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‎[MANUSCRIT]. [BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis)].‎

‎[Article sur la participation du Jauréguiberry aux opérations des Dardanelles].‎

‎S.l. [Reims], s.d. in-8, [31] pp. mal chiffrées 30 (il y a deux pages chiffrées 12), couvertes d'une écriture moyenne, régulière, très lisible, avec de nombreuses ratures et biffures, en feuilles sur papier de récupération. Feuillets de hauteur différente.‎

‎La critique externe indique que l'on a affaire au brouillon d'un article ou d'une communication, probablement destinée à Cols bleus d'après ce que l'on sait des contributions de l'auteur à ce périodique de la Marine nationale, donc rédigé après la Seconde guerre mondiale. Il s'agit là d'un des très nombreux textes composés pendant et après son service actif par le médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. Devenu médecin principal le 11 octobre 1914, il servit d'abord sur le cuirassé Ernest-Renan (lancé en mars 1906), puis, après une période de trois mois à Rochefort, fut appelé sur le vieux cuirassé Jauréguiberry (mis en service depuis déjà 1893) jusqu'à la fin de 1916. C'est sur ce navire qu'il participa et à l'opération des Dardanelles, et ensuite aux missions de l'escadre de Syrie.Le début du manuscrit plante exactement le contexte :"Tandis que, vers la mi-février 1915, commençaient aux Dardanelles les premières opérations navales du blocus de ce détroit (...), il s'organisait à Bizerte une escadre dite de Syrie ou encore troisième escadre placée sous le commandement du vice-amiral Dartige du Fournet. Elle comprenait deux divisions, la première composée du cuirassé Saint-Louis (pavillon du vice-amiral) et du croiseur D'Entrecasteaux (déjà dans le Canal de Suez) ; et la deuxième composée des cuirassés Jauréguiberry et Henri-IV. Le Jauréguiberry sur lequel j'embarquai le 16 février était commandé par le capitaine de vaisseau [Auguste-René] Beaussant (devenu vice-amiral). C'était le plus vieux cuirassé de notre flotte. Il datait de 1893 où son apparition avait fait sensation par les installations permettant le fonctionnement électrique de son artillerie".Suit, comme dans les carnets de l'auteur, mais de façon très résumée, un éphéméride des activités du Jauréguiberry, depuis le 20 février 1915 jusqu'au 15 juin de la même année. Bartet s'est évidemment servi des notations au jour le jour de ses carnets pour rédiger une synthèse lisible, destinée à un public averti, mais pour lequel cette lointaine expédition devait se trouver en partie oblitérée. Ce sont les opérations et leurs (maigres) résultats qui occupent l'essentiel de la relation, mais notre médecin n'a pas renoncé aux coups de griffe qu'il affectionnait particulièrement ; en témoigne ce portrait acidulé du contre-amiral Émile Guépratte : "Le 1er avril, l'amiral vient passer l'inspection du Jauré. Il est dit que l'amiral est très à cheval sur la tenue des bâtiments. Très formaliste et très militaire, il attache une grande importance à l'exécution correcte du salut du même nom .. Grand, élancé, vêtu de noir kaki impeccable, à jolies pattes d'épaules et orné de la seule croix de la Légion d'Honneur, il a, malgré sa moustache et sa barbe grisonnantes, positivement l'allure d'un sous-lieutenant". Le tragique de la situation à terre , la crainte des sous-marins allemands, les incidents parfois fort graves affectant le navire (par exemple, un obus turc de gros calibre atteignant le pont principal le 5 mai) sont bien mis en relief et confirment par ailleurs ce que tous les témoignages français et anglais ont pu établir. Les incohérences du commandement ne sont pas épargnées : "L'amiral aurait télégraphié à Paris pour nous garder un mois encore, afin d'aller voir la 'ville promise' selon son expression favorite, c'est-à-dire Constantinople. Or, il y a quelque temps, il avait adressé une dépêche concernant l'impossibilité de garder ce cuirassé sans le sacrifier inutilement, vu les défauts dus à son ancienneté". Heureusement, avec la mutation de Guépratte nommé à Bizerte, et son remplacement au commandement de l'escadre des Dardanelles par le vice-amiral Ernest-Eugène Nicol (annoncés le 14 mai), le Jauréguiberry sera affecté à la surveillance des côtes de Syrie en application du blocus franco-anglais de l'Empire ottoman, ce qui constitue une mission nettement moins périlleuse. Après un dernier et risqué appareillage pour Gallipoli (le 23 mai), Guépratte vint faire ses adieux au navire (le 15 juin) : "Il traverse ses anciens appartements dévastés [par l'obus du 5 mai], regrette son salon et sa chambre - mais non sa salle à manger. Il me demande la photographie de 'son trou' (sic). Il se rend à l'infirmerie et dans les carrés ... il nous parle de l'éventualité de nous revoir". Le texte se termine sur ce départ, mais il manque probablement un ou deux ff. (la dernière phrase est interrompue). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 239875

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Brevet de commission].‎

‎Versailles, 16 mars 1707 in-4 oblong (30 x 46 cm), en feuille sur parchemin souple, muni de sceau.‎

‎Formulaire pré-imprimé et renseigné manuscritement établissant le capitaine d'Abondance au commandement d'une compagnie vacante du Régiment de Champagne.Il est signé "Par le Roy. Chamillart" (Michel Chamillart, à la fois contrôleur général des finances et secrétaire d'État à la guerre pendant la Guerre de Succession d'Espagne).ON JOINT, annexé par une cordelette au précédent brevet : un second brevet de maintenue, daté de Paris, le 10 novembre 1721, entièrement manuscrit sur feuille de parchemin également in-4 carré (24 x 23 cm), avec cachet, ordonnant la reconnaissance du sieur d'Abondance comme capitaine d'une compagnie dans le même régiment. Ce dernier brevet est signé de Louis d'Orléans, duc de Chartres (1703-1752), comme colonel général de l'infanterie française et étrangère. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 239877

‎[MANUSCRIT]. [MAZÉAS (E.)].‎

‎[Caricatures].‎

‎S.l., s.d. (vers 1900) in-16 oblong (12 x 20 cm), [20] ff. n. ch., 27 ff. vierges, toile grège moderne, dos lisse muet (reliure de l'époque).‎

‎Petit carnet renfermant 20 dessins à l'encre de Chine, signés E. Mazéas, et représentant diverses scènes caricaturales, légendées ou non. Elles tournent généralement autour du mariage, des prostituées, des femmes.La date peut se déduire de celle figurant sur un calendrier à la caricature du f. [11]. Il n'a rien été trouvé sur ce Mazéas. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 228984

‎[MANUSCRIT] [BERTIN (Ferdinand)]‎

‎[Correspondance].‎

‎Rome, et, 1865-1870 110 pièces en un vol. in-8, en feuilles, ou demi-basane bouteille, dos lisse orné de filets et guirlandes dorés, chiffre F.B. poussé à la place du titre (reliure de l'époque). Second plat défraîchi.‎

‎Notre petit dossier est formé d'un ensemble presque continu de lettres autographes d'un officier français dracénois (sous-lieutenant, puis lieutenant), signées seulement "Ferdinand", mais dont une adresse timbrée (pièce 45) nous révèle incidemment le patronyme (Bertin).D'un caractère souvent privé, à de rares exceptions près, elles sont adressées à sa famille, en général à sa mère veuve et à ses oncles, au cours des diverses campagnes et affectations de sa carrière, dont un long séjour au Fort de Rosny comme directeur d'une école (?) militaire. On apprend incidemment qu'il est né le 17 avril 1844, et qu'il a quitté Draguignan à l'âge de treize ans pour commencer sa formation militaire (pièce 84). Une sordide affaire d'adultère familial, avec fruit coupable à la clef, et abus du médecin de famille (pièces 74-85) constitue réellement le seul incident réjouissant d'une correspondance par ailleurs d'une monotonie étonnante, même dans un milieu petit-bourgeois du Second Empire, et ce, en dépit d'une verbosité toute méridionale.Certaines missives sont particulièrement développées, ayant été rédigées sur plusieurs jours consécutifs dans l'attente de la levée, et consistent en plusieurs bifeuillets numérotés (1-2-3, etc.) à partir du deuxième. A partir de son séjour à Rosny, la plupart des lettres prennent la forme de circulaires ("Mes chers amis") adressées indistinctement à toute la famille, qui semble avoir été nombreuse, et avoir attendu ces nouvelles avec impatience. Un certain nombre demeure cependant destiné à sa mère uniquement.La plus grande partie a été réunie et reliée dans notre volume, mais les premières (numéros 1-7) se présentent en feuilles :[Rome] 1. De Rome, le samedi 30 décembre 1865 (15 pp., sur son voyage de Marseille à Civittà et ses premiers jours à Rome). 2. Du 31 janvier 1866 (8 pp., sur les occasions officielles ou non, où il put rencontrer Pie IX - manque au moins un bifeuillet). - 3. De Civittà Vecchia, le samedi 28 février 1866 (8 pp., sur les usages et moeurs des soldats pontificaux). - 4. De Civittà Vecchia, le 9 mai 1866 (8 pp., sur un séjour à Naples, avec mention des assauts de mendiants et autres petits métiers à l'égard des voyageurs). - 5. C'est ici que peut se placer une brève relation d'une visite de Pompéi, non datée, et qui occupe 7 pp. ("Nous voici à Pompéi. Cette malheureuse ville est bien la curiosité la plus étrange et la plus frappante que je connaisse"). - 6. De Rome, le 26 juin 1866 (14 pp., sur une ascension au Vésuve). - 7. De Rome, le 10 juillet 1866 (6 pp., sur la guerre austro-prussienne, manque le premier bifeuillet supplémentaire).[Paris] 8. Du Fort de Rosny, le lundi 29 septembre 1868 (une page, sur son arrivée au fort). - 9. Du Fort de Rosny, le 4 octobre 1868 (3 pp., sur une permission projetée pour retourner à Draguignan). - 10. Du 9 octobre 1868 (2 pp., sur l'ajournement de sa permission). - 11. Du Fort de Rosny, le 22 octobre 1868 (3 pp., toujours sur la fameuse permission, qui finalement fut accordée du 1er au 15 novembre et que le jeune homme passa en famille à Draguignan). - 12. Du Fort de Rosny, le 17 novembre 1868 (12 pp., sur les dissensions entre sa mère et ses oncles, autour de la gestion d'une affaire familiale, apparemment un hôtel, et probablement le fameux Hôtel Bertin, du centre de la ville, qui servit de siège à la Kommandantur pendant la Guerre de 1939-1945). - 13. Du Fort de Rosny, le 25 novembre 1868 (4 pp., continuation des affaires de famille). - 14. Du Fort de Rosny, le 5 décembre 1868 (4 pp., sur un passage de son oncle Louis à Paris). - 15. Du Fort de Rosny, le 12 décembre 1868 (3 pp.). - 16. Du Fort de Rosny, le 21 décembre 1868 (4 pp.). - 17. Du Fort de Rosny, le 28 décembre 1868 (5 pp., sur la Noël passée au fort). - 18. Du Fort de Rosny, le 4 janvier 1869 (2 pp.). - 19. Du Fort de Rosny, 11 janvier 1869 (4 pp., sur les fiançailles envisagées entre son cousin germain Edouard et sa cousine germaine Caroline). - 20. Du Fort de Rosny, le 19 janvier 1869 (4 pp., sur l'entrée en religion de sa cousine Marie Gravier). - 21. Du Fort de Rosny, le 26 janvier 1869 (4 pp., sur les démarches d'un autre prétendant de Caroline). - 22. Du Fort de Rosny, le 2 février 1869 (4 pp., suite des affaires familiales). - 23. Du Fort de Rosny, le 10 février 1869 (6 pp., sur le refus de son oncle François d'accorder sa fille Caroline à Edouard). - 24. Du Fort de Rosny, le 17 février 1869 (2 pp., demande instante de nouvelles à sa mère). - 25. Du Fort de Rosny, le 24 février (8 pp., retour sur Edouard et Caroline). - 26. Du Fort de Rosny, le 4 mars 1869 (3 pp., récriminations sur le manque de nouvelles). - 27. Du Fort de Rosny, le 11 mars 1869 (4 pp., manoeuvres autour du mariage de Caroline). - 28. Du Fort de Rosny, le 18 mars 1869 (3 pp., sur sa cousine Marie). - 29. Du Fort de Rosny, le 25 mars 1869 (3 pp.). - 30. Du Fort de Rosny, le 1er avril 1869 (3 pp., sur les fêtes de Pâques passées à Beauvais). - 31. Du Fort de Rosny, le 9 avril 1969 (8 pp., sur la monotonie de son service, et l'achat d'un vélo). - 32. Du Fort de Rosny, le 16 avril 1869 (4 pp., suite du sujet précédent). - 33. Du Fort de Rosny, le 18 avril 1869 (une page). - 34. Du Fort de Rosny, le 29 avril 1869 (4 pp., sur un refus de visite à sa cousine Marie à la Charité de Paris). - 35. Du Fort de Rosny, le 30 avril 1869 (une page). - 36. Du Fort de Rosny, le 3 mai 1869 (12 pp., longue relation d'une visite à sa cousine Marie, novice rue du Bac). - 37. Du Fort de Rosny, le 10 mai 1869 (6 pp.). - 38. Du Fort de Rosny, le 17 mai 1869 (3 pp., sur ses 25 ans). - 39. Du Fort de Rosny, le 25 mai 1869 (4 pp.). - 40. Du Fort de Rosny, le 31 mai 1869 (6 pp.). - 41. Du Fort de Rosny, le 8 juin 1869 (4 pp., nouvelle visite à sa cousine Marie). - 42. De Paris, le 17 juin 1869 (une page, sur l'inspection générale avancée). - 43. Du camp de Saint-Maur, le 21 juin (4 pp., sur les 15 jours à passer sous tente au camp de Saint-Maur). - 44. Du Camp de Saint-Maur, le 28 juin (3 pp., fin du camp). - 45. Du Fort de Rosny, le 5 juillet 1869 (3 pp., attente de l'inspection générale). - 46. Du Fort de Rosny, le 12 juillet 1869 (4 pp.). - 47. Du Fort de Rosny, le 19 juillet 1869 (3 pp., attente de l'inspection). - 48. Du Fort de Rosny, le 26 juillet 1869, une page (annonce deux mois de congés après l'inspection enfin survenue). - 49. Du Fort de Rosny, le 31 juillet 1869 (une page, attente de sa permission). - 50. Du Fort de Rosny, le 1er août (4 pp., avec une notation très irrévérencieuse, inhabituelle dans cette correspondance généralement enjouée : "L'armée de Paris est commandée par la plus illustre brute qu'ait possédée depuis longtemps l'armée française ; je veux dire le soigneux Canrobert, que les troupiers ont surnommé le double-six parce qu'il pose toujours."). - 51. Du Fort de Rosny, le 14 août 1869 (une page). - 52. De Paris, le 14 octobre 1869 (3 pp., sur son retour à Paris). - 53. De Paris, le 22 octobre 1869 (5 pp.). - 54. De Paris, le 25 octobre 1869 (16 pp., sur la manifestation populaire prévue le lendemain). - 55. De Paris, le 29 octobre 1869 (une page). - 56. De Paris, le 2 novembre 1869 (une page). - 57. De Paris, le 5 novembre 1869 (4 pp., sur une lettre contenant 50 francs et présumée dérobée). - 58. De Paris, le 13 novembre 1869 (8 pp., sur le séjour à Paris de son oncle Siméon). - 59. De Paris, le 16 novembre 1869 (12 pp., sur la prise d'habit de sa cousine Marie, et son affectation à Limoges).- 60. De Paris, le 20 novembre 1869 (8 pp., la lettre aux 50 francs est retrouvée). - 61. De PAris, le 27 novembre 1869 (5 pp.). - 62. De Paris, le 4 décembre 1869 (4 pp.). - 63. De Paris, le 11 décembre 1869 (6 pp.).- 64. De Paris, le 17 décembre 1869 (4 pp., à Troin, sur un procès à engager dans une matière de garde d'enfant). - 65. De Paris, le 18 décembre 1869 (2 pp., sur le même objet). - 66. De Paris, le 20 décembre 1869 (6 pp., à Troin, idem). - 67. De Paris, le 21 décembre 1869 (3 pp.). - 68. De Paris, le 25 décembre 1869 (10 pp., nostalgie du Noël provençal passé en famille). - 69. De Paris, le 1er janvier 1870 (3 pp., sur la revue militaire du Nouvel an). - 70. De Paris, le 8 janvier 1870 (3 pp., sur son déménagement de la rue de Malte à la rue de Wagram). - 71. De Paris, le 15 janvier 1870 (4 pp., sur l'affaire Victor Noir). - 72. De Paris, le 22 janvier 1870 (10 pp.). - 73. De Paris, le 29 janvier 1870 (6 pp.). - 74. De Paris, le 3 février 1870 (8 pp., sur l'expulsion de la famille d'Eléonore Gravier, coupable d'adultère). - 75. De Paris, le 5 février 1870 (6 pp., sur la même affaire). - 76. De Paris, le 9 février 1870 (4 pp., même objet). - 77. De Paris, le 12 février 1870 (4 pp., même objet). - 78. De Paris, le 26 février 1870 (une page). - 79. De Paris, le 6 mars 1870 (6 pp., le père de l'enfant d'Eléonore est le docteur Boyer ...). - 80. De Paris, le 19 mars 1870 (6 pp., rupture avec Gravier qui ne se résoud pas à une séparation). - 81. De Paris, le 26 mars 1870 (6 pp., proscription du docteur Boyer ...). - 82. De Paris, le 2 avril 1870 (6 pp.). - 83. De Paris, le 9 avril 1870 (4 pp., sur la maladie de sa mère). - 84. De Paris, le 16 avril 1870 (6 pp.). - 85. De Paris, le 23 avril 1870 (6 pp.). - 86. De Paris, le 7 mai 1870 (6 pp., sur le plébiscite). - 87. De Paris, le 14 mai 1870 (4 pp., sur le mouvement populaire de Paris). - 88. De Paris, le 21 mai 1870 (une page). - 89. De Paris, le 28 mai 1870 (4 pp.). - 90. De Paris, le 4 juin 1870 (4 pp.). - 91. De Paris, le 11 mai 1870 (3 pp., prévoit une permission à Draguignan pour le 15 août ...). - 92. De Paris, le 18 juin 1870 (3 pp.). - 93. De Paris, le 25 juin 1870 (6 pp.). - 94. De Paris, le 2 juillet 1870 (2 pp.). - 95. De Paris, le 4 juillet (2 pp.). - 96. De Paris, le 11 juillet 1870 (9 pp., exprime sa confiance dans une reculade de Bismarck ...). [Guerre franco-prussienne] 97. De Paris, le 17 juillet 1870 (4 pp., sur son départ pour la frontière du 29e Régiment). - 98. Du 19 juillet 1871 (7 pp., préparatifs de départ). - 99. Du 21 juillet 1871 (une page, est arrivé à Metz). - 100. Du 23 juillet 1870 (14 pp., sur son bivouac sous les murs de Metz). - 101. Du 26 juillet 1870 (2 pp., départ de Metz vers la frontière). - 102. Du 27 juillet 1870 (9 pp., attente des opérations). - 103. Du 29 juillet 1870 (8 pp., idem). - 104. Du 1er août 1870 (4 pp., sur l'arrivée de l'Empereur et le début de l'"avancée"). - 105. Du 3 août 1870 (2 pp.). - 106. Du 4 août 1870 (5 pp., organisation de la justice militaire et : "Rien de neuf, pas même l'envie qui me prend de causer un brin ; elle me prend, vous le savez, tous les jours"). - 107. Du 9 août 1870 (2 pp.). - 108. Du 12 août 1870 (2 pp.). - 109. Du 13 août 1870 (2 pp., premiers combats). - 110. Du 15 août 1870 (2 pp., idem).La correspondance se termine juste avant la bataille de Saint-Privat [Gravelotte], à laquelle Ferdinand participa, et où il fut blessé, mais qu'il raconta, non dans sa correspondance à ses proches, mais dans une relation spéciale de 4 carnets, qui font l'objet d'une notice spéciale. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 211500

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive d'André Grosdidier].‎

‎Versailles et Rebourseaux [Yonne], 2 septembre 1939 - 9 août 1940 78 pièces in-8 ou in-12, en feuilles.‎

‎Important et émouvant dossier qui réunit les lettres envoyées pendant la "drôle de guerre" à André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Abondantes, pleines de détails, centrées presque exclusivement sur les difficultés de la vie quotidienne, ces lettres émanent pour la plupart des deux parents d'André, qui écrivaient séparément (mais le père bien davantage que la mère), et elles scandent de façon très souvent poignante les étapes de l'entrée du pays en guerre depuis la déclaration jusqu'au début de la Campagne de France. Recevant peu de lettres de leur fils aîné parti dès le 21 août 1939, M. et Mme Henri Grosdidier, qui partagent leur temps entre Versailles où se situe leur résidence principale (5, rue Joffre), et une maison de campagne à Rebourseaux (dans l'Yonne) où vit apparemment la mère de Madame, expriment le plus souvent leur extrême angoisse et une sollicitude matérielle, touchantes dans les menus détails qu'elles revêtent. Le père (né le 7 janvier 1894), un ancien de 1914-18, blessé et désabusé de la guerre, exerce apparemment comme représentant pour une maison de laines et de bonneterie en gros appelée G. Regnault, la mère travaille également, apparemment dans un commerce. Il y a deux autres enfants, Monique (qui demeure avec sa grand-mère à Rebourseaux), et Gilbert (14 ans alors).Signalons donc quelques autres correspondants : la grand-mère maternelle d'André, L. Rivière (lettres du 10 septembre, du 26 octobre 1939) ; son frère Gilbert (lettres du 8 novembre, du 16 décembre, sur son apprentissage de l'anglais à l'école).1. Septembre 1939 : 14 lettres ou billets du 2 septembre au 30 septembre. La première (2 septembre) est encore empreinte de fortes illusions : "Mais malgré tout, et dans mon âme et conscience j'ai idée que nous aurons pas la guerre et qu'un bon génie nous sauvera tous de cet affreux cauchemar". Cet espoir se dissipe très vite : "Cette fois la ficelle a cassé et nous ne voulions pas croire que cela pouvait arriver ; il nous faut nous rendre à l'évidence .."2. Octobre 1939 : 11 lettres du 4 octobre au 31 octobre (dont une très longue du 28, émanant du père). Elles abondent cette fois en nouvelles de la famille et des relations professionnelles du père, dont les tournées se diversifient (en sus de la Seine-et-Oise, il roule en Eure-et-Loir et dans le Loiret). Toutes les femmes de la famille sont mobilisées pour tricoter des effets chauds à destination du soldat André. La vie s'organise pour tous en fonction de la guerre et des contraintes qu'elle implique. L'annonce officielle par Daladier des permissions de décembre mobilise toutes les espérances.3. Novembre 1939 : 13 lettres du 4 novembre au 30 novembre. Le ton des missives se fait moins grave, voire parfois guilleret. Par exemple, le récit du père sur les occupations familiales du dimanche 5 novembre vaut le détour comme instantané de la vie d'une famille populaire française ... (nous recommandons le menu du repas de midi). Les nouvelles se refont intimes : travaux d'abduction d'eau dans la résidence de Reverseaux inondée par de fortes pluies, achats de tissus et de poulettes. Un quiproquo sur le bénéficiaire d'une citation à l'ordre de l'armée tint également en haleine la famille (une photo floue dans un journal laissait penser qu'il s'agissait d'André ..., mais "j'aime mieux que tu ramènes tous tes os que la Croix de guerre", opine le père).4. Décembre 1939 : 12 lettres du 2 décembre au 26 décembre. Avant les fêtes, c'est le recul permanent de la "perm" d'André qui alimente toutes les correspondances : annoncée au départ pour Noël, elle a été repoussée au 25 janvier, puis à fin février. Le père s'épanche un peu sur "sa" guerre : "Jamais un seul instant je n'ai douté en 14 qu'il pourrait m'arriver quelque chose. À tout moment, j'ai toujours eu confiance dans la destinée, et je crois fermement qu'il en est de même chez toi." La sollicitude des colis est plus forte que jamais, et ils sont envoyés non seulement par les parents, mais par les employeurs, les amis, etc. La très longue lettre de Henri la veille de Noël (7 demi-feuillets écrits recto-verso) condense toute l'émotion née du fils absent, spécialement au moment des fêtes de fin d'année. 5. Janvier 1940 : 7 lettres du 1er janvier au 29 janvier. Le jour de l'an est marqué par la rencontre entre le père et un capitaine du 8ème Zouaves en permission, qui donne quelques nouvelles (générales et vagues). La situation matérielle devient plus compliquée : d'un côté, les prix de l'alimentation montent, et les bouchers sont contraints de fermer du dimanche midi au mercredi ; de l'autre, le père a moins de travail car moins de marchandises à transporter. Sur le tout, le mois de janvier est glacial et tout le monde est plus ou moins malade.6. Février-mars 1940 : 13 lettres du 2 février au 26 mars. Le mois de février fut celui de la permission tant attendue d'André, qui eut lieu bien tardivement (entre le 11 et le 24 février d'après la lacune de la correspondance), et bien sûr elle parut bien courte à la famille ("Nous étions déjà habitués mettre la clef sous le paillasson, ou à t'attendre pour le dîner, ou le déjeuner. Ta mère commençait à s'organiser pour faire de la tisane, poser des ventouses ou faire des cataplasmes, et vlan, quand le permissionnaire commence à s'installer, c'est là qu'il commence à ramasser son masque, sa musette, les bandes Mollet, et tout et tout, et se prépare au départ"). Le mois de mars s'égrène lentement entre nouvelles du petit moral d'André et visites de camarades en permission à ses parents.Une lettre du 17 mars nous apprend que, en dépit de plusieurs démarches administratives, le père est également mobilisable pour la défense passive à partir de la première quinzaine d'avril, contraignant la mère à chercher un travail pour assurer le quotidien des autres enfants.7. Avril-mai 1940 : 5 lettres du 12 avril au 23 mai 1940. Il y eut une seconde permission d'André (cf. infra), mais la correspondance n'en fait pas état. En revanche, les deux dernières lettres ont été envoyées alors même que la Bataille de France faisait rage (16 et 23 mai) ; la dernière, assez pathétique et rédigée en pleine débâcle, n'est sans doute jamais parvenue à son destinataire : "Notre pays est depuis quelques jours en bonnes mains, guidés par des hommes énergiques de hautes valeurs. Tout notre espoir va vers eux et nous [sommes] convaincus que nous aurons le mot final (...). Ici notre petite vie est toujours pareille ; on s'efforce de continuer notre petit rouleau malgré tous les tourments."Comme nous l'avons dit, André était en réalité mort le 27 mai lors de la catastrophique retraite sur Dunkerque. Mais son sort ne fut connu de ses proches que bien plus tard, comme l'attestent les documents suivants, annexés au dossier, et qui retracent les étapes de l'enquête menée auprès des différentes autorités par Henri Grosdidier pour retrouver son fils, d'abord considéré comme prisonnier :I. Une lettre de Henri du 9 août 1940, retournée avec le papillon dactylographié "Veuillez attendre d'autres informations. Les prisonniers ne donnent leur adresse qu'au bout d'un certain temps, et eux-mêmes". Elle exprimait encore un espoir : "J'ai déjà fait maintes démarches. Jusqu'alors maintenant aucune n'a abouti. Nous avons la ferme conviction que tu es prisonnier, mais où ?"II. Un billet daté de Hazebrouck du 26 août 1940 : "C'est avec regret que je me vois contrainte à vous dire qu'il m'est impossible de vous donner les renseignements demandés (..). Votre fils n'est probablement pas passé dans notre ville".III. Enfin, une lettre au crayon de bois émanant de Raymond Baly, prisonnier de guerre au Stalag VI A (sis à Hemer dans le Kreis d'Iserlohn). En date du 13 avril 1941, elle communique aux parents d'André les circonstances de sa mort : "Et c'est avec grande peine je me joins à votre douleur depuis que j'ai quitté votre fils le sergent Grosdidier (...). Votre fils a été blessé au côté, je ne me souviens pas lequel et est décédé sans souffrances dans mes bras le 27 mai à 4 heures du matin. J'ai fait les derniers services au cimetière de Péronne (Nord). Cher Monsieur, j'ai connu votre fils André à Mourmelon le Grand qui est venu comme caporal-chef à la 3e Compagnie 8e zouaves. Nous avons fait les manoeuvres de Sissonne ensemble. Et c'est en revenant de permission d'avril qu'il fut nommé sergent à mon groupe et nous sommes partis en Belgique". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225694

‎[MANUSCRIT]. GROSDIDIER (André).‎

‎[Correspondance active].‎

‎12 janvier 1938 - 13 mai 1940 54 pièces in-4 ou in-8, en feuilles.‎

‎Important et émouvant dossier qui réunit les lettres, généralement longues, envoyées avant et pendant la "drôle de guerre" par André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Les destinataires sont ses deux parents, qui vivent à Versailles, à l'exception d'une missive adressée à sa cousine Marie (cf. n° 33). La séquence temporelle couverte par cette correspondance correspond aux débuts de son service militaire (peloton effectué à Mourmelon, déjà à l'époque grand camp d'exercices), bientôt transformé en service d'active par suite des mobilisations (partielle le 23 septembre 1938, générale le 1er septembre 1939), puis de la déclaration de guerre. L'essentiel tourne, on ne s'en étonnera pas, autour des soucis du quotidien, et les colis envoyés par la famille tiennent une place d'autant plus importante qu'ils sont bien garnis et très copieux. C'est dans ce genre de petits détails que l'on peut reconstituer au plus près l'étonnante période d'inactivité et d'incroyable ennui, d'indiscipline et de combines aussi, qui a précédé l'offensive de mai 1940.[Avant la guerre :] 1. De Mourmelon [Marne], le 12 janvier 1938 : André, intégré au "peloton" (équivalent des "classes" ultérieures) pour devenir caporal, change de chambrée. - 2. De Mourmelon, le 15 mars 1939 : sur la proximité d'un examen, sur les exercices de tir. - 3. De Mourmelon, le 8 avril 1939 : André s'habitue à sa nouvelle compagnie. Reçu dix-huitième du régiment à l'examen, il effectue sa première garde. - 4. De Mourmelon, le 12 avril 1939 : André touche un nouveau paquetage, et se prépare à un déplacement imminent. - 5. De Mourmelon, le 6 mai 1939 : sur le retour du capitaine de la compagnie ("Notre capitaine est revenu, il aurait mieux fait de rester où il était. Pourtant, il ne faut pas que je me plaigne, car depuis qu'il est revenu, je l'ai pas apperçu une fois"). - 6. De Mourmelon, le 16 mai 1939 : sur les manoeuvres à venir. - 7. De Mourmelon, le 22 mai 1939 : sur un gros rhume et sa prochaine permission. - 8. De Mourmelon, le 7 juillet 1939 : sur le défilé du 14 juillet auquel le régiment participera (mais pas la compagnie d'André). - 9. De Mourmelon, le 11 juillet 1939 : sur une escapade à Reims du dimanche précédent, pour aller voir une course automobile, et sur les prochaines manoeuvres à Sissonne. - 10. De Mourmelon, le 15 juillet 1939 : ennui majeur au camp à cause de l'absence de la plupart des compagnies du régiment (qui se trouve à Paris pour le 14 juillet). - 11. De Sissonne [Aisne], le 25 juillet 1939 : sur le trajet à pieds de Mourmelon au camp de Sissonne ("Nous sommes partis de Mourmelon mardi matin à pieds. Nous avons fait 85 ks en 3 étapes, nous avons cantonné deux nuits. La marche n'était pas des plus faciles ; j'en ai bavé comme un Russe"). - 12. [De Mourmelon], le 23 août 1939 : lettre de retour de permission.[Une fois la guerre déclarée :] 13. Du 14 septembre 1939 [vers Siercq-les-Bains, Moselle] : les opérations de guerre ont commencé ("Depuis quatre jours, nous sommes en première ligne, nous sommes comme les lapins dans des trous. Le secteur est assez calme. Ce matin, nous avons progressé de 1 km sans aucun coup de fusil. Les Boches ont déménagé hier soir sous l'avance du 3e bataillon. Jusqu'ici il n'y a pas eu de casse chez nous"). - 14. Du 15 octobre 1939 : billet sur l'ordinaire en campagne. - 15. De Soupir [Aisne], le 19 octobre 1939 : sur l'amélioration du service du courrier, et l'interdiction faite désormais aux familles de venir visiter les zouaves dans la zone des armées. - 16. De Soupir, le 21 octobre 1939 : l'ennui s'installe ("Avec leur coup de ne pas donner de perm, il commence à y avoir pas mal de cafareux et pas mal de types qui se cuitent"). - 17. De Soupir, le 27 octobre 1939 : réception d'un généreux colis. - 18. De Braye-en-Laonnois [Aisne], le 1er novembre 1939 : sur le déménagement depuis Soupir (Braye se situe à seulement six kilomètres). André a quartier libre en ce jour de la Toussaint, et il fait connaissance avec d'autres camarades. - 19. De Braye-en-Laonnois, le 6 novembre 1939 : "On se croirait presque en temps de paix". - 20. De Braye, le 19 novembre 1939 : porte essentiellement sur les travaux de la maison de campagne de ses parents (à Reverseaux, dans l'Yonne). "Par moments, je voudrais avoir dix ans de plus pour savoir si un jour j'arriverai à quelque chose. Tu me dis qu'il y aura une pièce pour ma femme et mes gosses, je suis bien content en ce moment de ne pas être marié comme certains, et même de n'avoir aucune attache". - 21. D'Obréchies [Nord], le 20 novembre 1939 : le nouveau séjour d'André,à dix kms de la frontière belge, ne le réjouit guère, comme on peut le lire : "Nous sommes maintenant dans la région du Nord, et dans un vrai trou. Nous sommes dans un pays de deux cents habitants (...) et je crois même que les habitants sont ravitaillés par les corbeaux en hiver". - 22. D'Obréchies, le 26 novembre 1939 : installation dans une grange glaciale, colis (dont un très généreux de Mme Mussard, patronne d'André) et projets de permission. - 23. D'Obréchies, le 28 novembre 1939 : envisage l'invasion de la Belgique (mais "nous n'en sommes pas encore là"). - 24. D'Obréchies, le 1er décembre 1939 : "Nous faisons des travaux à 4 kms de la frontière belge, tout baigne dans l'eau, c'est très intéressant, nous suivons les traces du Zouave de l'Alma. De la façon dont nous sommes placés, si la Belgique se trouvait envahie, nous nous trouverions en première ligne pour changer ..." - 25. D'Obréchies, le 4 décembre 1939 : sur un dimanche passé au cinéma de Ferrières-la-Grande. - 26. D'Obréchies, le 8 décembre 1939 : sur une prime de 105 francs versée pour le séjour sur la ligne. - 27. Du 12 décembre 1939 : sur l'installation d'une cantine de compagnie, dont André assure la tenue. - 28. Du 17 décembre 1939 : sur la poursuite de ses activités de cantinier ("Je ne suis pas guerrier pour deux sous"). - 29. De Sars-Poteries [Nord], le 23 décembre 1939 : sur le nouveau déménagement et le cantonnement dans une ancienne verrerie en démolition, endroit lugubre et en partie effondré. - 30. De Sars-Poteries, le 27 décembre 1939 : voeux de bonne année et repas de Noël ("Le 24 soir et 25 qu'est-ce qu'il y a eu comme viande saoûle .."). - 31. De Sars-Poteries, le 1er janvier 1940 : sur un prochain changement de cantonnement. - 32. De Sars-Poterie, le 3 janvier 1940 : réception de colis ; tristesse du jour de l'an. - 33. De Sars-Poterie, le 4 janvier 1940 [à sa cousine Marie] : voeux et nouvelles du cantonnement (lettre transmise par la destinataire à la mère d'André, désormais "Madame veuve Grosdidier" en juillet 1962). - 34. De Sars-Poteries, le 8 janvier 1940 : André repasse chef de groupe et s'ennuie de plus en plus ("Malgré que le pays soit mieux que les autres, il me dégoûte de plus en plus. L'on ne peut pas sortir sans se retrouver dans un bistro, c'est tout ce qu'il y a dans le pays comme distraction. Il y a cinq ou six épiceries, l'on n'y trouve que ce que nous n'avons pas besoin, ils manquent de tout"). Multiplication des punitions et consignes. - 35. De Sars-Poteries, le 9 janvier 1939 : sur la prochaine remontée en ligne. - 36. De Sars-Poteries, le 11 janvier 1940 : sur une prise d'armes au QG anglais d'Arras où le 8e Zouaves est intervenu. - 37. [De Sars-Poteries], le 15 janvier 1940 : "Je ne sais pas trop quoi vous raconter aujourd'hui tellement c'est toujours pareil". - 38. De Levergies [Aisne], le 22 janvier 1940 : nouveaux déplacements et cantonnements, le groupe s'occupe à faire des crêpes. - 39. [De Levergies], le 24 janvier 1940 : froid, neige et colis ("C'est tout de même révoltant de voir des embusqués se plaindre. Je serais Daladier, je les mettrais à la gamelle et quinze sous par jour comme les copains, et j'estime qu'ils n'auraient même pas le droit de se plaindre, car ils auraient encore l'avantage de coucher et d'être chez eux pendant leurs heures de loisir"). - 40. Du 25 janvier 1940 : réception de colis. - 41. Du 29 janvier 1940 : réception de nouveaux uniformes. - 42. Du 1er février 1940 : "Je ne vois rien d'extraordinaire à vous dire, notre vie est toujours calme et uniforme". - 43. Du 4 février 1940 : détail du repas du dimanche (sardines, asperges, civet de lapin, purée et deux tartes). - 44. Du 29 février 1940 : reprise de la correspondance après une permission de dix jours. - 45. Du 15 mars 1940 : chute de neige et rhume. - 46. Du 18 mars 1940 : André réagit avec étonnement à la nouvelle que son père, ancien de 1914 (et né en 1894) pourrait de nouveau être mobilisable. - 47. Du 21 mars 1940 : sur une manoeuvre de nuit. - 48. Du 26 mars 1940 : colis et marches. - 49. Du 4 avril 1940 : sur une permission très proche. - 50. Du 20 avril 1940 : sur un supplément de solde de 2.50 francs par jour. - 51. Du 1er mai 1940 : sur sa nomination comme sergent, et son premier repas au mess.[Une fois commencée l'offensive des Ardennes :] 52. Du 10 mai 1940 : sur la suppression de toutes les permissions (la percée allemande est de ce jour). - 53. Du 11 mai 1940 : "Nous sommes tranquilles en ce moment. Le temps passe assez vite, nous jouons à la belote, au jaquet, un peu à tout quoi". - 54. Du 13 mai 1940 : "Nous sommes toujours dans le même pays pour le moment. Je ne sais pas si nous y moisirons encore longtemps. Nous sommes pénards : plus d'exercices, rien, c'est du vrai repos, boire, manger, dormir, nous allons engraisser".Cette missive au contenu incroyablement insouciant semble bien être la dernière de l'infortuné sergent auquel ne restaient que 15 jours de vie. Une phrase surlignée d'encre violette a beau préciser : "Sommes en état d'alerte depuis jeudi". Ses parents ne devaient plus avoir de nouvelles. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225695

‎[MANUSCRIT]. [GROSDIDIER (Gilbert)].‎

‎[Correspondance active avec ses parents].‎

‎Aulnat [Puy-de-Dôme], 25 janvier 1947 - 26 février 1947 10 pièces in-8, en feuilles, généralement sur papier d'écolier réglé.‎

‎Dossier qui réunit un choix de lettres de Gilbert Grosdidier (né en 1927) à ses parents après son incorporation pour ses classes à la base aérienne d'Aulnat (la localité accueille aujourd'hui l'aéroport civil de Clermont, mais servait aussi de base militaire après la guerre). Troisième enfant de Henri Grosdidier et de Madame, il avait également une soeur (Monique), et un frère aîné (André), mort au combat pendant la Bataille de France (27 mai 1940, retraite sur Dunkerque), alors qu'il servait comme sergent au 8e Régiment de Zouaves.Le jeune homme est arrivé le 3 janvier, pour une période de deux ou trois mois de classes dans le "peloton des caporaux".I. Du 25 janvier 1947 : sur son séjour à l'infirmerie pour une angine. Il se plaint du froid extrême et de la mauvaise qualité de la nourriture ; en somme, il se rend compte qu'il est à l'armée.II. Du 26 janvier 1947 : poursuite du séjour salvateur à l'infirmerie ("Pour l'instant, je ne m'en fais pas : je suis planqué et bien au chaud").III. Du 29 janvier 1947 : il est exempté d'exercice et continue de fréquenter l'infirmerie ("Nous sommes dans de petites chambres de trois lits, confortables à souhait, un poêle qui ronfle formidablement ; hier soir, il faisait au moins 30° au-dessus, dans la chambre, on était à moitié à poil, tu parles si ça change, nous n'avons pas beaucoup de soins mais par contre un traitement qui n'est pas mal pour moi : nous avons le matin du chocolat en plus du pain sec, un quart de lait dans la matinée et un autre pareil dans l'après-midi, les repas sont les mêmes qu'au réfectoire, mais plus abondants"). IV. Du 31 janvier 1947 : spéculation sur les permissions à venir et sur la fin de la période de classes ("On ne sait toujours pas la date de la fin de nos classes. Ceux qui sont arrivés au camp le 18 novembre ont fini leurs classes aujourd'hui. Ils vont avoir une perme de détente de 10 jours, ils ont donc fait 3 mois de classes. En ce qui nous concerne, je ne pense pas que nous en ferons autant"). V. Du 5 février 1947 : longue lettre sur un grand jour, car apparemment jour de vol à voile pour le jeune homme. "J'ai fait un premier vol hier matin en double, j'en ai refait un autre l'après-midi (...). J'étais un peu émotionné, vous pensez, c'était mon premier vol seul, ça fait quand même une drôle d'impression, surtout sur cette vieille cage à poules qu'est le 15 A". Suit le détail technique de l'exercice.VI. Du 7 février 1947 : vaccination et perspectives de permissions. Gilbert reçoit confirmation que les classes dureront bien trois mois ("En ce moment, nous en bavons comme des Russes avec notre fusil ; ça c'est vraiment crevant : sans arrêt le monter, le descendre, présentez armes, mettez les baïonnettes, retirez, etc., surtout que l'on a un adjudant qui est un saligaud de premier ordre qui éprouve un malin plaisir à nous faire trimer, celui-là pourvu qu'il s'en aille la semaine prochaine").VII. Du 11 février 1947 : nouveau jour de vol ("Nous appartenons à un club civil, seulement nous volons dans une section militaire, car il y a deux moniteurs, un civil et un militaire. Nous volons donc comme les civils, seulement nous payons moins cher qu'eux, car pour nous le commandant fournit l'essence qui nous est nécessaire").VIII. Du 14 février 1947 : il se prépare à passer son brevet B pour le vol à voile.IX. Du 24 février 1947 : retour de permission, avec une "absence illégale de 36 heures", qui lui vaut un sévère remontage de bretelle chez son lieutenant, et quelques punitions (12 jours de "trou" quand même).X. Du 26 février 1947 : suite et fin des punitions. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225696

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive de Bouteville du Metz].‎

‎Ll. dd., s.d. (1796) 3 pièces in-4, en feuilles.‎

‎Petit dossier réunissant trois lettres adressées en 1796 à Louis-Ghislain de Bouteville du Metz (1746-1821), ancien constituant qui fut nommé commissaire du gouvernement français en Belgique du 22 novembre 1795 au 20 janvier 1797 en remplacement de Portiez de l'Oise et Pérès de la Haute-Garonne. Sa mission était de composer les administrations départementales, de surveiller leur fonctionnement, et de les guider dans l'exécution des lois. Il assura la publication des lois françaises et établit une correspondance journalière avec les administrations et les tribunaux. La moindre difficulté administrative lui étant soumise, il constituait le relais obligé entre les autorités des départements réunis et le gouvernement français. Sa correspondance active fut publiée en deux volumes in-folio par Eugène Hubert (Bruxelles, 1929-1934).I. L.A.S. de Égron, datée d'Alost, le 6 germinal an IV [26 mars 1796] : chef d'escadron commandant à Alost, Égron transmet à Bouteville une copie de la réquisition de six hommes armés faite par Fradin, directeur du jury du canton, en vue de l'arrestation d'un contre-révolutionnaire dénommé Charles Loupoigne (la copie est jointe à la lettre)."Je me suis fait un devoir d'être à la tête de la force armée qui devoit saisir ce contre-révolutionnaire et de l'amener de suite à Bruxelles y subir corporellement la juste punition qu'il n'a subie qu'en effigie".Charles de Loupoigne (1761-1799), de son vrai nom Charles-François Jacqmin, aussi surnommé Cousin Charles ou Charlepoeng, était un célèbre résistant à l'occupation française des Pays-Bas méridionaux. Le 25 février précédent, il avait été en effet condamné à mort par contumace pour avoir attaqué une fonderie française près de Genappe, et pour avoir organisé plusieurs embuscades. Ce n'est pas cette fois-ci qu'il fut arrêté : passé dans une totale clandestinité, il ne prit pas une part active à la Guerre des paysans de 1798, mais reprit les armes le 19 juillet 1799 et fut tué le 30 juillet suivant dans un combat de guérilla à Loonbeek.II. L.A.S. datée de Malines, le 28 vendémiaire an V [19 octobre 1796] : longue plainte de Marie Lebreux (avec l'adresse de la réquérante à Malines) sur une pension impayée."N'aÿant reçu jusqu'à présent aucune nouvelle touchant le paÿement de ma pension, je ne puis m'empêcher de vous écrire, pour vous peindre l'état pitoÿable où nous nous trouvons (...)."III. L.A.S. de Charles Jaubert, datée de Ath, le 14 brumaire an V [4 novembre 1796] : transmet une copie d'une lettre du ministre de la justice.L'aventurier Charles Jaubert (1757-1810), après une carrière trouble aux débuts de la Révolution (espion de Dumouriez en 1792, agitateur extrémiste en 1793, "mouton" de Robespierre et Fouquier-Tinville dans les prisons parisiennes), exerçait alors les fonctions de défenseur officieux près les tribunaux des départements réunis. Son appréciation du personnel des administrations départementales n'est guère flatteuse : "J'attends fort peu de justice de la part de la majorité de ces administrateurs, surtout en faveur des malheureux ; au reste, je désire me tromper, & j'aurai assés de franchise pour vous l'écrire. Je fais même des voeux pour qu'ils regagnent la confiance de leurs administrés, dont ils sont généralement méprisés et détestés". Ce même personnage devait faire l'objet d'un rapport défavorable de Bouteville en nivôse an V [janvier 1797] à la Division criminelle du ministère de la Justice, avant d'être préventivement mis à l'ombre.Cf. Tassier (Suzanne) : Un agent belge de Fouquier-Tinville, Charles Jaubert, in : La Révolution française (1935). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225719

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive de Léopold de Gantès].‎

‎Bône [Annaba], 3 juin 1865 2 pièces, in-4 et in-8, en feuilles.‎

‎Petit ensemble qui regroupe deux missives adressées le même jour à Jules-Henri-Léopold de Gantès, alors sous-préfet de Bône [Annaba].Issu d'une famille qui donna nombre d'officiers de marine (dont d'ailleurs son fils Gaston de Gantès, 1854-1934), Léopold de Gantès (1822 ou 1823 - 1879) fut successivement sous-préfet de Mostaganem (1853), Philippeville [Skikda] (1855) et enfin Bône (1861). Il fut mis en disponibilité en 1870.I. Du colonel de gendarmerie d'Afrique ... (nom illisible, mais qui doit correspondre à J. Billet - cf. infra) : B.A.S. insinuant une recommandation en faveur du fils d'un capitaine de gendarmerie. La pièce suivante complète la demande et en donne des éclaircissements.II. L.A.S. de Boyer, ancien agent à la prison civile de Blida : encore une demande d'emploi civil, formulée avec une délicatesse et un à-propos que l'on ne pourra manquer d'admirer."J'ai appris indirectement que des plaintes successives avaient lieu envers le gardien-chef de la prison civile de Bône ; permettez-moi, Monsieur le sous-préfet, d'être assez osé pour désirer votre protection afin d'obtenir cet emploi". C'est à la suite de la mention de ses qualités que l'on trouvera ensuite le lien avec la première lettre : "Mr. Billet, colonel de gendarmerie, qui depuis longtemps connaît ma famille, et que j'ai eu le bonheur de rencontrer, j'ai cru devoir le prier d'être assez bon de me servir d'intermédiaire et de vouloir bien intercéder auprès de vous pour l'obtention de cet emploi" ... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225721

‎[MANUSCRIT. - MARTINIQUE].‎

‎[Copie de lettres adressées au comte Decazes].‎

‎Saint-Pierre, 1817 in-folio, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine, cursive, très malaisément lisible (environ 30 lignes par page) en feuilles.‎

‎Duplicata de trois pièces adressées au comte Élie Decazes, alors ministre de la police générale (fonctions occupées de 1815 à 1818), dont une lettre du 20 janvier 1817, et deux états numérotés 4 et 5, des 18 et 20 janvier 1817. La lettre n'est pas signée, mais paraphée d'un D, dans lequel il est légitime de voir la marque de l'intendant Louis-François Dubuc (1759-1827, en poste de 1815 à 1817). Ce fut le dernier intendant de la Martinique, cette fonction ayant été supprimée en 1817. Ses rapports avec le comte de Vaugiraud étaient exécrables (cf. infra).Ce dossier concerne l'arrestation du baron de La Barthe, commandant en second de la colonie, à la suite des ordres données par le comte Pierre-René-Marie de Vaugiraud de Rosnay (1741-1819), gouverneur lieutenant-général de la Martinique de 1814 à 1818. Rappelé en France par ordonnance du 13 août 1817 il ne quitta la colonie qu’au début de 1818. Sa conduite rugueuse avait donné lieu à tant de plaintes (dont celles de l'intendant) qu'il dut se présenter à son retour devant une commission présidée par Barbé-Marbois et chargée d'examiner les griefs exprimés contre lui. Parmi ces derniers devait figurer l'affaire qui fait l'objet de nos pièces : l'arrestation arbitraire du baron de Labarthe, donc, pour des motifs que Dubuc ne précise, préférant se répandre en plaintes sur l'abus d'autorité permanent du gouverneur.Cf. Debien (Gabriel) : Les Papiers d’un gouverneur général des îles d’Amérique : le comte de Vaugiraud (1814-1818), in : Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe (1968). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 234575

‎[MANUSCRIT]. [DUPERRÉ (Victor-Auguste)].‎

‎[Correspondance active avec le ministre de la marine].‎

‎Saïgon, s.d (1874-76) 7 pièces in-8, en feuilles sur papier de deuil.‎

‎Très intéressante correspondance active de Victor-Auguste Duperré (1825-1900), fils de Victor-Guy, gouverneur de Cochinchine du 30 novembre 1874 au 16 octobre 1877, adressée à Louis-Raymond de Montaignac de Chauvance (1811-1891), qui fut ministre de la marine et des colonies du 22 mai 1874 au 9 mars 1876. Voulue directe et hors des communications officielles (par suite de l'acheminement inégal du courrier, est-il prétexté), elle se compose de sept longues lettres ne comportant que l'éphéméride, et dont l'année doit être reconstituée à partir du contenu (avec une marge d'incertitude pour certaines). Elles fournissent les détails les plus précis et les plus circonstanciés sur l'administration de la seule colonie que nous possédions alors en Indochine, avant la signature des traités de 1883 et 1884.I. Du 7 décembre [1874] : 3 bifeuillets écrits sur les 12 pages. La missive a tout d'un envoi consécutif à une prise de fonction récente ("Mon prédécesseur vous ayant rendu compte lui-même des incidents importants, je me suis contenté de signer quelques dépêches relatives au service courant : d'ailleurs les visites particulières & celles que j'ai faites dans nos établissements ont absorbé tout mon temps depuis cinq jours, & je n'oserais aborder dès à présent dans une correspondance officielle des sujets qui méritent l'examen attentif que je vais commencer de toutes les affaires dont je dois poursuivre la solution"). Sont ensuite abordés pêle-mêle les sujets les plus importants : relations avec la Cour de Hué, règlement du budget et des dépenses locales pour 1875, observations sur Jules-François-Émile Krantz (1821-1914), qui fut gouverneur militaire de Cochinchine du 16 mars au 30 novembre 1874, et avait assuré l'intérim du gouvernorat général de mars à novembre 1874 après le départ de Jules Dupré, etc. Elle se termine par un appel au soutien du ministère : "Le bien que je pourrai faire peut seul me soutenir et m'encourager, je vous supplie de m'accorder les moyens de le tenter et d'accueillir avec bienveillance les propositions que je vous adresserai lorsque j'aurai étudié la situation sous toutes ses faces, visité la colonie, recueilli auprès des personnes compétentes les renseignements nécessaires".II. Du 26 avril [1875] : 4 bifeuillets écrits sur 15 pp. Il s'agit d'un compte-rendu officieux de la mission du commandant Charles-Paul Brossard de Corbigny (1822-1900) auprès de l'Empereur Tu Duc à Hué. Brossard avait en effet été chargé d'une mission en Annam où il se rendit avec son frère, alors lieutenant de vaisseau et hydrographe de l'expédition, Jules-Marcel. L'escadre partit ainsi de Saïgon le 4 avril 1875, atteignit la rade de Tourane, remontant la rivière jusqu'à Hué où Tu-Duc reçut les voyageurs (14 avril) et dut y ratifier le traité de semi-protectorat signé l'année précédente. Les Français revinrent ensuite à Tourane et par un croiseur retournèrent à Saïgon (24 avril). La missive de Duperré suit donc de près le retour des marins. Suivent des considérations sur la ratification du traité par l'assemblée, et sur les allégements de contributions de la Cochinchine consentis par le ministre des finances.III. Du 20 mai : 4 bifeuillets écrits sur les 16 pages. Cette longue lettre commence par une assurance sur la fin des révoltes des provinces de M Tho et Tan Nay ("Je suis heureux de pouvoir vous annoncer que l'ordre est complètement rétabli") ; elle se poursuit par des considérations plus générales, très représentatives des mentalités coloniales de la fin du XIXe et du mythe de la "mission civilisatrice" : "Il faut, monsieur le ministre, que nous profitions de la leçon : en Cochinchine, comme partout ailleurs, nous avons la prétention de charmer, d'être admirés, aimés ; nous comptons sur la séduction qu'inspirent nos personnes, nos institutions, notre civilisation, et nous nous abandonnons à une confiance présomptueuse et irréfléchie. Ici, à peine campés dans des provinces ... nous avons cru que tous ces notables, ces lettrés, ces fonctionnaires annamites besogneux seraient subitement ralliés à la nouvelle administration, que fidélité à leur Roi, patriotisme, attachement aux traditions séculaires disparaîtraient par enchantement". Puis les conclusions tirées sont d'ordre uniquement pratique (doublement des inspections, envoi des administrateurs au contact des populations, meilleure répartition des impôts, etc.), mais le diagnostic initial a le mérite de la clairvoyance. Le reste de la lettre concerne les constructions et travaux entrepris, ainsi que le futur traité de commerce (cf. infra).IV. Du 25 août [1875] : 4 bifeuillets écrits sur les 16 pages. Après une longue note sur le cas personnel d'un secrétaire de la mission française à Hué, la lettre revient sur les ratifications du traité de commerce d'avril précédent, désormais aux mains de Pierre-Paul Rheinart (1840-1902), chargé d'affaires dans la capitale impériale de 1875 à 1876, puis s'étend sur les difficiles relations avec les fonctionnaires de la Cour de Hué, leur susceptibilité, leur inertie, leur mauvaise volonté à exécuter les clauses de la convention. Duperré se plaint également des personnels militaires envoyés par la métropole, ce qui jette une lumière assez crue sur la qualité des sujets : "Permettez-moi, monsieur le ministre, d'appeler votre attention sur les compositions bien regrettables des envois de personnel en Cochinchine. J'ai ici deux colonels qui, en présence des actes trop nombreux d'indiscipline dont je me plains, reconnaissent qu'ils agissaient lorsqu'ils étaient en France exactement comme le font leurs collègues, aujourd'hui : lorsque l'on forme les compagnies destinées à la colonie, les chefs de corps ont tous une seule pensée, celle de se débarrasser de tous les mauvais sujets du régiment, les feuilles de punition sont là pour l'attester". Ce qui "perpétue dans les ports cette opinion trop répandue que la Cochinchine est une colonie placée dans des conditions telles que l'on peut la considérer comme un lieu de déportation pour les mauvais serviteurs & les hommes indisciplinés".V. Du 24 octobre : 4 bifeuillets écrits sur 13 pages. La lettre commence par des mesures personnelles en faveur du capitaine de vaisseau Marie-Charles Lehelloco (1827-1880), commandant du Duchaffaut. Elle se continue par un exposé des difficultés persistantes dans les relations avec la Cour de Hué : "Nous avons à lutter sans cesse contre le parti qui nous sera toujours hostile, à vaincre les hésitations, la timidité des mandarins qui, personnellement enclins à accepter les faits accomplis, ne se sentent pas assez forts pour proclamer bine haut la nécessité d'entrer dans une voie nouvelle ; de là des tiraillements, des intrigues qui lasseraient les plus patients et découragent parfois M. Rheinart". Puis sont abordées les relations diplomatiques avec la Chine, au sujet des provinces du nord du Tonkin : "Je crois qu'il faut abandonner pour le moment toutes démarches à Pékin puisque le gouvernement chinois fait examiner par le même mandarin, Li Hang Chang [Li Hongzhang, 1823-1901] la double question de Bahmo & du Song Coï, que l'on considère, à bon droit, comme ne pouvant pas être scindée. Si les Anglais obtiennent l'ouverture du Yunnan par sa frontière nord-ouest, peut-être aurons-nous gain de cause".VI. Du 17 janvier [1876] : 3 bifeuillets, écrits sur 9 pages, après le congé que le ministre a accordé à Duperré au commencement de 1876 (cf. fin de la lettre du 25 août), et portant essentiellement sur l'évolution des mentalités des populations de la Cochinchine ("Le moment est opportun, car, après avoir parcouru le territoire de la Cochinchine, j'ai reconnu avec une bien vive satisfaction : que les idées claires avaient fait des progrès réels dans l'esprit des populations ; que la confiance dans l'administration française rendrait désormais plus difficile la propagande à laquelle n'ont pas encore renoncé les mécontents, petits fonctionnaires et lettrés, qui, dans l'ancien gouvernement, étaient les maîtres. Deux bonnes récoltes ont singulièrement aidé à ce résultat et, je peux le dire, les exécutions que j'ai cru nécessaires pour arrêter la dernière rébellion ont produits les meilleurs effets en ce sens que les chefs seuls ont été frappés. Les Annamites semblent vouloir secouer leur apathie routinière en ce qui concerne la culture, et je les vois marcher avec résolution dans la voie que quelques notables intelligents leur ont ouverte à notre instigation").VII. Du 31 janvier [1876]: 4 bifeuillets écrits sur 14 pages, au ton notablement différent de l'apaisement exprimé par la précédente missive. C'est que l'approche du Nouvel an annamite fait craindre des mouvements de révolte. Duperré se veut cependant toujours rassurant : "Permettez-moi donc de vous rendre compte, en peu de mots, de la situation qui, j'ai hâte de le dire, ne doit pas vous préoccuper au moment des fêtes annuelles annamites, les gens sans aveu causent toujours quelques désordres, les actes de piraterie deviennent plus nombreux, le pays éprouve un certain malaise, dont ont voulu profiter des agents de rébellion dont nous découvrirons, je l'espère, les projets en même temps que nous retrouverons les traces d'une direction supérieure". Duperré ne croit cependant pas à une action occulte de la Cour impériale de Hué, et donne ensuite un état de la répression des fauteurs de troubles. Suivent des considérations sur les crédits nécessaires "à notre prochain établissement au Tonkin" (armements, troupes, constructions).ON JOINT : une L.A.S. du 4 juillet [1866] du même Duperré, alors chef de cabinet du ministre de la marine [Chasseloup-Laubat], adressée à un amiral non identifié, mais probablement le préfet maritime de Cherbourg [Aimé Reynaud], et annonçant un voyage impromptu du ministre : "Le ministre se propose de partir demain, jeudi, pour Cherbourg par le train de 8 h du soir. Il voyagera tout à fait incognito : son aide de camp Dumas, Dupuy de Tome et Trébault l'accompagneront. Par conséquent personne à la gare, vous seul". Une curieuse consigne y figure concernant l'amiral Camille de La Roncière-Le Noury (1813-1881). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 234907

‎[MANUSCRIT]. [ARNAUD (Auguste)].‎

‎[Correspondance active pendant la Guerre de 1914].‎

‎S.l., s.d. (1914-1915) 139 pièces in-12 ou in-8, en feuilles.‎

‎Ensemble bien cohérent de lettres adressées au moins une fois par semaine (parfois tous les trois jours, parfois même tous les jours) à ses parents et frère (René Arnaud) par Auguste Arnaud (1890-1946), un canonnier, qui avait été conscrit du village rhodanien de Sarras (Ardèche), et incorporé en octobre 1911 au 38e Régiment d'artillerie. Originaire d'une famille catholique, vraisemblablement paysanne et même viticole, étant données les nombreuses considérations sur les travaux des champs, les vendanges et le soin des vignes, il avait déjà accompli pendant les deux années de son service militaire (1911-1913) la campagne du Maroc. Évidemment, il fut de nouveau mobilisé dans la 9me batterie au début de la Grande guerre. Rédigées généralement sur un bifeuillet, et presque uniquement au crayon de bois, par manque de plumes, ses lettres courent du 14 août 1914 au 18 août 1915. À la différence de sa correspondance marocaine, elles sont généralement très concises (parfois un billet) et contiennent le moins de détails possible sur les opérations et leur localisation, ce qui était prohibé par la censure (mais s'atténue avec le service en tranchées) ; le tempérament fort concret d'Auguste ne le portait de toute façon pas à des épanchements ni à des détails inutiles. Tout au long, il sera demeuré plus intéressé à la nourriture quotidienne qu'à toute autre considération. Ce "au jour le jour " dira mieux que toute déclamation le quotidien monotone et angoissant du poilu. Au demeurant, il est excessivement préoccupé de la santé de ses parents et de la fatigue que leur occasionne un travail des champs qui repose désormais presque uniquement sur eux (moissons, vendanges).Comme dans la correspondance marocaine, on a droit parfois à un petit post-scriptum en dialecte local à la fin des lettres (19, 53, 69), par exemple : "Tacho mouyen de pas laissa aigri la tino" ; "Coummençou d'ové souin minis na me coucha ; bounsoua a tous et bouno neu".PREMIÈRE PARTIE : 1914. 1. Lettre du 14 août 1914 : Auguste et ses amis n'ont pas encore connu d'engagement à cette date. - 2. Du 17 août 1914 : "Nous avons passé la frontière" (il n'est évidemment pas précisé laquelle, mais le 38e d'artillerie participait en ce mois d'août 1914 à la "bataille des frontières" en Lorraine, Alsace et Luxembourg). - 3. Du 18 août 1914 : "Je ne vous en dis pas davantage, les détails sur la campagne, je vous les ferai de vive voix". - 4. Du 21 août 1914 : Auguste est en bonne santé .. - 5. Du 25 août 1914 : "Vous êtes probablement mieux renseignés que nous sur la guerre ; ici, on ne sait rien à part ce qui se passe dans notre zone ; il n'y a qu'à attendre, peut-être que dans quelques jours il y aura quelque chose de décisif". - 6. Du 27 août 1914 : banalités du quotidien. - 7. Du 29 août 1914 : "Voilà plusieurs jours que le canon tonne du matin au soir sans interruption, hier nous avons eu un grand nombre de prisonniers allemands". - 8. Du 1er septembre 1914 : "Le canon et la fusillade font rage pas bien loin d'ici". - 9. Du 3 septembre 1914 : Auguste s'inquiète de ne pas avoir reçu de nouvelles de ses parents depuis le début des hostilités ; de son côté, il ne peut qu'être satisfait ("j'ai bon appétit et la boustifaille ne manque pas", ce qui est évidemment le principal). - 10. Du 4 septembre 1914 : "Nous devons embarquer de nouveau sous peu, nous changeons de région". - 11. Du 7 septembre 1914 : banalités du quotidien. - 12. Du 11 septembre 1914 : l'optimisme déplacé est de mise ("On attend toujours avec confiance la fin des hostilités qui sera le jour de la libération"). - 13. Du 13 septembre 1914 : "Hier on nous a lu une dépêche du général Joffre annonçant la déroute dela 1ère et 2me armées allemandes, ici on a pris des canons et caisses que j'ai vus hier, il faut espérer qu'on les chasse vite et que cela finisse bientôt". - 14. Du 15 septembre 1914 : "En ce moment, nous sommes sur le chemin de la victoire, les Allemands se sauvent". Ceci est écrit en pleine retraite de la Marne .. - 15. Du 17 septembre 1914 : banalités du quotidien. - 16. Du 22 septembre 1914 : Auguste voit souvent ses pays du 38e. - 17. Du 27 septembre 1914 : banalités du quotidien. - 18. Du 30 septembre 1914 : "Mon groupe est séparé des autres, il y a quelques jours que je n'ai pas vu les pays". - 19. Du 2 octobre 1914 : "N'écoutez pas le bavardage de certaines gens qui prennent plaisir à vous alarmer". - 20. Du 7 octobre 1914 : banalités du quotidien. - 21. Du 10 octobre 1914 : "Si vous pouviez me voir, vous me diriez que j'ai engraissé et c'est vrai ; c'est dommage que je n'ai pas eu l'occasion de me peser, sans ça je vous dirais mon poids". - 22. Du 12 octobre 1914 : banalités du quotidien. - 23. Du 15 octobre 1914 : première lettre où sont évoquées les souffrances de la guerre (prisonniers, morts), mais "Voilà déjà longtemps que nous ne sommes plus en première ligne". - 24. Du 17 octobre 1914 : "Voilà quelques jours que nous sommes au repos". - 25. Du 18 octobre 1914 : intéressante description d'une journée-type. - 26. Du 20 octobre 1914 : "Aujourd'hui, on s'occupe à raccommoder et à nettoyer nos effets". - 27. Du 25 octobre 1914 : les deuils se multiplient dans le village d'Auguste ("Vous m'annoncez encore la mort de Badel, que de deuils nous coûtera cette maudite guerre"). - 28. Du 29 octobre 1914 : réunion la veille de tous les pays d'Auguste (douze en tout). - 29. Du 1er novembre 1914 : Auguste a assisté à la messe de la Toussaint et s'est rendu au cimetière voisin ("où sont enterrés cinq soldats tombés sur le champ de bataille"). Un ordre de départ est arrivé pour le lendemain. - 30. Du 3 novembre 1914 : "Nous sommes allé prendre position pas très loin des Alboches". - 31. Du 5 novembre 1914 : banalités du quotidien. - 32. Du 7 novembre 1914 : quotidien d'une tranchée, ou Auguste est maintenant positionné. - 33. Du 11 novembre 1914 : "C'est toujours terrés dans nos trous que je vous envoie de mes nouvelles", Auguste détaille les conditions de vie et le roulement dans les tranchées. - 34. Du 15 novembre 1914 : "Hier il est arrivé ici bon nombre de jeunes soldats de la classe 1914 ; ils viennent d'Avignon et de Nîmes". - 35. Du 16 novembre 1914 : "Comme on se gèle les pieds sans bouger dans la tranchée, j'ai été volontaire pour préparer un emplacement de batterie peut-être à 500 mètres de la nôtre". - 36. Du 17 novembre 1914 : "Hier, pendant une heure, toute l'artillerie s'est mise à cracher à la fois, aujourd'hui on en a fait de même". - 37. Du 19 novembre 1914 : "Nous sommes à trois kilomètres de Saint-Mihiel où les Allemands sont établis". C'est la première indication topographique de la correspondance : devenue un point stratégique important, cette ville de la Meuse fit l'objet de nombreuses tentatives françaises de reconquêtes. La ville fut régulièrement bombardée, mais les contre-attaques françaises aboutirent à un échec. - 38. Du 21 novembre 1914 : intensification du froid (- 15° la nuit précédente). - 39. Du 23 novembre 1914 : "L'attaque dirigée contre Saint-Mihiel n'a donné aucun résultat". - 40. Du 26 novembre 1914 : "Nous avons fait une étape de 30 kilomètres, nous sommes arrivés à Saint-André [Saint-André-en-Barrois] à la tombée de la nuit". - 41. Du 28 novembre 1914 : nouvelles essentiellement alimentaires. - 42. Du 30 novembre 1914 : "Nous avons pu nous rendre compte de la fureur du combat qui s'est livré par là [dans un bois voisin] par le nombre de tombes qui sont sur la lisière de la forêt, certaines contiennent d'après le dire des gens du pays 100 à 120 corps et Français et Allemands sont ensemble. La forêt est complètement fauchée d'obus". - 43. Du 2 décembre 1914 : un réserviste se suicide avec son arme. - 44. Du 4 décembre 1914 (rare lettre écrite à l'encre) : banalités du quotidien. - 45. Du 6 décembre 1914 : vaccination contre la typhoïde. - 46. Du 7 décembre 1914 : "Depuis le commencement de la campagne, c'est le premier village où nous sommes bien considérés par les habitants". - 47.-48. Des 10 et 12 décembre 1914 : banalités du quotidien. - 49. Du 16 décembre 1914 : départ pour Fréméréville [= Fréméréville-sous-les-Côtes depuis 1924], pour aller prendre des positions devant Montfaucon [Montfaucon-d'Argonne]. - 50. Du 18 décembre 1914 : banalités du quotidien. - 51. Du 20 décembre 1914 : cantonnement dans les tranchées. - 52. & 53. Des 22 et 24 décembre 1914 : banalités du quotidien. - 54. Du 26 décembre 1914 : le front est calme. - 55. Du 28 décembre 1914 : banalités du quotidien. - 56. Du 30 décembre 1914 : fin de l'année dans les tranchées.SECONDE PARTIE : 1915. 57. Du 3 janvier 1915 : bivouac à Betlainville [= Béthelainville, Meuse]. - 58. Du 4 janvier 1915 : montée surprise vers la position. - 59. Du 6 janvier 1915 : le front demeure calme. - 60. Du 7 janvier 1915 : banalités du quotidien. - 61. Du 11 janvier 1915 : "La batterie descend au repos ce soir en laissant le matériel sur la position". - 62. Du 15 janvier 1915 : banalités du quotidien. - 63. Du 17 janvier 1915 : "Nous ne sommes pas les plus malheureux, ayant une tranchée bien abritée et solide". - 64. Du 18 janvier 1915 : "Hier au soir, notre infanterie a perdu une tranchée, ce matin la batterie du 55e qui l'avait comme objectif a dû la bombarder pour la détruire". Première mention de la guerre aérienne dans le secteur. - 65. Du 19 janvier 1915 : banalités du quotidien. - 66. Du 20 janvier 1915 : réinstallation à Béthelainville. - 67. Du 21 janvier 1915 : la veille, revue passée par le nouveau commandant ("il a pas l'air d'être bien souple"). - 68. Du 26 janvier 1915 : cérémonie de décorations d'officiers et de sous-officiers artilleurs le 24 à Montzéville (Meuse). - 69. Du 27 janvier 1915 : nettoyage des tranchées rendu possible par le temps sec. - 70. Du 29 janvier 1915 : "Les Boches ont bombardé assez violemment nos tranchées d'infanterie, on croyait à une attaque, mais elle a certainement été arrêtée par le 51e d'artillerie qui a tiré en plein dans les tranchées ennemies". - 71. Du 31 janvier 1915 : banalités du quotidien. - 72. Du 2 février 1915 : "On entend en ce moment une canonnade assez violente sur notre gauche". - 73. Du 4 février 1915 : tirs d'aviation. - 74. Du 5 février 1915 : mission à Esnes [-en-Argonne]. - 75. Du 7 février 1915 : banalités du quotidien. - 76. Du 9 février 1915 : "La discipline est à présent très sévère". - 77. Du 11 février 1915 : "Notre repos tire à sa fin, nous allons reprendre demain soir la position". - 78. Du 14 février 1915 : banalités du quotidien. - 79. Du 16 février 1915 : "Dans notre secteur, tout est calme". - 79. Du 18 février 1915 : troisième revue d'armes en 15 jours. - 80. Du 19 février 1915 : corvée de bois avec un menuisier pour faire des timons, des manches de pioches, etc. - 81. Du 22 février 1915 : "On continue à améliorer nos abris et à creuser des boyaux de manière à ne pas être aperçus pour aller aux postes d'observation". - 82. Du 24 février 1915 : banalités du quotidien (vêtements d'hiver,gamelle). - 83. Du 26 février 1915 : banalités du quotidien. - 84. Du 1er mars 1915 : son frère cadet René est appelé à Marseille pour servir (il était resté avec les parents depuis le début de la guerre). - 85. Du 3 mars 1915 : s'inquiète de la désertification du village où tout le monde a été rappelé, y compris les auxiliaires et les réformés. - 86. Du 5 mars 1915 : banalités du quotidien. - 87. Du 7 mars 1915 : nouvelles de René, qui est au service d'un médecin-chef dans ce qui ressemble bien à une confortable planque. - 88. Du 9 mars 1915 : banalités du quotidien. - 89. Du 12 mars 1915 : "Il passe une rumeur que la correspondance va être supprimée pendant quelque temps, ce n'est pas officiel, personne ne nous a avertis, c'est un bruit qui court". - 90.-91. Des 11 et 15 mars 1915 : banalités du quotidien. - 92. Du 17 mars 1915 : pas de nouvelles de René. - 93. Du 19 mars 1915 : un local a été aménagé pour des douches, grande innovation bienvenue. - 94. Du 21 mars 1915 : banalités du quotidien. - 95. Du 24 mars 1915 : inspection du général la veille ; il s'est montré insatisfait de la propreté, et annonce une seconde inspection dans 3 jours. - 96. Du 28 mars 1915 : "Notre capitaine a été évacué sur l'arrière, je ne sais pas s'il sera remplacé par un autre". - 97. Du 30 mars 1915 : rencontre fortuite de vieux camarades à Montzéville. - 98. Du 2 avril 1915 : "Notre secteur est très calme, nous n'avons pas même tiré un coup". - 99. Du 4 avril 1915 : une alerte interrompt le temps de repos de la batterie. - 100. Du 8 avril 1915 : "Donnez-moi des nouvelles des prisonniers" (du village). - 101. Du 12 avril 1915 : banalités du quotidien. - 102. Du 14 avril 1915 : "Depuis que le capitaine est parti, c'était notre lieutenant qui faisait fonction, mais étant de la réserve, il n'était pas assez capable, il est remplacé par un autre lieutenant qui, je crois, va prendre son troisième galon". - 103. Du 18 avril 1915 : "Pour ne pas rester sans rien faire, nous travaillons tous à nos parcs". - 104. Du 21 avril 1915 : banalités du quotidien. - 105. Du 25 avril 1915 : "On occupe nos moments de loisir à parler aux dames et puis nous avons tous les jours un journal qu'un camarade de la pièce fait monter par le ravitaillement". - 106. Du 30 avril 1915 : "On travaille presque tout le jour à charger du fumier pour les paysans qui labourent et sèment avoine et pommes de terre". - 107. Du 2 mai 1915 : premier jour sans corvées. - 108. Du 7 mai 1915 : banalités du quotidien. - 109. Du 10 mai 1915 : un accident occasionne la rentrée d'un couteau à cran dans la cuisse d'Auguste, d'où infirmerie. - 110. Du 13 mai 1915 : installation à Montzéville. - 111. Du 16 mai 1915 : plaie entièrement guérie. - 112.-113. Des 17 & 19 mai 1915 : banalités du quotidien. - 114. Du 21 mai 1915 : "Nous montons sur la position après-demain". - 115. Du 23 mai 1915 : "Nous voici installés dans notre nouvele position depuis ce matin. Je n'avais jamais rêvé quelque chose de si bien. Figurez-vous que nous sommes dans une forêt comme on n'en voit qu'ici. C'est dans un véritable village qui ne se voit que lorsqu'on y est, tellement les cahutes sont dissimulées sous les taillis, et puis il y a les rues toutes pavées en bois avec une rampe de chaque côté. Comme position, c'est bien mieux que celle que nous avons quittée". - 116. Du 25 mai 1915 : Auguste a été bien soigné après son accident, contrairement à ce que s'imagine son père. - 117. Du 2 juin 1915 : banalités du quotidien. - 118. Du 7 juin 1915 : nouvelles de son frère René. - 119.-120. Des 9 et 12 juin 1915 : rencontre de plusieurs pays, dont Auguste Badel. - 121. Du 14 juin 1915 : le groupe va se cantonner à Brabant [-sur-Meuse]. - 122. Du 16 juin 1915 : banalités du quotidien. - 123. Du 18 juin 1915 : "On continue à travailler pour améliorer les abris". - 124. Du 20 juin 1915 : "Je crois que tout le monde souffre beaucoup de cette guerre, surtout dans la campagne où est toujours le même travail et il n'y a que des femmes ou des vieux pour le faire". - 125. Du 26 juin 1915 : banalités du quotidien. - 126. Du 2 juillet 1915 : sur une permission de René passée dans la maison familiale. - 127. Du 6 juillet 1915 : banalités du quotidien. - 128. Du 9 juillet 1915 : "Maintenant nous construisons une cabine téléphonique". - 129. Du 13 juillet 1915 : "Il paraît que les Boches ont attaqué près de Boureuil la cote 263". - 130. Du 15 juillet 1915 : banalités du quotidien. - 131. Du 19 juillet 1915 : "Me voici de nouveau sur la position depuis ce matin". - 132. Du 22 juillet 1915 : "Dans notre secteur il ne se passe rien d'important". - 133. Du 26 juillet 1915 : "En ce moment, il y a quatre avions boches qui nous survolent, les canons les font partir". - 134. Du 29 juillet 1915 : "Voilà déjà nos quatre jours de position écoulés, nous descendons demain à Brabant pour autant de repos". - 135. Du 31 juillet 1915 : banalités du quotidien. - 136. Du 4 août 1915 : "Vous me dites qu'il est arrivé des prisonniers d'Allemagne". - 137. Du 9 août 1915 : sur une permission éventuelle. - 138. Du 11 août 1915 : banalités du quotidien. -139. Du 18 août 1915 : "On vient d'apprendre à l'instant que nous quittons la position ce soir, c'est tout ce que l'on sait, on ignore où nous allons".C'est là la dernière missive conservée. On ignore la suite de la guerre d'Auguste, mais il devait y survivre, se mariant juste après et ne mourant qu'en 1946 dans son village natal. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 234947

‎[MANUSCRIT. - LA RÉUNION].‎

‎[Correspondance avec la famille de Bruno].‎

‎Saint-Denis [de l'Île Bourbon], 1818 - 1819, 3 bifeuillets in-4, en feuilles.‎

‎Ensemble de trois longues lettres rédigées par un certain Cotteville au général Louis-Adrien de Bruno (1771-1861) ou à sa femme, née Jacinthe de Folard (1775-1866), fille d'Hubert de Folard (1709-1803), toutes concernant leurs affaires dans les possessions françaises de l'Océan indien :I. Du 10 novembre 1818 (au général) : condoléances sur la mort de la mère du destinataire (née Joséphine Law de Lauriston) ; projet de vente d'une petite maison à Pondichéry qui appartient au général et à sa soeur, mais ne rapporte quasiment rien ; dissipation par l'exécutrice testamentaire d'un legs de 4000 piastres fait par Lucile Pignotet au père du général. II. Du 20 juillet 1819 (à madame) : poursuite d'un long procès contre les héritiers Dominjeot ; estimation basse de la maison de Pondichéry (900 francs seulement) ; reliquat de deux terrains dans la même ville relevant de la succession du chevalier de Law le père [Jean Law de Lauriston, 1719-1797].III. Du 16 septembre 1819 (à madame) : issue du procès Dominjeot ; "Vernety vous a annoncé précipitamment le gain du procès contre les héritiers Dominjeot. Toutes mes brillantes espérances ont bien déchu, de trente mille francs la somme se trouve réduite à 1900 piastres, sur lesquelles il y a des non valeurs. Cette diminution si grande est due à une lettre de Mr. Bruno écrite en 1792 à Mr. Dominjeot de placer ses fonds. D'après cela, toute la dépréciation est pour son compte". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 235016

‎[MANUSCRIT]. SPIETZ (Jean-Charles).‎

‎[Correspondance active].‎

‎Strasbourg ou Montbéliard, 1811 - 1813 39 pièces in-4 ou in-folio, en feuilles.‎

‎Ensemble de copies de L.A.S ou B.A.S. du médecin Jean-Charles Spietz, directeur du dépôt de mendicité du Haut-Rhin. Elles durent rester au dépôt et servirent de registre de correspondances. Quelques rares missives ressortent à la correspondance passive (e.g. 11). Une seule émane d'un autre fonctionnaire que Spietz (la 36). La plupart des lettres proviennent de Montbéliard [Mömpelgard] et sont adressées au sous-préfet de Porrentruy, supérieur direct de Spietz : si la ville de Montbéliard est actuellement incluse dans le département du Doubs, elle fit partie du Haut-Rhin de 1800 à 1816. Quant à Porrentruy, il fit retour à la Confédération en 1815.Le nombre des pensionnaires varie peu : il y a 84 mendiants recueillis à la date du 28 juin 1812 ; 86 le 9 août de la même année ; 91 le 19 août 1812 ; 87 au début de 1813 ; 100 en février 1813 ; 103 en mars 1813 ; 107 en avril 1813. L'ensemble, en dépit du style administratif parfaitement observé, documente de façon crue la gestion quotidienne, très difficile, de ces établissements remontant à la déclaration royale du 3 août 1764, complétée par arrêt du Conseil du roi du 21 octobre 1767. Napoléon en confirma l'existence en 1801 et 1808, et en imposa un dans chaque département. Quant au règlements, aux sanctions, au comportement des pensionnaires (évasions fréquentes, révoltes), l'institution s'apparentait plus à une prison qu'à un hôpital en dépit de la visée trop optimiste portée par les règlements. I. Année 1811.1. Lettre du 21 janvier 1811, de Strasbourg, adressée au préfet du Haut-Rhin [Nicolas-Félix Desportes] : concerne l'entrée en exercice de Spietz et le temps nécessaire à l'acquisition de tout ce que le règlement du dépôt prévoit. - 2. Lettre du 27 avril 1811, de Montbéliard, adressée au préfet : sur les travaux urgents que nécessitent les bâtiments de l'établissement. - 3. Lettre du 23 octobre 1811, de Montbéliard, adressée au préfet : lettre d'accompagnement pour le tableau des employés pour les diverses places du service du dépôt (mais le tableau lui-même n'est pas joint). - 4. Lettre du 15 novembre 1811, de Montbéliard, au préfet : sur la nomination de l'abbé Gérardin comme aumônier du dépôt. - 5. Lettre du 24 novembre 1811, de Montbéliard, au préfet : sur la fourniture d'une soixantaine de lits. - 6. Lettre du 4 décembre 1811, de Montbéliard, au préfet : demande la nomination de son fils comme commis aux écritures. - 7. Lettre du 11 décembre 1811, de Montbéliard, à M. Briche, secrétaire général de la préfecture du Haut-Rhin : demande d'autorisation d'adjudication de la fourniture des objets de consommation pour le dépôt (il s'agit d'André-Jean-Élisabeth Briche, 1766-1838). II. Année 1812.8.-9. Lettre du 24 janvier 1812, de Montbéliard, au préfet : accompagne la transmission du budget (non joint). Deux versions légèrement différentes. - 10. Lettre du 26 janvier 1812, de Montbéliard, au préfet : sur le paiement des employés. - 11. Lettre du 12 mars 1812, de Porrentruy, du sous-préfet de l'arrondissement de Porrentruy : concerne un litige de Spietz avec un certain Blanchon. - 12. Procès-verbal du 18 mai 1812, de Montbéliard : sur l'évasion d'un certain Riard "esprit un peu dérangé, ce qui probablement étoit le résultat des accès d'épilepsie". - 13. Lettre du 19 mai 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : refuse la réception de mendiants trop négligés dans le dépôt. - 14. Lettre du 4 juin 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur l'état des appointements des employés pour le mois d'avril. - 15. Procès-verbal du 13 juin 1812, à Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : constate le refus de deux surveillants (Dieudonné fils et Tisserant) de se conformer au règlement intérieur du dépôt pour la nuit (le sous-préfet annote en réponse : "il y a lieu de révoquer la nomination des sieurs Tisserant et Dieudonné"). - 16. Lettre du 28 juin 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la visite de l'inspecteur général. - 17. Lettre du 2 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : expose longuement la situation personnelle du directeur et alerte sur "une espèce d'insubordination et de récalcitrance de la part des employés, qui me fait remarquer qu'il existe ici un moteur caché de désordre et de désobéissance". - 17. Lettre du 9 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "J'ai eu soin de mettre tous les octogénaires avuegles et hommes hors de cas de marcher dans une salle au rez de chaussée, mais les aveugles ne peuvent faire leur lit ni faire le nécessaire pour la propreté, les autres se plaignent d'être forcés de le faire, et en effet ils ont après de [la] peine à faire le leur propre". - 18. Lettre du 19 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : rend compte de diverses punitions de mendiants. - 19. Lettre du 23 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne un rapport sur "le plus mauvais employé qu'il y ait jamais eu dans une administration". Le rapport est joint et occupe un grand feuillet in-folio. - 20. Lettre du 30 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : condamnation du sieur Hoffmann à un mois de prison "pour avoir volé une ration de pain".III. Année 1813.21. Lettre du 3 janvier 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : compte rendu de quelques emprisonnements. - 22. Lettre du 7 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accorde la liberté à des prisonniers repentants. - 23. Lettre du 10 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la multiplication des vols par les mendiants. - 24. Lettre du 12 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : enquête sur les complices des vols (de coton). - 25. Lettre du 13 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur une "émeute sérieuse" qui vient de se produire au dépôt. - 26. Lettre du 10 mars 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "le service se fait difficilement, et repose tout entier sur le surveillant Froidevaux". - 27. Lettre du 25 mars 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : rapport sur les procédés inconvenants d'un certain Bernard Dépensier. - 28. Lettre du 9 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : statistiques des vivants et des morts au dépôt. - 29. Lettre du 11 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : continuation du comportement déplacé de Bernard Dépensier. - 30. Lettre du 25 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : prépare la transmission de renseignements à un nouveau sous-préfet qui vient d'être nommé. - 31. Lettre du 5 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne la transmission des comptes (non joints). - 32. Lettre du 12 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne des procès-verbaux d'évasion (non joints). - 33. Lettre du 14 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : présentation d'un certain Jacques-Louis Roederer au poste de surveillant. - 34. Lettre du 13 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur les effectifs insuffisants des infirmiers affectés au dépôt. - 35. Lettre du 16 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "Les employés nourris du dépôt ont obtenu de Mr le préfet l'autorisation de porter leurs vivres dans leurs familles, et ces messieurs faisant durer leurs repas jusqu'à 8 et 9 heures du soir, et 3 et 4 heures de l'après-midi, j'ai cru exemplaire de réprimer ces abus". - 36. Lettre du 25 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : elle émane du préposé aux entrées et secrétaire du conseil d'inspection du dépôt, qui signe Besnier Deforges, et charge le directeur auquel elle reproche une excessive rigueur. - 37. Lettre du 23 juillet 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la difficulté à se procurer un garçon boulanger. - 38. Lettre du 25 juillet 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne la transmission d'une pétition du sacristain du dépôt (non jointe). - 39. Lettre du 25 août 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur une réprimande faite au surveillant Charton. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 244701

‎[MANUSCRIT - CREUSE] [MARITAUD (Léonard)]‎

‎[Célébration du 9 thermidor].‎

‎Bourganeuf, 10 thermidor an IV (28 juillet 1796) in-4, [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et très lisible, quelques ratures et biffures, en feuille.‎

‎Très intéressante pièce, brouillon d'une missive adressée depuis les profondeurs de la Creuse au journaliste Jean-Baptiste Louvet (1760-1797), alors député de la Haute-Vienne aux Cinq-Cents, et rédacteur de la Sentinelle, feuille qui continuait de combattre à la fois ("en même temps") le jacobinisme et la réaction thermidorienne, conformément à la ligne qui fut celle de son auteur.L'auteur demeure d'une grande prudence : "Citoyen Louvet, si un jour vous jugés à propos d'insérer cette notte dans vôtre journal, je vous prie de ne pas mêtre mon nom au bas. Ce n'est pas que je craigne le grand jour, mais il est, vous le sçavés, des circonstances qui commandent l'anonime. Si je signe cette lettre c'est seulement pour vôtre sûreté en cas de besoin ..."Il faut dire que le brave homme y va de main forte dans sa description des fêtes municipales du 9 thermidor, qui ne devaient sans doute pas agréer aux royalistes locaux : "Notre administration municipale nous a donné hier la mesure de son républicanisme. L'époque chérie qui rapelle l'abolition de la tyrannie a été célébré de la manière la plus mesquine et la plus ridicule. C'était plutôt une saturnale de chouans qu'une fête républicaine et la liberté y a été outragée avec indécence (...)". Suit le détail des discours, propos et chants tenus à l'occasion, et qui ne semblaient pas respirer le "patriotisme".De surcroît, le Maritaud qui signe cette épître n'est pas un inconnu : il nous semble bien correspondre à ce Léonard Maritaud, notaire à Bourganeuf, né le 9 mai 1748, mort après 1822, et dont le chanoine Parinet publia en 1929 une partie des Mémoires, dans les Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, tomes XXIV (pp. 85-105, 293-313 et 604-631) et XXV (pp. 235-260 et 432-466). Pendant la Révolution, il fut également procureur, puis juge du district et juge au tribunal de sa ville. Ce texte important consiste en une suite très libre d'observations rédigées au jour le jour sur les événements et les personnages de sa ville de 1787 à 1822 (avec une interruption de 1796 à 1805), et dont la majeure partie est demeurée inédite.Cf. Carriat (Amédée) : Dictionnaire bio-bibliographique des auteurs du pays creusois, p. 335. Fierro ne signale même pas la publication de Parinet. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 219447

‎[MANUSCRIT. - GUERRE DE LA PÉNINSULE].‎

‎[Divers rapports et correspondances].‎

‎Ll. dd., décembre 1811 19 pièces in-folio ou in-4, écritures de différentes mains, certaines pièces comportant ratures et biffures, en feuilles.‎

‎Petit dossier cohérent qui regroupe des copies ou des brouillons de rapports adressés à l'Empereur ou à des officiers supérieurs sur la progression des opérations militaires en Espagne en ce mois de décembre 1811. Il manque manifestement à cet ensemble des lettres, mais ce qui est conservé donne un excellent tableau des opérations des Français en Espagne.I. Du premier décembre 1811, Valence : rapport du général Nicolas de Loverdo (1773-1837), sous-chef d'état-major, au général Foy sur la situation de la place de Plasencia, qu'il commandait en l'absence de son supérieur (un feuillet in-folio écrit sur chaque page). Le ton est plutôt frais : "Vous avez ici un officier à vous avec qui j'ai dû avoir des rapports de service. Vous pouvez savoir très aisément si mes discours ou ma conduite ont pu provoquer la moindre inquiétude dans les esprits, et si, loin d'exagérer des dangers éloignés, j'ai pris froidement et dans le silence des mesures de précaution qui ne sont jamais inutiles".II. Du 5 décembre 1811, Barcelone : rapport du général Maurice Mathieu de La Redorte (1768-1833) au général Decaen, sur l'engagement avec la division du général de Sarfield [= Pedro Sarsfield, 1781-1837], qui gardait les défilés de Trenta Passas (un feuillet in-folio écrit au recto).III. Du 6 décembre 1811, Barcelone : lettre du général Decaen (1769-1832), commandant en chef de l'Armée de Catalogne, au ministre de la guerre, sur la garnison de Tarragone, portée de 800 à 1600 hommes (un feuillet in-4 écrit sur deux pages).IV. Du 7 décembre 1811, Talavera : arrêté de Marmont, duc de Raguse (1774-1852), commandant en chef de l'Armée de Portugal, déterminant le nombre de rations attribuables aux militaires et employés des différents grades (un bifeuillet in-folio entièrement écrit et regroupant 8 articles et un grand tableau).V. Du 7 décembre 1811, Paris : lettre de Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), major général des armées, à l'Empereur, rendant compte de la transmission des ordres et instructions de Napoléon aux différents chefs de corps pour les opérations du siège de Valence, l'approvisionnement de Badajoz, les travaux de fortification de Santona et de Burgos (un bifeuillet in-4 entièrement écrit). Est jointe une lettre du même Berthier à Soult, commandant en chef de l'Armée du midi (un feuillet in-4 écrit au recto), concernant une mesure personnelle : "L'Empereur, Monsieur le Maréchal, ordonne de suspendre de ses fonctions le colonel Merlhes du 12e Régiment de dragons, employé à l'Armée du midi, dont l'incapacité a occasionné la perte d'un détachement dans les Alpuxarres [= Alpujarras]". Il s'agit de Jean-Gabriel-Marie Merlhes (1773-1835), qui sera mis en non-activité à la Première Restauration.VI. Du 8 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, l'informant que le général Le Paige D'Orsenne (1773-1812) a bien exécuté les ordres pour le placement des troupes de l'Armée du Nord de l'Espagne, et que la garnison d'Astorga a dû être en partie complétée par des membres de la Garde impériale (un feuillet in-4 écrit au recto).VII. Du 8 décembre 1811, Girone : rapport du général Decaen au ministre de la guerre sur une opération destinée à introduire un convoi dans Barcelone le 3 décembre dernier (5 pp. in-folio). Il s'agit de la même affaire déjà traitée par Mathieu dans la pièce II*. VIII. Du 8/16 décembre 1811, Talavera : rapport du général d'artillerie Louis Tirlet (1771-1841) sur les 484 hommes mis à sa disposition par le duc de Raguse (un bifeuillet écrit sur 3 pages).IX. Du 9 décembre 1811, Girone : lettre du général Decaen au ministre de la guerre [Henri-Guillaume Clarke], réclamant des secours en hommes et en numéraire pour les opérations de Catalogne, et spécialement pour empêcher les Anglais de débarquer des munitions sur les côtes (un feuillet in-folio écrit sur deux pages). X. Du 10 décembre 1811, Paris : lettre de Berthier au général d'Orsenne, lui faisant connaître la nouvelle composition des armées du Nord et de Portugal (5 pp. in-folio, brouillon).XI. Du 10 décembre 1811, Paris : lettre de Salamon au duc de Raguse, lui faisant connaître les changements ordonnés par l'Empereur dans les arrondissements militaires des diverses armées, et spécialement la nouvelle organisation de l'Armée de Portugal qu'il commande (8 pp. in-folio, brouillon, et un feuillet in-8 volant).XII. Du 12 décembre 1811 : lettre adressée au général Decaen, lui signifiant le non-remplacement de Bourdon comme intendant général de Catalogne, rappelé en France pour raison de santé (un feuillet in-folio écrit sur deux pages, brouillon). XIII. Du 12 décembre 1811, Madrid : lettre du roi Joseph au duc de Raguse, le prévenant qu'il retire 1500 hommes de la Manche pour les réunir au général Jean-Barthélémy d'Armagnac (1766-1855), qui opère un mouvement sur Valence (un feuillet in-folio écrit sur deux pages).XIV. Du 15 décembre 1811, Madrid : lettre du Roi Joseph au duc de Raguse, annulant le grand mouvement qu'il avait prévu sur Valence, l'Empereur n'acceptant que la marche d'une division (un bifeuillet écrit sur 4 pages). XV. Du 15 décembre, Paris : lettre, non signée, de Berthier au ministre de la guerre, sur les ordres donnés par l'Empereur aux généraux Honoré-Charles Reille (1775-1860) et Marie-François-Auguste de Cafarelli du Falga (1766-1849) de se porter en Aragon pour appuyer les opérations du siège de Valence, le maréchal Suchet n'ayant pas assez de forces (un feuillet in-4 entièrement écrit). XVI. Du 24 décembre 1811, Moya (en Castille) : lettre du général d'Armagnac, rendant compte de l'expédition menée sur Moya (province de Cuenca) (un feuillet in-folio écrit sur deux pages). XVII. Du 25 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, sur l'ordre donné au général François-Gédéon Bailly de Monthion (1776-1850) d'organiser à Bayonne une force destinée à protéger la ville et ses côtes (un feuillet in-4 écrit au recto). Monthion commandait alors une division d'infanterie s'élevant à 20 000 hommes.XVIII. Du 28 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, rendant compte des ordres transmis aux généraux présents en Espagne (le duc de Raguse, d'Orsenne, Suchet et Caffarelli) sur les opérations en cours (un bifeuillet entièrement écrit).XIX. Du 28 décembre 1811, Girone : lettre du général Decaen au ministre de la guerre, demandant une augmentation des troupes en prévision des opérations (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 234918

‎[MANUSCRIT. - GUERRE DE LA PÉNINSULE EN ANDALOUSIE].‎

‎[Divers rapports et correspondances].‎

‎Ll. dd., octobre 1811 - novembre 1811 35 pièces in-folio ou in-4, écritures de différentes mains, certaines pièces comportant ratures et biffures, en feuilles. Traces d'humidité sur de nombreuses pièces.‎

‎Petit dossier cohérent qui regroupe des copies ou des brouillons de rapports adressés au maréchal Soult duc de Dalmatie, ou à des officiers supérieurs sur la progression des opérations militaires en Espagne en ce mois de novembre 1811. Il manque manifestement à cet ensemble des lettres, mais ce qui est conservé donne un excellent tableau des opérations des Français en Andalousie, et aux alentours de Cadix.I. Du 23 octobre 1811, Paris : le ministre du trésor, Mollien, informe que l'Empereur a approuvé les conditions de remboursement de l'emprunt fait à Lugo pour le service des troupes d'Espagne (un bifeuillet in-folio de duplicata écrit sur trois pages).II. Du 13 novembre 1811, Jaén : lettre du général François-Antoine Lallemand (1774-1839), commandant supérieur de la province de Jaén, sur le manque de troupes pour assurer les communications (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).III. Du 14 novembre 1811, Jaén : lettre de Lallemand recommandant d'effectuer une expédition sur Cazorla (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). IV. Du 16 novembre 1811, Badajoz : lettre du général Philippon (1761-1836) au duc de Dalmatie (Soult) annonçant l'arrivée du 9e Régiment d'infanterie légère et du 4e du Grand Duché de Varsovie avec un convoi provenant de Séville (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).V. Du 16 novembre 1811, Montellano (Andalousie) : rapport du général Jean-Baptiste-Pierre Semellé (1773-1839), commandant de la 2e division du 1er corps de l’armée d’Espagne, à Soult, sur son arrivée dans la localité (un bifeuillet in-4 écrit sur 3 pages). VI. Du 17 novembre 1811, Villamartin (Andalousie) : rapport de Semellé à Soult, sur ses mouvements en Andalousie (un bifeuillet in-4 entièrement écrit).VII. Du 17 novembre 1811, Cordoue : lettre du général Victor de Faÿ de Latour-Maubourg (1768-1850) à Soult, sur les mouvements du Régiment de Hesse-Darmstadt parti escorter un convoi pour Badajoz (un bifeuillet in-folio entièrement écrit).VIII. Du 18 novembre 1811, Almeria : compte rendu du chef de bataillon Duport sur une attaque de 1200 partisans qui eut lieu la veille (un feuillet in-folio écrit au recto).IX. Du 20 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult l'informant de l'autorisation de l'attaque sur Cazorla souhaitée par Lallemand (cf. pièce III) (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). Ci-joint deux lettres de Lallemand du 19 et du 20 courant rendant compte de ses dispositions, et prévient qu'un corps ennemi a paru à El Castellon, etc.X. Du 20 novembre 1811, Cordoue : rapport du général Alexandre Digeon (1771-1826) à Soult, sur les dispositions prises de conserve avec Latour-Maubourg (7 pp. in-folio).XI. Du 21 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult sur la suite de la même affaire (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XII. Du 21 novembre 1811, Antequera : lettre du général Jean-François Leval (1762-1834), commandant de la "division allemande" (une formation composée de la brigade hollandaise, du régiment de Nassau, du régiment de Bade, du régiment de Hesse-Darmstadt, d'un régiment de gardes nationaux de Paris et de quelques autres unités), à Soult, sur les dispositions prises pour chasser les partisans sévissant entre Grenade et Malaga (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages, avec un billet joint du 23 novembre).XIII. Du 21 novembre 1811 : rapport du général Georges-Alexis Mocquery (1772-1847), chef de l'état-major général du premier corps (devant Cadix), sur les opérations de blocus du 16 au 20 novembre (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). XIV. Du 21 novembre 1811, Baza : transmission d'un rapport rédigé par le commandant des troupes d'Almeria sur la poursuite des partisans dans les Alpujarras (un feuillet in-folio entièrement écrit).XV. Du 21 novembre 1811, Bornos (près de Cadix) : le général Pierre Barrois (1774-1860) transmet une copie des instructions reçues du duc de Bellune (Perrin) et donne avis que l'ennemi rassemble toutes ses forces à Ximena (un bifeuillet in-folio écrit sur deux pages et copies des instructions de Perrin sur un bifeuillet joint écrit sur 3 pages).XVI. Du 23 novembre 1811, Madrid : lettre du marquis d'Almenara à Soult sur des mouvements préfectoraux dans le sud : "Les observations confidentielles que Votre Excellence a eu la bonté de m'adresser sur le compte de divers préfets d'Andalousie, m'ont paru trop importantes pour n'être pas mises sous les yeux de Sa Majesté" (un bifeuillet in-folio entièrement écrit).XVII. Du 23 novembre 1811, Madrid : lettre du marquis d'Almenara à Soult rendant justice aux efforts du maréchal pour assurer les subsistances en Andalousie (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XVIII. Du 23 novembre 1811, Paris : lettre de Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), major général des armées, à Soult, sur de nouvelles consignes concernant le transport des pièces de comptabilité (un feuillet in-4).XIX. Du 24 novembre 1811, Baza : compte rendu des mouvements de l'ennemi (un feuillet in-folio entièrement écrit).XX. Des 25 & 26 novembre 1811 : le duc de Bellune prévient de la marche du général Barrois sur Ronda (3 pièces in-4 ou in-folio, dont une copie des instructions au général Barrois).XXI. Du 25 novembre 1811, Baza : rapport relatif aux mouvements et projets de l'ennemi (est jointe une lettre du commandant d'Almeria sur l'occupation de Huercal).XXII. Du 25 novembre 1811, Paris : lettre de Berthier à Soult le laissant maître de composer à sa guise la garnison de Badajoz (un feuillet in-4 écrit sur une page).XXIII. Du 26 novembre 1811, Almendrajelo (vers Badajoz) : lettre de Jean-Baptiste Drouet d'Erlon (1765-1844), commandant le 5e corps, à Soult, sur les mouvements de Castanos et l'assassinat de plusieurs militaires (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). Avec copie d'une lettre de Castanos à Drouet en date du 19 novembre (texte castillan et traduction française), avec la réponse de Drouet du 23 novembre.XXIV. Du 26 novembre 1811 : rapport du général Georges-Alexis Mocquery (1772-1847), chef de l'état-major général du premier corps (devant Cadix), sur les opérations de blocus du 20 au 25 novembre (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XXV. Du 26 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult, pour présenter une lettre de Lallemand (non jointe).XXVI. Du 27 novembre 1811, Cordoue : ordres envoyés par Latour-Maubourg à Lallemand pour assurer la gauche de Soult et réprimer les partisans qui pénétreraient dans la Manche et la province de Jaén (un bifeuillet in-folio écrit sur 2 pages). Avec une lettre de Soult et une de Lallemand.XXVII. Du 28 novembre 1811, Paris : lettre de Berthier à Soult lui demandant que le ministre de la guerre et les dépôts soient informés des distributions faites sur les magasins de l'armée (un feuillet in-4 entièrement écrit).XXVIII. Du 28 novembre 1811, Baza : Soult fait connaître les différents rapports qui lui sont parvenus sur les directions prises par l'ennemi à la nouvelle de la capitulation de Valence (un bifeuillet in-folio écrit sur deux pages). XXIX. Du 28 novembre 1811, San Roque : compte rendu de Leval à Soult sur sa marche sur Saint-Roch (5 pages in-folio).XXX. Du 29 novembre 1811, San Roque : rapport du même Leval sur l'affaire de la Sierra Carbonera du 28 courant (10 pages in-folio).XXXI. Du 29 novembre 1811, Almendrajelo : transmission par Drouet d'Erlon des divers rapports concernant les opérations de l'ennemi (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). Avec la copie d'une lettre du général Louis-Pierre de Montbrun (1770-1812) sur une reconnaissance à El Bodon (province de Salamanque) dans laquelle eut lieu un engagement avec la 3e division anglaise. Il faut dire que ce combat d'El Bodon remontait au 25 septembre précédent, comme on le verra à la lecture de la lettre.XXXII. Du 29 novembre 1811, Cordoue : Latour-Maubourg donne avis de son mouvement sur Ubeda (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XXXIII. Du 29 novembre 1811, Séville : rapport envoyé à Soult par Philippe-Gaëtan Mathieu de Favier (1761-1833), intendant général de l'Armée du Midi, sur la disproportion du prix des grains et du prix d'admission (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). XXXIV. Du 30 novembre 1811, Baza : détails sur les mouvements de l'ennemi et l'occupation de Caravaca de la Cruz (un feuillet in-folio écrit au recto).XXXV. Du 30 novembre 1811, Paris : circulaire de Berthier, ordonnant que les sergents et caporaux qui ont moins de deux ans de service rentrent dans le rang comme simples soldats (un feuillet in-4 entièrement écrit). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 234929

‎[MANUSCRIT]. JENNEPIN (Alfred).‎

‎[Dossier sur Jean Lemaire de Belges].‎

‎S.l., s.d. (vers 1900) 4 pièces in-4 ou in-folio, en feuilles, dans chemise de carton souple rouge postérieure.‎

‎Petit dossier préparé par l'érudit local Jennepin sur le chroniqueur et poète hennuyer d'expression française Jean Lemaire de Belges (1473-1524), qui intéressa toujours de chaque côté du Quiévrain. Il s'agit de notes préparatoires à la publication d'une petite monographie qui ne semble pas avoir vu le jour.L'ensemble est très lacunaire et se compose des pièces suivantes :1. Un essai de biographie de Lemaire : 9 ff. in-folio écrits à l'encre violette, chiffrés au crayon de bois 1-4, 4bis (un demi-feuillet), 5-7 et 11.2. Une analyse de l'Amant verd [Les Épîtres de l'Amant vert (1510)] : 10 ff. in-folio, chiffrés 1-3, 5-6, 12-14 et 16-17. Avec 4 ff. de brouillon au crayon de bois.3. Un ensemble rédigé au crayon de bois et intitulé Premières notes prises à la simple lecture de la Notice sur la vie et les oeuvres de Jean Le Maire de Belges (4 ff. in-4).4. Le brouillon d'une L.A.S. adressée au malheureux conservateur de la Bibliothèque nationale, et requis, après ses infortunés confrères de Bruxelles, Mons et Valenciennes, de fournir au savant bibliographe la liste des ouvrages de Lemaire conservés par son dépôt ...L'instituteur et directeur de pensionnat Alfred Jennepin (1836-1914) fut aussi historien, membre de diverses sociétés archéologiques de sa région. Il consacra son œuvre d’érudition et d’histoire à Cousorle, Bousignies-sur-Roc, mais aussi Maubeuge (Histoire de la ville de Maubeuge, depuis sa fondation jusqu'en 1790, publié en 1889), et à la valorisation des industries locales (Petits cours pratique de calcul appliqué à la marbrerie, Monographie de la marbrerie dans l'arrondissement d'Avesnes, et Histoire de l'industrie lainière dans l'arrondissement d'Avesnes). Il contribua enfin à un ouvrage collectif consacré à l’histoire militaire du département : La Défense nationale dans le Nord, de 1792 à 1802, publié à Lille entre 1890-1893. Un monument inauguré en 1923 lui rend hommage dans sa commune, route Nationale, et le collège de la ville, inauguré en 1971, porte son nom. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 228927

‎[MANUSCRIT]. [GARMY (Édouard)].‎

‎[Histoire du canton de Marcillat].‎

‎S.l., s.d. (1914-1929) 6 cahiers in-8, toile noire souple modeste (reliure de l'époque). Les quatre derniers cahiers se présentent collés par leurs couvertures.‎

‎Le juge de paix Édouard Garmy (1886-1946) qui s'ennuyait fermement dans ses fonctions, explique clairement au début de son manuscrit comment cette inactivité administrative dont la France a le secret l'a conduit à écrire : "Lorsque, pendant six lustres, on est resté toujours inscrit au tableau d'avancement magistrat cantonal - ce beau titre qu'enviait Gambetta -, sans voir venir, faute de postes, cet "avancement territorial" auquel on a pourtant droit, et qu'il faille se contenter de la classe personnelle, on a eu le large loisir de secouer la poussière des vieux parchemins, de consulter des auteurs sérieusement documentés pour essayer d'écrire un abrégé de l'histoire d'un canton bien effacé dans le cycle des temps".C'est donc pourquoi le digne homme fut l'auteur de deux monographies régionales sur des régions du département de l'Allier : Le Canton de Commentry (Moulins, 1912) ; et Histoire du canton de Marcillat d'Allier (Montluçon, 1930). L'ensemble que nous présentons forme le manuscrit du second titre. Rédigé d'une écriture fine et soignée sur six cahiers d'écolier, tous réglés, il se compose de divers éléments agencés de façon complexe et se distribue comme suit :I. [59] ff. n. ch., généralement anopisthographes, avec de nombreuses collettes ; 41 feuillets volants ou contrecollés, comportant des correspondances, des listes (e.g. de maires), des notes plus ou moins développées. À noter, la copie de la Charte de Marcillat, d'après un manuscrit du XIVe siècle conservé à la Bibliothèque de Moulins, et un ensemble de ff. sur papier bleu de récupération consacrés au folklore local.II. La Légende des rues. Commentry pendant la guerre de 1914 : [67] ff. anopisthographes contenant un éphéméride des événements de Commentry du 1er août 1914 au 26 mars 1915. Le cahier est abondamment truffé de pièces annexes (prospectus de spectacle, cartes postales militaires, dessins de propagande, chansons, correspondances, etc.).III. La Légende des rues, vol. II : [78] ff. anopisthographes, couvrant les événements du 27 mars 1915 au 13 janvier 1916.IV. Ma Légende des rues, vol. III : [71] ff. anopisthogaphes, couvrant les événements du 13 janvier 1916 au 15 février 1917, avec de nombreuses coupures de presse contrecollées (articles des journaux locaux), et quelques tirages photographiques volants.V. Ma Légende des rues, vol. IV : [93] ff. anopisthographes, couvrant les événements du 15 février 1917 au 28 février 1918, avec des placards, de nombreuses coupures de presse contrecollées (articles des journaux locaux), et quelques tirages photographiques volants.VI. Ma Légende des rues, vol. V : [87] ff. anopisthographes, couvrant les événements du 15 mars 1918 au 28 juin 1919, avec de nombreuses coupures de presse contrecollées (articles des journaux locaux).La partie concernant la Guerre de 1914 n'a pas été insérée dans l'édition de 1930 ; elle apparaît entièrement inédite, et présente évidemment le plus grand intérêt pour l'histoire locale.Commentry et Marcillat sont deux gros bourgs de la Combraille, dans le département de l'Allier. Commentry servit pendant la Grande Guerre de dépôt de prisonniers allemands, qui furent employés aux mines de charbon de Saint-Eloy (nord-ouest du Puy-de-Dôme) ; aussi les cahiers II-VI sont-ils particulièrement intéressants sur les relations de la population avec les captifs. C'est à Commentry que se tint, en septembre 1902, le congrès qui donna naissance au Parti socialiste de France par fusion du Parti ouvrier français (POF), "marxiste", de Jules Guesde, du Parti socialiste révolutionnaire (PSR), "blanquiste", d'Édouard Vaillant, et de l'Alliance communiste révolutionnaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 229031

‎[Manuscrit].‎

‎[Important manuscrit titré :] Vie de Napoléon, Empereur des Français et Roi d'Italie, depuis sa naissance jusqu'au jour de son décès.‎

‎Manuscrit daté in fine de 1836. Un vol. au format in-folio (450 x 302 mm) de [99 ff.]. Reliure de l'époque de demi-vélin ivoire à coins, pièce de titre manuscrite contrecollée au premier plat, dos lisse.‎

‎Important manuscrit ; comportant in fine la date de 1836. La rédaction en est pourtant légèrement antérieure. Une deuxième partie est intitulée Batailles, combats et victoires des armées françaises à laquelle un certain nombre de feuillets font défaut. Une dernière partie est relative à la mort de l'Empereur ; renfermant poèmes et Eloges. Cet important travail est dédié au Ministre de la Guerre du temps. Il se compose de 98 ff. narrant la vie de Napoléon rédigés à l'encre brune ; le dernier renseigne sur les fonctions et qualités du scripteur et est revêtu de la signature autographe de Barthélémy Germain ; auprès duquel il servit. Angles et coupes élimés. Manques épars affectant le papier marbré des plats ainsi que la pièce de titre. Quelques tâches dans le texte. Coulure (sans entrave pour la lecture) affectant deux feuillets. Légère cerne en marge inférieure des feuillets (pouvant rendre parfois la lecture plus délicate). Encre un peu passée sur quelques feuillets.‎

Referenz des Buchhändlers : 26477

Livre Rare Book

Babel Librairie
Périgueux France Francia França France
[Bücher von Babel Librairie]

€ 3.500,00 Kaufen

‎[MANUSCRIT] [BRINGARD (Raymond)]‎

‎[Journal intime].‎

‎S.l., 1936-1944 15 cahiers in-8, couverts d'une écriture moyenne et lisible, sur papier réglé, abondantes biffures et ratures dans les premiers cahiers, brochés.‎

‎Long journal tenu par un adolescent, puis un jeune homme dont la famille vit à Argentan (Orne). Ce Raymond Bringard sur lequel on n'est guère renseigné par ailleurs passe son baccalauréat en juin 1939, et en 1940 ; il serait donc né en 1923 ou 1922. Après l'épisode de l'Exode, il se trouve pendant les années de guerre suivre les cours de l'Ecole des mines de Nancy. Il fait un voyage à pieds à Argentan une fois le territoire libéré (septembre 1944) pour trouver sa ville natale entièrement dévastée, puis retourne à Nancy.Les nouvelles internationales et leur répercussion sur la politique intérieure, déjà très présentes avant la guerre (notamment la guerre civile espagnole) finissent par envahir la presque-totalité du champ à partir de septembre 1939, les événements et notations familiaux passant clairement au second plan.Raymond Bringard fit d'ailleurs lui-même une présentation synthétique de son travail dans la lettre du 23 août 1944 annexée à notre ensemble (cf. infra), et ces quelques phrases méritent d'être reproduites pour l'intelligence de toutes ces pages :"J'ai tenu de 1935 à 40 mon journal intime. Chaque jour, j'y jetais toutes mes pensées, j'y annotais mes joies et mes souffrances. Je crois y avoir tout mis. Ce doit être un miroir fidèle du moi que j'étais à cette époque-là. Puis mon esprit a évolué. Des événements sont survenus qui m'ont enlevé à mes rêveries, qui ont occupé tout mon temps. J'ai pensé aussi que tenir un journal de sa vie, c'était un peu freiner cette vie, lui enlever de son dynamisme. Et j'ai abandonné mes cahiers. Ils ne furent plus alors qu'une chronique de la guerre de septembre 39 jusqu'à maintenant. Et aujourd'hui je regrette de n'avoir pas consigné intégralement mes pensées de jeune homme".D'après le paragraphe précédent, manqueraient donc l'année 1935 et la première moitié de 1936 :I. Du jeudi 19 juin au jeudi 31 décembre 1936 : 16 pp., puis pp. 12-90 pp., avec quelques coupures de presse et pièces imprimées insérées (Classement de la première étape du Tour de France et version latine du baccalauréat de l'Université de Rennes, p. 14 ; programme de la fête du 10 juillet 1936 à Argentan, p. 16 ; discours du sous-préfet d'Argentan, p. 17 ; nouvelles de la guerre civile en Espagne, p. 60, etc.).II. Du 1er janvier au mardi 23 mars 1937 : 80 pp. (= pp. 91-170).III. Du 25 mars 1937 au jeudi 30 décembre 1937 : pp. 171-263 (le f. 253-54 a été retiré), avec quelques pièces imprimées (programme d'un concert, p. 213 ; Carte des manoeuvres de l'ouest, 14-17 septembre 1937, p. 227). A la fin du cahier, trois pages sont consacrées à la famille de l'auteur : "Et pour clore l'année 1937, je m'en vais faire une rétrospective sur toute la famille" (en fait, surtout celle de sa mère, née Lacroix).IV. Du 1er janvier au 28 décembre 1938 : pp. 265-374. Avec un menu pour un repas de mariage du 26 février, 5 cartes postales, et deux itinéraires d'excursions à vélo contrecollés (du 16 au 21 juillet vers Avranches ; et du 3 au 14 août, vers Le Havre et Honfleur). Cette fois-ci, l'année se termine par un exposé "de mon esprit et de mon avis sur la religion" (guère favorable, évidemment).V. Du 3 janvier au 5 août 1939 : pp. 375-434. Avec 4 ff. d'épreuves du baccalauréat de juin 1939, et un itinéraire d'un nouveau voyage en vélon, contrecollé en regard de la dernière page (20-31 juillet, vers Saint-Brieuc, Paimpol, Rennes).VI. Du samedi 12 août au dimanche 24 décembre 1939 : pp. 435-490. Avec de très nombreuses coupures de presse, contrecollées ou volantes.VII. Du lundi 25 décembre 1939 au lundi 10 juin 1940 : pp. 491-527, [12] ff. demeurés vierges.VIII. Du dimanche 23 juin au 9 octobre 1940 : pp. 529-607, [13] pp. n. ch. Rédigé à Fontenay-le-Comte (sans doute gagné à la suite de l'Exode).IX. De Pâques 1941 à novembre 1942 : pp. 621-655. Nombreuses coupures de presse.X. Du mardi 10 novembre 1943 au lundi 6 mars 1944 : pp. 656-672, puis la pagination cède la place à une foliotation : 673-710. Les dernières pages sont consacrées à un tableau de la Russie soviétique.XI. Du 12 mars 1944 (écrit 1943 par erreur) au samedi 2 septembre 1944 : [] ff. n. ch. Entre les deux premiers feuillets, fiche de lecture d'un texte de Georges Lamirand, datant de 1932 (Rôle social de l'ingénieur).XII. Du mercredi 20 septembre 1944 au lundi 11 juin 1945 : [36] ff. n. ch., quelques coupures de presse.XIII.-XIV. Deux cahiers de correspondance active avec une jeune personne, que les hypocoristiques initiaux ("Ma petite fiancée chérie", "Ma petite enfant chérie", "Petite fille chérie à moi", etc.) identifient avec une certaine clarté comme la petite amie du sieur Bringard : le premier volume court du 23 août au 8 septembre 1944 ([29] ff. n. ch.) ; le second du jeudi 23 novembre 1944 au vendredi 9 février 1945 ([20] ff. n.ch.).XV. Un cahier de correspondance active, qui répond aux deux précédents. En effet, si les hypocoristiques demeurent de règle, ils changent de sexe ("Petit garçon chéri", "Petit minet"), et le volume contient les lettres de la fiancée à son Raymond du 18 novembre 1944 au 13 janvier 1945 ([11] ff. n. ch., avec un dessin naïf sur la couverture représentant en bas une jeune fille en contemplation d'un feu de bois, le tout surmonté de l'insigne de l'Ecole des mines de Nancy).On joint : 1. Deux lettres fiévreusement enamourées d'une certaine Jeanne, follement éprise de notre Raymond, et en proie aux affres des amours adolescentes (sans date, mais relatives sans hésitation aux tout premiers cahiers).2. Deux très longues lettres d'Yvette Bringard à son frère (du 28 janvier et du 24 avril 1945), pour des nouvelles essentiellement familiales. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 211989

‎[MANUSCRIT] [PARIS (Alexandre-Paul-Bernard-Isidore)]‎

‎[Journal de la campagne d'Italie].‎

‎S.l., 1859 in-16, [7] ff. n. ch., couvertes d'une écriture très fine et lisible (environ 30 lignes par page), 3 ff. vierges, en feuilles.‎

‎Petit journal de campagne du chef de bataillon Isidore Paris (né en 1818), du 101e Régiment d'infanterie, puis du 1er Régiment de voltigeurs de la Garde impériale, du 22 avril au 18 juin 1859, soit la première phase de la campagne d'Italie. Rédigé d'une écriture très fine, presque sans biffure ni rature, il commence par le départ du petit port de Stora (Algérie, près de Philippeville) pour Marseille, puis Toulon, et enfin Gênes (29 avril). Suivent les étapes de Gênes à Novi, puis à Castel Nuovo [Bormida], et Noghera. Il s'étend sur le combat de Montebello (20-21 mai). Mais, le 26 mai, il apprend son transfert au 1er Régiment de voltigeurs de la Garde, et quitte donc son unité pour rejoindre Alexandrie, où son nouveau régiment était stationné. Il le rate de peu, le retrouve à Verceil, participe au franchissement du Tessin et à la bataille de Turbigo (3 & 4 juin). Le 5 juin, comme il est dit, "nous apprenons les résultats de la bataille de Magenta, l'ennemi a été battu sur tous les points". Après quelques jours passés dans le bivouac même de Magenta, l'unité se dirige vers Milan, où elle entre le 9 juin. Elle en repart le 12, après avoir assisté au Te Deum solennel devant Napoléon III et Victor-Emmanuel II.Le carnet se termine par le passage de l'Adda, et l'arrivée à Brescia. Il n'y a rien sur la fin de la campagne (bataille de Solférino et armistice de Villafranca).On joint :I. Deux états de service in-folio d'Isidore Paris, qui, rappelé à l'activité en septembre 1870, termina sa carrière militaire comme général de brigade au titre de l'armée auxiliaire) : un sans date et probablement privé ; un officiel délivré par le Ministère de la Guerre le 9 septembre 1874.II. Un ensemble de correspondances passives du commandant, puis colonel Paris, toutes à caractère privé :1. Lettre du 30 août 1857, de Sétif. - 2. Du 19 mars 1859. - 3. Du 4 septembre 1863. - 4. Du 21 février 1864, de Rome. - 5. Du 8 septembre 1864, de Rome. - 6. Du 11 novembre 1864, de Paris. - 7. Du 22 novembre 1864, de Paris. - 8. Du 11 janvier 1865, de Brest. - 9-10. Deux billets de 1873. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 214524

‎[MANUSCRIT - ARMÉE DE SAMBRE-ET-MEUSE]‎

‎[Journal].‎

‎S.l., s.d. (1796) in-folio, [468] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne, régulière, assez lisible (environ 40/45 lignes par page), vélin souple, dos lisse muet, tranches marbrées (reliure moderne). Gardes refaites.‎

‎Passionnantes lettres de campagnes.Il s'agit d'un ensemble incomplet (la numérotation commence à 37), regroupant de nombreuses missives chiffrées 37-1055 et s'étageant seulement du 8 ventôse au 21 germinal an IV [27 février - 10 avril 1796]. De nombreuses lettres sont adressées au général Jean-Auguste Ernouf (1753-1827) comme chef d'état-major ; ce qui correspond à la période où il exerça ces fonctions à la tête de l'Armée de Sambre-et-Meuse, commandée alors par le général Jourdan, soit du 4 juillet 1794 au 20 septembre 1796. Dès lors, en raison du très grand nombre de missives expédiées sur une si courte durée, de leur nature diverse (billets à des particuliers, circulaires générales, consignes détaillées, réponses hiérarchiques, etc.), et avec des destinataires extrêmement variés (commissaires des guerres, expéditeurs et inspecteurs des vivres, représentants en mission, etc.), on a certainement affaire à un registre général concernant toute l'armée : les expéditeurs ne sont pas précisés, mais sont probablement multiples. À partir du 7 germinal seulement [27 mars 1796], figure une localisation qui est successivement : Berghem - Cologne - Düren, et qui correspond au passage des unités de la Hollande conquise en 1795 à la Rhénanie (pour y affronter l'armée autrichienne). Il va de soi que tous les aspects des unités en campagne sont abordés, mais spécialement ceux tenant au ravitaillement, aux fourrages, aux vins, ce qui laisse suggérer une provenance depuis le commissariat des guerres.Cf. Six I, 425. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 222998

‎[MANUSCRIT] ANDRIEUX (François-Guillaume)‎

‎[Lettres à Onésime Leroy].‎

‎S.l., s.d. (1833) in-8, chagrin bouteille, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid et guirlande dorée sur les plats, tranches dorées, dentelle intérieure, gardes doublées de tabis blanc (rel. de la fin du XIXe). Exemplaire un peu déboîté.‎

‎Ce recueil d'amateur réunit dans un même volume trois L.A.S. à l'en-tête de l'Institut de France - Académie Française (Andrieux en était secrétaire perpétuel depuis 1829), toutes adressées au dramaturge Onésime Leroy, en son domicile de Passy :I. La première du dimanche 3 février 1833 (un feuillet), avec une longue apostille de Leroy sur la visite qu'Andrieux lui fit à Passy peu de temps après.II. La deuxième (chronologiquement, mais troisième du recueil) est du 18 février 1833 (deux feuillets).III. La troisième (placée en deuxième position) est du 14 mars (un feuillet).Elles portent toutes sur l'achat d'une maison à Passy pour loger l'écrivain, qui préfèrerait cependant louer. Malade et fatigué, il demande à Leroy d'effectuer pour lui les démarches (visites, demandes de renseignements, etc.). Il est peu probable que ces dernières aient abouti : Andrieux mourut le 10 mai 1833 à Paris, et fut inhumé au Père-Lachaise. Rien donc qui concerne l'oeuvre aimable et voltairienne du littérateur, ni encore moins son activité politique, déjà lointaine (il fut membre du Conseil des Cinq-Cents, puis du Tribunat).Ont été joints dans le volume aux trois documents de base :1. Un feuillet manuscrit d'introduction. - 2. Un portrait de l'auteur, gravé au trait par Frémy. - 3. Une notice imprimée (paginée 312-317). - 4. Un extrait de ses poésies (Le Meunier Sans-souci ; Une promenade de Fénelon), accompagné de deux portraits (Frédéric II, Fénelon). - 5. Des coupures de journaux diverses sur le même auteur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 189170

‎[MANUSCRIT. - SÉNÉGAL]. DURAND VALANTIN (Barthélémy).‎

‎[Lettre au gouverneur du Sénégal].‎

‎Saint-Louis-du-Sénégal, 25 mai 1850 in-4, [3] ff. n. ch., couverts d'une écriture régulière et très lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles.‎

‎Notable métis de l'île de Gorée et de Saint-Louis du Sénégal, Barthélémy Durand Valantin (1806-1864) fut maire de Saint-Louis de 1848 à 1851 et aussi le premier député du Sénégal à l'Assemblée constituante, puis à l'assemblée législative. Cette longue missive au gouverneur Auguste Baudin (1800-1877, en poste du 23 novembre 1848 à août 1850), vise à le justifier des critiques émises contre lui sur la base d'une analyse sommaire d'un précédent rapport adressé au gouverneur ; comme on n'en cite rien, il est un peu difficile de préciser l'objet du litige entre le maire et l'ordonnateur de la colonie qui en forme l'objet, mais il s'agit vraisemblablement de questions de secteurs de compétences administratives."Mon ambition ne va pas au-delà des fonctions que je remplis en ce moment. Il ne faut pas oublier que j'ai pris une part importante dans la nouvelle organisation municipale, et qu'ayant accepté de la diriger, je dois, au moins connaître l'intention qui y a présidé". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 237026

‎[MANUSCRIT. - SÉNÉGAL]. DURAND VALANTIN (Barthélémy).‎

‎[Lettre au directeur des colonies].‎

‎Saint-Louis-du-Sénégal, 16 février 1848 in-folio, [5] ff. n. ch., couverts d'une écriture régulière et très lisible (environ 35 lignes par page), en feuilles.‎

‎Notable métis de l'île de Gorée et de Saint-Louis du Sénégal, Barthélémy Durand Valantin (1806-1864) fut maire de Saint-Louis de 1848 à 1851 et aussi le premier député du Sénégal à l'Assemblée constituante, puis à l'assemblée législative.Le texte offre un exemple admirable de l'inertie administrative française, en usage même aux colonies : nommé maire de Saint-Louis par le directeur de l'administration des colonies, Durand Valantin se trouvait dans l'incapacité de prendre officiellement ses fonctions, en dépit de l'appui du gouverneur de la colonie, en raison de l'opposition d'un sieur Petiton, chef du service administratif par intérim (!), qui voyait dans cette nomination nombre d'irrégularités de procédure. En réalité, le point d'achoppement majeur était la subordination du maire au gouverneur et non au service administratif, comme il semble que c'était le cas ailleurs : "La dépendance du maire à l'autorité exclusive du chef de la colonie, qu'implique naturellement sa nomination par le ministre, au lieu de le placer, comme à Cayenne, sous les ordres du directeur de l'intérieur, qui n'est autre au Sénégal que le chef du service administratif ..." La lettre développe ensuite toutes les objections possibles à ces arguties juridiques, mais l'auteur, bien au fait de nos usages immuables, est peu optimiste ; il explique lumineusement d'ailleurs que ces vétilles "ne dénotent véritablement que ces déplorables tendances de l'administration locale à sacrifier toujours à de vaines questions de forme et de prérogative les idées les plus fécondes pour les convenances et la prospérité du pays".Le destinataire de cette longue missive était le Conseiller d'État Joseph-Henri Galos (1842-1873), gendre du général Foy et alors directeur de l'administration des colonies, depuis 1842 ; mais, en raison de la date de sa rédaction (seulement 6 jours avant le début de la Révolution de février) et des délais d'acheminement des courriers depuis l'Afrique, il est probable qu'elle fut remise à son successeur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 237047

‎[MANUSCRIT]. BARTET (Joseph-Désiré).‎

‎[Lettres à ses parents].‎

‎Port-Saïd et Saint-Denis de la Réunion, 21 février 1883 - 26 novembre 1884 29 pièces in-8, en feuilles.‎

‎Ensemble de correspondances adressées à ses parents (Joseph Bartet, gendarme maritime et Marie-Catherine Bernard) ou ses beaux-parents (les Audouin) - il est difficile à la simple lecture de faire le départ - par l'officier d'infanterie de marine le capitaine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893) à l'occasion d'une affectation à la Réunion, où il était accompagné de sa seconde épouse Blanche-Aline Audouin, auteur de nombreuses lettres également, ainsi que des enfants de son premier mariage, et d'une fille née du second : en effet, il était depuis le 11 juillet 1882 inspecteur adjoint des services administratifs et financiers de la Marine et des colonies, et c'est à ce titre qu'il servit dans l'île de 1883 à 1885.Ce petit dossier semble avoir été préparé pour un projet d'impression par le fils de l'auteur, médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), si l'on se réfère à un passage d'un cahier, rédigé en juin 1946 et trouvé dans les archives de ce dernier: "Je suis allé au 11 de la rue de Sèvres, voir une maison d'édition : La Revue ou Les Oeuvres françaises (elle porte les deux titres) pour lui proposer la publication d'un ouvrage en prose et en vers, 'Souvenirs de Bourbon'. La première partie est composée d'après les extraits de correspondances de mes parents pendant les vingt-quatre mois que nous avons passés à La Réunion de mars 1883 à mars 1885". En dépit de sa collaboration régulière au périodique de la marine Cols bleus, le brave homme se vit répondre qu'on le recontacterait, ce qui, en langage d'éditeur de tous les temps, signifie : Cause toujours .. Le jeune Albéric (que ses parents appellent couramment Alfred, d'un de ses prénoms), alors âge de douze-treize ans, était du voyage et complète souvent les lettres de son père par une souscription du genre "Je vous embrasse, cher grand-père et chère grand-mère, ainsi que mon oncle, ma tante, Lucie et Emma". On trouve aussi des passages signés maladroitement de Marie, la jeune soeur d'Albéric. Le rythme de cette correspondance est assez régulier, et comprend généralement une longue lettre par mois. La matière en est entièrement d'ordre privé, avec une part considérable consacrée aux trois enfants (deux du premier lit, une fille du second), mais intéresse néanmoins pour la découverte de la Réunion par un couple de métropolitains de moyenne bourgeoisie.1. Du 21 février 1883 : lettre d'étape à Port-Saïd, faisant le point sur la traversée de la Méditerranée depuis le détroit de Messine.2. Du 26 février 1883 : expédiée depuis la rade d'Aden, compte-rendu d'une brève descente à terre à Suez.3. Du 24 mars 1883 : très longue missive de 20 pages, relatant l'arrivée dans l'île le 7 mars et tous les détails d'une installation compliquée par le prix demandé des maisons disponibles à la location ; trois domestiques indiens sont quand même employés par les époux Bartet.4. Du 20 avril 1883 (de Blanche) : nouvelles des enfants et des premières habitudes prises par la famille dans sa nouvelle résidence.5. Du 23 avril 1883 : missive de 8 pages, exprimant les premières impressions sur la colonie ("Vous n'avez pas idée de la richesse du pays et de l'apathie des habitants. Hors de Saint-Denis, les habitants meurent de faim à peu près").6. Du 13 mai 1883 : longue missive de 16 pages, rédigée par les deux époux, donnant des informations sur les connaissances que se fait le couple, sur les bals, etc.7. Du 19 juin 1883 : de nouveau, longue missive de 16 pages, encore rédigée à quatre mains, dans laquelle a été inséré un dialogue en créole.8. Du 14 juillet 1883 : lettre de 12 pages, dans laquelle Joseph explique avoir donné congé à tous les domestiques pour qu'ils puissent profiter des festivités du 14 juillet, qui durent ici deux jours. 9. Du 10 août 1883 : lettre de 8 pages seulement, de Blanche, tournant essentiellement autour de ses récents ennuis de santé.10. Du 14 août 1883 : lettre de 8 pages de Joseph, avec d'intéressants détails sur la pénurie de viande dans l'île, consécutive aux opérations de la première campagne de Madagascar, commencée en mai 1883 par le blocus des côtes de la Grande Île.11. Du 5 septembre 1883 : lettre de 8 pages, écrite par Blanche, presque toujours seule à Saint-Denis, puisque Joseph est en tournée d'inspection comptable pour un mois ("Il lui faut visiter toutes les localités de l'île, et ce n'est pas peu dire. Dans les endroits proches de Saint-Denis, il part le matin et revient le soir, mais faire cela pendant 31 jours en travaillant encore une partie de la nuit, c'est bien pénible").12. Du 11 septembre 1883 : brève missive de 4 pages de Joseph, comportant une intéressante liste de prix des principales denrées (beaucoup plus chères qu'en métropole, comme encore de nos jours).13. Du 8 octobre 1883 : 4 pages écrites par Joseph, et tournant autour d'un accident survenu à son père. Après l'arrondissement de Saint-Denis, il va aborder le contrôle de l'arrondissement sous-le-vent (ouest de l'île), ce qui ne lui permettra pas de rentrer tous les soirs.14. Du 8 octobre 1883 : 8 pages de Blanche, portant également sur l'accident de son beau-père. 15. Du 4 novembre 1883 : 4 pp. de Blanche, portant sur des nouvelles du quotidien.16. Du 4 décembre 1883 : 8 pp. de Blanche, signalant une excellente notation annuelle de Joseph par l'inspecteur général Châtelain.17. Du 31 décembre 1883 : 4 pp. de Blanche, informant que Joseph assure l'intérim de Châtelain, nommé à Pondichéry.18. Du 28 janvier 1884 : 4 pp. de Blanche, sur les cadeaux envoyés de France.19. Du 19 février 1884 : 4 pp. des deux époux, sur les changements dans les dates de départ des paquebots.20. Du 12 avril 1884 : 8 pp. de Blanche, portant surtout sur le retour en métropole, très attendu.21. Du 14 avril 1884 : 4 pp. de Joseph, sur un envoi de timbres de collection de la Réunion.22. Du 8 mai 1884 : 8 pp. de Blanche, portant essentiellement sur des questions de budget domestique.23. Du 8 juin 1884 : 4 pp. de Blanche, adressées sa soeur Ernestine, envisage le mariage de ses nièces.24. Du 8 juin 1884 : 8 pp. de Blanche, adressées à ses beaux-parents, donnant des anecdotes sur les enfants.25. Du 7 juillet 1884 : 4 pp. de Blanche, idem.26. Du 3 août 1884 : 4 pp. de Blanche, avec des allusions à l'épidémie de choléra sévissant à Marseille.27. Du 3 septembre 1884 : 4 pp. des deux époux.28. Du 30 septembre 1884 : 6 pp. de Blanche.29. Du 26 novembre 1884 : 4 pp. de Joseph, souhaitant déjà la nouvelle année (en anticipation d'une arrivée du courrier le 20 décembre). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 239862

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel]‎

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel], La Constitution Unigenitus de notre S.P. le pape Clément XI du 8 septembre 1713 qui condamne le livre des Réflexions morales du Père Quesnel sur le nouveau Testament - 1727.‎

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel], La Constitution Unigenitus de notre S.P. le pape Clément XI du 8 septembre 1713 qui condamne le livre des Réflexions morales du Père Quesnel sur le nouveau Testament - 1727. [S.l., s.n., 1727]. Petit in-8, 37-202p. Exceptionnel manuscrit écrit en 4 couleurs, l'or pour les paroles divines, le rouge pour la bulle qui « a tout mis à feu et à sang dans l'Eglise », le noir pour les remarques car « cette constitution ne peut produire dans le cour d'un vrai chrétien que de tristes réflexions sur l'affligeant état de l'Eglise » et le bleu pour les passages des pères et des conciles. Notons d'ailleurs que Bossuet, gallican, y apparait en bleu. Il faut dire que la bulle à unifier les gallicans et les jansénistes. L'auteur est probablement Jean-Baptiste Goy (1666-1738), sculpteur devenu ecclésiastique, attaché un temps à la paroisse Saint Roch, notoirement janséniste. En effet, il serait le coauteur de la nouvelle édition de La Vérité rendue sensible à tout le monde contre les défenseurs de la constitution Unigenitus, ouvrage de l'abbé Dusausoy (d'Harcourt, Normandie, décédé en 1727). Notre manuscrit reprend la première partie de cet ouvrage en y ajoutant les « textes sacrés » à l'encre d'or. Curieusement, il existe la mention d'un ouvrage imprimé qui porte le même titre (voir Catalogue des Livres Imprimez de la bibliothèque du Roy - Théologie. Paris, Imprimerie Royale, 1742. Tome second, n°2047, p.120) sans que n'ayons pu en identifier un exemplaire. Ex-libris tampon sur le titre et la première page de texte (dans le texte.) de G.Roguet. Reliure pleine basane janséniste de l'époque, titre doré effacé (constitution), mors supérieur en grande partie fendue, coins usés. Rare curiosité.‎

Referenz des Buchhändlers : 008021

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‎[Manuscrit religieux], Ordo Missae.‎

‎[Manuscrit religieux], Ordo Missae.‎

‎[Manuscrit religieux], Ordo Missae. Ca.1750, in-12, [96]p. Joli manuscrit, en rouge et brun, dans un cadre brun, avec de nombreuses pages de grégorien, pour les différentes préfaces et le canon de la messe principalement. Ex-libris armorié d'Armand Bazin de Bezons (1701-1778), évêque de Carcassonne, auteur notamment d'un missel gallican pour son diocèse. Pleine basane d'époque, manques en haut et en bas du dos, usures aux coins. Un feuillet de garde manquant, ex-libris gratté aux angles. Joli manuscrit.‎

Referenz des Buchhändlers : 011137

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‎[Manuscrit] Cardinal de Bérulle,‎

‎[Manuscrit] Règlements de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus, fondée par Monseigneur le Cardinal de Bérulle, en 1611.‎

‎[Manuscrit] Cardinal de Bérulle, Règlements de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus, fondée par Monseigneur le Cardinal de Bérulle, en 1611. Paris, 1787. In-12, environ 140p. Belle copie de ces règlements qui furent imprimés uniquement au XVIIe siècle et dont on trouve de nombreuses copies du XVIIIe siècle. Notre copie n'est pas tout-à-fait terminée car elle n'a pas été paginée et la table finale n'indique donc aucun numéro de page. La copie est d'une petite écriture, bien lisible, avec quelques corrections. Ex-libris manuscrit « Gravellat 1787 ». On trouve la trace d'un oratorien nommé Gravellat à Condom en 1790 puis comme professeur au collège d'Anjou en 1792. Plein veau d'époque, dos lisse à la grotesque, pièce de titre maroquin, tranches marbrées. Petits accrocs sur le dos, manques à la pièce de titre, un coin usé, petites usures aux autres coins. Sympathique exemplaire.‎

Referenz des Buchhändlers : 013599

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‎[MANUSCRIT]‎

‎[Mélanges].‎

‎S.l., s.d. (septembre 1902) in-8, 65 ff. paginés 1-112 avec des erreurs, couverts d'une écriture moyenne et très lisible, avec des partie rubriquées, demi-toile noire à coins modeste, dos lisse, tranches rouges (reliure de l'époque). Exemplaire déboîté, toile salie, essais de plume sur les dernières gardes.‎

‎Dédié de façon très originale "A ma mère chérie", et daté du 4 septembre 1902 (date de l'anniversaire de cette génitrice adorée), ce petit cahier regroupe une série d'essais en prose :1. Prise du cutter anglais "L'Union" (ff. 3-17). - 2. La Mort d'un zouave, 1870 (ff. 19-23). - 3. Boërs de France (ff. 25-44). - 4. Pyrame (ff. 46-58). - 5. Ceux que l'on méconnaît et que l'on insulte (ff. 60-61). - 6. Marius contre Tartarin (ff. 63).Il est bien difficile de trouver un point commun à ces petites nouvelles empruntées à la réalité normande et bretonne de la petite et moyenne bourgeoisie de la fin du XIXe siècle. Certaines se lisent avec plaisir finalement.A la fin un ex-dono : "Donné à Yvonne Bordeaux par son père" (Institution de l'Ange-Gardien à Gacé -Orne), auquel fait écho une mystérieuse mention au crayon de bois du début du volume : "Volé à Y. Bordeaux" .... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208142

‎[MANUSCRIT]‎

‎[Mémoire sur le séjour de Louis XVIII en Angleterre].‎

‎Mitau, 25 avril 1808 in-4, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 35/40 lignes par page), quelques ratures et biffures, en feuilles.‎

‎Malheureusement incomplet, ce mémoire d'émigration forme une réflexion des plus intéressantes sur les avantages et désavantages du séjour de Louis XVIII en Angleterre. Il fut rédigé juste après le calamiteux voyage qui conduisit le frère de Louis XVI de Mitau [Jelgava] à Gosfield Hall (septembre-octobre 1807).Le premier bifeuillet est complet, mais le second ne le continue pas : il manque au moins un feuillet entre les deux. De plus, un petit manque de papier en haut de la p. [5] prive le lecteur d'une phrase au moins p. [6].1. Premier bifeuillet. Pour le reste, le rédacteur, proche des Princes et apparemment demeuré dans le Palais de Mitau après le départ de Louis XVIII se montre au minimum sceptique sur le séjour anglais de ce dernier, d'autant que les conditions mises par le cabinet britannique s'étaient révélées drastiques : "Il se présente aujourd'hui une question de la plus haute importance : le Roi cherchera t-il à fixer sa résidence en Angleterre ? Il ne nous appartient pas de le décider ; mais jusqu'à ce que l'intention de Sa Majesté nous soit signifiée, il n'y a ni témérité ni présomption à se permettre d'en discuter les résultats. Nous ne raisonnerons que dans l'hyppothèse [sic] où le Roi pourroit se décider à rester en Angleterre, et d'abord nous demanderons ce que Sa Majesté peut espérer des Anglois, lorsque s'étant mis dans leur dépendance, elle ne pourra plus faire une démarche, ni entretenir aucune correspondance sans leur aveu et sans leur permission ? Est-on bien assuré des dispositions du gouvernement britannique en faveur de la famille des Bourbons ?" Tout le raisonnement respire une méfiance innée de l'Angleterre, traditionnelle en France, mais ravivée par le rôle réel ou supposé de la rivale dans les événements de la Révolution, depuis les émeutes de 1789 jusqu'à l'affaire de Quiberon. Le rédacteur incline manifestement en faveur de la Russie d'Alexandre Ier, même s'il faut se résigner à un séjour très à l'intérieur du pays, mais il estime que la Cour n'avait pas à quitter précipitamment Mitau.2. Second bifeuillet. Il concerne le même objet (le séjour de Louis XVIII en Angleterre), mais est formé apparemment d'une très longue citation d'un périodique politique anglais, bien informé et exposant la façon de voir des Britanniques sur cet événement, servant sans doute de pièce justificative à l'exposé précédent : "Nous croyons que le fait se réduit à ceci - il est certain que, malgré les paragraphes des journaux étrangers touchant l'intention de Louis XVIII de venir en Angleterre, notre gouvernement, loin d'avoir reçu aucun avis d'un pareil projet de la part de Sa Majesté Très Chrétienne, avoit toute raison de croire que les bruits répandus dans les papiers étrangers étoient entièrement dénués de fondement ; et ce n'a été que vers le milieu de la semaine dernière que l'on a reçu l'intimation de la résolution prise par cet illustre prince de venir dans ce pays ..." Le reste de l'article se montre plus que réticent à ce que l'Angleterre relève l'étendard des Bourbons et s'embarrasse de la personne du prétendant sur son sol, alors que, seule puissance encore en lutte contre Napoléon, elle a besoin de saisir toute ouverture ou perspective d'accomodement pour terminer le conflit. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 209634

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Mémoire sur un envoi de denrées empoisonnées].‎

‎S.l. [Beaumes-de-Venise], s.d. (1843) un bifeuillet in-4, [4] pp. n. ch., couvertes sur la droite de chacune d'une écriture régulière et très lisible, sans surcharge ni rature (environ 30 lignes par page), en feuille.‎

‎Très curieuse pièce, non signée, composée et rédigée de façon à pourvoir être annotée sur la gauche par les autorités auxquelles elle devait être communiquée (étant donné son contenu, autorités policières et judiciaires) et faisant la synthèse d'une tentative d'empoisonnement dans la petite localité tranquille de Beaumes-de-Venise.Elle commence ex abrupto par l'exposé des faits : "Le 31 décembre 1842, la femme du facteur rural de Beaumes apporta à M. Méry mon gendre, contrôleur principal des contributions directes à Clermont-Ferrand et qui se trouvoit dans le moment en congé à sa maison à Beaumes, un panier avec une lettre anonime dans une enveloppe qui servait d'addresse à ce panier".La lettre émanait d'un prétendu camarade du destinataire destiné à passer le voir quelques jours plus tard pour lui parler affaires, et qui ne se nommait pas "pour intriguer votre mémoire". Justement méfiant, Méry n'ouvrit le colis que trois jours plus tard sous les instances pressantes de sa famille, et y découvrit un bocal d'oranges confites et une boîte de confitures sèches, auxquels on ne toucha pas. Le correspondant ne s'étant toujours pas signalé vingt jours après, la méfiance s'amplifia encore et les denrées furent portées à un pharmacien-chimiste de Carpentras, Gaudibert Barrel [= très probablement Charles-Raimond-Frédéric Gaudibert-Barret]. Les analyses révélèrent une présence massive d'arsenic.Horresco referens : "Cette découverte produisit sur nous une horreur d'autant plus grande que le 1er de l'an, c'est-à-dire le lendemain de la réception du panier, nous étions à dîner réunis en famille chez mon gendre au nombre de 17 personnes".Dénonciation faite au procureur du Roi, un juge d'instruction fut désigné pour mener les recherches sur l'origine du colis, et c'est là que ça se corse : "Le panier contenant les confitures empoisonnées fut apporté à la maison Méry par la femme du facteur rural à qui il avoit été remis la veille à Carpentras par un Savoyard portefaix qui déclara l'avoir reçu d'un Espagnol forçat libéré qui est actuellement sous la surveillance de la police (...)". Interrogés, forçat et Savoyard (Jean-Baptiste Arnaud de Saint-Jean-d'Arve) nient toute implication, puis disparaissent de la région ; le rédacteur demande l'extradition du Savoyard, observation sur laquelle se termine le mémoire.Moralité : contrôleur des contributions directes, c'est un métier à risques. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225722

‎[MANUSCRIT]‎

‎[Notes d'un artilleur]. Commandant Martel‎

‎S.l., s.d. (1915-18) in-8, [68] ff. n. ch., réglés (cahier scolaire), écriture large et lisible, et [39] ff. volants, toile Bradel grise modeste, dos muet (reliure de l'époque).‎

‎La partie contenue dans le cahier couvre les dates du 10 août 1915 au 17 janvier 1916, tandis que les feuillets volants commencent le 6 décembre 1917 et se terminent le 2 novembre 1918, soit dix jours avant l'armistice.L'ensemble forme en fait un recueil de notes quotidiennes concernant les tâches à faire ou les tâches accomplies ; le style est concis, le cahier étant à usage personnel, et nullement destiné à la communication, comme le confirme la graphie négligée. L'essentiel concerne l'armement, sa fabrication, des essais (séances de tir), sa livraison, ce qui laisse supposer que son auteur était affecté aux services du matériel pour l'artillerie de campagne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207106

‎[MANUSCRIT]‎

‎[Notes sur Napoléon].‎

‎S.l., s.d. (vers 1950) in-12, [48] ff. n. ch., 41 ff. demeurés vierges, demi-percaline noire, dos lisse muet, tranches rouges (reliure de l'époque). Exemplaire un peu déboîté.‎

‎Ce petit carnet (un cahier d'écolier réglé) qui se présente sans titre ni date ni auteur rassemble en fait :1. De très nombreuses petites notices manuscrites rédigées sur des papiers contrecollés sur les pages du carnet (à partir du f. 26 cependant, elles sont insérées sans être collées). Chacune aborde un micro-aspect de la vie de Napoléon, sans ordre particulier (lieux de séjour, états de service, dates importantes anecdotes, etc.), avec, au départ, une prédominance des notices consacrées aux endroits comme dans un Itinéraire. Le tout est assez déroutant : sur une même page se côtoient des faits d'origine très diverse, coexistent des époques totalement différentes de la vie de l'Empereur , sans qu'on puisse saisir quel principe a pu unir ces membra disjecta. Un exemple suffira : ff. 9v et 10, on passe du passage de Napoléon à Mâcon le 13 mars 1815 à l'ampliation d'un arrêté du Comité de salut public du 15 septembre 1795, à l'expédition de Sardaigne, puis Toulon, puis à la composition de la garnison de Grenoble, etc.On pense à des notes qui devaient compléter ou illustrer un texte suivi, mais rien n'est en fait moins sûr ; il s'agit encore plus difficilement de memoranda, étant donnée l'extrême dispersion des matières, sans fil conducteur ni index. Plus vraisemblablement, un loisir d'amateur qui accumulait à mesure les citations ou anecdotes qui lui plaisaient.2. Des coupures de presse sur des événements napoléoniens, surtout au début du carnet, présentant le même désordre fondamental.3. Quelques cartes postales ou illustrations extraites de périodiques (e.g. f. 3., "Chambre de Napoléon qu'il occupa avec Joséphine le 10 janvier 1802 et à son retour de l'île d'Elbe le 15 mars 1815" à Autun). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 219332

‎[MANUSCRIT] [LOUIS XVIII ]‎

‎[Proclamation du 1er février 1813].‎

‎S.l.n.d. (1813) in-8, [2] pp. n. ch., couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 30 lignes par page), en feuille.‎

‎Copie manuscrite réalisée en émigration de la célèbre proclamation de Hartwell, du 1er février 1813, dans laquelle Louis XVIII profitait des revers croissants de Napoléon pour exposer ses intentions politiques : "Le moment est enfin arrivé où la divine Providence semble prête à briser l'instrument de sa colère ! L'usurpateur du trône de Saint Louis, le dévastateur de l'Europe éprouve à son tour des revers (...)".Destinée à ranimer le sentiment monarchique en France, en partie inspirée par Castlereagh dans ses dispositions modérées (le maintien des cadres administratifs et du Code "Napoléon"), elle sera diffusée sur le continent par le biais des agents anglais. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 209602

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Rapport sur la Guadeloupe].‎

‎S.l., s.d. (26 juin 1849) in-folio (31 x 20 cm), [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne, régulière et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles.‎

‎Malheureusement non signé, non daté (en-dehors de la mention "26 juin" en haut du premier feuillet), et incomplet d'au moins une page (il y a une réclame à la fin de la page 4), ce compte-rendu présente l'avantage de donner sans ménagements circonlocutifs le point de vue d'un opposant à l'abolition de l'esclavage, lequel commence sans ambages : "C'en est fait, la Guadeloupe succombe sous la pression schoelchérienne. Tout ici appartient au grand prélude de la substitution : la police exclusivement, une partie du parquet, des cabinets d'instruction, une sommité judiciaire, &c., &c. De là l'empire tyrannique des agens de désorganisation sur une population ignorante et crédule ; de là l'impunité !" Comme quoi la théorie du "grand remplacement" peut se revendiquer de précédents glorieux (ce curieux terme de "substitution" revient plusieurs fois au long du document).Le contexte est celui de l'application des décrets d'abolition pris par le gouvernement de la métropole (27 avril 1848) et de la période de transition ouverte par l'arrivée dans l'île de l'envoyé du gouvernement provisoire (l'avocat abolitionniste Adolphe-Ambroise-Alexandre Gatine, désigné comme commissaire général pour la Guadeloupe à la demande expresse de Schoelcher, et arrivé le 5 juin 1848 à Basse-Terre). Les colons se montreront immédiatement et résolument opposés à son action, ce qui aboutit à sa démission dès le 14 octobre suivant. Il fut remplacé par un natif à poigne, le colonel Jacques-Amédée-Philippe Fiéron (1797-1871), gouverneur du 11 octobre 1848 au 31 octobre 1851 (avec une interruption entre avril et décembre 1849, suscitée par son rappel à Paris pour une séance d'explications). Dès son arrivée, il avait fait afficher une proclamation dans laquelle il signalait sa ferme intention de mater ce qu'il appelait "l'oppression des hommes méchants qui ont voulu faire croire aux nouveaux citoyens que s'ils ne secondaient pas leurs vues et leurs projets, leur liberté leur serait arrachée, comme si cette liberté n'était pas consacrée par la France entière". Ce qui donne, dans notre manuscrit : "Depuis plus d'un an, la coupable tolérance de l'envoyé du gouvernement provisoire et les provocations publiques de ses agens préparaient ici la guerre civile. Le gouvernement de M. Fiéron vint à propos par une attitude énergique et forte comprimer les agitateurs, épurer un indigne patronage (...). Le ministère a mis en doute le rapport de M. Fiéron et le ministère a failli en frappant ce gouverneur d'un rappel (...). Le rappel du gouverneur Fiéron fut donc une oeuvre abominable, audacieusement imposée au ministre (...). Elle a porté ses fruits ... fruits amers et qui ont souillé une colonie jusqu'ici vierge de sanglants excès."La fin du texte est consacrée aux événements violents qui accompagnèrent la visite du célèbre négociant métis Cyrille Bissette (1795-1858, député de la Martinique depuis août 1848) en Guadeloupe, à cause des positions anti-schoelchériennes de ce dernier : "Le 16 juin, un groupe de 500 ou 600 individus postés au passage de la Gabare, sous le prétexte de saluer son arrivée, se rue sur la voiture de M. Bissette en poussant des cris menaçants, la couvre d'une grêle de pierres, tente de la renverser et de s'emparer du voyageur pour le mettre à mort ; pendant un long trajet de deux lieues, il ne doit son salut qu'au courage d'une poignée de gendarmes et d'un brave officier accourus pour le protéger. L'émeute se poursuit jusqu'au sein de la Pointe-à-Pitre, la maison qu'il occupe est attaquée, le repos de la cité est troublé ; à minuit seulement, l'ordre se rétablit par les soins de l'autorité". L'émeute se poursuivit le lendemain 17 juin à Sainte-Rose, puis le 20 à Port-Louis, dégénérant en conflit armé : "On veut mettre Bissette à mort, on veut boire son sang, on veut manger sa chair (officiel), on veut mettre en morceaux le mulâtre infâme qui s'unit aux blancs pour remettre les noirs en esclavage. Ces cris sauvages, ces attaques violentes sont partout accompagnés des cris de : Vive Schoelcher !"Pour replacer cet épisode dans le cadre plus général des conflits souvent exacerbés entre abolitionnistes, il faut rappeler les positions controversées du député de la Martinique, pourtant connu comme un anti-esclavagiste affirmé dès 1823 : en effet, au lieu de la vengeance, il prôna la réconciliation entre les races. Occulté par le culte rendu à Schœlcher dans la bourgeoisie intellectuelle assimilationniste, Cyrille Bissette fut largement rejeté de la mémoire collective en raison de son alliance avec le béké Auguste Pécoul, qui avait été évidemment qualifiée de trahison par les mulâtres, mais aussi bien en raison de ses liens de parenté très proches avec Napoléon III (dont la mère Hortense était sa cousine germaine). Le texte s'interrompt avec la journée du 20 juin, laissant regretter la perte de la suite. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 225954

‎[MANUSCRIT - LIÈGE]‎

‎[Reconnaissance de dette].‎

‎Liège, 16 janvier 1794; petit in-folio, [4] ff. n. ch., initium imprimé, pour le reste couvert d'une écriture moyenne, régulière et lisible, en feuilles.‎

‎Reconnaissance de dette contractée par Jean Walther Féchier, prêtre et bénéficier de l'église collégiale de Saint-Pierre (démolie entre 1811 et 1860), au profit de Gérard Ory, marchand brasseur : "Le révérend sieur premier nommé nous a déclaré de se reconnoître redevable (..) d'une somme de deux cent soixante un florins trois sous et douze liards brabant à raison de bière lui vendue et livrée à crédit, et n'ayant argent à la main pour y fournir". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 223218

‎[MANUSCRIT] [COSTE (A.)]‎

‎[Sur un passage du Phèdre de Racine].‎

‎[Paris], s.d. (janvier 1814) in-4, 7 pp., couvertes d'une écriture moyenne et très lisible (environ 20 lignes par page), en feuilles, cousu.‎

‎Accompagné d'une L.A.S. d'envoi datée du 3 janvier 1814, ce petit mémorandum littéraire est censé répondre à une objection sur un passage fameux du Phèdre de Racine (acte V, scène 6), où est rapportée à Thésée la fin de son fils Hippolyte : "Le récit de Théramène a, dit-on, une étendue, des figures et un degré de poésie, que ne comportait pas la douleur des personnages". Pour répondre à cette difficulté - bien réelle, il suffit de relire attentivement les 73 alexandrins que débite Théramène -, l'auteur explore des passages comparables dans l'Electre et l'Iphigénie de Sophocle, aini que dans l'Hécube d'Euripide. L'analyse aboutit à un jugement mi-figue, mi-raisin : "Il me semble difficile de justifier par l'exemple de Sophocle le récit de Théramène à cause de la position très différente des deux gouverneurs. Cependant, je suis bien loin de le trouver déplacé : il n'est pas prouvé du tout à mes yeux qu'il faille retrouver dans les Anciens toutes les beautés des modernes pour les approuver et il me semble que ce morceau est de ceux qui n'ont pas besoin d'être appuyés d'exemples parce qu'ils font eux-mêmes autorité".L'auteur signe "A. Costé" et commence sa missive par "Mon cher cousin" (lequel est l'érudit orléanais Barbot du Plessis), mais cela ne suffit pas à renseigner davantage sur son compte. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 209527

‎[MANUSCRIT]‎

‎[Succession Carnot].‎

‎La Charité-sur-Loire, 25 février 1803-20 août 1803; 5 pièces in-4 ou in-8, en feuilles.‎

‎Petit dossier qui réunit cinq pièces, toutes écrites par un certain Berger-Chamille soit au marchand-tapissier Gattebois, son ami, soit à l'avoué Godot, et concernant le défaut de paiement de rentes viagères de la part d'un certain Guillard, avec lequel ils avaient fait affaire dans le cadre d'une succession Carnot (Berger-Chamille a épousé Marie-Josèphe Carnot), sans que l'on puisse préciser s'il s'agit des Carnot issus de Jean-Baptiste Carnot (1672-1735), souche de la célèbre lignée républicaine.1. Lettre du 25 février 1803 à Gattebois (un bifeuillet in-4 entièrement écrit) : le rédacteur fait le point sur les pièces demandées par Gattebois dans un litige qui les oppose à Guillard, repreneur d'une maison leur ayant appartenu.2. Lettre du 9 germinal an XI à Gattebois [30 mars 1803] (un bifeuillet in-4 écrit sur 3 pp.) : "Je crois que c'est trop tôt pour te demander des nouvelles de notre petite affaire contre Guillard. Mais comme ce n'est pas tout à fait en mon nom seul que je t'en demande, je me trouve forcé par les sollicitations des citoyens Dard et Carnot de te prier de nous instruire, ou faire instruire par le deffenseur que tu as chargé où en sont les choses". 3. Billet du 26 germinal an XI à Gattebois [16 avril 1803] (un bifeuillet in-8 écrit au recto du premier) : annonce l'envoi de trois titres par la diligence du 27 germinal.4. Longue lettre du 26 germinal an XI, à Gattebois (5 pp. in-4) : "D'après ta lettre du 17 germinal, nos affaires ne sont pas plus avancées qu'elles étoient, et ce par délicatesse pour Guillard (...). Je ne vois pas pourquoi vous auriez des égards pour Guillard, cet homme n'en a point pour vous ; il est donc inutile de le ménager". Suivent le détail de pièces envoyées par diligence, et un exposé de la situation juridique de la succession Carnot.5. Lettre du 20 août 1803, à l'avoué Godot, en service auprès des tribunaux de première instance de la capitale (un bifeuillet in-8 écrit sur 2 pp.) : "J'aurais voulu sçavoir quels sont les moiens que Guillard employe pour ne pas payer".. Le principal destinataire est François Gattebois, marchand-tapissier installé 56, rue de la Verrerie à Paris, dont l'inventaire de décès date de 1808. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 223241

‎[MANUSCRIT. -UNIFORMES]‎

‎[Troupes hollandaises].‎

‎S.l., s.d. in-4, 6 planches finement aquarellées, de 21,5 x 28 cm, avec sujets dans une large bordure citron, légendées en allemand (sauf la dernière, en français), en feuilles sous chemise de chagrin azur à recouvrements de toile et lacets, dos lisse muet (reliure moderne). Bon exemplaire.‎

‎Non datées, non signées, ces six agréables planches aux sujets très statiques, ne sont pas faciles à situer. Un élément des légendes permet cependant de proposer une fourchette chronologique plus précise. En 1795, le Régiment de Schepper (planche II) était un des 24 "régiments nationaux" qui portaient le nom de leur colonel, et avaient reçu en 1772 un numéro d'ordre (le Schepper figurait comme n° 1). Il est donc vraisemblable que notre collection remonte aux années 1770-1790.I. Hollandische Infanterie. - II. Hollandische Infanterie. Scheeper Rgt. - III. Hollandische Leib Garden. - IV. Hollandische Cavalerie. - V. Hollandischer Grenadier. - VI. Mineur [= Sapeur] hollandois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 189178

‎[MANUSCRIT/MANUSCRIPT]‎

‎[Voyage en Afrique du Nord/Travel to North Africa].‎

‎1881. 1881 1 vol in-12° (172 x 109 mm.) de: 192 pp. manuscrites à lencre bleue et rouge et paginées; quelques ff. supplémentaires glissés. Percaline noire, dot muet, pièce de titre de papier collé au premier plat et titré à lencre rouge, titre partiellement illisible.‎

‎Fascinant carnet relatant un voyage en Afrique du Nord effectué en 1881 et riche de très nombreuses informations sur lAlgérie, la Tunisie et le Maroc de cette époque. Rédigé en français dans un style impersonnel et dauteur inconnu, le texte regorge de détails couvrant tous les aspects de la vie dans cette région du monde. On y trouve des informations sur les ethnies et leur origine (Larabe, le Kabyle, le Maure, LIsraelite, le Biskri etc.), la cuisine (ex: la préparation de lagneau par les musulmans), les langues (de nombreux points de vocabulaire en arabe sont fournis: expressions, proverbes, noms de lieux etc.), lurbanisme (ex: la répartition des quartiers, les rues étroites et tortueuses dAlger etc.), larchitecture (ex: les maisons blanchies à la chaux et leur agencement particulier pour les rafraîchir etc.), lagriculture (ex: les dattiers qui doivent être fécondés pour produire des dattes), les rites musulmans (ex: les tentes arabes orientées est-ouest, la tête vers La Mecque), la monnaie (ex: Le franc espagnol en usage à Oran), les canons de beauté (ex: lutilisation du henné), les monuments historiques (ex: les ruines de Carthage), le mariage arabe etc. En plus de ces très nombreuses informations factuelles, lauteur joint ses réflexions sur le mode de vie arabe et ne manque pas dy ajouter des pointes dhumour notamment par le biais de citations de proverbes: «Faites cuire dans une même chaudière un arabe et un Roumi et en sortira toujours deux bouillons distincts. (proverbe arabe)» Un «Roumi» étant le nom par lequel les musulmans désignent un chrétien, un Européen. Beau témoignage dun voyageur français portant un regard curieux sur le mode de vie des habitants dAfrique du nord, le tout avec une pointe dhumour. 1 vol. 12-mo (172 x 109 mm.) of : 192 pp. handwritten in blue and red ink and paginated; a few additional slipped ff. Black percale, mute endpaper, paper title-piece glued to first board and titled in red ink, title partially illegible. Fascinating notebook relating a trip to North Africa made in 1881 and rich with a lot of information about Algeria, Tunisia and Morocco of that time. Written in French in an impersonal style and by an unknown author, the text is full of details covering all aspects of life in this region of the world. There is information on the ethnic groups and their origins (the Arab, the Kabyle, the Moor, the Israelite, the Biskri, etc.), the cuisine (e.g., the preparation of lamb by the Muslims), the languages (many points of vocabulary in Arabic are provided: expressions, proverbs, place names, etc.), the urban planning (e.g., the distribution of neighborhoods, the narrow and winding streets of Algiers, etc.), the architecture (e.g., the architecture of the city of Algiers), and the history of the city. ), architecture (e.g., whitewashed houses and their particular arrangement to cool them, etc.), agriculture (e.g., date palms that must be fertilized to produce dates), Muslim rites (e.g., Arab tents oriented east-west, with the head towards Mecca), currency (e.g., the Spanish franc in use in Oran), beauty canons (e.g., the use of henna), historical monuments (e.g., the ruins of Carthage), Arab marriage, etc. In addition to this wealth of factual information, the author adds his reflections on the Arab way of life and does not fail to add points of humor, notably through quotations from proverbs: "Cook an Arab and a Roumi in the same pot and they will always come out with two distinct broths" (Arab proverb, translated from French). A "Roumi" being the name by which Muslims designate a Christian, a European. Beautiful testimony of a French traveler with a curious look at the way of life of the inhabitants of North Africa, all with a touch of humor.‎

Referenz des Buchhändlers : 4318

Livre Rare Book

J-F Letenneur Livres Rares
Saint Briac sur Mer France Francia França France
[Bücher von J-F Letenneur Livres Rares]

€ 1.250,00 Kaufen

‎[MANUSCRIT] - BILLON (Sieur De), CHOISEY (Richardot De) -‎

‎Abregé d'instruction militaires extraite en grande parite de celle du Sieur Billon de DIchant de la maison de Vendôme dédiees à Louis Treize Roy de France et de Navarre imprimées à Lion chez Barthelemy en l'an 1617.‎

‎, Manuscrit bien écrit par Richardot de Choisey, vers 1840 ; grand in-12, 252 pp., demi-toile noire. (tactique militaire sous Henri IV mais dédicacé à Louis XIII (1617)) manuscrit grand de marge bien écrit sans rature, sans rousseurs.‎

‎(tactique militaire sous Henri IV mais dédicacé à Louis XIII (1617)) manuscrit grand de marge bien écrit sans rature, sans rousseurs.‎

Referenz des Buchhändlers : 200917673

Livre Rare Book

Librairie Lire et Chiner
Colmar France Francia França France
[Bücher von Librairie Lire et Chiner]

€ 300,00 Kaufen

‎[Manuscrit éthiopien]‎

‎Actes et Miracles du Saint Gabra Manfas Qeddus -‎

‎Datation: XVIIIéme siècle - Langue: Ge'ez - Codicologie: Parchemin; 15 x15 x4,5 cm - 2 col.; 16-17 lg.; 83 folios - Reliure : Le premier plat est un ais de bois simple - Le second est une simple pièce de cuir, attachée au premeir plat et venant recouvrir le codex - Un trou dans le coin supérieur du cuir permet d'attacher une ficelle qui s'enroule autour du ais de bois, assurant la fermeture de l'ensemble - Etat de conservation dégradé -‎

‎Texte principal: [Fol. 7] - Actes du saint éthiopien Gabra Manfas Qeddus - [Fol.61v] - Miracles de Saint Gabra Manfas Qeddus - Varia: [Fol. 1-6v] - Feuillets extraits d'un Wedasse Maryam servant de garde -‎

Referenz des Buchhändlers : 35040

Livre Rare Book

Galerie Fert
Nyons France Francia França France
[Bücher von Galerie Fert]

€ 750,00 Kaufen

‎[MANUSCRIT]‎

‎Afrique. 1837, 38 & 39‎

‎S.l., s.d. (1839) in-4 oblong, titre calligraphié dans un encadrement de volutes orientalisant, 16 planches manuscrites (dont 13 aquarelles en couleurs), [5] ff. vierges, demi-chagrin cerise, dos lisse muet (reliure de l'époque). Coiffes, coupes et coins abîmés.‎

‎Emouvant carnet de croquis et de dessins d'un soldat engagé dans la conquête de l'Algérie sous la Monarchie de Juillet, et sur lequel on ne sait malheureusement rien. Les aquarelles forment un travail naïf où le pittoresque démonstratif l'emporte sur le documentaire, mais l'ensemble constitue sans doute une des premières iconographies privées de certains endroits de Kabylie.1. Groupe de soldats avec une cantinière (au crayon de bois - signé L.N.). - 2. Soldat indigène (au crayon de bois). - 3. La Soumann' [= La Soummam, vallée en Kabylie] (une aquarelle de 12 x 19 cm), contrecollée). - 4. Dellys [localité entre Boumerdès et Tizi Ouzou] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant rouge, et contrecollée). - 5. Dialogue de deux indigènes dans un décor de docks (aquarelle de 9 x 13 cm). - 6. Fleurs et fruits (aquarelle gommée de 18 x 12 cm). - 7. Une baie (au crayon de bois). - 8. M'Sila [ville des plateaux du Hodna] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 9. Biskraa, porte du vllage nègre [Biskra] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 10. Vue du Jurjura [= Djurdjura, massif montagneux du nord d l'Algérie] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant rouge et noir, et contrecollée). - 11. Les Monts Orestes [?] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant, et contrecollée). - 12. Le Palais du gouverneur d'Alger (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant, et contrecollée). - 13. Il'Affronn [= El Afroun, ville proche de Blida] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 14. Chasse au lion (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 15. Marabout (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant blanc et noir, et contrecollée). - 16. Un campement la nuit (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant jaune, et contrecollée). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208115

‎[MANUSCRIT]. JUNCA.‎

‎Agence générale des armes, poudres et exploitation des mines. Le préposé de l'agence-générale des armes et poudres,. au citoyen [Nicolas-Marie] Songis, général d'artillerie à Lille.‎

‎Bruxelles, 3 Germinal an III (23 mars 1795), in-4, écrit sur deux pages, avec belle vignette en-tête, en feuille.‎

‎"Je te préviens que j'ai fait charger le 17 du mois passé sur le navire de Louis Dubois battelier de Lille, une barique de goudron pour le service de l'arsenal de Lille". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 240924

‎[MANUSCRIT].‎

‎Album de Mademoiselle Virginie Auviet.‎

‎S.l., s.d. (1850) in-16 oblong (12 x 22 cm), [59] ff. n. ch., dont 14 laissés vierges, demi-basane verte, dos lisse muet, plats de toile gaufrée (reliure de l'époque). Coins abîmés.‎

‎Petit recueil réunissant des pièces diverses, de nature à retenir l'attention émotive d'une jeune fille romantique au mitan du XIXe siècle. Certaines sont datées, ce qui permet de bien contextualiser notre carnet (13 avril 1849 ; 14 avril 49 ; 1850).Il se compose d'un titre calligraphié à l'encre, de 4 poèmes recopiés (seuls textes du carnet), de dessins au crayon de bois (chaperon rouge, navire, paysan, etc.), de dessins coloriés à la main ou aquarellés (nombre de bouquets), certains avec des rehauts de gomme, d'une vue de ville à l'encre de Chine, etc. Tout fait penser à une jeune fille de la bourgeoisie qui s'ennuie et rêve dans une atmosphère doloriste.Les poésies recopiées sont : 1. Le Singe qui montre la lanterne magique, [de Jean-Pierre Claris de Florian]. - 2. Ma fille, extrait de En Orient, d'Alphonse de Lamartine. - 3. Une fête dans l'exil. - 4. À un père sur la mort de sa fille [de Malherbe]. - 5. La Voix d'une mère [de Louise Colet].Vignette ex-libris de ladite Virginie contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 226887

‎[MANUSCRIT] LARSONNEAU (Berthe de)‎

‎Analyses. I. 1839-40. - II. 1840-41.‎

‎S.l., 1839-1841; 2 vol. in-8 carrés, [175] ff. n. ch. ; [340] ff. n. ch., le tout couvert d'une écriture soignée et espacée, très lisible (environ 15 lignes par page), demi-chagrin aubergine, dos lisses cloisonnés et ornés en long, double filet doré sur les plats (reliure de l'époque). Dos uniformément insolés.‎

‎Sous ce curieux nom d'"analyses" (18 au premier volume ; 33 au second), nous avons en fait affaire à des instructions catéchétiques des plus classiques à destination non d'enfants débutants, mais de confirmés, comme le montre bien le second volume, où sont développées des notions de théodicée et d'angélologie, certes sommaires, mais d'un niveau au-delà de la compréhension de tout-petits. Les cours correspondent à deux années successives, avec reprise et approfondissement de certaines notions dans les deux volumes (e.g. le péché, les commandements de Dieu et de l'Eglise, les fins dernières). Le cahier final qui contient des indications sur la préparation à la première communion et à la confirmation de l'auteur (respectivement 13 et 14 mai 1841) nous donne des indications plus précise sur l'âge approximatif des catéchisés.Pour le reste, si l'on identifie Berthe de Larsonneau avec la fille aînée de Jean-Victor Larsonneau, elle serait née en 1829 (donc aurait eu douze ans au moment de sa première communion, ce qui est cohérent avec la pratique commune de l'époque), pour se marier en 1849 avec Isidore de Vion de Gaillon (1813-1892), et mourir en 1899.Sinon, elle suivait les catéchismes du jeudi de la paroisse de la Madeleine (de quelle ville ?), au deuxième (puis premier) banc du côté de l'Evangile, comme l'indiquent les mentions précédant chaque instruction, ainsi que les grands cachets de la paroisse, indéfiniment apposés. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 213099

‎[MANUSCRIT]. [OZOUVILLE (Guillaume-François d')].‎

‎Ancien évêché de Jublains. Étude sur la notice dite d'Honorius‎

‎S.l., s.d. (vers 1910) in-8, [25] ff. n. ch., avec des collettes pour les notes aux ff. 6, 8, 10, 14, 15, 17, 19, et 24, écriture épaisse, régulière et lisible, broché.‎

‎Copie d'articles parus dans le "Mémorial de la Mayenne", des 27 décembre 1843 et 3 janvier 1844 et réunis dans un tiré-à-part (Laval, Godbert, 1844, 22 pages). Le copiste a indiqué sur la couverture la raison d'un tel travail : "N'espérant pas pouvoir retrouver cette brochure, je l'ai copiée sur un exemplaire qu'on m'a prêté". De fait, l'imprimé lui-même n'est signalé au CCF qu'à la BnF, à Lyon et au Mans. Il n'est attribué dans les catalogues de ces trois dépôts, mais il n'est pas extravagant de penser que son auteur est Guillaume-François d'Ozouville (1794-1859), qui milita inlassablement pour l'érection d'un évêché dont le territoire, détaché de celui du Mans, couvrirait le département de la Mayenne : l'existence d'un évêché antique (IVe ou Ve siècle) dans la cité gallo-romaine des Aulerques Diablintes (Noviodunum, devenue actuellement la commune de Jublains, qui conserve de fait les plus importants vestiges romains de l'Ouest) alimentait les raisons pragmatiques par ailleurs alléguées. Si l'existence de cet évêché semble un mythe, l'érection de celui de Laval en 1855 fut le fruit de ses efforts persévérants. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 234623

‎[MANUSCRIT]. BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis).‎

‎Années 1897-1898. Dahomey & Haut-Dahomey. 4ème cahier de journal. Colonne Ganier. - Borgou. Du 15 octobre 1897 au 28 janvier 1898‎

‎S.l., s.d. (1898) in-12 (17 x 11 cm), [43] ff. n. ch., couverts d'une écriture serrée, très lisible, mais assez fine, avec un dessin dans le texte (un plan du poste de Nikki), ratures et biffures, un petit feuillet contrecollé en regard du début du texte, broché, tranches rouges. Dos renforcé.‎

‎Réchappé d'un ensemble plus vaste, ce petit carnet documente jour après jour une partie de la deuxième campagne du médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893 ; il était alors médecin de 2ème classe depuis le 27 avril 1894. Il faut noter que cette mission fut l'occasion pour l'auteur de donner une communication aux Archives de médecine navale, dans les livraisons de juillet, août et septembre 1898 ; le texte fit l'objet d'un tiré-à-part publié sous le titre de Colonne expéditionnaire dans le Haut-Dahomey (Paris, Imprimerie nationale, 1898, in-8 de 112 pp.), dont on trouvera des exemplaires à la BnF, au Musée de l'armée et à Sainte-Geneviève exclusivement.Le contexte en est fourni par le début du texte de la première pièce complémentaire (cf. infra) : "À la fin du mois de juin 1896, je quittai Marseille pour aller servir à terre au Dahomey en qualité de médecin de seconde classe de la marine, prêté au corps de santé militaire des colonies, alors en formation et insuffisant en nombre". Il s'agit donc d'une affectation à terre, qui dura approximativement deux ans et se déroula dans une colonie très récemment établie (le décret de constitution en avait été donné le 22 juin 1894), à la suite d'une conquête au demeurant difficile qui avait eu lieu de 1890 à 1894. Le lieu décrit est plus spécialement le Borgou (partie nord-est du pays, correspondant à peu près à l'actuel département du même nom), qu'il s'agissait d'occuper et de pacifier avant une éventuelle intervention anglaise (la Grande-Bretagne convoitant aussi ce territoire, depuis sa colonie de Lagos). Comme dans tous les autres carnets conservés de notre toubib, les relations, centres d'intérêts et détails rapportés sont extrêmement foisonnants et constituent un faisceau inappréciable de renseignements sur les débuts difficiles d'une colonie encore à pacifier en-dehors du domaine des rois d'Abomey, acquis à la suite du traité du 29 janvier 1894 ; on en appréciera la valeur : ces premières années de l'occupation française sur l'ensemble du territoire dahoméen, encore marquées par des campagnes dans la partie nord du pays, sont à bien des égards très mal documentées.L'activité de Bartet fut à la fois sédentaire et mobile, puisqu'il accompagnait les colonnes conduites par capitaine Léon Vermeersch (1866-1902) dans le nord et l'ouest du pays, et destinées à compléter la mainmise de la France sur les ethnies non Fon, spécialement les Baribas. Ces expéditions furent difficiles, dans des zones évidemment dépourvues de routes, voire de pistes, et on sent le marin Bartet mal à l'aise dans ces opérations terrestres. Outre le compte-rendu des progressions, des batailles occasionnelles (qui sont plus des accrochages mais causant quand même pas mal de morts et de blessés), il prit également le temps de noter ses activités de soins (surtout pour des blessures reçues au combat), ainsi que les particularités des régions traversées et des populations rencontrées.Les procédés de la conquête sont expéditifs, ce qui était d'usage dans cette période initiale : "Le pavillon français planté dans le village veut peut-être dire que les gens veulent se soumettre. C'est ce qu'on suppose, mais comme il n'y a personne qui se soit présenté et que le village a joint ses contingents à ceux de Péréré [un des territoires du pays Baatonu où les résistances furent les plus vives], on le brûle". À partir du 13 novembre 1897, la colonne se fixe dans la localité de Nikki (à l'extrême est du Borgou), siège d'un souverain local (Séro Torou II), et provisoirement désertée par sa population, que les Français s'emploient à fortifier et à doter de cases pour le personnel européen à demeure. Le 18 novembre, le roi rentre dans sa capitale et c'est l'occasion d'une description un peu précise : "Précédé de ses ministres, de quelques guerriers et d'une femme portant un chapeau recouvert de cuir, probablement une griotte. Un de ses ministres porte son sceptre, morceau de bois rouge surmonté d'une pomme de cuivre ; un serviteur a une grande trompette en cuivre renfermée dans un sac de cuir qu'il porte sous son bras. Au-dessus de la tête du roi, on porte un grand parasol rouge. Le roi est un vieillard aveugle et impotent ; deux hommes le prennent avec précaution dans leurs bras pour le mettre à terre. Il est vêtu d'un manteau vert de musulman avec un capuchon. Son cheval, un animal bien tranquille, est recouvert d'une housse rouge. Le capitaine Vermeersch engage le roi à rentrer avec ses gens rapidement. On considérera comme ennemis ceux qui ne reviendront pas". À la suite de cette première entrevue, le royaume de Nikki fait l'objet le 24 novembre d'un traité de protectorat en bonne et due forme, signé par le rois, ses officiers et Vermeersch au nom du gouverneur, "le roi s'étant déclaré impuissant à empêcher le meurtre d'Européens. L'acte contient 5 articles et est signé par nous tous". À partir de ce poste s'enchaînent les reconnaissances et petites expéditions dans le pays alentour pour y recueillir la soumission des différentes populations. Le texte se termine brutalement par le détail des opérations du 28 janvier 1898, avec cette mention : "Pour la fin de la mission, voir le grand cahier à couverture cartonnée grise (que nous n'avons pas)". Enfin, est donnée une liste des tirages photographiques effectués pendant les reconnaissances par Bartet, de toujours photographe amateur (avec la notation désabusée : "Beaucoup de ces cliches n'ont rien donné").ON JOINT trois documents complémentaires se rapportant à la même mission :1. Un texte manuscrit intitulé "Dans l'alisé du nord-est. La pêche aux pétrels" (4 pp. in-8). Il s'agit du brouillon d'un article destiné à la revue "Cols bleus" (donc rédigé après la Seconde guerre mondiale"), et dans lequel Bartet évoque ses souvenirs de traversée de Marseille au Dahomey ; le principal événement est sa rencontre avec Jean-Baptiste Marchand (1863-1934), qui devait s'illustrer en 1898 dans le célèbre épisode de Fachoda au Soudan, face aux troupes de Kitchener. "Sur le même paquebot avait pris place un jeune capitaine d'infanterie de marine qui m'était jusqu'ici inconnu. Il ne l'était cependant pas pour tout le monde car dans son arme il s'était déjà taillé une appréciable réputation, à la Côte d'Ivoire, en s'emparant au mois de mai 1893 de la ville de Thiassale sur la rivière Bandama (...). C'était un homme de taille moyenne, d'apparence vigoureuse, aux traits agréables, à la barbe noire, au regard de feu. Il s'appelait Jean-Baptiste Marchand et sa réputation devait devenir mondiale ..."2. Un texte dactylographié intitulé "Au Dahomey. Les Bouzous" (3 ff. anopisthographes in-4), daté de septembre 1943. Il s'agit d'anecdotes concernant les relations difficiles de l'auteur à Porto Novo avec les singes, notamment apprivoisés.3. Enfin, dans une petite enveloppe oblongue, deux tirages photographiques (10 x 5 cm) représentant l'auteur, avec ces légendes : a) Dans le Haut-Dahomey, à Yagbassou, en 1897 ; b) Rochefort-sur-Mer, 14 juillet 1914. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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