Il compte sur sa présence le lendemain pour entredre son "ode-symphonie" - [Francis Thomé avait mis à la mode la récitation poètique accompagnée à laquelle il semble faire allusion ici] -
Elle le remercie de lui avoir demandé sa poèsie de "La jeune fille mourante" - Un voyage est la cause de sa réponse tardive - Elle n'a encore jamais vu de séance publique et serait "charmée" d'y assister - Elle espère qu'il contribuera à l'embellir en lisant quelque morceau de sa composition -
Elle serait flattée de figurer dans son recueil - Elle lui envoie deux poèsies: "A une tête de mort" extraite de son premier volume de vers, "Les oiseaux de passage" et l'autre: "Le petit sonneur" de son dernier, "Nos bons parisiens" - Elle souhaiterait qu'il lui envoit ses épreuves -
Il dit le plaisir que lui ont procurées les « quelques heures agréables et intéressantes » passées chez lui, à la Croix Bosset - Il est flatté de sa demande d'un ouvrage pour sa collection sur la Cité du Vatican mais, après réflexion, il « recule devant le sujet », trop éloigné de ses préoccupations. Le sujet demande des connaissance en histoire de l'art qu'il ne possède pas « à fond ». Ensuite, il aime que ses « travaux personnels fassent diversion » par rapport à ses fonctions professionnelles. Enfin, il souhaite que ses recherches aient une « orientation méditerranéennes : vieille fidélité à la mer sur les rives de laquelle je suis né ». Pour le moment, ses travaux tournent autour du « rôle civil de Bonaparte en Egypte », de la colonisation de l'Afrique du Nord, etc... et il ne souhaite pas s'en écarter.
« Pour notre pays que dévore/un envahisseur exécré/Frères, vous allez à l'aurore/combattre le combat sacré, etc.... » - Il s'agit du brouillon du poème situé page 93 de l'édition originale des Idylles Prussiennes publié chez Lemerre en 1871. Il est accompagné de cette dédicace : « A M .l'abbé J. Crétineau Joly, ce brouillon de vers qu'il a bien voulu désirer, et cordialement offert par l'humble admirateur de sa vaillante charité Théodore de Banville, lundi 12 décembre 1870 » - A noter que ce manuscrit, comprenant ratures et corrections, a été offert avant la parution du livre. Précieux et rare document auquel nous joignons un exemplaire en très bon état de l'édition originale de l'ouvrage Idylles Prussiennes, paru en 1871 chez Lemerre reliure demi chagrin brun à coins tête dorée couvertures et dos conservés
Beau manuscrit du poème comprenant 4 strophes de 8 vers et édité dans son ouvrage: « Chansons, paroles et musique » -On joint un très bel exemplaire de cet ouvrage, illustré, paru chez Alexandre Curmer, en édition originale dans une reliure en plein maroquin à coins de Champs avec les couverture conservées
A la première question il répond : "aucun" mais des fragments de "Maugis en ménage" et de "Lélie fumeuse d'opium" - A la seconde: "La maitresse du Prince Jean" grâce à la défense de Paul-Boncour -
1905 Paris - Société d'Editions littéraires et artistiques - Ollendorff - 1905 - 321 pages - 1 volume in12 - reliure demi-chagrin havane - dos plat orné mais passé -
Amusant envoi autographe signé à la comtesse de Selve (?) en la suppliant de "ne pas m'appeler Rachel" sur un livre qu'il a si peu écrit -
Il n'y a pas de livre qui lui soit consacré mais des articles ou des citations de son nom dans des ouvrages sur la sculpture - "Un article doit m'être consacré dans le numéro de novembre de la Galerie du Jardin des Arts" -
Le secrétariat des A[rtistes] F[rançais] a fait connaitre son nom avec "empressement" parmi ceux des critiques membres du "Jury du Prix de la Critique" - Qu'il ne voit aucune indiscrétion dans sa lettre mais plutot la signification de l'importance d'une telle décision pour quelques jeunes artistes - Il le remercie d'avoir bien voulu revenir sur son "premier renoncement" qui l'avait "beaucoup déçu" -
A propos de deux ouvrages sur lui: le premier chez ARTED, "trés complet" avec des textes de Raymond Cogniat et Jianou; l'autre est le catalogue de sa prochaine exposition au Musée Rodin avec des textes de Cécile Goldscheider et Gaston Diehl -
Il lui envoie un catalogue ou figurent les principaux articles parus ainsi qu'un papier sur un livre - Il lui demande de lui téléphoner lors d'un passage à Paris -
Il a été trés touché par l'article de Raoul Jean Moulin paru dans les Lettres Françaises - Il sait que l'aspect "tellement soigné" vient de lui - Il aimerait le revoir bientôt -
Rare et très intéressant rapport scientifique à l'Académie des Sciences, dans lequel il examine la théorie du géomètre dijonnais Picardet, premier mari de Claudine Picardet, [1735 - 1820, et future épouse du chimiste Guyton de Morveau], "pensionnaire de l'Académie de Dijon" - Dans sa lettre, Picardet "entreprend de prouver qu'il n'y a point de quantités vraiment incommensurables. M. Picardet commence par imaginer deux suites numériques dont les termes correspondent, et qui sont formés de manière que deux fois le quarré d'un terme quelconque pris dans la première augmenté ou diminué d'une unité est égal au quarré du terme qui lui répond dans l'autre, et il nomme la première la suite des latéraux et la seconde la suite des diagonaux". "D'ou il est facile de tirer que la différence de deux latéraux qui se suivent immédiatement est égale au double du premier des latéraux correspondans" - Picardet annonce la publication prochaine d'un "Essai d'arithmétique universelle ou l'on développe les vrais éléments de l'étendue" - Cousin conclut que "l'Académie peut le dispenser d'écrire les autres lettres qui doivent suivre celle que nous venons d'analyser" -
Elle peut compter sur elle pour un lot à "la tombola au bénéfice de nos enfants" - Elle s'est toujours interessée à cette oeuvre dont elle s'est "si longtemps occupée activement" -
Il lui envoie une photo de la toile des Indépendants et un mandat pour le cliché - "Titre de la toile: Dégel au canal St Martin" - Suit l'autorisation de reproduire la toile "sans aucun droit à payer" -
2 pages in12 (carte 9,5 x 13,5 cm) - trés bon état -
Il aimerait figurer dans son ouvrage en préparation : "La peinture indépandante de Cézanne à nos jours" - "N'ayant rien reçu de votre part, je ne crois tout de même pas que vous désiriez me passer sous silence" -
Très belle lettre à propos de la question : "Qu'est ce qu'un art national?" - "Il y a chez nous une sorte de fatigue et d'irritation causées par l'invasion des étrangers à Paris..On est prêt à fermer l'oreille à toute musique et les yeux à toute oeuvre plastique qui nous vient d'au delà des frontières".. - Faut il choisir entre Detaille et Rodin, Dukas, Debussy ou Ravel ? - Ingres ne fut il pas tenu pour un oriental "si profondèment français qu'il fut" - Ce qui est fait ailleurs est aussi "plus ou moins français, d'influence française"- "Dans les arts, Dieu soit loué, nous sommes encore vivants, et bien vivants. Nous faisons beaucoup d'enfants" -
Il parle des nombreux ouvrages qui existent sur son oeuvre et citent les plus récents que l'on peut trouver à la librairie Lardanchet "100 fbg Saint Honoré" - Il signale aussi un ouvrage épuisé paru en Suisse et un "excellent article de René Huyghe dans le numéro d'avril de Connaissance des arts"- Il explique son refus régulier de rentrer à l'Académie des Beaux arts - "J'ai toujours voulu rester totalement indépendant" - Ce genre d'honneur représente pour lui beaucoup de temps perdu et n'a pour lui "aucune séduction" - Appartenir à l'Académie Royale de Belgique lui suffit amplement -
Il doit le croire "distant ou bien oublieux" - Il y a longtemps qu'il lui doit un remerciement pour "les délicieuses feuilles" ou il répand les trésors de sa verve, de son esprit et de son humour -
1 page in12 - carte postale avec église Sainte Catherine à Bruxelles au recto - trés bon état -
A l'ami Georges Docquois "qui m'a écrit de si gentilles choses" - La petite Lana W. "meurt d'envie de jouer La Petite Jasmin" [1912] et il est heureux qu'il la trouve "idoine", s'il peut s'exprimer ainsi -
Il est débordé et le remercie de son indulgence - "Je suis tellement débordé que j'en suis malpoli et que je contrarie bien des amitiés sans le vouloir" - Cela va finir par une maladie nerveuse - Il demande de venir le voir - "Vous emporterez ce que je vous ai promis" -
Les portes de la chronique littéraire sont jalousement gardées dans "la redoutable petite feuille" ou il n'a jamais eu "le loisir d'y parler que des morts" - Que donc il se félicite qu'il n'ait point "une telle occasion de faire l'éloge de [ses] contes ... o fils de La Fontaine" - Il le soutiendra donc par la parole -
Il vient de recevoir la coupure de la Critique qui "contient des lignes charmantes" sur son livre [Sainte] "Marie des Fleurs", paru en 1897 - Il n'a pas eu le loisir d'aller l'applaudir à Montmartre: "le plaisir est inscrit à la première ligne de mon programme, mais les plaisirs, hélas, passent après tant d'obstacles" -
Il le remercie : "Et par dessus des choses qu'il est toujours agréable d'entendre dire, vous m'initiez à l'Ecumoire de [Charles] Collé que j'ignorais, je l'avoue" -
Il le remercie pour l'envoi par son éditeur de "8 exemplaires de votre petit bouquin" - [il s'agit de l'ouvrage de Jean Rousselot sur Cendrars paru en 1955] - Robert Kemp a été très gentil pour tous les deux "dans un articulet" -
Il le remercie pour sa complaisance - Sa lettre l'attriste et il s'inquiète pour la santé d'un jeune garçon dont il espérait que "le doux climat" permettrait la guérison - Mais il faut garder l'espoir - "La jeunesse a de grandes ressources" - Il attends des nouvelles -
Il le remercie pour la communication d'une lettre - "Je suis bien heureux de penser que ce séjour dans ce pays du soleil" va les remettre en bonne santé - Il serait heureux que Marcel vienne les voir -
Conseils à un jeune enfant à propos d'un "crustacé" qu'il lui conseille de croquer avec ses jeunes dents plutôt que de le lui envoyer - "ma machoire vieille et usée" - De plus la chaleur est mauvaise pour le voyage - "J'aurai autant de plaisir à vous le savoir dégusté en famille" - De plus, il doit s'absenter quelques jours - C'est l'intention qui compte et il le remercie - Amusante lettre -
Il compte sur lui pour aider son ami Paul Baudry "qui est pris dans une faillite avec des complications qui l'ennuie beaucoup" - Il sera ravi de le revoir -
Il a envoyé à Srasbourg sa note et une lettre explicative - Mais il n'a reçu aucun mot de son "abruti de parent qui est probablement trop occupé pour avoir le temps" - "Comment va votre femme ?" - Il a été content de ses dessins - "Il y avait un progrès notable" - Il a un ami qui voudrait placer 100 000 francs - Alors, s'il entend parler d'une propriété "n'importe laquelle, d'un placement avantageux" - "Mes respects à Madame Meys" -
Il lui envoie deux cartes pour la durée du salon - Avec ses cartes,il peut entrer le matin à 8 heures - "Vous mettrez vos noms dessus" - Vous pourrez entrer dimanche prochain, jour du vernissage : "c'est la vraie ouverture" -
Il est arrivé depuis deux jours et n'a pas encore eu le temps de le voir - "J'ai trouvé à mon arrivée des lettres de marchands qui me prennent" - Il a vu "Delaunay qui [lui] a parlé de [son] fils"- Il lui parlera de tout cela en détail et serait bien aise de voir les dessins -
Les visiteurs se succèdent à Blanche Couronne depuis leur départ de Paris - Ils sont de véritables ingrats de ne pas être venu les remercier de leur acceuil - "la pluie tombe par torrents" - Ils préparent les bagages - Il travaillera jusqu'au 16 parce qu'il a fait venir ses modèles de Paris et qu'il veut les utiliser - Puis il lui demande des nouvelles de sa famille -
Il n'a pas écrit, car depuis qu'ils sont à la campagne, "Blanche Couronne est un véritable hopital", sa cuisinière, sa belle mère puis sa mère - Delaunay lui a écrit après sa visite - Il lui a beaucoup plu et "il mettra un grand intérêt à diriger votre petit Marcel" et en fera "un artiste distingué" - Il a reçu une lettre "des pauvres femmes" qui annoncent leur départ pour Strasbourg - Il craint qu'elles ne regrettent Jersey - Il travaille ici sans répit -
Belle lettre: Il le remercie d'avoir penser à lui pour la composition du Congrès dramatique - Ses voeux sont "fervents pour voir la fin de la crise effroyable qui ruine les théatres" - Il désire concourir à ce but mais se croit peu habile à le faire, étant "l'homme le moins administrateur qu'il y ait au monde" - Il ne voudrait pas accepter un mandat qu'un autre de ses confrères "peut remplir plus dignement" - Il y verrait "un acte d'outrecuidance blamable" - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848]
3 pages in8 - adresse au dos : Victor Herbin au journal des théatres - trés bon état -
Amusante et interessante lettre: Il est "l'homme aux homonymes"- "le nombre des Hippolyte Lucas est prodigieux" - Il présume que ce nom doit avoir un charme intrinsèque mais il y a des désagréments, en particulier "celui de ne pas recevoir des lettres comme les [siennes]" - Son idée de Congrès dramatique est "noble et grande" - Il a son adhésion - Il sait gré à l'amitié de Victor Hugo de l'avoir maintenu dans le bureau provisoire - Il le connait assez pour savoir qu'il pense que l'intérêt du théatre et celui du pays sont liés - "une source de prospérité et de gloire dont la France ne saurait être privée même momentanément" - Une conviction partagée par Victor Hugo "qu'il éclaire des rayons de son génie" - Il peut compter sur lui pour défendre le théatre - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848] -
A propos de Pierre Michel, "le Mirbellois" qui s'efforce de réunir la correspondance de Mirbeau : "c'est un agrégé" - Il pense que ses recherches faisaient partie de la préparation d'une thèse - Il donne son adresse à Angers -
Belle lettre mélancolique : La lassitude l'emplit et il n'a plus la force de lutter contre elle - Il a renoncé à consulter un oculiste à cause des frais - Il trouve plus simple d'utiliser une loupe quand il doit lire - Depuis plus de 20 ans, il ne va plus au théatre ni au cinéma ou dans les musées - "Je mourrai avec une vue affaiblie - Il y a vraiment de plus grands désastres" - Il évite les toubibs - "Ce sont, dans leur genre, des curés - Ils veulent convertir le consultant à Esculape" - Il préfére finir agnostique - Son univers se dépeuple : "Queneau, Guiette, Man Ray...... André Vasseur.... Malraux ...mourant" - "Flaubert .... se disait gorgé de cadavres comme un vieux cimetière" -