un feuillet in-4 de papier Japon, "mardi 19 janvier [1932]".
1927 Remerciements au recteur de l'Académie de Paris qui lui a commandé un poème pour le bicentenaire de Goethe : "Si difficile que cela soit, ayant été depuis des années moins près de cette grande lyre de mon enfance et de ma jeunesse, je m'acquitterai pieusement de cette tâche que votre bienveillante amitié ne me trouve pas indigne d'accomplir. Ce fils de notre Encyclopédie et des nymphes rhénanes, célébré à Paris, quel appel, au son des lyres, à leur sympathie, quel témoignage de notre équité latine, de notre tenace espérance ! - Qui célébrera, là-bas, aux fronts des muses germaniques, Montaigne, Pascal, Victor Hugo ? Banquet qu'eut rêvé Michelet, réunion des grands convives du monde, qui donnerait presque un sens aux recherches ténébreuses de nos pensées, à cette exaltation ardente qui rend l'espace fascinant (...)". Elle termine en demandant à son correspondant "quel sera l'interprète de mes vers ? rien n'est plus déplaisant que l'harmonie confusément prononcée." On joint une épreuve sur papier couché à grandes marges d'un ex-libris gravé en 1927 par Raymond Prevost à l'effigie d'Anna de Noailles.
Bookseller reference : 116865
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NOAILLES (Anna de).
Lettre autographe signée à Sébastien Charletty. 2 pages à l'encre sur un feuillet in-4 de papier Japon, "mardi 19 janvier [1932]".
1927 Remerciements au recteur de l'Académie de Paris qui lui a commandé un poème pour le bicentenaire de Goethe : "Si difficile que cela soit, ayant été depuis des années moins près de cette grande lyre de mon enfance et de ma jeunesse, je m'acquitterai pieusement de cette tâche que votre bienveillante amitié ne me trouve pas indigne d'accomplir. Ce fils de notre Encyclopédie et des nymphes rhénanes, célébré à Paris, quel appel, au son des lyres, à leur sympathie, quel témoignage de notre équité latine, de notre tenace espérance ! - Qui célébrera, là-bas, aux fronts des muses germaniques, Montaigne, Pascal, Victor Hugo ? Banquet qu'eut rêvé Michelet, réunion des grands convives du monde, qui donnerait presque un sens aux recherches ténébreuses de nos pensées, à cette exaltation ardente qui rend l'espace fascinant (...)". Elle termine en demandant à son correspondant "quel sera l'interprète de mes vers ? rien n'est plus déplaisant que l'harmonie confusément prononcée." On joint une épreuve sur papier couché à grandes marges d'un ex-libris gravé en 1927 par Raymond Prevost à l'effigie d'Anna de Noailles.
Bookseller reference : 116865
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SUARES (André).
Lettre autographe signée, datée du 29 mai 1908, 17 rue Méchain, XIV [Paris]. (2 pages in-4 sur un feuillet de vergé Hollande filigrané).
1900 Intéressante lettre du Condottiere à Alfred Vallette, à propos de ses relations avec le Mercure de France qui publia en 1900 l'un de ses premiers recueils, "Airs"."Sans doute, il est tout simple que je retire du commerce un livre d'enfant, et entre tant d'oeuvres, dont pas une ne me satisfait, celle qui me mécontente le plus. Je ne voudrais pourtant pas vous laisser croire à une mauvaise intention contre vous. Je ne sens que le regret, moi qui n'ai point d'éditeur et n'en aurai jamais peut-être, de n'avoir pas trouvé au Mercure le crédit ni l'heureux traitement que tant d'autres y ont obtenu. Il va de soi qu'ils en étaient si amis, comme le professe l'un des plus fats, grand docteur de cette morale ignoble, qui fait du succès la mesure de la vertu. Rions de cette niaiserie qui est l'orgueil des âmes mauvaises.Ce n'est pas à vous, cher Monsieur, que va mon secret reproche. Je m'assure au contraire que si j'ai toujours eu tout le monde contre moi, au "Mercure" ou si je n'y ai jamais eu personne, il ne s'en est pas fallu beaucoup que je vous eusse ; et il me semble que s'il avait dépendu de vous seul, vous vous feriez honneur de mes livres, et mes livres se feraient honneur de votre librairie..."
Bookseller reference : 116880
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SUARES (André).
Lettre autographe signée, datée du 29 mai 1908, 17 rue Méchain, XIV [Paris]. (2 pages in-4 sur un feuillet de vergé Hollande filigrané).
1900 Intéressante lettre du Condottiere à Alfred Vallette, à propos de ses relations avec le Mercure de France qui publia en 1900 l'un de ses premiers recueils, "Airs"."Sans doute, il est tout simple que je retire du commerce un livre d'enfant, et entre tant d'oeuvres, dont pas une ne me satisfait, celle qui me mécontente le plus. Je ne voudrais pourtant pas vous laisser croire à une mauvaise intention contre vous. Je ne sens que le regret, moi qui n'ai point d'éditeur et n'en aurai jamais peut-être, de n'avoir pas trouvé au Mercure le crédit ni l'heureux traitement que tant d'autres y ont obtenu. Il va de soi qu'ils en étaient si amis, comme le professe l'un des plus fats, grand docteur de cette morale ignoble, qui fait du succès la mesure de la vertu. Rions de cette niaiserie qui est l'orgueil des âmes mauvaises.Ce n'est pas à vous, cher Monsieur, que va mon secret reproche. Je m'assure au contraire que si j'ai toujours eu tout le monde contre moi, au "Mercure" ou si je n'y ai jamais eu personne, il ne s'en est pas fallu beaucoup que je vous eusse ; et il me semble que s'il avait dépendu de vous seul, vous vous feriez honneur de mes livres, et mes livres se feraient honneur de votre librairie..."
Bookseller reference : 116880
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FINAS (Lucette).
Deux lettres autographes signées adressées à Paul Hartmann (5 pages in-8 et 4 pages in-4, datées de Saint-Bonnet le 22 août 1955).
1955 En vacances dans les Alpes, l'enseignante adresse le même jour deux lettres à son éditeur pour lui soumettre deux versions différentes d'un roman en cours, dont elle recopie le prologue ainsi qu'un échantillon. En cette année 1955, le Mercure de France publie les Chaînes éclatées, premier roman de Lucette Finas (née en 1921 à Grenoble).
Bookseller reference : 116901
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FINAS (Lucette).
Deux lettres autographes signées adressées à Paul Hartmann (5 pages in-8 et 4 pages in-4, datées de Saint-Bonnet le 22 août 1955).
1955 En vacances dans les Alpes, l'enseignante adresse le même jour deux lettres à son éditeur pour lui soumettre deux versions différentes d'un roman en cours, dont elle recopie le prologue ainsi qu'un échantillon. En cette année 1955, le Mercure de France publie les Chaînes éclatées, premier roman de Lucette Finas (née en 1921 à Grenoble).
Bookseller reference : 116901
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LEDRU-ROLLIN (Alexandre).
Lettre signée adressée à Maître Louis, avocat à la cour royale à Nancy (Paris, le 21 juillet 1841, 2 pages sur un bifeuillet in-8 à en-tête imprimé "M. Ledru Rollin, Avocat à la Cour de Cassation et aux Conseils du Roi, successeur de M. Dalloz, rue de Tournon, 4", adresse et marques postales au verso).
1807 L'avocat et homme politique (1807-1874) transmet un renseignement à son confrère avant de monter "en voiture pour aller au Mans où m'appelle ma candidature dont vous avez sans doute connaissance" (Ledru-Rollin sera élu député radical de la Sarthe). Il semble que seule la signature soit autographe, le reste du texte étant rédigé par deux mains différentes (secrétaire puis destinataire ?).
Bookseller reference : 116919
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LEDRU-ROLLIN (Alexandre).
Lettre signée adressée à Maître Louis, avocat à la cour royale à Nancy (Paris, le 21 juillet 1841, 2 pages sur un bifeuillet in-8 à en-tête imprimé "M. Ledru Rollin, Avocat à la Cour de Cassation et aux Conseils du Roi, successeur de M. Dalloz, rue de Tournon, 4", adresse et marques postales au verso).
1807 L'avocat et homme politique (1807-1874) transmet un renseignement à son confrère avant de monter "en voiture pour aller au Mans où m'appelle ma candidature dont vous avez sans doute connaissance" (Ledru-Rollin sera élu député radical de la Sarthe). Il semble que seule la signature soit autographe, le reste du texte étant rédigé par deux mains différentes (secrétaire puis destinataire ?).
Bookseller reference : 116919
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PICHETTE (Henri).
Les Epiphanies.
Paris K éditeur 1948 1 vol. broché in-8, broché, 137 pp. Edition originale de cette pièce créée le 3 décembre 1947 au Théâtre des Noctambules avec Gérard Philippe, Maria Casarès et Roger Blin dans les rôles principaux, les décors étant de Matta et la musique de Maurice Roche. Son édition, composée d’après la maquette de Pierre Faucheux, regorge de trouvailles graphiques, chaque personnage notamment étant indiqué, tout au long du texte, par une lettre ou par un idéogramme. Un des 15 exemplaires de tête numérotés sur Marais Crèvecoeur, justifiés et signés par l'auteur (ex. n°6), contenant 3 pages du manuscrit original superbement calligraphié à l'encre rouge et noire, et un dessin original de Matta, esquisse en couleurs sur papier calque. Excellente condition.
Bookseller reference : 117020
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PICHETTE (Henri).
Les Epiphanies.
Paris K éditeur 1948 1 vol. broché in-8, broché, 137 pp. Edition originale de cette pièce créée le 3 décembre 1947 au Théâtre des Noctambules avec Gérard Philippe, Maria Casarès et Roger Blin dans les rôles principaux, les décors étant de Matta et la musique de Maurice Roche. Son édition, composée d’après la maquette de Pierre Faucheux, regorge de trouvailles graphiques, chaque personnage notamment étant indiqué, tout au long du texte, par une lettre ou par un idéogramme. Un des 15 exemplaires de tête numérotés sur Marais Crèvecoeur, justifiés et signés par l'auteur (ex. n°6), contenant 3 pages du manuscrit original superbement calligraphié à l'encre rouge et noire, et un dessin original de Matta, esquisse en couleurs sur papier calque. Excellente condition.
Bookseller reference : 117020
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BRETON (André).
Anthologie de l'humour noir.
Paris Sagittaire 1950 1 vol. broché in-8, broché, couverture rose illustrée à rabats, 352 pp. Nouvelle édition, en partie originale, illustrée de 23 portraits hors-texte. Exemplaire du service de presse enrichi d'un bel envoi autographe signé de l'auteur "à Pierre Faucheux, qui seul pouvait appeler ces têtes d'orage au balcon, très amicalement, André Breton". Le graphiste signe ici l'une de ses plus célèbres couvertures, où il a remplacé la lettre O par le visage de différents écrivains... Marques d'usure à la couverture, principalement au dos un peu fendillé.
Bookseller reference : 117023
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BRETON (André).
Anthologie de l'humour noir.
Paris Sagittaire 1950 1 vol. broché in-8, broché, couverture rose illustrée à rabats, 352 pp. Nouvelle édition, en partie originale, illustrée de 23 portraits hors-texte. Exemplaire du service de presse enrichi d'un bel envoi autographe signé de l'auteur "à Pierre Faucheux, qui seul pouvait appeler ces têtes d'orage au balcon, très amicalement, André Breton". Le graphiste signe ici l'une de ses plus célèbres couvertures, où il a remplacé la lettre O par le visage de différents écrivains... Marques d'usure à la couverture, principalement au dos un peu fendillé.
Bookseller reference : 117023
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MANUSCRIT]
Rhetorica.
S.l.n.d. (France, milieu du XVIIe siècle) 1 vol. Relié in-12 (16,8 x 10,3 cm), maroquin vieux rouge, triple filet doré en encadrement des plats, dos à nerfs orné, dentelle intérieure dorée, tranches dorées (reliure de l'époque), 214 feuillets. Manuscrit réglé d’un traité de rhétorique en 5 livres copié vers 1650.L’ouvrage se divise comme suit : I. De inventione / II : De dispositione / III. De elocutione/ IV. Speciales de tribus causarum generibus / V. De oeconomia orationis.Aux trois grandes parties de la rhétorique s’ajoutent une section sur les différents types de discours (discours pour un mariage, discours de remerciement etc.) et une sur la structure du discours. L’ouvrage reprend les grands principes fixés par Aristote, Cicéron et Quintilien (ce dernier est cité au début de l’ouvrage à propos de l’ordre de la rhétorique). Une introduction générale et un « Appendice sur la manière d’imiter et de lire Cicéron » (Appendix de modo imitandi et legendi Ciceronem) complètent la rhétorique. La typologie des figures insiste en particulier sur la rhétorique de la description (hypotyposis, prosopopeia), trait propre aux rhétoriques du XVIIe siècle. Les développements sur l’invective (notamment la section « Les moyens de susciter l’indignation », Quomodo concitatur indignatio) se retrouveront, en des termes assez similaires, dans la rhétorique (De arte rhetorica libri quinque) publiée par Dominique de Colonia à Lyon en 1704.Au dernier feuillet de texte figurent quelques phrases latines mémorables dont le célèbre palindrome Robur ave tenet, et te tenet Eva rubor (le texte, difficile à traduire, oppose Ave et Eva, robur « force » et rubor, « rougeur ») : Honoré d’Urfé le communiqua par exemple à Étienne Pasquier qui le rapporte dans ses Recherches de la France (VII, chap. 13) et on le retrouve encore dans le Journal de Claudel en 1944 (J, II, 497). Ex-libris manuscrit ancien de Pierre Cuissot.Rare manuscrit de rhétorique dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque un peu usée (coiffe de tête arrachée et coins cassés).
Bookseller reference : 117057
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MANUSCRIT]
Rhetorica.
S.l.n.d. (France, milieu du XVIIe siècle) 1 vol. Relié in-12 (16,8 x 10,3 cm), maroquin vieux rouge, triple filet doré en encadrement des plats, dos à nerfs orné, dentelle intérieure dorée, tranches dorées (reliure de l'époque), 214 feuillets. Manuscrit réglé d’un traité de rhétorique en 5 livres copié vers 1650.L’ouvrage se divise comme suit : I. De inventione / II : De dispositione / III. De elocutione/ IV. Speciales de tribus causarum generibus / V. De oeconomia orationis.Aux trois grandes parties de la rhétorique s’ajoutent une section sur les différents types de discours (discours pour un mariage, discours de remerciement etc.) et une sur la structure du discours. L’ouvrage reprend les grands principes fixés par Aristote, Cicéron et Quintilien (ce dernier est cité au début de l’ouvrage à propos de l’ordre de la rhétorique). Une introduction générale et un « Appendice sur la manière d’imiter et de lire Cicéron » (Appendix de modo imitandi et legendi Ciceronem) complètent la rhétorique. La typologie des figures insiste en particulier sur la rhétorique de la description (hypotyposis, prosopopeia), trait propre aux rhétoriques du XVIIe siècle. Les développements sur l’invective (notamment la section « Les moyens de susciter l’indignation », Quomodo concitatur indignatio) se retrouveront, en des termes assez similaires, dans la rhétorique (De arte rhetorica libri quinque) publiée par Dominique de Colonia à Lyon en 1704.Au dernier feuillet de texte figurent quelques phrases latines mémorables dont le célèbre palindrome Robur ave tenet, et te tenet Eva rubor (le texte, difficile à traduire, oppose Ave et Eva, robur « force » et rubor, « rougeur ») : Honoré d’Urfé le communiqua par exemple à Étienne Pasquier qui le rapporte dans ses Recherches de la France (VII, chap. 13) et on le retrouve encore dans le Journal de Claudel en 1944 (J, II, 497). Ex-libris manuscrit ancien de Pierre Cuissot.Rare manuscrit de rhétorique dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque un peu usée (coiffe de tête arrachée et coins cassés).
Bookseller reference : 117057
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DURTAIN (Luc).
Manuscrit trouvé dans une île.
Paris Georges Crès, coll. "Les proses" 1913 1 vol. Broché in-12, broché, couverture rempliée, 175 pp. Edition originale tiré à 625 exemplaires, celui-ci numéroté sur alfa teinté (sans la page de faux-titre). On joint un texte autographe signé de l'auteur pour saluer la naissance de la Guilde littéraire (1 page in-4, sur papier à en-tête, 10 mai 1933).
Bookseller reference : 117193
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DURTAIN (Luc).
Manuscrit trouvé dans une île.
Paris Georges Crès, coll. "Les proses" 1913 1 vol. Broché in-12, broché, couverture rempliée, 175 pp. Edition originale tiré à 625 exemplaires, celui-ci numéroté sur alfa teinté (sans la page de faux-titre). On joint un texte autographe signé de l'auteur pour saluer la naissance de la Guilde littéraire (1 page in-4, sur papier à en-tête, 10 mai 1933).
Bookseller reference : 117193
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RENARD (Jules).
Carte de visite autographe adressée à Gabriel Drageon.
Paris sans nom vers 1900 1 vol. en feuilles carte 5,5 x 9,2 cm sous enveloppe timbrée adressée à Gabriel Drageon / 6, rue Picot / Toulon : "[Jules Renard] avec ses vifs remerciements pour l'envoi de Sous les branches et ses compliments". Gabriel Drageon (1873-1935), peintre-aquarelliste toulonnais ami de Fernand Hauser et Jean Aicard, publia deux recueils de poésies chez L. Vanier : Les Iris bleus et Sous les branches.
Bookseller reference : 117228
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RENARD (Jules).
Carte de visite autographe adressée à Gabriel Drageon.
Paris sans nom vers 1900 1 vol. en feuilles carte 5,5 x 9,2 cm sous enveloppe timbrée adressée à Gabriel Drageon / 6, rue Picot / Toulon : "[Jules Renard] avec ses vifs remerciements pour l'envoi de Sous les branches et ses compliments". Gabriel Drageon (1873-1935), peintre-aquarelliste toulonnais ami de Fernand Hauser et Jean Aicard, publia deux recueils de poésies chez L. Vanier : Les Iris bleus et Sous les branches.
Bookseller reference : 117228
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ANOUILH (Jean).
Deux lettres autographes signées, "11bis rue Schoelcher, 14e", s.d. (vers 1935), 3 pages in-4.
1935 Rares lettres de jeunesse adressées à Robert de Saint-Jean, rédacteur en chef de La Revue hebdomadaire, à qui Anouilh (1910-1987) a promis un texte depuis plus d'un an : "J'ai mené une vie de voyou puis ces derniers temps presque une vie de clochard (pas sous les ponts, pas pour les litres de rouge). J'ai peur de ne plus avoir de pensées assez désintéressées pour écrire un article de revue. J'avais commencé quelque chose sur la convention au théâtre - cette chose magnifique qui est le sang même du théâtre et dont les imbéciles ont fait un épouvantail. Je vais tâcher de le finir, mais - je parle comme un enfant - j'ai peur de ne pas pouvoir. J'ai une pièce de fantaisie pas trop loufoque qui s'appelle le "Bal des voleurs". Je vais vous la porter si vous publiez des pièces inédites. En tout cas ma première pièce est naturellement à vous, avant tout autre."Dans la seconde lettre, il adresse finalement le texte d'une nouvelle, "Le Coeur net", qui semble être resté inédit (voir Robert de Saint Jean, Passé pas mort, Paris, Grasset, 1983, p. 233-235).
Bookseller reference : 117928
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ANOUILH (Jean).
Deux lettres autographes signées, "11bis rue Schoelcher, 14e", s.d. (vers 1935), 3 pages in-4.
1935 Rares lettres de jeunesse adressées à Robert de Saint-Jean, rédacteur en chef de La Revue hebdomadaire, à qui Anouilh (1910-1987) a promis un texte depuis plus d'un an : "J'ai mené une vie de voyou puis ces derniers temps presque une vie de clochard (pas sous les ponts, pas pour les litres de rouge). J'ai peur de ne plus avoir de pensées assez désintéressées pour écrire un article de revue. J'avais commencé quelque chose sur la convention au théâtre - cette chose magnifique qui est le sang même du théâtre et dont les imbéciles ont fait un épouvantail. Je vais tâcher de le finir, mais - je parle comme un enfant - j'ai peur de ne pas pouvoir. J'ai une pièce de fantaisie pas trop loufoque qui s'appelle le "Bal des voleurs". Je vais vous la porter si vous publiez des pièces inédites. En tout cas ma première pièce est naturellement à vous, avant tout autre."Dans la seconde lettre, il adresse finalement le texte d'une nouvelle, "Le Coeur net", qui semble être resté inédit (voir Robert de Saint Jean, Passé pas mort, Paris, Grasset, 1983, p. 233-235).
Bookseller reference : 117928
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COLETTE.
Lettre autographe signée à André Billy.
1951 Une page et demie à l'encre noire sur papier bleu à en-tête de l'Académie Goncourt, s.d. (1951). Jolie lettre de remerciement à son collègue de l'Académie Goncourt pour l'envoi de son dernier livre, "L'époque 1900".
Bookseller reference : 119076
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COLETTE.
Lettre autographe signée à André Billy.
1951 Une page et demie à l'encre noire sur papier bleu à en-tête de l'Académie Goncourt, s.d. (1951). Jolie lettre de remerciement à son collègue de l'Académie Goncourt pour l'envoi de son dernier livre, "L'époque 1900".
Bookseller reference : 119076
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PREVERT (Jacques).
Collage original monté sur un feuillet 27 x 18 cm portant une dédicace autographe signée à l'encre « Amitié Maître Kohlheim, l'abbé Prévert, juin 1964 ».
1964 1 vol. Rare collage original représentant un faucon la gueule recouverte d'un casque d'armure.
Bookseller reference : 119838
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PREVERT (Jacques).
Collage original monté sur un feuillet 27 x 18 cm portant une dédicace autographe signée à l'encre « Amitié Maître Kohlheim, l'abbé Prévert, juin 1964 ».
1964 1 vol. Rare collage original représentant un faucon la gueule recouverte d'un casque d'armure.
Bookseller reference : 119838
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NOAILLES (Anna de).
Billet autographe signé au Dr J. Yacoël (sur une carte enveloppe, une page in-16 à l'encre, adresse au verso, juin 1932).
1927 "J'ai de nombreuses ordonnances d'homéopathie, j'avalerai au fur et à mesure ce néant qui a ses croyants et ses victoires". On joint une carte de visite autographe adressée au même.
Bookseller reference : 119841
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NOAILLES (Anna de).
Billet autographe signé au Dr J. Yacoël (sur une carte enveloppe, une page in-16 à l'encre, adresse au verso, juin 1932).
1927 "J'ai de nombreuses ordonnances d'homéopathie, j'avalerai au fur et à mesure ce néant qui a ses croyants et ses victoires". On joint une carte de visite autographe adressée au même.
Bookseller reference : 119841
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IOMMI (Godofredo).
La guerra santa.
Sans lieu Ediciones de la Ciudad Abierta [1969 circa] 1 vol. broché in-8 carré, broché, [212] p. Edition originale de ce recueil de 34 Cantos composés par le poète chilien (1917-2001) entre Vina del Mar et Saint-Cloud de 1956 à 1961. Exemplaire enrichi d'un bel envoi de l'auteur à Michel Deguy. Précieux exemplaire de Michel Deguy, qui a traduit au crayon puis à l'encre bleue les 27 premiers cantos (sur 34) de l'oeuvre du poète chilien (1917-2001). On joint une belle lettre autographe de François Fédier adressée à Michel Deguy (2 ff. manuscrits sur papier bleuté), datée de mars 1973, qui expose plusieurs "lieux d'incertitude" de la traduction de La guerra santa et se propose "d'engueuler" Godofredo Iommi pour qu'il participe à cette traduction, "même si d'instinct je comprends pourquoi il ne veut pas, lui, traduire son poème". Couverture passée.
Bookseller reference : 120862
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IOMMI (Godofredo).
La guerra santa.
Sans lieu Ediciones de la Ciudad Abierta [1969 circa] 1 vol. broché in-8 carré, broché, [212] p. Edition originale de ce recueil de 34 Cantos composés par le poète chilien (1917-2001) entre Vina del Mar et Saint-Cloud de 1956 à 1961. Exemplaire enrichi d'un bel envoi de l'auteur à Michel Deguy. Précieux exemplaire de Michel Deguy, qui a traduit au crayon puis à l'encre bleue les 27 premiers cantos (sur 34) de l'oeuvre du poète chilien (1917-2001). On joint une belle lettre autographe de François Fédier adressée à Michel Deguy (2 ff. manuscrits sur papier bleuté), datée de mars 1973, qui expose plusieurs "lieux d'incertitude" de la traduction de La guerra santa et se propose "d'engueuler" Godofredo Iommi pour qu'il participe à cette traduction, "même si d'instinct je comprends pourquoi il ne veut pas, lui, traduire son poème". Couverture passée.
Bookseller reference : 120862
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GACHET (Paul).
Deux amis des impressionnistes. Le docteur Gachet et Murer.
Paris Editions des Musées Nationaux 1956 1 vol. relié in-8, demi-chagrin chocolat, dos à nerfs, plats et gardes doublées de papier gris, tête dorée, couvertures et dos conservés (P.L. Martin), 232 pp., 96 reproductions, index. Edition originale de cet important recueil de notes historiques sur les artistes qui fréquentaient la maison du Docteur Gachet. Bon exemplaire relié par Martin avec un envoi de l'auteur (fils du Dr Gachet) et plusieurs documents montés sur onglets : un tirage argentique du portrait du Dr Gachet par Van Gogh portant un ex-dono de l'auteur au verso et 6 lettres ou cartes postales autographes signées, entre 1941 et 1945, concernant des travaux de reliure à Martin (pour un exemplaire des Impressionnistes de Fénéon, ou encore pour le catalogue de la deuxième exposition impressionniste de 1876) et témoignant de la rigueur bibliophilique du collectionneur. Ex libris gravé P.L. Martin.
Bookseller reference : 121081
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GACHET (Paul).
Deux amis des impressionnistes. Le docteur Gachet et Murer.
Paris Editions des Musées Nationaux 1956 1 vol. relié in-8, demi-chagrin chocolat, dos à nerfs, plats et gardes doublées de papier gris, tête dorée, couvertures et dos conservés (P.L. Martin), 232 pp., 96 reproductions, index. Edition originale de cet important recueil de notes historiques sur les artistes qui fréquentaient la maison du Docteur Gachet. Bon exemplaire relié par Martin avec un envoi de l'auteur (fils du Dr Gachet) et plusieurs documents montés sur onglets : un tirage argentique du portrait du Dr Gachet par Van Gogh portant un ex-dono de l'auteur au verso et 6 lettres ou cartes postales autographes signées, entre 1941 et 1945, concernant des travaux de reliure à Martin (pour un exemplaire des Impressionnistes de Fénéon, ou encore pour le catalogue de la deuxième exposition impressionniste de 1876) et témoignant de la rigueur bibliophilique du collectionneur. Ex libris gravé P.L. Martin.
Bookseller reference : 121081
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CARCO (Francis), AUZANET (Jean).
Correspondance inédite, de 1930 à 1940, comprenant 43 lettres autographes signées de Francis Carco (sur 14 pages in-4, 34 pages in-8, 7 pages in-12 et 7 cartes, 6 enveloppes conservées) et 13 lettres autographes ou dactylographiées de Jean Auzanet (30 pages in-4), toutes montées sur onglets et reliées dans un volume in-4 de demi-basane rouge.
[1930-1940] 1 vol. relié Importante correspondance de travail échangée entre Carco (1886-1958) et l'un de ses collaborateurs, Jean Auzanet (1877-1943), auteur d'une douzaine de pièces ou romans historiques tombés dans l'oubli. Lettre après lettre, on peut suivre le patient travail de relecture et de correction effectué par ce dernier en marge des différentes publications de Carco au début des années 1930 : "Le Roman de François Villon" (Éditions Trémois, 1930), préface aux "Liaisons dangereuses" (À la Cité des Livres, 1931), réédition de "Bob et Bobette" (Albin Michel, 1931), "Prisons de femmes" (Les Éditions de France, 1931), "Le Fanfaron" (roman inachevé, 1932).Mais l'essentiel de cette correspondance, sur plus de 50 pages, concerne la genèse de la biographie romancée de Verlaine, dont Carco soumet l'idée le 10 août 1938 : "Je me mettrai dans la peau de Verlaine quand il rédigeait ses souvenirs (…) Je montrerai Verlaine en train de revivre son existence, ce qui me permettra de ne retenir que l’essentiel". Le 21 août, l'écrivain précise son projet : "Je prends Verlaine à son arrivée à Paris en 1886, cour St-François, quatre jours après la mort de sa mère, c'est-à-dire le 25 janvier, au commencement de sa déchéance totale (...). Il est au tournant dangereux : il entre dans la vieillesse, sa jambe coule, l'hôpital (dont Mme Verlaine mère ne voulait pas entendre parler) le guette. Enfin, la dernière amarre qui le retenait à un semblant de dignité bourgeoise, est rompue. Mais à mesure qu'il s'embourbe, sa gloire grandit. Il y a là un double courant magnifique à montrer."Carco prie son assistant de se documenter sur l'environnement de Verlaine à l'époque, les cafés, le jardin du Luxembourg, les personnes qu'il fréquente... "Ramassez tout ce que vous pourrez sur Eugénie et Philomène !"La question de l'homosexualité reste une énigme qui fait l'objet de longs développements contradictoires. "Comme Porché, je crois que Verlaine a corrompu (si j'ose dire) Rimbaud par amour de la poésie ! et non pas que Rimbaud a perverti Verlaine (si ce n'est spirituellement). L'un tout sens, avec de gros désirs charnels, l'autre diabolique, méprisant, impossible. Le drôle de ménage s'explique bien ainsi. Quant aux deux pouffiasses de la fin, je m'en remets à vous pour déterminer dans quelle part, Verlaine leur est redevable de son inspiration". Auzanet y va de sa propre analyse : "Ces femmes peu séduisantes auxquelles il a d'abord recouru dès son adolescence, avaient, de par leur laideur même, quelque chose de masculin, d'hommasse. Il a pu fort bien subir une déformation du goût, devenir de moins en moins exigeant et finir par trouver désirables les 'charmes' si j'ose dire, de ce Rimbaud qui était très mal tenu et qui ressemblait à un grand chien". Carco émet une autre hypothèse le 2 septembre : "Pour la tendance à la pédérastie, elle s'est produite de bonne heure en raison de la laideur physique du poète qui, repoussé par les femmes, s'est tourné vers ses camarades mâles. Ne croyez-vous pas cela satisfaisant ? Il avait l'instinct femelle (sa sensibilité ne le prouve que trop) et plus tard parce qu'on l'empêchait de voir son fils : un transfert s'est opéré et Verlaine s'est cru le père d'élection de Létinois. Chez tous les passifs, la hantise est de devenir actif. J'en ai eu de nombreux exemples sous les yeux. Avec l'âge, 'elles' se croient des hommes, pareils à la grande Sapho, pas vrai ?" Finalement, le 17 septembre 1938, Carco avoue son incompréhension : "Dans ses amours d'hommes, on a trop insisté sur les révélations érotiques : elles existent, bien entendu, mais la prise de possession de Verlaine par Rimbaud a été plus complète, plus entière qu'on le dit. C'est de l'envoûtement". Cette correspondance inédite, rédigée sur des papiers de différents coloris, formats et en-têtes, est complétée par plusieurs documents originaux annexes : un portrait de Carco, un récépissé de virement, des lettres signées d'André Billy, Jérôme Carcopino, Jean Marèze, ainsi que F.-A. Cazals (1865-1941, qui fixe rendez-vous à Jean Auzanet en 1938 pour l'entretenir du souvenir de Verlaine).Ensemble unique, en très belle condition.
Bookseller reference : 122444
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CARCO (Francis), AUZANET (Jean).
Correspondance inédite, de 1930 à 1940, comprenant 43 lettres autographes signées de Francis Carco (sur 14 pages in-4, 34 pages in-8, 7 pages in-12 et 7 cartes, 6 enveloppes conservées) et 13 lettres autographes ou dactylographiées de Jean Auzanet (30 pages in-4), toutes montées sur onglets et reliées dans un volume in-4 de demi-basane rouge.
[1930-1940] 1 vol. relié Importante correspondance de travail échangée entre Carco (1886-1958) et l'un de ses collaborateurs, Jean Auzanet (1877-1943), auteur d'une douzaine de pièces ou romans historiques tombés dans l'oubli. Lettre après lettre, on peut suivre le patient travail de relecture et de correction effectué par ce dernier en marge des différentes publications de Carco au début des années 1930 : "Le Roman de François Villon" (Éditions Trémois, 1930), préface aux "Liaisons dangereuses" (À la Cité des Livres, 1931), réédition de "Bob et Bobette" (Albin Michel, 1931), "Prisons de femmes" (Les Éditions de France, 1931), "Le Fanfaron" (roman inachevé, 1932).Mais l'essentiel de cette correspondance, sur plus de 50 pages, concerne la genèse de la biographie romancée de Verlaine, dont Carco soumet l'idée le 10 août 1938 : "Je me mettrai dans la peau de Verlaine quand il rédigeait ses souvenirs (…) Je montrerai Verlaine en train de revivre son existence, ce qui me permettra de ne retenir que l’essentiel". Le 21 août, l'écrivain précise son projet : "Je prends Verlaine à son arrivée à Paris en 1886, cour St-François, quatre jours après la mort de sa mère, c'est-à-dire le 25 janvier, au commencement de sa déchéance totale (...). Il est au tournant dangereux : il entre dans la vieillesse, sa jambe coule, l'hôpital (dont Mme Verlaine mère ne voulait pas entendre parler) le guette. Enfin, la dernière amarre qui le retenait à un semblant de dignité bourgeoise, est rompue. Mais à mesure qu'il s'embourbe, sa gloire grandit. Il y a là un double courant magnifique à montrer."Carco prie son assistant de se documenter sur l'environnement de Verlaine à l'époque, les cafés, le jardin du Luxembourg, les personnes qu'il fréquente... "Ramassez tout ce que vous pourrez sur Eugénie et Philomène !"La question de l'homosexualité reste une énigme qui fait l'objet de longs développements contradictoires. "Comme Porché, je crois que Verlaine a corrompu (si j'ose dire) Rimbaud par amour de la poésie ! et non pas que Rimbaud a perverti Verlaine (si ce n'est spirituellement). L'un tout sens, avec de gros désirs charnels, l'autre diabolique, méprisant, impossible. Le drôle de ménage s'explique bien ainsi. Quant aux deux pouffiasses de la fin, je m'en remets à vous pour déterminer dans quelle part, Verlaine leur est redevable de son inspiration". Auzanet y va de sa propre analyse : "Ces femmes peu séduisantes auxquelles il a d'abord recouru dès son adolescence, avaient, de par leur laideur même, quelque chose de masculin, d'hommasse. Il a pu fort bien subir une déformation du goût, devenir de moins en moins exigeant et finir par trouver désirables les 'charmes' si j'ose dire, de ce Rimbaud qui était très mal tenu et qui ressemblait à un grand chien". Carco émet une autre hypothèse le 2 septembre : "Pour la tendance à la pédérastie, elle s'est produite de bonne heure en raison de la laideur physique du poète qui, repoussé par les femmes, s'est tourné vers ses camarades mâles. Ne croyez-vous pas cela satisfaisant ? Il avait l'instinct femelle (sa sensibilité ne le prouve que trop) et plus tard parce qu'on l'empêchait de voir son fils : un transfert s'est opéré et Verlaine s'est cru le père d'élection de Létinois. Chez tous les passifs, la hantise est de devenir actif. J'en ai eu de nombreux exemples sous les yeux. Avec l'âge, 'elles' se croient des hommes, pareils à la grande Sapho, pas vrai ?" Finalement, le 17 septembre 1938, Carco avoue son incompréhension : "Dans ses amours d'hommes, on a trop insisté sur les révélations érotiques : elles existent, bien entendu, mais la prise de possession de Verlaine par Rimbaud a été plus complète, plus entière qu'on le dit. C'est de l'envoûtement". Cette correspondance inédite, rédigée sur des papiers de différents coloris, formats et en-têtes, est complétée par plusieurs documents originaux annexes : un portrait de Carco, un récépissé de virement, des lettres signées d'André Billy, Jérôme Carcopino, Jean Marèze, ainsi que F.-A. Cazals (1865-1941, qui fixe rendez-vous à Jean Auzanet en 1938 pour l'entretenir du souvenir de Verlaine).Ensemble unique, en très belle condition.
Bookseller reference : 122444
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IBELS (André).
1ere exposition de H.-G. Ibels. Du 5 novembre au 15 décembre 1894.
Paris La Bodinière 1894 1 vol. broché plaquette in-16, agrafée, couverture illustrée, 15 pp. Rare catalogue d'exposition du peintre et affichiste nabi, de tendance anarchiste, illustré de 6 croquis et comprenant une liste de 132 oeuvres. On joint 3 lettres autographes signées de l'artiste adressées à Gustave Coquiot à propos de son livre "Les Fééries de Paris" et d'illustrations pour un recueil d'Ajalbert et pour "La Fille Elisa" d'Edmond de Goncourt (une page in-12 et 2 pages in-8, la dernière datée du 20 septembre 1920). En bonne condition.
Bookseller reference : 122663
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IBELS (André).
1ere exposition de H.-G. Ibels. Du 5 novembre au 15 décembre 1894.
Paris La Bodinière 1894 1 vol. broché plaquette in-16, agrafée, couverture illustrée, 15 pp. Rare catalogue d'exposition du peintre et affichiste nabi, de tendance anarchiste, illustré de 6 croquis et comprenant une liste de 132 oeuvres. On joint 3 lettres autographes signées de l'artiste adressées à Gustave Coquiot à propos de son livre "Les Fééries de Paris" et d'illustrations pour un recueil d'Ajalbert et pour "La Fille Elisa" d'Edmond de Goncourt (une page in-12 et 2 pages in-8, la dernière datée du 20 septembre 1920). En bonne condition.
Bookseller reference : 122663
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DESBORDES-VALMORE (Marceline).
Le Père. Poème autographe signé, 1 page in-8.
[1848] 1 vol. Première version d'un émouvant poème de 16 vers en alexandrins qui paraîtra avec des variantes et une strophe supplémentaire dans les Poésies inédites en 1860 sous le titre "La couronne effeuillée". Composé sans doute dès 1848 ce célèbre poème sur le thème du deuil est repris dans toutes les anthologies de Marceline Desbordes-Valmore et a été traduit dans pas moins de douze langues. Le document porte au verso cette mention autographe de la poétesse : "Marceline Desbordes Valmore de Douay, envoyé à Notre Dame".
Bookseller reference : 122824
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DESBORDES-VALMORE (Marceline).
Le Père. Poème autographe signé, 1 page in-8.
[1848] 1 vol. Première version d'un émouvant poème de 16 vers en alexandrins qui paraîtra avec des variantes et une strophe supplémentaire dans les Poésies inédites en 1860 sous le titre "La couronne effeuillée". Composé sans doute dès 1848 ce célèbre poème sur le thème du deuil est repris dans toutes les anthologies de Marceline Desbordes-Valmore et a été traduit dans pas moins de douze langues. Le document porte au verso cette mention autographe de la poétesse : "Marceline Desbordes Valmore de Douay, envoyé à Notre Dame".
Bookseller reference : 122824
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BARNEY (Natalie Clifford).
Lettre autographe signée "Scorpion" adressée à Germaine Beaumont et datée du 19 août 1963 (2 pages in-8).
1 vol. Lettre de nouvelles rédigée en anglais, puis en français, sur des amies communes
Bookseller reference : 122845
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BARNEY (Natalie Clifford).
Lettre autographe signée "Scorpion" adressée à Germaine Beaumont et datée du 19 août 1963 (2 pages in-8).
1 vol. Lettre de nouvelles rédigée en anglais, puis en français, sur des amies communes
Bookseller reference : 122845
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WALDOR (Mélanie).
Lettre autographe signée.
1835 1 vol. 2 pages in-8 (petite déchirure angulaire), s.l., 8 avril 1835. Belle lettre dans laquelle la romancière et poétesse sollicite l'attention de l'Académie française pour son "Livre des jeunes filles" (1834) récemment présenté au concours. Mélanie Waldor plaide pour le maintien des "petits prix" menacés de suppression en soulignant l'intérêt des ouvrages d'éducation dans le champ littéraire : "La question d'ailleurs mérite un long examen. L'ami des enfans de Berquin a-t-il été moins utile que l'Émile de Rousseau à l'éducation de l'enfance, c'est à dire au progrès de la civilisation ? et cependant Berquin, s'il vivait avec le nouveau système que l'on propose serait exclu ! En ne voulant admettre que de grands ouvrages au concours, on perd aussi le moyen de propager des livres utiles, soit aux moeurs, soit à l'éducation : de grands ouvrages ne peuvent être achetés par la classe pauvre, l'in-douze au contraire circule partout et peut renfermer dans un petit cadre autant et souvent plus de choses vraiment à la portée du peuple que l'in octavo". Elle conclut en rappelant le soutien de Chateaubriand pour son ouvrage. Remarquable lettre sur la valeur morale et sociale de la littérature éducative.
Bookseller reference : 122932
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WALDOR (Mélanie).
Lettre autographe signée.
1835 1 vol. 2 pages in-8 (petite déchirure angulaire), s.l., 8 avril 1835. Belle lettre dans laquelle la romancière et poétesse sollicite l'attention de l'Académie française pour son "Livre des jeunes filles" (1834) récemment présenté au concours. Mélanie Waldor plaide pour le maintien des "petits prix" menacés de suppression en soulignant l'intérêt des ouvrages d'éducation dans le champ littéraire : "La question d'ailleurs mérite un long examen. L'ami des enfans de Berquin a-t-il été moins utile que l'Émile de Rousseau à l'éducation de l'enfance, c'est à dire au progrès de la civilisation ? et cependant Berquin, s'il vivait avec le nouveau système que l'on propose serait exclu ! En ne voulant admettre que de grands ouvrages au concours, on perd aussi le moyen de propager des livres utiles, soit aux moeurs, soit à l'éducation : de grands ouvrages ne peuvent être achetés par la classe pauvre, l'in-douze au contraire circule partout et peut renfermer dans un petit cadre autant et souvent plus de choses vraiment à la portée du peuple que l'in octavo". Elle conclut en rappelant le soutien de Chateaubriand pour son ouvrage. Remarquable lettre sur la valeur morale et sociale de la littérature éducative.
Bookseller reference : 122932
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MUSSET (Alfred de)].
Correspondance inédite de 210 lettres autographes concernant Alfred de Musset, la plupart adressées à la gouvernante du poète, Adèle Colin.
1848-1902 Alfred de Musset (1810-1857) est rongé par le "mal du siècle". Après sa liaison tumultueuse avec George Sand, il sombre dans l'alcoolisme, en proie à la dépression, et mène une vie sentimentale dissolue. Sa mère qui est veuve depuis 1832 trouve refuge auprès de sa fille cadette à Angers, elle doit faire appel en 1847 à une gouvernante pour s'occuper de son "cher Alfred".Après avoir été la première femme de chambre de la princesse de Salm, Adèle Colin (1816-1907) va devenir le principal témoin de la vie du poète dans ses dernières années, son infirmière et sa secrétaire, participant plus tard à sa gloire posthume avec deux livres de souvenirs signés de son nom d'épouse, Adèle Martellet : "Dix ans chez Alfred de Musset" (Chamuel, 1899), puis "Alfred de Musset intime" (Juven, 1906).Ces archives, pieusement conservées par la gouvernante, comptent 10 lettres adressées à Alfred de Musset lui-même : six par sa mère entre 1854 et 1856 (5 enveloppes conservées), une par son frère Paul, une facture de vétérinaire pour la pension de son chien Marzot en 1852 (!) et deux très belles lettres signées de Cristina Trivulzio Belgiojoso (1808-1871), écrivaine issue de l'aristocratie italienne dont le poète était follement épris et qui deviendra une figure du Risorgimento. La première est une cinglante lettre de rupture de la fin des années 1830 (3 p. in-8). Lui demandant s’il n’aurait pas "mieux fait d’abdiquer un peu", la princesse Belgiojoso invite Musset à "oublier quelquefois [sa] géante personne, à la soumettre, à en laisser à d’autres la direction", lui rappelle qu’il existe "une satisfaction dans le sacrifice" puis achève avec une lassitude assassine : "Je ne puis vous écrire davantage parce que j’ai mal aux yeux et je n’y vois goutte. Et d’ailleurs, m’écoutez-vous jamais ?" Une dizaine d'années plus tard, tout est pardonné, elle lui adresse de chaleureuses félicitations en février 1849 pour sa nouvelle comédie créée au Théâtre-Français : "Je ne puis résister au besoin de vous dire que vous venez de faire un petit chef d'oeuvre. Votre "Louison" est admirable de grâce, de vérité, de finesse et de sensibilité. Vous pensez et sentez comme Shakespeare, et parlez comme Marivaux. C'est un étrange amalgame, dont l'effet est très saisissant. Vous ne vous souvenez peut-être plus que j'existe ; n'importe vous avez trouvé un bon moyen pour perpétuer votre souvenir même dans l'esprit le plus oublieux." (3 pages in-18, enveloppe conservée).Dans ses 6 lettres à son fils, Edmée de Musset se préoccupe surtout de sa santé. L'une d'elles est d'ailleurs envoyée à l'établissement des bains de mer du Croisic où le poète suit une cure en septembre 1854. Mais le plus sûr moyen pour obtenir des renseignements est de passer par la gouvernante, comme en témoigne une bonne partie des 80 lettres adressées par Mme de Musset à Adèle Colin entre 1848 et 1863 : "Me sachant consignée à la porte de mon fils comme un créancier incommode et poussée par mon inquiétude, je prends le parti de vous écrire…" (22 janvier 1853). "Il n’aime point à écrire, ne répond pas à mes lettres, et ce n’est que rarement que j’ai des nouvelles par son frère" (8 octobre 1856). Un autre jour, le poète ayant congédié sans préavis la jeune servante, Mme de Musset fait tout pour la retenir : "Les hommes sont changeants, mais dans tous les temps et à tous les âges, ils ont besoin de soins, d’attachement et croyez-moi, il reviendra toujours à apprécier les vôtres. Je vous recommande donc beaucoup de patience, la plus grande douceur (…) surtout ne vous plaignez pas et parlez-lui toujours avec amitié" (13 juin 1849).La mère suit aussi avec attention la vie littéraire et veut savoir tout ce qu'on dit de son fils, notamment lors de son élection à l’Académie française en 1852. La mort du poète en 1857, loin de les distendre, renforce les relations de la gouvernante avec le clan Musset. Après une longue lettre d'explication avec la mère dont elle a conservé le brouillon (11 pages in-8), Adèle Colin devient une intime de son frère Paul (qui lui adresse 56 lettres entre 1857 et 1880), puis de sa soeur Hermine (20 lettres entre 1863 et 1902).Le culte posthume d'Alfred de Musset est au coeur de ces échanges : sa sépulture au cimetière du Père Lachaise, les articles et chroniques de la "Revue des Deux Mondes" ou du "Journal des Débats" où se façonne sa légende, la publication en 1859 du livre événement de George Sand, "Elle et lui", et la réponse immédiate de Paul de Musset, "Lui et elle", puis la véritable hagiographie donnée par le frère en ouverture des "Oeuvres complètes", les reprises de ses différentes pièces, sans oublier le sévère conflit opposant la famille à l’éditeur Gustave Charpentier qui prétendait avoir convaincu Musset de lui céder ses droits d'auteur moyennant une rente viagère...On trouve en complément une quarantaine de lettres et cartes adressées à Adèle Colin par diverses personnalités, dont la princesse de Salm-Kyrbourg (4 lettres), Ulric Guttinger (9), l'éditeur Gustave Charpentier (3), Emile Augier (6), l'écrivaine Élise de Pressensé (5), Paul Déroulède (8), Sully Prudhomme, Jules Claretie, etc.ENSEMBLE UNIQUE auquel on joint les deux livres de souvenirs sur Musset signées Adèle Martellet, ainsi que la biographie d'Alfred de Musset par son frère Paul.
Bookseller reference : 123529
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MUSSET (Alfred de)].
Correspondance inédite de 210 lettres autographes concernant Alfred de Musset, la plupart adressées à la gouvernante du poète, Adèle Colin.
1848-1902 Alfred de Musset (1810-1857) est rongé par le "mal du siècle". Après sa liaison tumultueuse avec George Sand, il sombre dans l'alcoolisme, en proie à la dépression, et mène une vie sentimentale dissolue. Sa mère qui est veuve depuis 1832 trouve refuge auprès de sa fille cadette à Angers, elle doit faire appel en 1847 à une gouvernante pour s'occuper de son "cher Alfred".Après avoir été la première femme de chambre de la princesse de Salm, Adèle Colin (1816-1907) va devenir le principal témoin de la vie du poète dans ses dernières années, son infirmière et sa secrétaire, participant plus tard à sa gloire posthume avec deux livres de souvenirs signés de son nom d'épouse, Adèle Martellet : "Dix ans chez Alfred de Musset" (Chamuel, 1899), puis "Alfred de Musset intime" (Juven, 1906).Ces archives, pieusement conservées par la gouvernante, comptent 10 lettres adressées à Alfred de Musset lui-même : six par sa mère entre 1854 et 1856 (5 enveloppes conservées), une par son frère Paul, une facture de vétérinaire pour la pension de son chien Marzot en 1852 (!) et deux très belles lettres signées de Cristina Trivulzio Belgiojoso (1808-1871), écrivaine issue de l'aristocratie italienne dont le poète était follement épris et qui deviendra une figure du Risorgimento. La première est une cinglante lettre de rupture de la fin des années 1830 (3 p. in-8). Lui demandant s’il n’aurait pas "mieux fait d’abdiquer un peu", la princesse Belgiojoso invite Musset à "oublier quelquefois [sa] géante personne, à la soumettre, à en laisser à d’autres la direction", lui rappelle qu’il existe "une satisfaction dans le sacrifice" puis achève avec une lassitude assassine : "Je ne puis vous écrire davantage parce que j’ai mal aux yeux et je n’y vois goutte. Et d’ailleurs, m’écoutez-vous jamais ?" Une dizaine d'années plus tard, tout est pardonné, elle lui adresse de chaleureuses félicitations en février 1849 pour sa nouvelle comédie créée au Théâtre-Français : "Je ne puis résister au besoin de vous dire que vous venez de faire un petit chef d'oeuvre. Votre "Louison" est admirable de grâce, de vérité, de finesse et de sensibilité. Vous pensez et sentez comme Shakespeare, et parlez comme Marivaux. C'est un étrange amalgame, dont l'effet est très saisissant. Vous ne vous souvenez peut-être plus que j'existe ; n'importe vous avez trouvé un bon moyen pour perpétuer votre souvenir même dans l'esprit le plus oublieux." (3 pages in-18, enveloppe conservée).Dans ses 6 lettres à son fils, Edmée de Musset se préoccupe surtout de sa santé. L'une d'elles est d'ailleurs envoyée à l'établissement des bains de mer du Croisic où le poète suit une cure en septembre 1854. Mais le plus sûr moyen pour obtenir des renseignements est de passer par la gouvernante, comme en témoigne une bonne partie des 80 lettres adressées par Mme de Musset à Adèle Colin entre 1848 et 1863 : "Me sachant consignée à la porte de mon fils comme un créancier incommode et poussée par mon inquiétude, je prends le parti de vous écrire…" (22 janvier 1853). "Il n’aime point à écrire, ne répond pas à mes lettres, et ce n’est que rarement que j’ai des nouvelles par son frère" (8 octobre 1856). Un autre jour, le poète ayant congédié sans préavis la jeune servante, Mme de Musset fait tout pour la retenir : "Les hommes sont changeants, mais dans tous les temps et à tous les âges, ils ont besoin de soins, d’attachement et croyez-moi, il reviendra toujours à apprécier les vôtres. Je vous recommande donc beaucoup de patience, la plus grande douceur (…) surtout ne vous plaignez pas et parlez-lui toujours avec amitié" (13 juin 1849).La mère suit aussi avec attention la vie littéraire et veut savoir tout ce qu'on dit de son fils, notamment lors de son élection à l’Académie française en 1852. La mort du poète en 1857, loin de les distendre, renforce les relations de la gouvernante avec le clan Musset. Après une longue lettre d'explication avec la mère dont elle a conservé le brouillon (11 pages in-8), Adèle Colin devient une intime de son frère Paul (qui lui adresse 56 lettres entre 1857 et 1880), puis de sa soeur Hermine (20 lettres entre 1863 et 1902).Le culte posthume d'Alfred de Musset est au coeur de ces échanges : sa sépulture au cimetière du Père Lachaise, les articles et chroniques de la "Revue des Deux Mondes" ou du "Journal des Débats" où se façonne sa légende, la publication en 1859 du livre événement de George Sand, "Elle et lui", et la réponse immédiate de Paul de Musset, "Lui et elle", puis la véritable hagiographie donnée par le frère en ouverture des "Oeuvres complètes", les reprises de ses différentes pièces, sans oublier le sévère conflit opposant la famille à l’éditeur Gustave Charpentier qui prétendait avoir convaincu Musset de lui céder ses droits d'auteur moyennant une rente viagère...On trouve en complément une quarantaine de lettres et cartes adressées à Adèle Colin par diverses personnalités, dont la princesse de Salm-Kyrbourg (4 lettres), Ulric Guttinger (9), l'éditeur Gustave Charpentier (3), Emile Augier (6), l'écrivaine Élise de Pressensé (5), Paul Déroulède (8), Sully Prudhomme, Jules Claretie, etc.ENSEMBLE UNIQUE auquel on joint les deux livres de souvenirs sur Musset signées Adèle Martellet, ainsi que la biographie d'Alfred de Musset par son frère Paul.
Bookseller reference : 123529
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Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Etat de distribution de droits de présence à MM. les membres de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres pendant le mois de décembre 1853.
S.l.n.d. 1853 1 vol. en feuilles 2 feuillets manuscrits au format 34,5 x 22,5 cm, pliés en 2. Liste répartitive d'une somme totale de 1.250 francs, signée par 42 membres de l'Académie, dont Prosper Mérimée, Emile Littré, Abel François Villemain, Jean-François Boissonade, Edme François Jomard, Garcin de Tassy, Raoul-Rochette, etc. Petit trou d'encre causé par la signature du comte Arthur Beugnot, petite déchirure en marge supérieure, sinon beau document.
Bookseller reference : 123618
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Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Etat de distribution de droits de présence à MM. les membres de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres pendant le mois de décembre 1853.
S.l.n.d. 1853 1 vol. en feuilles 2 feuillets manuscrits au format 34,5 x 22,5 cm, pliés en 2. Liste répartitive d'une somme totale de 1.250 francs, signée par 42 membres de l'Académie, dont Prosper Mérimée, Emile Littré, Abel François Villemain, Jean-François Boissonade, Edme François Jomard, Garcin de Tassy, Raoul-Rochette, etc. Petit trou d'encre causé par la signature du comte Arthur Beugnot, petite déchirure en marge supérieure, sinon beau document.
Bookseller reference : 123618
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PIERRE II (Duc de Bourbon, sire de Beaujeu).
Quittance manuscrite signée pour la somme de vingt-quatre mille livres pour ses gages du gouvernement de Languedoc, année 1498.
1499 1 vol. en feuilles Beau document manuscrit sur parchemin, format 11,5 x 19,5 cm. Pierre II de Bourbon (1439-1503) et son épouse Anne de France, fille de Louis XI, exercèrent la régence du royaume de 1483 à 1491 avant de regagner leurs terres à la majorité de Charles VIII."Nous Pierre duc de Bourbonnois et d'Auvergne, gouverneur de Languedoc, confesson avoir eu et receu de Maistre Anthoine Bayart, conseiller de mon Seigneur le Roy, tresorier et Receveur général de ses finances es pays de Languedoc, Lyonnois, Forestz et Beaujolois, la somme de vingt quatre mille livres tournois à nous ordonnée par mondict Seigneur le Roy, pour noz gaiges à cause dudict gouvernement de Languedoc de l'année finie mil CCCC IIII XX dix huit [1498]... En tesmoing de ce nous avons signé ces presentes de nostre main et fait sceller de nostre scel le VIIIe jour de Janvier mil CCCC quatre vings dix huit [1499 n. st.]". Avec l'intitulé de la quittance au verso.Sceau mutilé, sur languette.
Bookseller reference : 123623
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PIERRE II (Duc de Bourbon, sire de Beaujeu).
Quittance manuscrite signée pour la somme de vingt-quatre mille livres pour ses gages du gouvernement de Languedoc, année 1498.
1499 1 vol. en feuilles Beau document manuscrit sur parchemin, format 11,5 x 19,5 cm. Pierre II de Bourbon (1439-1503) et son épouse Anne de France, fille de Louis XI, exercèrent la régence du royaume de 1483 à 1491 avant de regagner leurs terres à la majorité de Charles VIII."Nous Pierre duc de Bourbonnois et d'Auvergne, gouverneur de Languedoc, confesson avoir eu et receu de Maistre Anthoine Bayart, conseiller de mon Seigneur le Roy, tresorier et Receveur général de ses finances es pays de Languedoc, Lyonnois, Forestz et Beaujolois, la somme de vingt quatre mille livres tournois à nous ordonnée par mondict Seigneur le Roy, pour noz gaiges à cause dudict gouvernement de Languedoc de l'année finie mil CCCC IIII XX dix huit [1498]... En tesmoing de ce nous avons signé ces presentes de nostre main et fait sceller de nostre scel le VIIIe jour de Janvier mil CCCC quatre vings dix huit [1499 n. st.]". Avec l'intitulé de la quittance au verso.Sceau mutilé, sur languette.
Bookseller reference : 123623
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GAMBETTA (Léon).
Lettre autographe signée au rédacteur du journal nantais "L'Union démocratique", datée de Paris, le 31 août 1871 (2 pages in-12 sur un bifeuillet avec timbre à sec, adresse et monogramme).
1871 1 vol. en feuilles "L'Union démocratique : organe de la démocratie de l'Ouest" est un journal d'opinion républicaine patronné par Guépin, qui paraît à Nantes de novembre 1869 à juin 1871."Monsieur et cher concitoyen, j'ai reçu votre lettre qui m'annonce la rigoureuse condamnation dont vous avez été frappé comme rédacteur de L'Union démocratique et je vous envoie toutes mes fraternelles sympathies dans cette circonstance. Je fais aussi les voeux les plus sincères pour le succès du nouveau journal que vous venez de fonder et je regrette que mes occupations si nombreuses ne me permettent pas de figurer au milieu de nos amis qui collaboreront au numéro exceptionnel que vous préparez. J'ai d'ailleurs assez peu l'habitude d'exprimer ma pensée par la parole écrite, et franchement vous n'aurez pas grand chose à regretter en perdant le court article que je vais vous envoyer. Veuillez agréer, monsieur et cher concitoyen, l'expression de tous mes sentiments. Léon Gambetta".Petites rousseurs, sinon très bon document.
Bookseller reference : 123632
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