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2 ouvrages reliés en un volume in-12, pleine basane mouchetée de l'époque, dos à 5 nerfs orné d'un fleuron central répété, tranches rouges. Première édition collective de ces deux essais critiques sur Bayle, sa personne, son oeuvre et ses doctrines, par Jacques Le Febvre, jésuite, professeur de philosophie à Douai, puis directeur du séminaire de Cambrai. "Pendant que le 'Journal de Trévoux' réhabilitait les Pères calomniés par Bayle, un jésuite, le P. Le Febvre, préparait ce réquisitoire impitoyable destiné à convaincre enfin les catholiques abusés (…). Bayle est obscène, pyrrhonien, mauvais critique, mauvais raisonneur (…). A vrai dire Le Febvre ne le réfute guère, mais sa diatribe est un témoignage intéressant du revirement qui s'opère chez les chrétiens catholiques et aussi de l'action persistante de Bayle sur les mondains" (Monod, 'De Pascal à Chateaubriand', p. 317 sq.) (Barbier, IV, p. 184 et Supplément, n° 9245). Dos restauré au dernier caisson, accrocs de cuir aux mors et aux coiffes, coins émoussés. Cachet et côtes de bibliothèque d'institution religieuse.
In-8, broché, couverture imprimée (accrocs au dos), (4), 135 p., tableaux statistiques, 2 grands plans pliés hors texte. Edition originale. Député de la Drôme en 1815 et de 1828 à 1839, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, Bérenger de la Drôme devint l'un des principaux spécialistes des questions pénales et carcérales et l'un des pionniers de la réforme pénitentiaire en France. Dans cet ouvrage, l’auteur soumet son projet de réforme du système carcéral, fondé sur la réinsertion sociale et la diminution du nombre de récidives. Tableaux statistiques et 2 grands plans pliés de "maison pénitentiaire départementale". (Coquelin & Guillaumin, I, 697). Couverture passée, rousseurs. Exemplaire non rogné.
In-8, broché, couverture d'attente d'origine, lxviii, 87 p., non rogné. Edition originale. Philanthrope anglais, disciple de John Howard, Francis Cunningham rend compte de son enquête à travers les prisons et lieux de détentions en Suisse et en Savoie. La deuxième partie contient l'enquête internationale effectuée par l'homme politique anglais Thomas Fowell Buxton. Il mena de front un double combat pour l'amélioration de la condition des prisonniers et la réforme des prisons, en même temps qu'il fut l'un des plus fervents défenseurs de l'abolition de l'esclavage, successeur de William Wilberforce à la tête du parti abolitionniste au Parlement. (Goldsmiths'-Kress, n°22944). Bon exemplaire.
Petit in-12, broché, couverture illustrée imprimée rempliée, viii, 91, (2) p. et (1) f. d'achévé d'imprimer. Célèbre ouvrage de controverse antiprotestante, composé au XVIIe s. par l'abbé Cordemoy, réédité par l’abbé Lenglet-Dufresnoy au XVIIIe, puis par Isidore Liseux dans cette édition bilingue latin/ traduction française en regard. L'ouvrage visait à accréditer la théorie d'une origine satanique du protestantisme et de la collusion entre Luther et le diable. Très bon exemplaire, très frais, imprimé sur papier de Hollande, tel que paru.
In-8, broché, couverture de papier bleu moderne, 56 p. Edition originale. Ancien avocat au parlement de Normandie, J.B.M. Robert devint procureur de Fécamp lors de la Révolution et tenta de protéger l'abbaye de Fécamp et les prêtres non assermentés. En 1815 il fut jeté en prison et mis en secret de façon arbitraire avec son fils pour des écrits contre le nouveau gouvernement, écrits dont aucune trace ne put être trouvée. L'auteur se justifie. Comporte une signature autographe du fils de l'auteur pour authentification.
In-8, broché, couverture de papier bleu de parution, 16 p. Edition originale. Mis au secret pour sa participation à l’insurrection ultra-royaliste dite "conspiration du bord de l'eau" en 1818 pour infléchir la politique de Louis XVIII qu'il jugeait trop libérale, le baron Canuel, par l’entremise de son avocat Berryer, s’élève contre ses conditions de détention et tente de se disculper. Bon exemplaire, très frais.
In-12, demi-chagrin bordeaux de l'époque, dos à 5 nerfs orné de filets à froid et dorés, titre doré, (2) f., 330 p., (1) f. d'errata. Edition originale. Historien et théologien, dans la mouvance du protestantisme libéral, Albert Reville fut nommé professeur au Collège de France en 1880 à la première chaire d'histoire des religions. Il fut lors de sa création en 1886, le premier Président de la section des sciences religieuses de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et le fondateur de la "Revue de l'Histoire des Religions". Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-8, cartonnage vert amande à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge, titre doré en long, tranches mouchetées (rel. Laurenchet), 31 p. Compte-rendu de la mission d’enquête effectuée par Charles Lucas au cours de l'année 1838 dans différents lieux de détention pour hommes et femmes. L'auteur relate ses rencontres avec les directeurs d'établissements et avec des détenus sans rien dissimuler: la sexualité en prison, la violence et les meurtres, les malades mentaux et les traitements qui leur sont infligés, les conséquences dramatiques de l'isolement absolu... Dans le rapport, les membres de l'Académie des Sciences morales et politiques: Mignet, Blanqui, Villermé, lord Brougham, se montrent admiratifs vis-à-vis du travail effectué, mais regrettent, qu'au niveau de la forme, Ch. Lucas soit rentré dans des "tableaux qu'on devait se dispenser de retracer, afin qu'un voile de pudeur soit tiré sur de honteuses turpitudes". Rousseurs. Tiré à part de la "Revue de législation et de jurisprudence".
In-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, (1) f., (22), 166 p. Edition originale et unique, rare, de cette véhémente réfutation des doctrines sociniennes, "une des plus dangereuses erreurs que le démon puisse suggérer aux hommes". Développé au XVIe siècle par Lelio Sozzini et son neveu Fausto Socin, le socinianisme connut un développement européen continu tout au long du XVIIe s. Proche des unitariens par le dogme, ils développèrent une doctrine de la tolérance en s'opposant aux persécutions religieuses, rejetaient la Trinité, la divinité de J.-C., le péché originel, la grâce, la prédestination et l'existence de l'Enfer, existence que Cordemoy défend ici avec âpreté. Abbé, théologien controversiste, docteur en Sorbonne, Louis Géraud de Cordemoy (1651-1722) devint historiographe du roi. Petit ex-libris manuscrit ancien sur la garde blanche "Ad Usum F. Gregory Riddell". Petits accrocs aux mors et coins. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-4, demi-veau tabac moderne à coins, dos à nerfs fleuronnés, couverture papier marbré d’origine conservée, (6), 268 p., texte imprimé dans un encadrement rocaille, vignette de titre aux armoiries de la ville de Gand, bandeaux et culs-de-lampe, 4 doubles planches gravées par Bertaud de plans et vues des façades. Très rare édition originale de cet ouvrage pionnier dans l’histoire de la réforme pénitentiaire, cité par M. Foucault dans ‘Surveiller et punir’ (p. 124-125). Edité en vue d’être présenté aux Etats de Flandre, ce mémoire - "le premier jalon du grand système pénitentiaire" - est à l’origine de l’une des toutes premières institutions "modèles" de détention, sur un fondement alors révolutionnaire : la réhabilitation des condamnés par le travail. Il devait constituer une source d’inspiration directe pour plusieurs générations de réformateurs jusqu’au XXe siècle, en Europe et en Amérique. "La maison de force de Gand créée en 1775 par le vicomte J.-J.-P. Vilain XIIII était considérée comme La prison modèle, pour sa classification des détenus et son organisation industrielle. Son fondateur avait cherché à l'insérer dans l'économie régionale, de telle sorte que les délinquants puissent retrouver à leur libération des travaux semblables à ceux qu'ils avaient pratiqués pendant leur détention" (Cf. J.-G. Petit, ‘Les débuts de la manufacture carcérale’, Annales de Bretagne, 1990, vol. 97, n°97-3, p. 329-342). Bourgmestre de Gand, puis grand Bailly, et conseiller d’Etat, le vicomte Jean Jacques Philippe Vilain IIII (1712-1777) était issu d’une ancienne famille belge. Vignette de titre aux armoiries de la ville de Gand. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 75:1743. J.-G. Petit,' Ces peines obscures', p. 163. Vander Haeghen, 'Bibliographie Gantoise', n°4551). Très bon exemplaire, très frais
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque). Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main. Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit). Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste. À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.
In-8, plein entoilage éditeur, jaquette conservée (Hardcover book, In beige dust jacket) , xiii, 330, (1) p. A very good and clean copy.
3 parties reliées en 2 volumes in-8, demi-veau havane de l’époque, dos à 4 faux-nerfs plats ornés d’un jeu de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bleu, tranches marbrées (petits accrocs aux coif. sup.), xii, cxv (pour "Pétition aux chambres"), 337 p., (1) f. de table, 5 plans et 2 tableaux dépliants et xv, 448 p., 3 plans dépliants et (6), cxv, 44 p. Ensemble bien complet des trois parties reliées en 2 volumes. La troisième partie est formée par la Conclusion générale. L’un des ouvrages fondateurs de la réforme pénitentiaire en France. Membre de la "Société Royale pour l amélioration des prisons", devenu inspecteur général des prisons, Charles Lucas s’appuie sur son expérience et ses voyages d’études en Europe et aux Etats-Unis pour proposer une réforme dont l’objectif principal est la moralisation et l’amendement des détenus. Il envisage un système progressif, jusqu’à une libération aidée par des sociétés de patronage, système qui implique une individualisation de la peine. Il se montre favorable à l’isolement cellulaire des détenus les moins aguerris afin d’éviter la corruption. C’est immédiatement à la suite de la parution de la première édition de cet ouvrage que fut mise en œuvre une réforme des prisons départementales en France (cf. J.-C. Vimont, Saint-Brieuc et Charles Lucas, Criminocorpus). Accident à une planche sans manque. Quelques rousseurs éparses. Très bon exemplaire, bien relié à l’époque. Une note manuscrite précise que l’ouvrage provient de la bibliothèque de l'auteur, Charles Lucas.
In-12, broché, couverture imprimée de l'éditeur, xxiii, 407 p. Recueil de notes composées par Félix Pécaut à l'occasion des conférences qu'il prononça à l'Ecole Normale, édité par son fils Elie après sa mort. Théologien protestant et pédagogue, organisateur et directeur de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, inspecteur général de l'Éducation nationale, Félix Pécaut (1828-1898) est l'une des personnalités centrales dans l'histoire de l'éducation publique sous la Troisième république. Dos fendillé avec renfort de papier collant. Parfait état intérieur.
In-8, broché, couverture de l'éditeur, (4), 172 et 32 p. de catalogue. Edition originale.
In-12, pleine percaline imprimée de l'éditeur, dos lisse, 297 p., tableau dépliant. L'importante contribution de Jules Steeg à l'élaboration et la diffusion d'une morale républicaine et laïque, bien que spiritualiste, reposant sur les grands principes du cousinisme. Protestant libéral Premier pasteur de la paroisse protestante de Libourne jusqu'en 1877, Jules Steeg fut un fervent défenseur de la République. Elu député de la Gironde en 1881, il participa au cabinet Jules Ferry pour mettre en place l'école gratuite, laïque et obligatoire et fut nommé inspecteur général de l'enseignement primaire. Exemplaire partiellement débroché, percaline frottée, papier unifromement bruni.
In-12, demi-toile grise de l'époque, titre doré, (4), 197, (1) p. Edition originale. Disciple et collaborateur de Renouvier, F. Pillon donne un exposé fidèle de la doctrine du théologien protestant et philosophe suisse Charles Secrétan, suivi d'un examen critique, en particulier de sa tentative de synthèse religieuse. Disciple de Friedrich Schelling, d'Alexandre Vinet, influencé par Jules Lequier, Secrétan fut lui-même l'ami de Charles Renouvier. L'une des rares études d'ensemble sur Charles Secrétan. Bon exemplaire.
In-8, broché sous coutures, (1) f. de titre, (2) p. d'Avis de l'éditeur, 86 p. Edition à la date de l'originale de ce célèbre récit de détention et d'évasion, augmentée de "Extrait du mémoire de M. de Comeyras" et d'une "Addition du mémoire". Le titre courant porte: "Mémoires du sieur Henri Masers de Latude, contenant les opérations qu'il a pratiquées pour se sauver une fois de la Bastille, & deux fois du donjon de Vincennes, avec la suite de ces événements". La rédaction du texte est attribuée, par Barbier, à Jean-Yrieix de Beaupoil marquis de Saint-Aulaire. Aventurier excentrique, Masers de Latude passa 35 années (1749-1784) en prison pour avoir adressé une machine infernale à la marquise de Pompadour. Il parvint à s'évader de La Bastille en 1766. Arrêté à Amsterdam, il fut emprisonné à Vincennes d'où il s'évada encore à deux reprises, mais fut chaque fois repris. Sa libération définitive n'intervint qu'en 1784. "Peu d’hommes ont pris dans l’imagination populaire une plus grande place. Le célèbre prisonnier semble avoir résumé dans sa vie de souffrances toutes les iniquités d’un gouvernement arbitraire" (F. Funck-Brentano). De fait cette brochure, qui eut un immense succès, contribua au climat d'agitation prérévolutionnaire. La Révolution fit de Latude un héros de la lutte contre l'arbitraire royal et l'Assemblée lui octroya une pension. Bon exemplaire, imprimé sur beau papier de Hollande, entièrement non rogné.
In-8 (168 x 110 mm), plein vélin souple de l'époque à rabats, (1) f. de titre, (46), 286 p., (1) f. bl. Rarissime première édition française, dans la traduction de François de Belleforest, "plus rare et plus recherchée que l'édition latine originale publiée à Bâle la même année" (Blackmer). Cet ouvrage demeure l’une des sources contemporaines fondamentales sur le conflit qui opposa, de 1570 à 1573, l'Empire ottoman à la République de Venise appuyée par la Sainte-Ligue, sur l’histoire de la conquête Chypre (1570-1571) par les Turcs et sur les relations entre l’Empire ottoman et Venise, l’auteur ayant été un protagoniste direct des événements et ayant eu accès à des documents inédits et de première main. Important représentant de l’historiographie humaniste, Pietro Bizzari (1530-1584) se convertit très tôt au protestantisme et quitta Venise. Entré en relation avec les principales personnalités de l’Europe des humanistes, il exerça d’importantes responsabilités universitaires, éditoriales, politiques et diplomatiques, à Wittenberg, en Angleterre sur la recommandation de Philipp Melanchthon, auprès d’Edouard VI, de James Stuart et de la reine Elizabeth Ier, puis à Bâle, à Anvers au sein du cercle de Plantin et auprès de l’électeur Auguste de Saxe au service duquel il entra. Cf. M. Firpo, 'Pietro Bizzarri esule italiano del cinquecento', Torino, Giappichelli, 1971. (Atabey, 110-111. Blackmer, 147. Brunet, II, col. 1956 qui signale que cette édition est "rare". Cobham-Jeffery, p.5. Göllner, I, 1612. M. Simonin, 'François de Belleforest', n°117). Sans la carte annoncée à verso du titre, qui ne se rencontre que dans un très petit nombre d’exemplaires. Titre renforcé dans la marge intérieure. Quelques petites auréoles et infimes défauts de papier. De la bibliothèque de Victor Duchâteau (1823-1905), avocat et bibliophile rémois avec ex-libris. Trois petites signatures ex-libris anciennes sur le titre dont une légèrement grattée. Très bon exemplaire, grand de marges, dans sa première reliure de vélin souple.
4 tomes en 3 très forts volumes in-4, demi-chagrin de l'époque, dos à 4 nerfs plats ornés de compartiments garnis d'un décor doré d'encadrement, de palettes et filets dorés en tête et pied, tranches mouchetées. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée. Les troisième et quatrième volumes, qui contiennent la table générale, ont été donnés pour prolonger l'ouvrage aux institutions de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Selon Camus-Dupin (n° 2326): "Le commentaire le plus étendu qui ait encore paru sur le Code d'instruction criminelle". Les travaux de Joseph Carnot ont été largement mis à profit lors des révisions libérales du Code pénal instituées par la loi du 28 avril 1832, dans le sens d'un assouplissement du dispositif répressif, en particulier par la suppression des peines corporelles et l'institution d'une échelle des peines politiques distinctes de celles de droit commun. Frère de Lazare Carnot, magistrat juge à la Cour de cassation, l'auteur avait été l'un des membres de la commission chargée de réviser le Code pénal. Il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1832. Ex-libris "G. Demartial" doré en pied. Bon exemplaire, frais, bien relié.
2 parties en un volume in-8, plein veau, dos à 4 nerfs, plats ornés d'un jeu d'encadrement de filets à froid garnis d'un fleuron en écoinçons (rel. américaine de l'époque - full paneled contemporary american calf), (10), 220 p., (1) f., vi, 76 p., (1) f. errata. Edition originale (First edition) de cet ouvrage, selon A. Burckhardt: "Genève présentée aux Bostoniens". Né à Caen en 1692, Andrew Le Mercier, poursuivit ses études de théologie à Genève et embarqua pour l'Amérique où il devint pasteur à Boston à partir de 1715. The "Political and Geographical account…" has special title page and separate paging. "In 1729, French Protestant minister André Le Mercier worked, along with 13 other ministers, to create the Presbytery of Londonderry in New England. This was the first presbytery in New England and the only colonial presbytery that ever attracted a Huguenot minister (...). For some ministers Le Mercier offered an important bridge between Old and New World religious traditions. In 1732 le Mercier published [this] two-volume work (…). He was the only minister in all of New England with any direct knowledge of ecclesiastical and church practice in Calvin's home city, and he took special care to explain Geneva's parish system to his New England colleagues for whom formal parishes were becoming increasingly important in the eighteenth century" (Jon Butler, 'The Huguenots in America: A Refugee People in New World Society', Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1983, 88). (Cf. A. Burckhardt, in ‘Bull. de la Soc. de l'Hist. du Protestantisme Français’, 1991, p. 613-637. Brinley Sales, 7593. Early American Imprints, I, n°3557. Evans, 3596). Petit manque de papier en marge de la p. 27 de la deuxième partie avec perte de qqs caractères. Quelques rousseurs. Provenance: "Jos. Green, 1732" owner's signatures to title page and "The gift of Mr. Edward Jackson" handwritten from the same hand. Bel exemplaire conservé dans une reliure américaine de l'époque (A very nice early American binding in excellent condition).
In-12, cartonnage marbré à la Bradel, titre doré (reliure signée Laurenchet), [16] feuillets, grande marque de titre sur bois à l’aigle couronné à deux têtes et lettrines historiées. Edition originale et unique. Humaniste et médecin italien mort à Florence, Paolo Giovio (1483-1552), en français Paul Jove, a été l'un des chroniqueurs et historiens les plus réputés de son temps. Il fut ainsi l’un des principaux chroniqueurs des guerres d'Italie et d’Allemagne à propos desquelles il livre ici ses réflexions sous forme de dialogues fictifs entre Arioviste, chef des Suèves et Jules César. Ces "Dialogues" sont suivis d’une lettre à Johann Friedrich I, le Magnanime, Prince Electeur de Saxe (en allemand Johann Friedrich I von Sachsen, der Großmütige) et à Philippe Ier de Hesse (Philipp I, Landgraf von Hessen). La brochure a été imprimée à Cologne (Köln) chez Jaspar von Gennep. (VD16 ZV 6636). Très bon exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié.
Ensemble de 2 ouvrages reliés en un volume in-12 (126 x 70 mm) , plein parchemin ivoire de l'époque. 1- Attribué par les contemporains à H. Estienne, ce pamphlet pourrait avoir été également composé par Th. de Bèze, Hotman ou R. de la Planche. "Pamphlet très violent, écrit pendant la régence de 1574 contre la 'tyrannie' et les 'vices' de Catherine de Médicis, histoire des guerres de religion où les responsabilités sont rejetées sur la reine. L'auteur, qui se donne comme un catholique modéré, semble être un huguenot apparenté au parti des Politiques" ('Sources de l'Histoire de France', 2240). (Cf. Renouard, 'Estienne', 142-143, n°8. Brunet, II, 751). 2- Recueil de pamphlets qui concernent autant Henri III qu'Henri IV. Contient : I- "Journal du règne de Henry III" [par Servin, avocat général au parlement de Paris]. II- "L'Alcandre, ou les amours du Roy Henry le Grand" [chronique scandaleuse attribuée à la Princesse de Conti]. III- "Le divorce satyrique, ou les amours de Reine Marguerite de Valois..." [pamphlet très violent contre Marguerite de Valois attribué à P.-V. Palma Cayet]. IV- "La confession de M. de Sancy par L.S.D.A. auteur du Baron Feneste" [texte peu connu de Théodore Agrippa d'Aubigné]. Léonce Brouillant (in 'Pierre du Marteau', p. 179) précise que ce dernier recueil, publié sous une adresse fictive de Cologne, aurait été comme le précédent publié à La Haye par Adrian Vlacq. (Brunet, IV, 1146) Bon exemplaire, relié à l'époque.
In-8 (188 x 118 mm), pleine peau de truie estampée sur ais de bois, dos gothique à 5 nerfs ornés d'un décor de rinceaux, grandes armes d'Auguste Ier de Saxe (August von Sachsen) dans un large cartouche au centre des plats légendées "Von Gottes gnaden Augustus Herzog zu Sachsen des heiligen Römischen Reichs", encadré d'une roulette comportant également ses armories, des portraits en médaillon dans un décor de rinceaux, initiales "A W E / G G O V" en tête et date de "1574" en pied estampés au noir, quatre fermoirs en laiton ciselé conservés, coupes biseautées, tranches rouges (reliure allemande de l'époque), (22), 888 p., (1) f. bl., portrait de l'auteur gravé sur bois au titre. Édition imprimée à Leipzig par Hans Rambau, du compendium de ses oeuvres donné par Philip Melanchthon lui-même l'année de sa mort, afin de fournir la première dogmatique protestante. Conçu dans un but pédagogique, il était destiné à diffuser les principes de la Réforme en matière de dogme et de liturgie. Contient: "La Confession de foi luthérienne": la confession d'Augsbourg ("Confessio Augustana") et son "Apologia confessionis"; Les "Lieux communs théologiques" ("Loci communes"); "Examen eorum, qui audiuntur ante ritum publicæ ordinationis" sur l'ordination sacerdotale; la réfutation des doctrines de Michel Servet et des anabaptistes ("Responsiones erroris Serveti et Anabaptistarum") ainsi que la réponse à Francesco Stancaro ("Responsio de Controuersijs Stancari"). Portrait de Melanchthon gravé sur bois au titre. Le nom de l'éditeur est donné au colophon. L'ouvrage est dédicacé à l'empereur Charles V. (Bindseil, 'Bibliotheca Melanchoniana', n°63. VD16 M 2890). Exemplaire aux grandes armes d'Auguste Ier de Saxe (August von Sachsen) estampées à froid sur les deux plats, légendées "Von Gottes gnaden Augustus Herzog zu Sachsen des heiligen Römischen Reichs" ("Par la grâce de Dieu, Auguste, duc de Saxe du Saint Empire romain germanique"). On trouve également ses armories incorporées à la roulette d'encadrement des plats au sein d'un décor de portraits en médaillon et de rinceaux. Electeur de Saxe de 1553 à sa mort, Auguste Ier (Freiberg, 1526 – Dresde, 1586), comte palatin de Saxe et margrave de Misnie de 1556 à sa mort, a été l'un des principaux protecteurs du parti luthérien dans le Saint Empire entre 1570 et 1586. Il est le responsable du privilège accordé à l'éditeur de ce volume ("Cum priuilegio Pr. Aug. Elect. D. Sax."). Ex-libris autographe du théologien Johannes Georgius Gottsmann de Hartroda en Thuringe sur le premier contre-plat à la date du 23 juillet 1674. Ainsi qu'un ex-dono autographe de Heinr[ich] Andr[ea] Friederici, à la date de 1719. Papier légèrement bruni. Petits accrocs de papier sans gravité ni perte à la marge extérieure du titre. Le décor du plat supérieur et du dos est estompé. Très bon exemplaire, bien conservé, dans sa première reliure allemande de truie estampée.
5 tomes en 4 volumes in-folio (391 x 250 mm), plein veau blond marbré de l’époque, dos à 6 nerfs guillochés or, ornés de caissons richement fleuronnés et cloisonnés, armes dorées au centre des plats, pièces de titre et de tomaison de veau havane et blond, coiffes et coupes filetées or, tranches rouges. Edition la plus complète des oeuvres collectives de Pierre Bayle, donnée par Pierre Desmaizeaux, proche protégé de l'auteur. "Edition qui doit être préférée à celle de 1727-31, parce qu'elle contient, de plus que la première, cent cinquante lettres à sa famille, formant un cahier de 211 pages qui est placé à la fin du premier volume" (Brunet). "Ce recueil contient tous les ouvrages publiés de Bayle, hors le dictionnaire. Il comprend aussi tout ce qui avait été imprimé de la correspondance" (Delvolve, 'Pierre Bayle…', Bibliographie, p. 436). Selon le catalogue de la BnF, qui se fonde sur le matériel typographique, cette édition aurait été imprimée en France, probablement à Trévoux. Vignette de titre allégorique gravée par Frederik Ottens, d'après Bernard Picard. Table des matières en tête de chaque volume et table des matières de l'ensemble en fin du volume IV. Le premier volume renferme plusieurs gravures sur bois dans le texte et 3 planches hors texte sur cuivre (pages 518, 578 [placé face 584] et 600). Le volume III est divisé en deux parties sous page de faux-titre, titre particulier et pagination continue. Le volume IV renferme plusieurs illustrations sur bois dans le texte dont trois grandes représentations des systèmes planétaires de Ptolémée (p. 394), de Ticho-Brahé (p. 398) et Copernic (p. 401). Quelques rousseurs et petites auréoles éparses. Quelques traces de restauration à la reliure. Très bel exemplaire en veau blond de l'époque aux armes de Jean-Claude Fauconnet de Vildé (1694–1765) dorées sur les plats (aux volumes II, II et IV). Ecuyer, conseiller du roi et de la Ville de Paris, il devint avocat à la cour et au Parlement (Catalogue des livres de feu M. Fauconnet de Vilde, Paris, de Bure le jeune, 1765, p. 24). (Guigard, II, 210. OHR, pl. 1654).