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1818réf. CLL-537Paris, Méquignon-Marvis, 1818 12 volumes in-8, maroquin rouge à grain long, plats ornés sur le pourtour d'un filet et d'une roulette dorés, au centre large plaque à froid avec petites rosaces dorées aux angles, dos à larges nerfs ornés de filets et roulettes à froid et dorés, coupes et bordures décorées, tranches dorées (Thouvenin).
réf. 30655Paris De l'Imprimerie de Monsieur 1789. 1 vol. 75 x 130 mm de 1 f. xxxv et 243 p. Maroquin rouge deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats dos lisse orné pièce de titre de maroquin vert monogramme doré « SM » au centre des plats roulette intérieure reliure de l'époque. . Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot le jeune avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune la dernière en collaboration avec Joseph Vernet gravées sur cuivre par Girardet Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard par l’auteur De Saint-Pierre ». . Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage » une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France puis à la troisième édition des Études de la nature dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France l'île Maurice actuelle s'aiment sont séparés par la civilisation avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua à douze ans pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité supportant mal les ardeurs du climat les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire puis à Rouen avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773 il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France à l'Île Bourbon au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes d'autant que natif du Havre l'un des principaux ports où transitent les esclaves il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie faisant des esclaves Marie et Domingue qui vivent en harmonie avec leurs maîtres des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » Jean Favre Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite Lamartine Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes Graziella Véronique et Emma Bovary des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité de passion et d'ivresse qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous le nègre Domingo le chien Fidèle mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers ou qui court pieds nus sur le sable vous apportant un nid d'oiseau. » Madame Bovary 1857 p. 36. Très bel exemplaire de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre François Mesnard de Conichard 1727-1792 premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur à l'automne 1784 envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment il la refusa ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace . N'en parlons plus je vous prie » lettre à Bernardin de Saint-Pierre octobre 1784. L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis Hennin. Néanmoins lors de la troisième édition parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril 1773 fait mention de sa fille pour la première fois et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 citée dans Rebecca Ford « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard » Autour de Bernardin de Saint-Pierre Mont-Saint-Aignan P.U. de Rouen et du Havre 2010. Cette dernière n'a au moment de la parution du volume que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny futur baron d'Empire. En 1792 Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera naturellement Virginie née en 1794 et Paul né en 1798. Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé ex-libris ; II n° 191. Tchemerzine V p. 649 ; Cohen 931. Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordan unknown
1789réf. 30655Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ».
1733réf. 11268A Rotterdam, chez Jean-Daniel Beman, 1733-1741. 16 vol. in-12, demi-basane brune à petits coins, dos lisse orné de roulettes dorées (reliure italienne de la fin du XVIIIe siècle).
réf. LCS-17460La plus belle édition ancienne de Paul et Virginie, ornée « d’un portrait par Laffite, gravé par Ribault et 6 figures par Gérard, Girodet, Isabey, Laffite, Moreau et Prudhon, gravées par Bourgeois de la Richardière, Bovinet, Mecou, Pillement fils, Prot et Roger. Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’aîné, 1806. Grand in-folio de (2) ff., 1 portrait, xcii pp., 194 pp., (3) ff. de Liste des souscripteurs, 6 planches hors-texte en couleurs. Portrait piqué. Demi-maroquin rouge à grain long à coins, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin olive, tranches dorées. Etui. Reliure légèrement postérieure. 464 x 303 mm.
réf. LCS-18578Remarquable exemplaire relié avec faste par Mercier et parfaitement conservé. Paris, L. Curmer, 1838. Grand in-8 de 1 frontispice, lvi pp., 458 p., (7) ff., 1 carte coloriée à pleine page et 35 gravures à pleine page protégées par des serpentes. Maroquin bleu à grains longs, plats richement décorés d'un large encadrement formé d'une frise des même fers, avec plusieurs encadrements de filets dorés et à froid, et fleurons angulaires, dos lisse, titre et date dorés, décor en long formé de petits fers répétés, bordés de filets dorés multiples et d'un filet à froid, double filet doré aux coupes, contreplats bordés de maroquin orné de 9filets dorés, doublure et garde de satin moiré rose, tranches dorées sur témoins, chemise, étui. Mercier successeur de Cuzin. 240 x 157 mm.
réf. 66289Paris: Didot l'Aine 1806. Large quarto c. 31 x 23.5 cmTitle page enhanced with gold. pp. xcii194Lisy os Subscribers 55 on 5 pages.Contemporary binding signed Thouvenin of aubergine morocco covers richly decorated with gilt and blind-tooled designs featuring a central lozenge and large corner spandrels covers framed with blind-tooled dentelles spine with double raised bands richly decorated and gilt compartments ochre paper doublures with a border of the same aubergine morocco and gilt edge flowers and mille-dots at the corners endpapers of the same ochre paper gilt edges some trivial rubbing to the edges and corners. Contained in a purpose-made quarter black morocco solander box. A total of 36 engraved illustrations comprising frontispiece portrait of Bernardin de Saint-Pierre engraved by Ribault after Lafitte 6 engravings after Lafitte Girodet Gerard Moreau the Younger Prud'hon and Isabey presented in four states final before lettering in colour and pure etching. A fifth state of "Tombs" the final state with the title but without the legend is also present. The copy has been further enriched with 10 additional engravings mostly either other representations of the same scenes or reductions reversed or not of the engravings from the work. Occasional very light spotting or foxing. An exceptional copy. First published in 1788 on the eve of the French Revolution Paul et Virginie is the tragic story of ill-fated romance set in Mauritius. Heavily influenced by Jean-Jacques Rousseau's philosophy of the innate goodness of nature it became an immediate international bestseller and remains a milestone of French pre-Romantic literature. Brunet V col. 57; Carteret Romantique III pp. 529-530. Paris: Didot l'Aine, 1806. hardcover