Beau texte essayant de cerner la Parisienne, "cet être étrange et complexe" - "La Parisienne est celle qui se fait tout donner. Vous avez remarqué dans un salon ces êtres qui en entrant font comme de la lumière. A détailler, elles ne sont pas mieux que d'autres, mais ce qui les caractérise, c'est la démarche, la voix, le geste, le coup d'oeil, l'assurance, ces éléments qui remplacent équipage et maison". Puis:"La démarche: ce poème fastueux des jambes, ce rythme du corps, ce n'est pas le piètinement brutal et un peu sauvage de certaines races primitives....c'est un frissonnement de la jupe, c'est une cambrure du jarret à peine indiquée..."-Ce texte est paru dans le numéro spécial "Bi Millénaire de Paris" de la Revue de l'Art Belge en juin 1951 -
Beau texte: "Tous ceux qui ont le bonheur de savoir que le destin de Mme de Noailles fut de chanter en vers pour embellir nos vies, ont lu et relu déjà son 'Honneur de souffrir' la surprise de ce printemps...Mme de Noailles n'aime plus la vie: voici la grande sombre nouvelle" - Il raconte ensuite une visite qu'il lui fit, brosse son portrait et raconte des anecdotes: "Que n'aurai-je fait, dit-elle, en cette vie, cette vie que j'ai comprise bien avant de la connaitre puisque je suis née poète. Cher ami, j'ai même tricoté des chaussettes durant la guerre, et quand elles étaient réussies, je les finissais d'un de mes cheveux qui se mêlait à la laine"...-
Il souligne l'importance du rassemblement royaliste de Noisy-le-Grand le 3 juillet 1932 - Pour lui, l'Allemagne va "recommencer le coup d'Agadir, en envoyant à Dantzig des troupes de guerre, malgré les protestations du gouvernement polonais"... "un événement qui est certainement le premier coup de tocsin sur l'Europe". Il dénonce la "presse d'escalier de service dite de grande information" qui relègue en troisième page cette information. -
Longue lettre programme à propos d'une collaboration à la RTF pour des causeries sur Balzac (avec Thierry Maulnier, Armand Hoog, Albert Beguin, Jean Cassou, André Billy, Henri Calet etc...-
"J'espère que vous pensez toujours à l'anthologie de Bayle, et au livre que vous m'avez promis sur les doctrines ésotériques du XVIIIe siècle et la poèsie romantique"...- Il demande si le Salon de Mai est accessible aux jeunes peintres -
"Vous recevrez d'ici quelques jours Sodome, mon livre de poèmes le plus considérable"...Il lui serait agréable qu'il en parlat avec "La Liberté guide nos pas" -
Il lui offre un des 6 exemplaires de presse obtenus de l'édition de luxe de "La Liberté guide nos pas"- Il aimerait qu'il en parle s'il lui plait dans la Nef - Il s'inquiète du "Bayle" et d'un livre de critique promis -
1page 3/4 in8 - on joint une enveloppe au même - bon état -
Il remercie pour une critique sur "Fontaines" pleine de "sympathie humaine" - Il souhaiterait pouvoir collaborer aux "Oeuvres libres" en réponse à une ancienne proposition de son correspondant -
Trés touché par son souvenir, il l'envie de revoir Rome et lui souhaite "Florence, seconde Athénes et merveille que la nature et les hommes ont rendue divinement belle"- Il doit courir le monde pour des conférences mais sera rentré à Paris le 1er juin -
Il est heureux de se sentir "suivi et compris" par la jeunesse "dont vous étes" - Quant à ses projets, il préfére remettre à l'an prochain des prévisions qui d'ailleurs intéressent peu:"les oeuvres seules comptent" -
Il n'a jamais donné d'interview : "et je ne suis pas trés disposé...à renoncer à un effacement qui, s'il a quelques inconvénients a bien des avantages, notamment celui de vous éviter de parler sottement de vous même."- Il accepte cependant de le recevoir -
Les éditeurs attendent le résultat des premiers volumes publiés - Quand il le pourra il lui confiera une des études de la collection:"Claude Lorrain, de préférence"...-
1 page in4 -En-tête de l'hebdomadaire Vendredi -
Il remercie pour l'envoi de livres - "Hélas! Je suis de plus en plus hésitant devant cet admirable sujet. C'est un immense travail que je n'aurais sans doute plus le temps ni la force de mener à bout"-
"Max Fischer et vous même m'avait jeté dans une singulière aventure"...Il écrira cette "histoire du peuple" mais il se rend compte que c'est une "immense entreprise" et que "accablé par son métier de professeur", il en aura pour des années -
"Jean Denoel m'a déjà écrit pour un des exemplaires de luxe....Pour moi, j'ai horreur des exemplaires de luxe, ...je n'en ai donc pas."- A mettre dans un exemplaire de luxe! -
"Décidemment, tout se sait, même les choses qu'on invente. Je ne connais aucune femme à Saint-Mandé"...Il avait convenu avec Mme Gould, que Mlle Armand apporterait sa machine "pour taper une certaine lettre dont je n'ai qu'un exemplaire"..Il n'en a plus besoin -
Il remercie pour la coupure d'article de Georges Moine - "Je le croyais parti de ce monde" - Il pense qu'il habite Nice car "s'il habitait Paris, Vildrac n'aurait pas eu à lui écrire, il l'aurait vu"..- Suivent des questions familiales sur "la vie d'aujourd'hui dans laquelle on ne sait jamais sur quel pied on dansera demain" -
Il n'a rien à lui pardonner - Il évoque une femme, Mme Narhet(?) qui lui écrit "lettre sur lettre" sans qu'il réponde, "n'ayant rien à lui dire"- "Je ne sais ce qui meut cette créature dans ses agissements. Ni cette sorte de collaboration que lui donne le libraire Matarasso, de la rue de Seine"-
[En tant que bien culturel de catégorie 8, (décret no 93-124 du 29 janvier 1993), cet article ne peut être vendu sans formalité que dans la Communauté Européenne ]-
Il vient de recevoir sa lettre - "Ne m'achetez aucun fromage. Quand j'en achète, je les oublie sur l'étagère." Il a vu R? et "réverait d'aller y vivre". Mais on ne peut faire l'aller-retour dans la journée - "Vous avez eu à la Roche-Posay, comme voisin, ce Jean Parson, un fameux coquin...." - Il y a une photographie Robert Mallet dans le Figaro illustré -
Il a repris les chroniques dramatiques dans la Nouvelle Revue Française "malgré la sorte d'hostilité que je sens que j'ai soulevé dans une partie du personnel littéraire"- Puis il parle du "Petit Ami": "Il est épuisé depuis une bonne dizaine d'année"..."Le Mercure attend...pour le remettre en librairie un texte amélioré"- Il ne sait quand il aura fini - Quand au second volume des "Chroniques dramatiques", il attends des nouvelles de la Nouvelle Revue Française -
[En tant que bien culturel de catégorie 8, (décret no 93-124 du 29 janvier 1993), cet article ne peut être vendu sans formalité que dans la Communauté Européenne ]-
Il envoie 4 contes en lui demandant de les lire - "C'est presque une consultation que je vous demande là, et dont le résultat aura beaucoup d'importance pour moi"...-
Belle lettre sur la poèsie qui devrait être entièrement citée: "...En général, la condensation extréme a pour effet un refroidissement du poème...-Chez vous, c'est exactement le contraire....Comme Mallarmé, à qui vous vous rattachez, vous tendez vers l'image noire, l'image sans image. " Mais la différence, c'est que sa recherche est spirituelle, presque religieuse et non littéraire ...- Il espère reprendre avec lui "notre long débat sur Nerval" ...-
Il rectifie un renseignement donné confidentiellement par téléphone - "Il parait qu'il n'y a pas eu simplement grève et arrêt des machines, mais délabrement des accumulateurs et par conséquent, sabotage... Un acte légal ne saurait être assimilé à une violence. Il en est autrement d'une illégalité accompagnée de contrainte"..-
Il le remercie pour sa "belle, savante et sûre diction"...- "Grâce à vous, j'ai entendu hennir mon Centaure et je vous ai applaudi non en auteur mais en auditeur"..-
Il serait heureux de collaborer à sa nouvelle revue maisn'a rien d'inédit - "Pourquoi ne reproduiriez vous pas quelques unes des pièces que j'ai publiées..."-
A propos de sa généalogie: "Serait-ce abuser de votre complaisance ...en vous demandant les notes que vous avez réunies sur la famille SOUL....et sur la famille du THEYDACQ d'Armentières et de Léonardy.."-
Belle lettre: Il se dit touché de son affection - "L'insuccès de Mendés...assombrit seul une joie qui serait parfaite si lui aussi avait réussi" - Prud'hon lui est acquis depuis longtemps - Il se rappelle "la terrible journée de ma première lecture qui a été pour Febvre une excellente nuit"- Il avait du lui procuré un mauvais rêve puisque sans rien avoir entendu, "il a voté contre avec enthousiasme"...
Il se languit d'une communication qu'il doit lui faire - D'autre part, il a dans sa classe "une jeune lauréate (Mademoiselle Viella?) du Conservatoire de Toulouse "que je vous avais recommandée et qui m'intéresse vivement" - Il aurait besoin d'elle pour son théatre de "Tableaux vivants" à l'Exposition et il pense qu'elle a besoin de gagner un peu d'argent -
Il a trouvé un titre pour son volume : "Fleurs d'amour et Fleurs de mer" - Il a par ailleurs compté le nombre de vers du premier volume de Coppée:"Le Reliquaire - Il y en a 1100" -
A propos d'un ouvrage sur Barrès : Il a le vif désir d'aboutir mais ne peut écrire un ouvrage "spécialement pour vous", au risque de se le voir refuser et au moment ou il est en voyage -"Je devrai emporter tout Barrès dans mes malles" - Il souhaiterait un accord pour un manuscrit à livrer avant le premier janvier -
Il est disposé à donner quelque chose pour "votre nouvelle série" mais demande des précisions sur le genre,la longueur, le tirage, les prix de vente et les droits d'auteur -
Il remercie pour les renseignements donnés mais souhaiterait un exemplaire d'épreuves d'une page de sa collection pour savoir ce que "signifient vos 120 à 140 pages" - Il trouve trop faibles les droits d'auteur: "Je viens de céder 80 pages inédites pour 8000 francs en collection demi-luxe" -
Il a annoncé dans le Figaro qu'il cessait d'être rédacteur en chef - "je vous ferai le reproche de ne pas l'avoir deviné, puisque vous ne l'aviez pas lu"...- On joint un petit portrait gravé par Carey -
"Voici, Madame, un temps qui ne vous incitera pas à venir chez un jardinier" - Au reproche de ne pas savoir lire, il réponds pour sa défense "que vous écrivez aussi mal que Balzac et presque aussi mal que Janin et l'empereur Napolèon Ier"..-
"J'espère que vous avez reçu le livre de ma femme 'Le Mariage vêcu' [Marguerite Balme] que j'avais prié Pierre Horay de vous adresser..." - Il aimerait avoir son avis sur le "bouquin" et demande quelques noms à qui adresser le livre -
Il lui adresse un manuscrit de Marguerite Soleillant qui a déjà publié chez l'éditeur de Bécassine (Dans le pré) et chez Laffont (Prisons de Fougères) - "Jean Louis Vaudoyer apprécie beaucoup ce qu'écrit Marguerite Soleillant.."- Il est allé à Marrakech l'hiver dernier "en auto qui trainait une grande caravane".-
Cailleux recommande chaudement et de façon trés argumentée l'écrivain-chercheur-médecin Pierre Vendryès dont l'oeuvre lui parait novatrice tout comme à Robert Aron et à Jean Fourastié -
Il vient de retrouver son carnet d'adresse et lui communique l'adresse du docteur Delors à Lyon - Il pense avoir terminé son second livre pour la fin de l'année et se propose d'aller à Paris en avril ou il aurait plaisir à le voir -
"J'ai bien peur d'avoir adressé à Flammarion une lettre ou je vous proposais un manuscrit (philosophie de l'histoire) à lire"..En cas d'erreur il lui refera la présentation du manuscrit et de son auteur : P. Vendryès -
Il le remercie de s'être intéressé au sort de son ouvrage sur l'homoeopathie pour lequel il reçoit beaucoup de doléances confirmant la demande - Y a t-il quelque espoir de le voir repris par Flammarion - Il veut bien faire une nouvelle préface mais ne souhaite pas y incorporer une matière médicale pour les médecins -